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  • Orchestra : 21 emplois supprimés à Lunel-Viel

    Orchestra : 21 emplois supprimés à Lunel-Viel

    Spécialisée dans les vêtements pour enfants, l’enseigne Orchestra, alors en redressement judiciaire avec un passif colossal, avait été reprise en 2020 par son propre fondateur, Pierre Mestre, via la société NewOrch. Six ans plus tard, l’entreprise s’est refait une santé. Dans un secteur du textile pourtant fragilisé, le groupe annonce un chiffre d’affaires de 535 millions d’euros (+7%) en 2025-2026 et revendique une croissance continue depuis sa reprise.

    « On s’y attendait »

    Malgré ces indicateurs au vert, Orchestra a décidé de fermer son atelier de reconditionnement situé à Lunel-Viel pour transférer l’activité à Arras, où se trouve l’entrepôt qui expédie les articles en magasins. Les 22 salariés qui y travaillaient « récupéraient une partie des invendus des magasins, reconstituaient la courbe de tailles complète et ça repartait à Arras pour être réexpédié dans les magasins », décrit Jennifer Gaillard, déléguée syndicale CFDT de l’enseigne. « Les invendus, ce sont après les soldes, donc deux fois par an. Leur activité était donc très cyclique et mono tâche. Il y a des moments où il n’y avait pas de travail. Il y a eu des périodes de chômage partiel, on a tenté la modulation sur cet atelier… ça n’a pas fonctionné », rapporte la représentante syndicale, qui « s’attendait à cette décision ». Pour autant, l’annonce, faite par la direction en janvier, juste après les fêtes, « a été brutale », convient-elle. « Les salariés l’ont très mal pris. C’est d’autant moins évident qu’ils ont en grande majorité plus de 50 ans », souligne-t-elle. « Ceux qui travaillent en magasin sont plus jeunes et c’est plus évident pour eux, si un magasin ferme, d’être reclassé à proximité car il y a un maillage important. »

    Orchestra a donc lancé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), signé par la CFDT. « Cela ne veut pas dire qu’on est d’accord sur le motif, mais qu’on sécurise les mesures d’accompagnement pour les salariés », insiste Jennifer Gaillard. Des propositions de reclassement nationales ont été faites, qu’aucun des 22 salariés, à l’exception d’une représentante du personnel, n’a accepté malgré des aides à la mobilité géographique. « Ce n’est pas évident de plaquer toute sa vie  », admet la responsable syndicale. Une fois les licenciements notifiés, chaque salarié peut adhérer ou non au congé de reclassement. « Un salarié qui trouverait un emploi dans les 4 mois touchera 100% du congé de reclassement restant en cash et 50% des allocations restant dues s’il est reclassé dans les 10 mois. »

  • À Lunel-Viel, deux classes sur la sellette

    À Lunel-Viel, deux classes sur la sellette

    Nos enfants ne sont pas des moutons, arrêtez de les compter ! » La pancarte trône devant l’école élémentaire Gustave-Courbet à Lunel-Viel, le 14 avril. Dans cette commune de 4 500 habitants, les premières esquisses de la future carte scolaire mettent en colère profs, parents et enfants, venus manifester en cette matinée ensoleillée. « Deux classes devraient fermer. Une à l’école maternelle Les Thermes, conduisant à des classes de 18 élèves, ce qui est difficilement contestable. En revanche, une autre classe de l’école élémentaire Gustave-Courbet fermerait, mais la démographie n’a pas suffisamment baissé pour que ça n’ait pas d’impact numérique sur les classes », avance Julien Domergue, délégué parents d’élèves.

    De 13 classes pour 310 élèves, l’élémentaire ne compterait, à la rentrée prochaine, que 12 classes pour 295 élèves, induisant mécaniquement une augmentation du nombre d’élèves par classe, passant de 24,5 à 26 élèves. « Dans la commune, il y a 20% de familles monoparentales, 16% de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Des difficultés depuis plusieurs années sont remontées par les enseignants sur le rapport à l’autorité des élèves, de plus en plus de protocoles pHARe [dispositif de lutte contre le harcèlement, Ndlr.] sont déclenchés et des actes d’incivilité des élèves sont plus fréquents », énumère Julien Domergue. Des problèmes de comportement que l’on retrouve dans les niveaux CM1 et CM2, formant le gros du bataillon des écoliers, « avec 28 ou 29 élèves par classe l’an prochain. » Face à cette problématique liée à la précarité, cette fermeture viendrait ajouter une épine dans le pied d’une communauté éducative on ne peut plus fatiguée. « Le système éducatif doit être une priorité et la baisse du nombre d’élèves doit permettre de meilleures conditions d’apprentissage », insiste Julien Domergue. Une pétition* a été lancée – recueillant 349 signatures à l’heure où La Marseillaise mettait sous presse – et un courrier a été envoyé par les enseignants au Dasen, lui demandant de revoir sa copie « au moins sur les deux ans à venir », le temps que le nombre d’élèves baisse vraiment.

  • Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Alors que la rentrée se profile, c’est un rendez-vous qui, chaque année, prolonge un peu l’été. Du 21 au 24 août, le magnifique parc de l’Orangerie, à Lunel-Viel, va se transformer en scène à ciel ouvert à l’occasion de la 17e édition du festival « Un piano sous les arbres », organisé par la commune.

    Le principe est simple : quatre jours de concerts et spectacles en plein air, gratuits et payants, où le piano, dénominateur commun, visite tous les styles : classique, jazz, rock, musique tzigane, électro… Un festival qui met en avant, outre des artistes confirmés, de jeunes talents et se distingue par sa programmation éclectique.

    Parmi les temps forts de cette nouvelle édition, la chanteuse Jeanne Cherhal (22 août, 21h30), « engagée au service de la liberté, celle des femmes et, par ricochet, celle des hommes qui les accompagnent », interprétera ses chansons « magnifiquement ornées de cuivres et de cordes par Benjamin Biolay », décrit le directeur du festival, Fabrice Fenoy. « Leonid relira l’œuvre de Renaud (21 août, 21h30). L’incroyable “killer on the keys” Peter Cincotti nous rappellera que les États-Unis sont aussi un pays de musique et de culture (23 août, 21h30). Les Swing Cockt’elles nous réjouiront de leur malice et de leurs harmonies vocales impeccables (24 août, 21h30). Charlotte Planchou et Mark Priore feront oublier leur technique exceptionnelle en interprétant avec une stupéfiante spontanéité des chansons de Purcell, de Léo Ferré ou de Carole King (24 août, 16h30) », poursuit-il.

    Un piano sous les arbres, c’est aussi de nouvelles formes d’écoute, comme la sieste musicale (23 août, 15h30) ou un concert sous les étoiles, offert chaque soir à 23h.

    Les musiciens amateurs sont encouragés à jouer eux aussi, avec la mise à disposition d’un piano en libre-service, des scènes ouvertes ou encore un piano crochet organisé le dimanche soir à la buvette. Les enfants, quant à eux, pourront profiter de nombreuses activités qui leur sont dédiées (grimpe aux arbres, manège, contes, atelier musical…) Enfin, des stands de restauration seront proposés en continu, manière de contenter à la fois les oreilles et les papilles !

    * Tout le programme sur<a target="_blank" href="http:// www.unpianosouslesarbres.com

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