Tag: Lionel Messi

  • [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    Il faut remonter à 1966 pour retrouver un Espagne-Argentine dans une compétition officielle. Soixante ans plus tard, les deux géants du football latino se retrouvent pour un duel au sommet : la finale de la Coupe du monde 2026, dimanche (21h), au MetLife Stadium de New York.

    Les hommes de la Roja, impressionnants d’efficacité depuis leur deuxième match de groupe après une entrée en matière laborieuse face au Cap-Vert, ont été les premiers à décrocher leur billet pour la finale. Leur maîtrise collective et leur jeu de possession parfaitement huilé ont fait la différence tout au long de la phase à élimination directe. Ils ont d’abord écarté le Portugal de Cristiano Ronaldo, puis la Belgique de Kevin De Bruyne, au terme de deux succès arrachés dans les derniers instants.

    Mais c’est surtout leur démonstration face à la France, en demi-finale, qui a marqué les esprits : les Bleus ont été étouffés par l’intensité et la justesse du collectif espagnol. « C’est une équipe immense, avec des joueurs fantastiques et un style de jeu remarquable », saluait Lionel Messi après la victoire de l’Argentine contre l’Angleterre (2-1), en demi-finale. « C’est une équipe que je connais bien, avec une philosophie de jeu installée depuis de nombreuses années. Je connais aussi les joueurs, j’ai joué contre eux, je les suis. Plusieurs évoluent au Barça, un club que j’aime et que je soutiens. C’est un match spécial, une finale de Coupe du monde. J’imagine que ce sera un match très serré », a ajouté la « Pulga », toujours aussi inspirée techniquement.

    En foulant la pelouse du MetLife Stadium dimanche, Lionel Messi ajoutera une nouvelle ligne à son immense légende. À 39 ans, l’Argentin deviendra seulement le deuxième joueur de l’histoire à disputer trois finales de Coupe du monde (2014, 2022 et 2026), après le Brésilien Cafu.

    L’élève Scaloni dépassera son ancien maître ?

    Cette affiche entre l’Espagne et l’Argentine fêtera également les retrouvailles entre Luis de la Fuente et Lionel Scaloni. Le premier cité fut le professeur du second lors de son cursus d’entraîneur. « Le destin a voulu que l’on se retrouve en finale. Après le Qatar, j’ai eu une très belle conversation avec lui ; nous avons parlé de choses qui, je pense, lui ont été utiles et qu’il a ensuite appliquées à sa sélection », a révélé le sélectionneur argentin. « Tout le monde sait que je vis en Espagne, que ma famille est là-bas, mais dimanche, je suis désolé : nous allons tout faire pour gagner. J’espère que les Espagnols seront heureux de voir l’Argentine en finale, après tout ce que Messi leur a apporté. Ils l’aiment – pas tous, mais une grande partie l’adore », souligne-t-il, à 72h de disputer sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive.

    Il devient le cinquième sélectionneur de l’histoire à réaliser cette prouesse. Avant lui, seuls Didier Deschamps (2018 et 2022 avec la France), Franz Beckenbauer (1986 et 1990 avec la RFA), Carlos Bilardo (1986 et 1990 avec l’Argentine) et Vittorio Pozzo (1934 et 1938 avec l’Italie) avaient réussi cela.

    ET AUSSI

    Banderole polémique, Londres réclame une enquête

    Après leur victoire contre l’Angleterre (2-1), mercredi, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, les joueurs argentins ont célébré leur qualification en déployant une banderole sur laquelle était inscrit : « Les îles Malouines sont argentines. » Un message faisant référence au différend territorial qui avait dégénéré en conflit armé entre les deux pays en 1982. Portée par plusieurs joueurs après le coup de sifflet final, puis déposée sur la pelouse du stade d’Atlanta par Giovanni Lo Celso, cette banderole pourrait contrevenir au règlement de la FIFA, qui interdit toute manifestation à caractère politique dans les enceintes accueillant les compétitions qu’elle organise. Dans la soirée, le président argentin Javier Milei, sans faire explicitement référence au geste des joueurs, a appelé à ne pas « mélanger » le football et le différend autour des îles Malouines. « Ne mélangeons pas les choses. Les Malouines se récupèrent avec une diplomatie avisée, pas avec des gestes de patriotisme à bon marché », a-t-il déclaré sur Radio Mitre. « Nous réalisons des avancées diplomatiques considérables. Nous avons réussi à obtenir que l’ONU oblige le Royaume-Uni à s’asseoir à la table des négociations avec nous. Mais ne mélangeons pas tout : ce n’est qu’un match de football », a ajouté le président, tout en saluant dans cette victoire « une étape glorieuse » de l’Albiceleste. Le gouvernement britannique a appelé jeudi à une enquête de la Fifa au lendemain du déploiement par des joueurs argentins d’une banderole proclamant que « les [îles] Malouines sont argentines ».

