Tag: lumière

  • Sept communes distinguées pour leur ciel étoilé

    Sept communes distinguées pour leur ciel étoilé

    Elles n’ont pas décroché la lune, mais bien une ou deux étoiles. Ce qui, confirme Stéphanie Singh, chargée de mission « Forêt et transition écologique » au PNR Sainte-Baume, est tout à fait possible. « Créé par l’association nationale pour la préservation du ciel et de l’environnement nocturne, ce label vise à pousser les communes à avoir une meilleure gestion de leur éclairage nocturne », explique-t-elle. Les résultats du dernier concours ont été dévoilés le 30 septembre.

    Qualité du ciel nocturne

    Dans le Var et les Bouches-du-Rhône, Evenos, Méounes-lès-Montrieux, Néoules, Signes et Roquefort-la-Bédoule ont obtenu une étoile. Plan-d’Aups et La Roquebrussanne en ont décroché deux. Riboux et Auriol avaient été récompensés par une étoile en 2019. Ce qui porte à neuf communes sur 28 à avoir, dans le PNR Sainte-Baume, cette reconnaissance.

    Stéphanie Singh détaille : « à l’occasion de chaque concours, la commune répond à un questionnaire et doit par exemple renseigner le nombre de luminaires sur son territoire, leur puissance… » Le label récompense, avec une à cinq étoiles, les actions menées pour assurer une meilleure qualité de la nuit et de l’environnement nocturne. L’évaluation prend en compte le confort, la sécurité, la santé, la maîtrise économique et énergétique, la biodiversité et les citoyens.

    Opter pour un éclairage plus responsable est bénéfique, appuie Stéphanie Singh, « pour préserver la biodiversité ». Des espèces comme les chouettes ou les hiboux « ont besoin d’une nuit profonde pour mener leur stratégie de chasse ». Elle ajoute : « La santé humaine est concernée, car trop de lumière la nuit perturbe certaines fonctions métaboliques. » La plupart du temps, le cœur de village reste éclairé et sa périphérie éteinte quelques heures la nuit, « avec à la clé 30 à 40% d’économie sur la facture d’électricité des communes ». « Une meilleure qualité du ciel nocturne permet de rétablir les continuités écologiques, pour que les espèces se déplacent librement. »

    Même si la commune n’obtient pas d’étoile, la seule participation au concours lui est profitable : elle bénéficie d’un bilan indicatif gratuit de son éclairage public, de conseils faciles pour l’améliorer… La technologie de l’éclairage a fait d’énormes progrès (programmation de durée et de puissance d’éclairage…). La qualité du ciel, la nuit, attire aussi des amateurs de ciels étoilés. « Il y a une vraie demande dans le PNR Sainte-Baume », reconnaît Stéphanie Singh.

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • Le Frioul éteint les lumières pour observer les étoiles

    Le Frioul éteint les lumières pour observer les étoiles

    Une journée pour sensibiliser à la pollution lumineuse et la biodiversité nocturne. C’est l’objectif du « jour de la nuit », organisée au niveau national, depuis 17 ans, par l’association Agir pour l’environnement.

    La ville de Marseille s’en fait le relais et, pour la première fois, toutes les lumières de l’île du Frioul seront éteintes de 18h à 22h, pour permettre aux visiteurs de mieux observer le ciel et ses milliards d’étoiles. « Pour ne pas oublier que la pollution lumineuse impacte aussi la biodiversité marine », explique Christine Juste, élue (EELV) des 6-8 et organisatrice de l’événement.

    C’est cependant en plein jour que les animations débuteront ce samedi. à partir de 14h, de nombreux ateliers auront lieu au muséum d’histoire naturelle pour sensibiliser des petits aux plus grands sur la biodiversité nocturne et les dangers de la pollution lumineuse. Une fois la nuit tombée, différentes balades nocturnes sont prévues pour découvrir chauve souris ou rapaces nocturnes au parc Pastré (8e), Athéna (13e), au col de Sugiton (9e) et autour du muséum (4e). Animée par la Ligue de la protection des oiseaux ou du groupe chiroptères de Provence, ces balades sont gratuites sur réservation.

    Au planétarium du muséum, le documentaire de 20 minutes Le côté obscur de la lumière sera projeté entre 18h30 et 22h30, toutes les demi-heures. Un moyen de découvrir comment les lumières artificielles peuvent perturber les cycles de beaucoup d’organismes vivants : insectes, animaux, plantes et humains. Une façon de rappeler, aussi, les richesses de l’obscurité.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.