Tag: Location-gérance

  • Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Le bras de fer entre la mairie de Marseille et les taxis n’est pas près de finir. Après une première opération escargot, mardi dernier, partie de l’hôtel de ville jusqu’à la préfecture, l’intersyndicale (Syndicat des taxis marseillais, Alliance-Fédération des taxis indépendants et Taxis en route 13) appelle à une nouvelle mobilisation, pour ce mardi 3 février.

    Les organisations dénoncent toujours « des blocages administratifs avec les nouvelles dispositions sur la location-gérance ». Pour rappel, la location-gérance permet au titulaire d’une autorisation de stationnement (ADS) de confier l’exploitation de sa licence et d’un véhicule associé à un tiers. « La Ville souhaite maintenir une exigence selon laquelle le titulaire de l’ADS devra obligatoirement être le propriétaire du véhicule », dénonce l’intersyndicale, en référence à un nouveau texte réglementaire instauré par la mairie. Lequel a été pris « suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », selon la Ville (lire notre article du 28/01). Mais, pour l’intersyndicale, et malgré un cycle de réunion tripartite débutée dans la foulée de la mobilisation, « la réglementation a été interprétée de manière excessive et contestable ».

    « Des mensonges »

    Dans un communiqué de presse de réponse à l’intersyndicale, la mairie juge que « l’affirmation est inexacte ». Pour elle, le propriétaire d’une ADS « doit disposer lui-même du véhicule » dans le cadre de la location-gérance. À l’inverse, l’intersyndicale reste sur ses positions : « Le locataire peut être propriétaire de son propre véhicule ». Le conseiller municipal délégué aux taxis, Sami Benfers, va plus loin en dénonçant « des mensonges » des organisations. « Il y a une instrumentalisation politique et électoraliste de la droite à l’égard des taxis, alors même qu’elle les a oubliés pendant des dizaines d’années », tonne-t-il. En référence notamment à une vidéo de Martine Vassal et Bruno Gilles faisant part de leur soutien à la mobilisation des taxis.

  • Les taxis manifestent contre la politique municipale à Marseille

    Les taxis manifestent contre la politique municipale à Marseille

    D’un côté des syndicats qui accusent la mairie « de politiser la question des taxis », de l’autre un conseiller municipal qui questionne le timing d’une mobilisation au regard du « calendrier électoral ». En bref, le bras de fer entre certaines organisations syndicales des taxis et le représentant de la mairie en charge de la profession, Sami Benfers (GRS) se poursuit. Et avec une « opération escargot », ce mardi dès 7h du matin depuis l’hôtel de ville de Marseille jusqu’à la préfecture. « On dénonce une volonté de la mairie de verrouiller le service administratif, en changeant le règlement pour la location-gérance », explique Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis et du syndicat des taxis marseillais.

    Pour rappel, la location-gérance est le fait de louer son véhicule, autorisation de stationnement et licence, à un autre conducteur. Concrètement, l’intersyndicale pointe un arrêté municipal vu comme « un texte qui empêche les titulaires de taxi de mettre leur autorisation de stationnement en location-gérance et de salarier un chauffeur ». « On nous demande d’apporter la preuve qu’on est propriétaire du véhicule pour le mettre en location-gérance, en quoi une collectivité peut se mêler de ça ? », ajoute Rachid Boudjema, qui rappelle que ce n’est pas la première fois que ces organisations syndicales se mobilisent contre la mairie. Laquelle « politise les taxis » selon eux.

    Juste le respect de la loi

    Autant dire que Sami Benfers ne mâche pas ses mots à l’égard de ces critiques. « On a pris un arrêté suite à une alerte et une recommandation préfectorale pour se mettre en règle avec la loi, tout simplement », répond sans détour l’élu. Avant de tacler : « On a reçu l’intersyndicale il y a quelques semaines, on a étudié la jurisprudence… Je ne vois pas ce qui dérange dans le fait qu’on applique juste la loi, avant il y avait un fonctionnement en dehors des clous. »

    Plus globalement, il assure ne pas vouloir de blocage administratif mais souhaite simplement « un véhicule et une carte grise en phase avec l’autorisation de stationnement pour la location-gérance ». Et questionne la forme de la mobilisation, à quelques semaines des élections municipales…

  • Les salariés Carrefour en ordre de bataille à Aix-en-Provence

    Les salariés Carrefour en ordre de bataille à Aix-en-Provence

    Autour d’une journée de débats, organisée à l’appel de la CFDT Commerce et services des Bouches-du-Rhône, les salariés Carrefour, réunis en intersyndicale, sont venus des quatre coins de la France s’ordonner pour contre-attaquer le passage des magasins de l’enseigne en location sous-gérance. Voilà plus d’un an que la CFDT appelle à dénoncer le « montage destructeur » de la location-gérance. « En juin, un collectif de plusieurs magasins s’est mis en place pour apporter des éléments leur permettant d’aller combattre sur des expertises, rappelle Yann Durafour, délégué syndical CFDT de Carrefour Le Merlan. L’objectif est donc d’accompagner ces magasins et leurs salariés, pour assigner en justice Carrefour et récupérer les éléments. Le collectif a aujourd’hui grandi. » En intersyndicale – FO et la CGT ayant rejoint la réunion de ce vendredi – représentants nationaux de syndicats et experts judiciaires, incluant des avocats en droit du travail, se sont réunis pour réfléchir aux meilleures pistes de contre-attaque face à la multiplication des externalisations de magasins. Pour rappel, ce contrat par lequel le propriétaire d’un fonds de commerce en confie l’exploitation à un locataire-gérant qui l’exploite contre une redevance, cause aux salariés une « perte de leurs acquis sociaux au bout de 15 mois », selon la CFDT, une baisse de salaire, et davantage de précarité. Entre autres. « Aucun locataire-gérant depuis 2018 n’a réalisé de bénéfices. La location est juste une tromperie, une machine pour licencier, pour Jérôme Coulombel, ex-directeur du service contentieux au siège Carrefour de Caen. Vous avez osé bouger localement. C’est vous qui allez pouvoir faire sauter les verrous. » Si avocats et experts n’ont pas encore de réponses quant à la stratégie à adopter, le but reste, pour les salariés, de démontrer le système déloyal, pour les effectifs, de la location-gérance. « Le but est de montrer comment la location est une fraude pure et dure chez Carrefour », ajoute Yann Durafour. À suivre.