Tag: Lorient

  • Fabrice Amadeo a amarré son laboratoire au Vieux-Port

    Fabrice Amadeo a amarré son laboratoire au Vieux-Port

    Le navigateur revient cette semaine de Lorient et a amarré depuis vendredi et jusqu’à lundi, son monocoque sur le quai d’honneur, à Marseille. Son dernier périple dépasse le simple exploit sportif. Près des côtes espagnoles et en Méditerranée, Fabrice Amadeo a testé un « capteur d’ADN environnemental », pour cartographier l’ensemble des espèces présentes, des virus aux baleines.

    En 2019, celui-ci a fondé, avec l’entreprise marseillaise Onet, son projet Ocean Calling, pour transformer son voilier en un laboratoire flottant. Température, salinité, taux de CO2, microplastiques, biodiversité marine : toutes ces données sont captées puis transmises à des instituts de recherche partenaires pour mieux comprendre l’état des écosystèmes marins. Le tout à bord d’un bateau fonctionnant uniquement à l’énergie renouvelable, sans une goutte de carburant fossile. Le skipper prévoit de déployer à plus grande échelle lors du Vendée Globe 2028. En attendant, il prépare la Route du Rhum, dont le départ est prévu en novembre prochain depuis Saint-Malo. Ancien journaliste et ancien rédacteur en chef adjoint et cofondateur du Figaro Nautisme, Fabrice Amadeo a depuis enchaîné les courses comme le Vendée Globe, en 2017 et en 2025.

  • Le coach lance un avertissement à ses cadres

    Le coach lance un avertissement à ses cadres

    C’est un Habib Beye en colère qui est venu s’exprimer au Moustoir.

    Quelques, longues, minutes après la sortie de son directeur du football Medhi Benatia, l’entraîneur marseillais a certes assumé ses choix, mais il a aussi dit ses quatre vérités sur ce qu’il pensait de la prestation de ses hommes. « Je suis très en colère. Sur les attitudes et sur l’esprit qu’on doit avoir dans ce club. En tant que coach, je ne peux pas l’accepter. »

    Il insiste sur un point, « il faut remettre tout le monde dans le droit chemin et supprimer les passe-droits », avant de donner des pistes sur ses choix à venir. « Si nous devons aborder les quatre derniers matches avec des jeunes qui ont la faim de bien finir la saison, nous le ferons. Nous évaluerons cela sur la semaine de travail avant Nice », poursuit-il. « Mais il est hors de question de revoir ce visage de l’OM », ponctue-t-il.

  • L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    Et de dix. Samedi, en s’inclinant à Lorient (0-2), l’OM a concédé sa dixième défaite de la saison en Ligue 1.

    Dix, c’est une de plus que lors de l’exercice précédent, qui avait vu les Marseillais terminer dauphins du PSG. Mais dix, sur une lettre de motivation d’un candidat à la Ligue des Champions, cela fait plutôt l’effet d’un poireau volumineux sur une joue glabre.

    Cette dixième défaite a fait sortir de son silence Medhi Benatia. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole, depuis son départ avorté en février, n’a pas supporté la prestation olympienne au Moustoir. « Tu joues Lorient, qui n’a plus rien à jouer, et tu ne gagnes pas un duel et tu n’as pas une course vers l’avant et tu n’es pas entreprenant, tu ne tentes rien et tu les regardes. Dans le stade, ils font la “ola” parce qu’ils te font un petit pont, crochet… Eh oui, c’est ça la vérité », a-t-il détaillé en zone mixte.

    Insuffisance générale

    La vérité, c’est aussi un OM totalement inoffensif. Alors que dans son onze de départ, Habib Beye alignait cinq éléments à vocation offensive. Au final, cela donne aucun tir marseillais cadré, une domination stérile et une presque occasion de but, avec cette tête de Pierre-Emerick Aubameyang qui a flirté avec le cadre d’Yvon Mvogo (53e).

    Pour un OM censé venir conquérir les points nécessaires à un retour sur le podium de la Ligue 1, c’est très largement insuffisant. Voire même insultant vis-à-vis des supporters qui avaient fait le (très) long voyage vers Lorient, samedi. Ces derniers ont eu le mérite de rester dignes dans la défaite, jusqu’au bout. Alors que les Phocéens ont bafoué le maillot qu’ils portent et encore mis à mal la ferveur populaire.

    Habib Beye a pris sur lui certaines choses. Notamment les choix des joueurs pour animer le jeu. « Je me suis trompé », a-t-il confessé. Pourtant, il a eu tout le loisir de préparer ce déplacement dans la plus grande sérénité, dans le cocon de Marbella. Il aurait dû se souvenir qu’avant l’OM, tous les cadors de la Ligue 1 s’étaient cassé les dents sur le râble de Merlus intraitables en défense. Car, Lorient à domicile cette saison, où ils ont pris 30 points en 15 matches, faisant tomber Rennes (4-0), Monaco (3-1), Lyon (1-0) ou, plus récemment, Lens (2-1).

