Tag: Loïc Gachon

  • Face aux moustiques tigres, la vigilance est requise

    Face aux moustiques tigres, la vigilance est requise

    Avec la chaleur, ils pullulent. Les moustiques tigres sont de retour, et ils gâchent la vie d’Alain. « On est assaillis depuis trois ans, c’est invivable, s’agace-t-il. On ne peut pas vivre dehors, l’été c’est un peu bête… Moi je suis retraité j’aimerais bien pouvoir profiter de mon jardin. »

    L’an dernier, c’est dans son quartier de la ferme de Croze qu’un important épisode d’épidémie de chikungunya s’était déclaré. Pas moins de 47 cas avaient été identifiés par les pouvoirs publics au cours de l’été. Selon le maire de Vitrolles (PS) Loïc Gachon, « les quartiers pavillonnaires sont les plus touchés. Le moustique tigre vole mal et très peu loin. C’est pour ça que la densité de population sur un secteur et la végétalisation sont déterminantes. »

    Alors que 80% des gîtes larvaires se trouvent dans des espaces privés, l’édile a un message à faire passer : « On a tous, dans notre jardin, une soucoupe ou un fond de pot qui n’a pas été retourné depuis l’hiver. À chacun de prendre sa responsabilité et d’éliminer les eaux stagnantes. Il n’y a pas d’espoir ou d’attente à avoir envers les pouvoirs publics qui ne peuvent pas intervenir sur l’essentiel du réservoir. (…) Ce contrôle ne peut être fait que par les citoyens. »

    En cas de symptômes – douleurs articulaires importantes, fièvre élevée, éruptions cutanées pour le chikungunya ; courbatures, maux de tête et douleurs orbitales pour la dengue -, les habitants sont appelés à se signaler auprès d’un médecin généraliste.

    Clémentine Calba, épidémiologiste chez Santé Publique France (SPF), explique : « Lorsqu’on identifie un premier cas autochtone, on met une enquête de terrain en place avec du porte à porte auprès des riverains en étroite collaboration entre SPF, l’ARS et la commune pour sensibiliser, passer les messages de prévention et rechercher un max de cas. » À Vitrolles, sur les 47 personnes diagnostiquées, 24 avaient été identifiées par le biais de cette opération.

    Devant l’ampleur de l’épidémie, l’Entente interdépartementale pour la démoustication était passée tôt le matin dans les jardins du quartier pour éliminer le foyer à l’aide d’insecticide, invitant les habitants à rester calfeutrés chez eux. Pour éviter ce dernier recours, mieux vaut prévenir que guérir.

  • À Vitrolles, un premier budget de mandat sous la contrainte

    À Vitrolles, un premier budget de mandat sous la contrainte

    « C’est un budget de transition », estime l’adjoint aux finances, Didier Saura. Vitrolles a voté un budget empreint d’incertitudes, jeudi, à l’aune d’« un nouveau cycle d’investissements et de décisions qui ne dépendent pas de nous », a expliqué l’élu, évoquant « 1,4 million d’euros de contraintes nouvelles en une seule année ».

    Pour autant, la majorité du maire (PS), Loïc Gachon, parvient à présenter un budget de 123 millions d’euros, dont 92 millions consacrés au fonctionnement et 31 millions à l’investissement.

    Le rapporteur du budget insiste sur « la réalité humaine » derrière les 52 millions d’euros de masse salariale, en baisse de 1%, mais représentant 66,8% des dépenses. « Il y a des agents municipaux derrière le fonctionnement quotidien de la Ville, des services rendus aux habitants et une présence publique dans les quartiers », souligne Didier Saura, mais aussi « un effort réel de maîtrise malgré les hausses de cotisations ».

    « Des services qu’aucune autre ville ne propose »

    « On ne peut pas parler de masse salariale sans parler de service public », confirme l’adjoint, Michel Piquet (MoDem). « Lorsque La Poste a fermé le bureau du village, la Ville a ouvert une agence. Les enfants bénéficient de l’accueil du matin et du soir et la Ville a fait le choix d’un agent d’école maternelle par classe quand la réglementation ne prévoit qu’un poste par école », liste l’élu.

