Tag: littoral

  • Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Avec la fin de la saison estivale vient l’heure du bilan. Ce vendredi, au centre nautique Florence-Arthaud, élus municipaux, policiers, sapeurs pompiers et médiateurs se sont réunis pour faire un premier point positif sur la gestion du littoral, durant l’été.

    « La saison estivale marseillaise, c’est toujours de nouveaux défis, affirme Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire de Marseille chargé de la Tranquillité publique, de la prévention et de la sécurité. Il faut notamment maîtriser les flux de visiteurs ». Le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon de sapeur-pompier de Marseille, précise : « Il y a une augmentation de la fréquentation des plages, notamment en juin et début juillet. »

    Pour assurer la sécurité, la pacification et la propreté du littoral face à cette affluence, la mairie s’est appuyée sur un maillage d’acteurs : police municipale sur terre ou en mer, médiateurs, agents de nettoyage, sapeurs pompiers et agents du Parc national des calanques. Pour l’élu socialiste, « le bilan est plutôt positif. Travailler tous ensemble, c’est la clé du succès ».

    Avec 3 500 procès-verbaux électroniques et 400 actions de prévention, l’élu se félicite d’une meilleure couverture et d’une bonne réactivité de la police municipale et des médiateurs sociaux. Il reconnaît toutefois qu’il reste des efforts à faire contre les nuisances sonores et les excès de vitesse. L’application Safer Plage, qui permet de signaler tout harcèlement ou agression sexuelle sur les plages, a été téléchargée 645 fois durant l’été. Dix interpellations ont été réalisées grâce à ce dispositif.

    Actes de secourisme

    en baisse

    Dans l’eau, les 120 sauveteurs nageurs ont vu une baisse de 50% de leurs actes de secourisme, par rapport à l’an passé. « Ce qui montre probablement une évolution dans les comportements et peut-être une saison plus apaisée », note le vice-amiral. Le nombre de noyades n’a que peu baissé et a été la cause d’un décès, comme l’année passée.

    Christine Juste, adjointe (EELV) au maire chargée de l’Environnement et de la lutte contre les pollutions, a remercié les agents de nettoyages sur le littoral pour leur travail. « Cette année, c’est la première fois qu’il y avait une brigade rochers et 1er mètre dans l’eau, pour ramasser les déchets », ajoute l’élue. Des initiatives saluées par les riverains présents, « mais la brigade rochers ne passe qu’une fois par semaine et il y a aussi beaucoup de déchets dans l’eau », se désole l’un des habitants.

    Un bilan plutôt positif sur lequel va s’appuyer, dès le mois prochain, l’équipe en charge de préparer la saison prochaine.

  • La dépollution des scories du littoral Sud va démarrer

    La dépollution des scories du littoral Sud va démarrer

    Après sept comités de suivi en Préfecture et deux réunions publiques, la dernière organisée à la Maison du peuple à la Madrague fin juillet, un premier acte sera posé ce lundi dans la dépollution du littoral sud de Marseille*. Les dépôts massifs de scories métalliques, résidus de traitement du minerai de plomb, résultants de près de deux siècles d’activités industrielles, entre le Mont Rose et Callelongue, vont être mis en sécurité.

    En mars 2024, l’Ademe avait été missionnée pour assurer la maîtrise d’ouvrage de ces travaux visant à éradiquer les risques sanitaires liés au transfert de polluants contenus dans les scories vers le milieu naturel et les personnes. 14 millions d’euros ont été alloués au projet fin 2023, cofinancés par l’état, le conseil départemental, la Ville de Marseille et la métropole. En décembre dernier, le tribunal administratif de Marseille avait même condamné l’État à mettre en sécurité les dépôts pollués d’ici 2028.

    « L’objectif sanitaire est prioritaire : ces travaux visent à supprimer le risque d’exposition des personnes aux polluants contenus dans les dépôts de scories présents, en incluant une réhabilitation environnementale et paysagère, tenant pleinement compte des spécificités du site concerné : cœur du Parc national des calanques et site classé », indique la Préfecture qui sait faire face à l’inquiétude des riverains.

    Sept sites traités avant l’été

    L’ensemble du chantier concerne vingt dépôts terrestres identifiés comme prioritaires au regard de leur potentiel de contamination. Sept d’entre eux seront traités la première année de travaux (Samena, Port de l’Escalette, Carneau du mauvais Pas et Calanque des Trous) et treize autres l’année suivante. La « mise en sécurité » se fera selon les spécificités de chaque dépôt soit par « l’élimination complète des scories » soit par « un confinement des résidus au moyen d’ouvrages pérennes. »

    Le calendrier de réalisation des travaux a été fixé à deux périodes de sept mois de 2025 à 2027, entre les 1er septembre et 31 mars. Ce chantier « très encadré en matière sanitaire » insiste la Préfecture, intègre plusieurs dispositifs et protocoles de maîtrise des émissions et dégagement de poussières, ainsi qu’une surveillance régulière de la qualité de l’air et du milieu marin.