    Lorient qui atteint désormais la barre des treize matches sans défaite dans un Moustoir aussi solide que la base des sous-marins laissée par l’armée allemande après la Seconde Guerre mondiale. Lorient qui a surtout mis fin à une longue période de disette face aux Marseillais. Cela faisait quatorze ans que les Bretons n’avaient plus battu l’OM. Pános Katséris et Bamba Dieng succèdent à Arnold Mvuemba et Kevin Monnet-Paquet au panthéon des héros merlus.

    Quant à savoir si l’OM, tel qu’il s’est montré en Morbihan samedi, mérite de retourner en Ligue des Champions, la réponse est non ! Un tel billet doit se mériter sur une continuité de prestations que les Marseillais n’ont pas été capables de fournir. Néanmoins, sur un malentendu, ils peuvent toujours y prétendre. Car Lille a raté le coche, en étant tenu en échec par Nice (0-0). Mais la marge de manœuvre est ténue.

  • Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    C’est un Medhi Benatia dans une colère noire qui est venu s’exprimer en zone mixte du Moustoir. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole n’a pas supporté ce qu’il a vu quelques minutes plus tôt. Avec des Olympiens sans réaction battus par une équipe de Lorient en pleine forme.

    Il a ainsi lâché ses quatre vérités. «Qu’on me dise que j’ai ramené un entraîneur sur un projet qui devait durer trois ans et qui est malheureusement parti, pas de problème. Qu’on me dise que les joueurs que nous avons ramenés, qui étaient très bons au mois de septembre, sont devenus très mauvais, je n’ai pas de problème encore. Que j’ai ramené un nouveau coach qui n’est pas bon non plus, je l’accepte. Mais quand je vois le match qu’il y a eu aujourd’hui, même si je n’ai plus envie de parler, je suis obligé de venir face à la presse. Parce que c’est un scandale, c’est un scandale.»

    Il évoque les attentes d’avant le déplacement à Lorient. «Tu joues normalement la première de tes cinq finales. On fait des stages. Cela nous coûte des sous, parce que tu veux bosser, tu veux te retrouver, tu veux créer du liant avec les mecs parce que c’est ce qu’il a manqué, et à votre avis, combien sont rentrés dans le vestiaire et ont retourné la table ? Zéro, personne. Tout est nickel, les bouteilles sont bien en place!» Avant de lancer un message à ses joueurs. « Rentrer sur le terrain, gagner les duels, ce n’est pas dans mes cordes. Mais comme j’ai une responsabilité, que j’ai promis au boss qui m’a demandé de revenir, de tout donner jusqu’au dernier jour, je leur ai dit de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, la Commanderie, … bosser je pense. Après, où est-ce qu’on va finir, je n’en sais rien».

  • L’OM coule à pic à Lorient

    L’OM coule à pic à Lorient

    Aligner les joueurs à vocation offensive est loin d’être une garantie d’efficacité.

    Habib Beye a pu le constater, dans une première période au Moustoir où son quinté d’attaque s’est montré bien inoffensif face à la défense à granit de Lorient. Lens s’y était déjà cassé les dents. L’OM en a fait de même. Car, même s’ils ont eu la maîtrise, les Marseillais ont semblé prendre un malin plaisir à gâcher leurs munitions. Ou faire briller Yvon Mvogo, le gardien des Merlus.

    Incapables de créer le moindre danger, les Phocéens ont, en revanche, montré une fois encore des signes inquiétants de fébrilité défensive. Ce dont a profité Panos Katseris pour ouvrir son compteur but en Ligue 1. Et placer Lorient sur une orbite victorieuse.

    Habib Beye aura beau revoir sa copie après la pause, la dynamique restait lorientaise. Avec à la clef un second but, signé Bamba Dieng. Pour l’OM, loin d’être d’agrément, la croisière se transformait en calvaire. Le soutien de la colonie de supporters venus au Moustoir prenant des airs d’orchestre du Titanic accompagnant le naufrage d’une galère phocéenne aux airs de radeau de la Méduse.

    Après quatorze échecs, Lorient s’offre enfin une victoire aux dépens d’un OM qui a donné le bâton pour se faire battre. Et risque d’être le grand perdant de la 30e journée.

    Lorient – OM 2 – 0 (1 – 0)

    30e journée de Ligue 1

    Stade du Moustoir, 16 585 spectateurs.

    Arbitre : E. Wattellier

    Buts : Katseris (27), Dieng (58)

    Avertissements : Pavard (57), Nadir (74), Weah (90) à l’OM.

    Lorient : Mvogo ( c ) – Meïté, Adjel, Faye – Katseris (Silva, 82), Avom, Cadiou, Yongwa – Makengo (Abergel, 69), Dieng (Tosin, 74), Pagis (Soumano, 82). Entraîneur : O. Pantaloni.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Emerson – Traoré, Abdelli (Nadir, 59), Höjbjerg ( c, Vermeeren, 76 ), Paixão (Weah, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lamare, 76), Gouiri (Nwaneri, 59). Entraîneur : H. Beye.