    Même son de cloche pour l’adjoint PCF, Malik Mersali : « Un ménage avec deux enfants, soit 50% des ménages vitrollais, bénéficie de services qu’aucune autre commune ne propose, comme les plus de 500 places de crèche, des garderies périscolaires et des activités éducatives au conservatoire.  L’adjointe Isabelle Rovarino (PS) rappelle que « c’est grâce à cette gestion rigoureuse et la volonté d’assurer un service public de qualité que Vitrolles tient le cap », dans le brouillard budgétaire de l’État.

  • Les tractations pour la Métropole s’accélèrent en coulisses

    Les tractations pour la Métropole s’accélèrent en coulisses

    Au moment de la publication des premiers résultats ce dimanche soir, le président (Ren.) de Région Renaud Muselier estimait qu’il « n’y a pas de bouleversement majeur » à Marseille. « Benoît Payan reste maire, et la Métropole restera vraisemblablement dans notre sensibilité politique », expliquait-il. Avec le second tour des municipales ont en effet été aussi désignés les conseillers siégeant à la Métropole Aix-Marseille-Provence. Mais si l’intercommunalité reste inclinée à droite, les équilibres y sont bouleversés par l’effondrement de sa présidente (DVD) Martine Vassal. Balayée aux municipales avec à peine plus de 5% des suffrages à Marseille, elle n’a plus que quatre sièges dans son propre hémicycle, et a finalement reconnu dimanche soir qu’elle ne pourrait conserver son siège. « J’ai fait un choix de responsabilité. En politique, il faut rester fidèle à ses convictions », expliquait-elle à la presse. De quoi rebattre toutes les cartes. Et faire chauffer les téléphones.

    Une Métropole des maires

    Avec la très large victoire de Benoît Payan, Marseille amène en effet quatorze élus de gauche supplémentaires (67 au total), ce qui porte les rangs de la gauche métropolitaine à 93 élus, selon l’étiquetage préfectoral. De leur côté, les centristes comptent dans leurs rangs 18 conseillers, la droite 71. Il faut encore ajouter treize maires de petites communes, sans étiquette. Et surtout les 36 élus classés à l’extrême droite, dont 30 Marseillais portés par les scores du député RN Franck Allisio. Un hémicycle éclaté d’où il est difficile de sortir la moindre majorité.

    « La question des équilibres politiques n’est pas le sujet n°1, tempère le vice-président salonais sortant David Ytier (LR). C’est est-ce qu’il y a une vision commune partagée par l’ensemble des maires. » Chacun répète ainsi qu’il faut faire sortir la Métropole des chicayas politiques marseillo-marseillais dans lesquels elle s’était embourbée, pour qu’elle remplisse pleinement son rôle d’établissement public de coopération intercommunale (EPCI). « Dans la mesure où le législateur n’a pas pris de mesures, il faut qu’elle soit réformée de l’intérieur, avec une gouvernance plus partagée, qui soit plus respectueuse des maires », plaide ainsi la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains. « Il faut qu’on trouve les moyens pour que chaque sujet soit travaillé avec les communes concernées », explique ainsi le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Beaucoup plaident ainsi pour reprendre la main sur les compétences qui touchent à leur territoire, même indirectement, à l’image du « New Deal » proposé par le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan. « Il suffit qu’on ait la main sur les outils métropolitains qui concernent la ville de Marseille », expliquait-il au moment de présenter son programme, ne demandant qu’à « vivre notre vie de commune dans un cadre intercommunal, comme toutes les communes ».