    « La Coupe du monde n’est peut-être pas à nous, mais les îles Falklands [le nom britannique des Malouines, Ndlr.] le sont assurément », a réagi un porte-parole de Downing Street.

  • L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    Comme face au Cap-Vert et l’Égypte, ils ont eu recours à la prolongation pour poursuivre leur aventure. Dès potron-minet en Europe, c’est la Suisse qui, cette fois, en a fait les frais. Alors qu’Alexis MacAllister avait rapidement ouvert le score pour l’Argentine, Don Ndoye a égalisé peu après l’heure de jeu.

    Les Helvètes ont fait mieux que se défendre. Même réduits à dix après l’expulsion de Breel Embolo, ils ont continué à faire douter le champion du monde en titre. Qui a définitivement assuré sa place dans le dernier carré grâce à Lautaro Martinez (3-1).

    À Atlanta, jeudi, l’Argentine affrontera l’Angleterre. Des Anglais qui doivent à Jude Bellingham, auteur de deux buts, d’éviter la sortie de route. Face à une équipe de Norvège qui n’a rien lâché (2-1, après prolongation).

  • Argentine, un sauveur nommé Messi

    Argentine, un sauveur nommé Messi

    Si dimanche, l’Argentine va encore remettre le couvert, cette fois face à la Suisse, elle doit sa présence en quart de finale à un homme : Leo Messi.

    Le numéro 10 et capitaine des champions du monde en titre avait débuté son tournoi par un vilain geste sur Aïssa Mandi face à l’Algérie qui aurait dû entraîner un carton rouge. Mais c’est finalement son triplé face aux Fennecs qui est passé à la postérité.

    Depuis l’ancien joueur du Barça et du PSG a montré qu’il n’était pas en préretraite, même s’il s’est exilé aux États-Unis. Il a littéralement porté l’Argentine jusqu’en quart de finale. En témoignent ses buts décisifs face au Cap Vert en seizièmes et l’Égypte en huitièmes.

    Là encore, ces deux matches auraient pu être synonymes de fin de règne pour des Argentins qui ont été bousculés comme jamais. Mais Leo Messi a débloqué la situation face au Cap Vert, même si son but initial aurait pu être refusé car il a frappé son coup franc alors sans attendre la fin des explications de l’arbitre. Au final, la qualification est arrivée en prolongation (3-2).

    Face à l’Égypte, alors que les Pharaons semblaient sereins et maîtres de leur destin, le capitaine a tout chamboulé en onze minutes. Lui qui avait manqué un penalty en début de match a remis les compteurs à zéros et démontré que le Mondial devrait encore compter sur lui.

    Les Suisses savent ce qu’ils doivent faire pour continuer de rêver.

  • Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi réalise un début de Coupe du monde digne de Lionel Messi. Le légendaire argentin n’avait besoin que d’un but face à l’Autriche pour dépasser Miroslav Klose et devenir le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Le joueur de l’Inter Miami ne s’est pas fait prier pour briser cette barre, malgré un accroc pour débuter. L’attaquant de 38 ans (39 mercredi) avait l’occasion d’effacer l’Allemand sur un penalty, mais a tiré à côté, piégé par le gardien Alexander Schlager.

    Une vingtaine de minutes plus tard, à la suite d’un centre du Marseillais Facundo Medina, l’octuple Ballon d’Or a placé son plat du pied le long du poteau autrichien. C’était fait, un 17e but pour faire valser un énième record dans une carrière déjà extrêmement remplie.

    La passe de deux pour un 18e but

    Les Argentins ont eu quelques occasions suite à ce but, mais le nombre de tirs a été assez maigre globalement (12 à 5 pour l’Argentine). Plusieurs opportunités de chaque côté, plus en faveur de Leo Messi et ses coéquipiers, car le bloc argentin était très structuré. Finalement, dans le temps additionnel, l’emblématique joueur du FC Barcelone a inscrit un nouveau but, au milieu d’une forêt de jambes. 2-0, score final, 5 buts argentins en deux matches, les 5 pour Lionel Messi. Les champions du monde en titre sont plus que lancés dans cette édition 2026.