  • L’OM doit remplir le chalut

    L’OM doit remplir le chalut

    Malgré les vicissitudes, l’OM est toujours dans la course au podium. Avec les trois points récoltés face à Metz, lors de la dernière journée au Vélodrome, les hommes de Habib Beye ont fait ce qu’il fallait. De plus, ils ont assorti une certaine manière à la victoire, ce qui leur a permis de se rapprocher de leurs supporters. Avant le voyage en Bretagne, l’entraîneur marseillais revient sur cet aspect, qui sera capital pour une fin de saison réussie : « Ce que nous avons vécu contre Metz nous amène à penser que si cette équipe donne ce qu’elle doit donner, si elle montre de l’envie, de l’ambition dans ses matches, les supporters seront avec nous. »

    Il a encore en tête la dernière sortie : « Ils ont été là lors du déplacement contre Monaco. Il y a eu de la déception, mais ils ont été là pour nous. Ils seront encore à Lorient, pour nous. Il faudra que nous soyons capables de leur donner ce qu’ils veulent voir, c’est-à-dire une équipe conquérante qui gagne des matches. Et je suis sûr que ce soutien va continuer à grandir d’ici la fin de saison. »

    La sortie au Moustoir, samedi à 17h, apparaît donc comme un instant charnière. Celui qui peut permettre à l’OM de faire la bonne bascule et mettre la pression sur Lille. Les Dogues devancent les Olympiens d’un point. Ils joueront dans leur stade et connaîtront le résultat des Marseillais à Lorient au coup d’envoi de leur duel face à Nice, à 21h05.

    L’OM doit donc prolonger sa série positive en Morbihan (invaincu sur les cinq dernières visites) pour montrer aux Nordistes qu’ils sont toujours accrochés à leurs basques. Et prêts à les doubler au moindre faux pas de leur part.

    Habib Beye reste optimiste sur la possibilité de renverser la situation sur les cinq dernières journées. « Lorsque j’arrive au club, Nous sommes à cinq points de la troisième place. Aujourd’hui, nous sommes à un point », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que tout n’a pas été parfait dans la gestion sportive ces derniers temps : « Nous avons eu des contre-performances qui nous ont coûté dans les résultats et qui nous auraient peut-être permis d’être déjà installés à cette troisième place. Mais je considère que c’est un long marathon. Et ce marathon se finira le 16 mai. »

    Pour réussir dans la quête de la troisième place, il va compter sur la dynamique retrouvée du fait d’une nouvelle organisation offensive. L’association Gouiri-Aubameyang a fait des étincelles face à Metz, alors qu’Igor Paixão apparaît comme l’Olympien en forme de cette fin de saison. à Lorient, il faudra réussir une belle pêche pour maintenir cette efficacité retrouvée.

    « Je considère que c’est un long marathon qui se finira
    le 16 mai »

  • L’OM prêt à bousculer le champion d’Europe

    L’OM prêt à bousculer le champion d’Europe

    Si l’hymne ne sera pas joué, le duel de dimanche aura les saveurs de la Ligue des Champions.

    Cinq jours après avoir tenu tête au Real en ouverture d’une C1 qu’ils retrouvaient, les Olympiens vont accueillir le tenant de la Coupe aux grandes oreilles. Une première dans l’histoire du football français où deux porteurs d’étoile sur le maillot vont s’affronter.

    C’est le Vélodrome qui sera le théâtre de ce rendez-vous historique. Pour l’OM, ce sera une occasion en or de marquer les esprits. Car, même s’ils sont loin d’être favoris, les hommes de Roberto De Zerbi ont une double revanche à prendre et comptent bien, cette fois, ne pas rater leur rendez-vous.

    La saison dernière, le Classique avait duré à peine vingt minutes. Le temps pour François Letexier de brandir le carton rouge sous le nez d’Amine Harit. L’arbitre venait de déséquilibrer ce qui devait être un choc. Finalement gagné sans forcer par le PSG (3-0).

    « Nous serons bien mieux préparés que l’an dernier car il y a ce match contre le Real qui va nous servir », admet Gerónimo Rulli. Car, malgré la défaite, l’OM a apporté des réponses sur sa capacité à hausser son niveau de jeu dans les grands moments.

    En faisant douter le Real dans son stade, les hommes de Roberto De Zerbi ont posé un jalon important pour la suite de leur saison. « Je ne peux pas me satisfaire de ce que j’ai vu à Madrid, car c’est avant tout une défaite. Mais je me dis qu’il a fallu du temps à Pep Guardiola pour fabriquer Manchester City ! »

    Néanmoins, ce qu’il a vu à Santiago Bernabéu le conforte dans l’idée que l’équipe « est plus forte cette saison, avec plus de joueurs expérimentés. Il nous faut maintenant trouver la langue commune pour aller au bout ».

    Lors du dernier match au Vélodrome, Lorient n’a pas pesé lourd, défait 4-0. Le PSG, même privé de ses meilleurs éléments offensifs, ce sera autre chose. Et, afin d’éviter les buts stupides qui ont coûté cher, comme à Rennes ou Lyon, « il nous faut trouver le point de rencontre et ne pas laisser de profondeur, comme nous l’avons fait face à Kylian Mbappé », souligne l’Italien.