    Cette « Métropole des maires » préservée des débats politiques, l’édile salonais Nicolas Isnard (LR) s’en est fait le promoteur, faisant campagne en coulisses pour prendre la tête de l’intercommunalité lors d’une première séance prévue le 7 avril prochain. « Il échange avec tous les maires, pour voir si tout le monde et prêt à passer à une nouvelle étape », explique David Ytier qui le présente comme « l’homme du consensus, qui fait le lien avec tout le monde ». « Le retrait très digne et immédiat de Martine Vassal permet de dépolitiser tout ça », pointe-t-il.

    Sophie Joissains

    ne s’interdit rien

    Mais le maire de Salon-de-Provence ne fait pas l’unanimité à droite, où le vide laissé à Marseille nourrit les appétits. D’autres noms circulent, à l’image du président de maire des Bouches-du-Rhône Georges Cristiani (SE), auquel on prête surtout des ambitions sénatoriales. Sollicité, celui-ci n’a pas donné suite. Le nom de la maire UDI d’Aix-en-Provence revient aussi. « Je suis plutôt attentive à tous les programmes qui pourraient se dessiner de la part des candidats potentiels », explique-t-elle. Peut-elle ambitionner de présider la Métropole ? « Je fais partie de ceux qui ne s’interdisent jamais rien, mais je n’ai absolument pas décidé quoi que ce soit », répond-elle. Rappelant malgré tout que le conseil de territoire du Pays d’Aix avait su rassembler des municipalités très différentes.

    Reste aussi le risque de voir une majorité obtenue grâce aux voix de l’extrême droite, Franck Allisio proposant fin février « un contrat de gouvernance avec des maires qui partagent nos valeurs ». Après avoir joué du chantage auprès des maires sortants, agitant la menace de listes RN face à eux s’ils ne signaient pas son label « La Provence qu’on aime ».

    S’ajoute aussi des dossiers très politiques au menu de l’intercommunalité pour les années à venir, à l’image de l’arrivée à terme des grandes délégations de service public, depuis celle de l’eau jusqu’à celle de l’incinérateur de Fos, en passant par le tunnel Prado Carénage. Un exemple parmi les nombreux dossiers qui peuvent rester clivants.

    Candidature à gauche ?

    Tandis que le maire de Marseille doit rencontrer ceux de Salon et Aix, l’hypothèse d’une candidature unique à gauche n’est pas écartée, à l’image de celle de Gaby Charroux (PCF) en 2020. Avec l’espoir de « chercher la première place même avec une majorité relative », glisse un connaisseur. « Le futur président doit être un maire, et si possible d’une ville », pointe Loïc Gachon, qui écarte les nouveaux venus comme Robin Pretot et Jean-Pierre Squillari, le temps qu’ils s’installent. « J’ai un rôle à jouer dans cette institution, je suis disponible pour le jouer », assure l’édile vitrollais. Mais il faudrait pour cela avoir le soutien de la gauche marseillaise.

    Quoi qu’il en soit, le futur président aura fort à faire entre les enjeux de la réindustrialisation et les murs budgétaires qui menacent les finances des transports et déchets. Avec des compétences au cœur du quotidien des habitants des 92 communes de la Métropole.

    Des satellites à remettre en orbite

    Derrière la Métropole se pose l’enjeu de la présidence des nombreux organismes qui gravitent autour d’elle. C’est ainsi le cas pour la Soleam, l’aménageur métropolitain, aujourd’hui présidé par Gérard Gazay (LR), battu dans les urnes dimanche à Aubagne. Avec des finances à redresser, qui ont pu pousser à accélérer certains projets comme les 1 000 logements de Vallon Régny dans le 9e. Le bailleur social Provence Métropole Logement est quant à lui aujourd’hui présidé par Solange Biaggi (LR), qui n’a pas réussi à se qualifier au second tour dans les 2e et 3e arrondissements de Marseille. Avec un parc de logements dégradé, sous le feu des critiques durant la campagne des municipales. À la RTM, l’ancienne présidente du groupe d’opposition de droite Catherine Pila (LR) ne siège plus en conseil municipal. Son successeur devra mener à bien la refonte du réseau et la « révolution des transports » amenée à se poursuivre.