  • Une qualification à portée de main pour les Bleus face à l’Irak

    Une qualification à portée de main pour les Bleus face à l’Irak

    Grâce à une deuxième mi-temps pleinement maîtrisée, les Bleus ont débuté leur campagne du Mondial-2026 par un valeureux succès face aux Lions de la Teranga, mardi à East Rutherford (New Jersey). De quoi idéalement lancer leur phase de poule dans le sillage de leur vedette madrilène, Kylian Mbappé, auteur d’un doublé. Maintenant, les protégés de Didier Deschamps vont devoir tenir ce même cap, ce lundi, face à l’Irak, avec en jeu une qualification pour le prochain tour.

    Histoire de s’éviter un match décisif contre la Norvège d’Erling Haaland, quatre jours plus tard à Foxborough (Massachusetts). Sur le papier, l’Irak reste l’adversaire le plus faible de la poule. La tâche devrait être théoriquement une formalité pour les Tricolores, qui font partie des principaux prétendants au titre suprême.

    Mais pas question de se faire piéger par une formation qui a certes été écrasée par les Norvégiens (4-1) mais qui avait tout de même réussi à tenir en échec rien de moins que l’Espagne en match de préparation (1-1), le 4 juin à La Corogne. La vigilance est donc de mise et Deschamps n’a cessé d’insister sur ce message à ses hommes durant la semaine précédant la rencontre.

    Nouveau record en vue

    « Ne les considérez pas comme une petite équipe parce que ce n’est pas le cas, je peux vous l’assurer », leur a dit le sélectionneur juste avant la séance d’entraînement de vendredi, selon une vidéo diffusée par la FFF, rappelant le succès des Lions de la Mésopotamie lors du barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1), fin mars au Mexique. La consigne a visiblement été retenue par les Bleus. « Cela va être un match très intense. Ils vont jouer pour rester dans la compétition. Ce sera très physique et on sait dans quel système ils jouent avec leur 4-4-2 et leurs deux attaquants. Je pense que ce sera un match assez direct et il faudra être prêt pour ça », a prévenu samedi le défenseur Lucas Digne, qui devrait suppléer à gauche Théo Hernandez, guère à son aise contre le Sénégal. Le défenseur William Saliba, passé par l’Olympique de Marseille avant de faire désormais les beaux jours d’Arsenal, récent finaliste déchu de la Ligue des Champions, s’attend « à une grande bataille ». Pour éviter toute mauvaise surprise, Didier Deschamps a décidé de ne pas trop bouleverser son onze de départ et de mobiliser ses cadres. Mis à part Digne, le milieu Manu Koné et l’attaquant Bradley Barcola devraient être les seuls non-titularisés contre le Sénégal à gagner d’entrée de jeu leurs places. En cas de doublé face à l’Irak, Kylian Mbappé, devenu mardi le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France avec 58 réalisations, égalerait le record de Miroslav Klose et de Lionel Messi en Coupe du monde (16). Ce qui ferait également de lui le héros des Bleus.

    ET AUSSI

    L’Allemagne survit enfin à une phase de poule

    Après deux échecs conséquents en 2018 et 2022, l’Allemagne est enfin parvenue à sortir de son groupe pour avancer en 16es de finale du Mondial, en battant difficilement (2-1) la Côte d’Ivoire qui menait pourtant au score, samedi à Toronto. À Houston, les Pays-Bas se sont rapprochés d’une qualification, grâce à leur attaque débridée qui a saccagé la défense suédoise samedi (5-1).

    Premier point historique pour Curaçao

    Curaçao, petite île des Antilles néerlandaises, a décroché son premier point pour sa première participation à la Coupe du monde de foot, en tenant tête à l’Équateur (0-0) samedi à Kansas City. L’Équateur, qui a tiré 27 fois au but, en vain, se retrouve en grande difficulté avec un seul petit point, comme son adversaire du jour, avant un dernier match contre l’Allemagne, désormais assurée d’être leader du groupe E.

    Le Sénégal doit se relancer face à la Norvège

    Le Sénégal, nettement battu par la France pour ses débuts au Mondial-2026 et miné par des polémiques extra-sportives, doit se relancer lundi dans un match déjà crucial contre la Norvège d’Haaland, qui voudra assurer sa qualification après son large succès face à l’Irak.

    Le Japon corrige et élimine la Tunisie

    Le Japon a infligé une nouvelle déconvenue à la Tunisie (4-0), déjà éliminée du Mondial-2026 après deux matches seulement, sans avoir bénéficié de l’arrivée d’Hervé Renard, sur le banc samedi à Monterrey (Mexique). Giflée 5-1 par la Suède pour son entrée en lice, la Tunisie n’a pas trouvé le moyen d’exister, à l’heure où les pays africains progressent.