    En matière de transport, pour éviter l’engorgement de la circulation d’un secteur déjà surfréquenté, les bus 19 et 20 doivent être renforcés et des zones au-dessus du parking Napoléon et dans le secteur de la Maronaise, serviront de délestage durant les travaux. À noter enfin que deux zones de circulation alternée nécessaires à la bonne conduite du chantier (calanque des Trous et de Mauvais Pas) seront levées chaque week-end.

  • Biodiversité marine : les gorgones rouges mieux préservées mais toujours menacées au large de Marseille

    Biodiversité marine : les gorgones rouges mieux préservées mais toujours menacées au large de Marseille

    « Le résultat n’est pas mauvais, il est même plutôt encourageant », se réjouit Hervé Menchon, adjoint à la mairie de Marseille chargé de la Biodiversité marine et de la Préservation des espaces littoraux. Pour l’élu, le grand recensement de gorgones rouges, organisé ce dimanche 24 août dans le parc national des Calanques et sur les îles du Frioul, est un succès. L’initiative conjointe de l’institut de recherche Septentrion et de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESM) pose un socle solide pour l’action municipale visant à protéger cette espèce animale peu connue, mais largement menacée par le réchauffement de la mer.

    Avec ses grands rameaux rouges chargés de milliers de tentacules, il est difficile de rater la gorgone pourpre quand on s’aventure à 20 mètres de profondeur dans la rade de Marseille. Ce dimanche au départ du Stade nautique Florence-Arthaud, ils étaient 80 plongeurs, issus d’associations bénévoles et de clubs professionnels, réunis pour en recenser la population dans les eaux marseillaises. À l’issue de deux séquences de plongée de deux heures, les participants ont rendu leur verdict en début de soirée : « 3 239 gorgones ont été observées, dont une large partie déjà brûlée par les fortes chaleurs. En termes de mortalité récente, c’est bien mieux que les chiffres des étés 2022 ou 2023 », rapporte Hervé Menchon.

    Selon les observations de l’institut Septentrion, 80% de la population de gorgones rouges vivant à 30 mètres de profondeur a été décimée, au cours de l’été 2022. Une hécatombe à relier directement aux épisodes de canicules marines de plus en plus fréquentes et qui font exploser le thermomètre sous-marin, parfois jusqu’à 4°C au-dessus de la norme. De plus, quand elle n’est pas étouffée par une mer en ébullition, la gorgone rouge doit aussi composer avec d’autres espèces prédatrices : « Les plongeurs se sont aperçus que la gorgone était rongée puis nécrosée par la présence d’une algue appelée Barbapapa. Cette algue profite du réchauffement de la mer pour proliférer », rapporte l’élu.

    Si le constat reste alarmant, le recensement de dimanche dernier impulse une dynamique positive et enjoint les acteurs de la protection sous-marine à nuancer le tableau. « Si on veut regarder le verre à moitié plein, on peut dire que le phénomène de disparition des gorgones ralentit fortement dans la rade de Marseille », explique Hervé Menchon. Surtout que le sujet mobilise un nombre toujours plus important d’acteurs, ce qui peut parfois surprendre : « Pour ce recensement, on avait peur qu’il y ait une très faible fréquentation. Et on a été très agréablement surpris », livre-t-il.

    Des bouées pour protéger les gorgones

    Concernant l’action municipale dont il est le porte-parole, Hervé Menchon a déjà des plans pour la suite. Selon l’élu, dix nouvelles bouées de mouillage écologiques devraient être déployées sur la rade dans les prochains mois. Ces bouées, dont une partie avait déjà été restaurée par les services de la municipalité au début de l’été, seront 43 pour l’été 2026 et devraient permettre aux bateaux de jeter l’ancre sans détruire les forêts de gorgones présentes sous l’eau.

    Pour la mairie de Marseille, ce recensement représente un jalon non négligeable dans la lutte pour la préservation des écosystèmes marins. Pour Hervé Menchon, l’initiative fait avancer les choses : « Cette opération nous a beaucoup aidés. Elle nous oriente vers les sites sur lesquels nous allons agir pour poser des points d’ancrage écologique ». Une fois le constat établi, l’heure est maintenant à la sensibilisation des plaisanciers. Là aussi, un plan a été mis sur pied : « Le contenu des observations effectuées va être transmis aux lieux de sensibilisation, comme le Hublot ou encore la Maison des îles et du littoral au Frioul », annonce l’élu.