    Y.S.

  • Loïc Gachon déterminé à poursuivre son action pour « faire avancer » Vitrolles

    Loïc Gachon déterminé à poursuivre son action pour « faire avancer » Vitrolles

    Pas de répit pour Loïc Gachon et ses colistiers. Dès le lendemain du second tour, ils ont repris le chemin du terrain. À Vitrolles, pas de négociations, fusions ou retrait du second tour. La liste d’union de la gauche arrivée en tête (41,1%), devant l’extrême droite (36,5%) et la droite (22,4%) retrouvera les mêmes adversaires, ce dimanche.

    « Je veux remercier, saluer, l’ensemble des électeurs qui nous ont fait confiance. Dimanche, rien n’est joué pour autant, le choix sera simple : faire avancer Vitrolles, encore, avec un programme sérieux que nous portons, fait par des Vitrollais, pour des Vitrollais », martèle le maire sortant.

    Mobilisation générale

    « Face à nous, c’est le retour en arrière, la division, le symbole de tout ce que Vitrolles a connu et ne veut plus vivre. Au cours de cette campagne j’ai rencontré de nombreux habitants, je les ai écoutés. Ils m’ont parlé de leurs projets, de leurs envies, mais aussi des difficultés du quotidien, nous en tenons compte. Dimanche prochain, chaque voix va compter. Chaque vote sera décisif », insiste Loïc Gachon, qui a fait le choix de ne pas organiser de grand meeting de second tour, mais une multitude de rencontres de terrain.

    « Nous allons en priorité dans les secteurs où il y a un déficit de participation, en particulier dans les quartiers populaires, on est tous les jours à la rencontre des Vitrollais », explique-t-il. Ce mardi, il a réuni environ deux cents personnes qui ont pris part à la campagne de premier tour pour un moment convivial destiné à créer les conditions d’une mobilisation générale pour le second.

    Loïc Gachon se dit « serein » au regard de ses rencontres avec la population. « Nous avons une avance qui n’est pas confortable, mais qui est nette. L’enjeu pour nous, c’est de convaincre jusqu’à la fin de la campagne que pour faire gagner Vitrolles, il faut voter pour nous massivement dimanche. Le message a tendance à bien passer », assure-t-il.

  • [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    Novice, débarqué au RN un an plus tôt, Christophe Gonzalez avait pris la mairie de Rognac avec 38,24% des voix en novembre 2024, après une gestion calamiteuse de Sylvie Miceli-Houdais (UDI). Et compte bien remettre ça, malgré des méthodes controversées, fort d’une première victoire symbolique. Un coup de tonnerre trente ans après le succès de ce qui était alors le Front national à Marignane et Vitrolles.

    Vitrolles qui a de nouveau placé l’extrême droite en tête lors des législatives et des européennes, a de quoi nourrir tous les espoirs pour Fabien Bravi, un ancien cadre des Républicains passé au RN, un temps attaché parlementaire de Renaud Muselier (Ren) et conseiller au cabinet de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. Pour « ne pas diviser les voix de droite et faire barrage aux socialistes », entendre Loïc Gachon qui brigue un 4e mandat, le candidat DVD, Bruno Morosini, en se retirant, lui facilite la tâche.

    Berre et Miramas dans le viseur

    À Marignane aussi Éric Le Dissès, suppléant de Franck Allisio (RN) aux législatives et avec qui il a fondé le Rassemblement pour Reconstruire (RPR), y retourne, dans une ville où le RN Romain Baubry avait obtenu 65,18% des voix aux législatives.

    Arles, longtemps bastion communiste avant l’arrivée aux manettes de Patrick De Carolis (Hor.), nourrit aussi les espoirs frontistes. Lors des législatives, le candidat PCF-NFP, Nicolas Koukas (51,43%) et celui du RN, Emmanuel Taché de la Pagerie (48,57%), étaient au coude à coude, ce dernier finissant par remporter la circonscription. Pour ce premier tour, la tête de liste RN, Rémy Benson, éleveur de brebis, se fait le chantre de la ruralité.

    Les communes du pourtour de l’étang de Berre restent aussi des cibles majeures avec Miramas où le maire sortant, candidat à sa succession, Frédéric Vigouroux (DVG) a été lâché par le PCF et se retrouve confronté à une liste LFI-Les Écologistes. Ce qui pourrait profiter au candidat d’extrême droite Kilian Santana dans une ville où le RN Emmanuel Taché de la Pagerie a totalisé 55,51% des voix. À Berre, la division de la gauche, avec trois listes face au RN pourrait favoriser ce dernier. Lors des législatives, le frontiste Romain Tonussi l’avait emporté ici loin devant le candidat Renaissance, Jean-Marc Zulesi (54,67% contre 45,33%).

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    À l’approche du premier tour, Loïc Gachon (PS) a un message à faire passer aux électeurs : « Si les Vitrollaises et les Vitrollais partagent avec nous cette envie d’aller de l’avant et de solidarité, il n’y a pas d’hésitation à avoir. » Le maire sortant a distillé les mesures de son projet au cours de nombreuses réunions publiques dans les différents quartiers de la ville de 37 000 habitants. Ce jeudi 12 mars, à 18h30, il tient son meeting de campagne au sein de la salle Guy Obino.

    S’il ne devait retenir qu’une proposition de son programme, qui est « un équilibre subtil entre la protection, la projection dans l’avenir, le vivre-ensemble », ce serait la municipalisation du réseau de chaleur. « C’est le projet emblématique qui va changer la donne à Vitrolles, affirme Loïc Gachon. On est en train de développer une offre pour une chaleur durable, renouvelable, à prix fixe pour trente ans à la place de l’alimentation en gaz. » Ce réseau permettra d’alimenter 12 000 ménages. La majorité sortante a également déjà engagé un projet de communauté d’énergie photovoltaïque.

    En deuxième position sur la liste, Lalia Attaf, adjointe en charge des espaces publics lors du dernier mandat, insiste sur deux engagements : « Sur la sécurité, on va mettre en place des réunions entre la police municipale et les CIQ une à deux fois par an pour faire le point. On va aussi accompagner la création de collectifs d’habitants dans des micro-quartiers pour plus d’horizontalité dans la gestion municipale et de dialogue avec nos services. »

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    Bruno Morosini l’a annoncé à l’issue du débat organisé par La Provence vendredi soir. Le candidat (DVD) à la mairie de Vitrolles se retire au profit de l’extrême droite.

    « Je me retire sans contrepartie, uniquement pour ne pas diviser les voix de droite et ainsi faire barrage aux socialistes et LFIstes », écrit-il, apportant son soutien politique « clair
    et public
     » à la liste Rassemblement national, emmenée par le directeur de cabinet de la mairie de Rognac Fabien Bravi.

    Celui qui s’était déjà présenté en 2020 et n’avait récolté que 3,76% des suffrages ne s’arrête pas là. Il appelle également Philip Farrugia à se « désister au nom du rassemblement des droites et de la lutte contre Loïc Gachon et le parti de la France insoumise ou au mieux à nous rejoindre pour former le front anti-Gachon ». Rappelons que LFI n’a ni apporté son soutien au maire sortant (PS), ni présenté de liste. Mais agiter son spectre est toujours de mise, semble-t-il.

    Bruno Morosini avait déjà rencontré plusieurs candidats et lancé un appel à l’union contre l’édile sortant mi décembre, mais aucun accord n’avait été trouvé.

    Un « projet alternatif »

    à celui de Loïc Gachon

    Fabien Bravi a repris l’appel du pied à Philip Farrugia, affirmant qu’ils auraient « le même combat ». Le président démissionnaire de Vitropole n’a pas répondu à nos sollicitations mais a confirmé auprès de nos confrères de La Provence qu’il maintiendrait sa candidature et qu’il n’y aurait « pas d’alliance avec le RN ». Sollicité par un collectif citoyen emmené par l’ex-député Éric Diard (LR) et l’ancienne élue locale UMP Christiane Aleman, Philip Farrugia s’était lancé dans la bataille à la tête d’une liste sans étiquette et sans « le RN et LFI » afin de « présenter un projet alternatif crédible » à celui de Loïc Gachon, en place depuis 2009. Ce dernier réagit à toutes ces tractations : « Ce n’est pas une surprise. Bruno Morosini n’a pas fait campagne, il n’a jamais été vraiment candidat et je trouve quand même cavalier et peu démocratique de profiter du débat de La Provence pour venir doubler l’espace médiatique de l’extrême droite. L’enjeu c’est de présenter un projet pour les six ans qui viennent et ces petits reports nous éloignent tous les jours un peu plus du débat de fond que Vitrolles mérite », estime Loïc Gachon.

  • Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Dans la permanence de Loïc Gachon (PS), à quelques mètres de l’hôtel de ville, des feuilles débordant de propositions jonchent la table. Quelques colistiers et membres de l’équipe de campagne du maire sortant de Vitrolles se réunissent pour y mettre de l’ordre et monter un document programmatique qui sera distribué fin février.

    Les priorités de la tête de liste sont déjà identifiées, au premier rang desquelles protéger au quotidien. « Le service public de proximité, municipal, est la première porte à laquelle on peut taper quand on est confrontés à une difficulté de la vie », affirme Loïc Gachon, qui souhaite aussi se projeter pour préparer l’avenir face au « changement climatique », anticiper les « questions d’éducation », de l’économie et de l’emploi pour « faire en sorte que Vitrolles reste une ville dynamique et attractive, se positionne sur les filières d’excellence et soutienne l’aéronautique ». Enfin, une grande place est dédiée au vivre ensemble. « Fédérer les habitants en développant ce qui nous rassemble », résume l’édile.

    Pour y parvenir, la liste doit arbitrer entre « ce qui était déjà prévu par l’équipe sortante » et les très nombreuses propositions émanant des ateliers participatifs du collectif « Réfléchissons Vitrolles ». Le tout en respectant une limite : un budget annuel d’investissement de 18 millions d’euros.

    Dix élus ne repartent pas

    Le programme détaillé sera dévoilé lors d’une réunion publique fin février. Une chose est en revanche déjà connue : les visages des colistières et colistiers de Loïc Gachon, qui espère repartir avec une liste pour moitié renouvelée, comprenant « 19 personnes qui n’ont jamais été élues ». Parmi elles : Thomas Robert, directeur de l’école Badinter récemment inaugurée dans le quartier des Pins ; Frédéric Izacard, responsable local des Écologistes ; Dominique Sow, ancien animateur de centre social à Vitrolles ; Florence Zemour, médecin en charge de la Maison de santé pluridisciplinaire Simone-Veil ; ou encore Joris Coppens, étudiant en médecine de 20 ans. « C’est une équipe solidaire, diversifiée, qui représente tous les quartiers de la commune et tous les secteurs d’activité
    professionnelle
     », assure Loïc Gachon.

    Soutenu par une large frange de la gauche, à l’exception de La France insoumise, qui ne s’est pas prononcée mais n’a pas non plus présenté de liste, le maire sortant détaille : « Il y a dix socialistes, cinq communistes, cinq MoDem, quatre Écologistes, deux Place publique et un Génération.s. »

    Dix élus ne repartent pas, dont Jean-Claude Mondoloni, premier adjoint en charge des finances, Philippe Gardiol, adjoint à la transition écologique, Jean-Pierre et Marie-Claude Michel ou encore Michel Renaudin. « Ça s’est passé sereinement, on a leur soutien », certifie Loïc Gachon, qui se concentre désormais sur la finalisation du programme.

    « Les projets seront présentés petit à petit lors des réunions publiques », annonce-t-il. Prochaine date : ce samedi 14 février, à 17h, au centre social le Bartas.