Tag: Lille

  • L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    Avec l’OM, le scénario semble immuable. D’abord conquérants, les Olympiens finissent trop souvent par céder, quittant la scène la tête basse. Après le Stade Rennais, l’Olympique Lyonnais, le Real Madrid, le Sporting Portugal, le SCO d’Angers, l’Atalanta Bergame, le Toulouse FC, le Paris Saint-Germain, le Paris FC et le RC Strasbourg, le LOSC est venu s’ajouter, dimanche soir au stade Vélodrome, à cette longue liste de bourreaux décisifs après la 80e minute de jeu.

    « C’est une défaite douloureuse, surtout à domicile où nous voulons toujours gagner », a réagi Quinten Timber en zone mixte d’après-match. « C’était un grand match face à une équipe proche de nous au classement. Nous voulions vraiment le gagner, mais nous n’y sommes pas parvenus. Nous avons pourtant remporté trois matchs importants récemment, et celui-ci comptait aussi beaucoup », a poursuivi le milieu de terrain néerlandais, persuadé que le collectif phocéen doit davantage s’exprimer sur le terrain. Et surtout persister même quand l’OM mène au tableau d’affichage, ce qui était le cas une nouvelle fois dimanche soir avec l’ouverture du score d’Ethan Nwaneri. Mais il n’a fallu que quelques minutes aux Dogues pour revenir à hauteur.

    « On prend l’égalisation sur un temps fort de notre part, ce qui nous met un coup derrière la tête. Si on arrive à marquer avant, ce n’est plus le même match, a analysé Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. C’est dommage, on manque d’agressivité et de réactivité dans la surface sur le 1-1. Au vu des autres résultats on avait l’opportunité de creuser l’écart sur nos poursuivants et de garder une dynamique positive. On ne va pas tout remettre en question, même si cette défaite est frustrante. C’est dommage », a-t-il répété, conscient de la belle opportunité qui se présentait aux Marseillais après la défaite de Lyon sur Monaco quelques heures plus tôt. Au lieu d’avoir cinq points d’avance sur les Lyonnais et les Lillois, avant un déplacement périlleux à Monaco au retour de la trêve internationale, les Olympiens n’ont plus que deux longueurs d’avance sur leurs poursuivants. Rageant.

    Béquille pour Greenwood 

    L’heure est désormais au repos pour les Marseillais, sauf pour les internationaux qui vont rejoindre leurs sélections respectives. « Quand on reverra les joueurs dans quelques jours, on devra être positif, tout en parlant de ce qui n’a pas marché, comme le trou physique que l’on a eu et un défaut d’intensité », a détaillé Habib Beye. Mason Greenwood, sorti à la 19e minute face à Lille, « souffre d’une béquille au quadriceps gauche », indique le club dans un communiqué publié lundi soir : « Son évolution sera suivie quotidiennement ». « Il a ressenti une grosse douleur », avait confié le technicien franco-sénégalais. Sans Greenwood, la fin de saison de l’OM s’annonce épineuse.

  • Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Quelle sera la physionomie du paysage politique français à l’issue du second tour du scrutin municipal ? Si au premier tour, le 15 mars, plus de neuf communes sur dix ont élu leur équipe municipale, le scrutin de dimanche concerne encore quelque 1 500 villes dont les plus grandes en nombre d’électeurs. Les stratégies d’union, notamment à gauche, seront-elles ou pas gagnantes ? Y aura-t-il un regain de participation alors que l’abstention a atteint un record de 57,2% ? Ce sont autant d’enjeux à moins d’un an de l’élection présidentielle. Selon le décompte de Maire info, le quotidien d’information des élus locaux, il y a dimanche 551 duels, 815 triangulaires, 166 quadrangulaires et 16 quinquangulaires. Tour d’horizon de villes clés. (Pour les enjeux à Marseille, lire nos informations pages 2 et 3 et sur lamarseillaise.fr).

    Paris

    La municipalité d’union de la gauche et des écologistes est menacée par la droite LR et affairiste de Rachida Dati au bénéfice de laquelle la candidate d’extrême droite de Reconquête !, Sarah Knafo (10,40% au premier tour), s’est retirée. Si le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Emmanuel Grégoire est arrivé en tête au premier tour (37,98%) loin devant Rachida Dati (25,46%), la fusion de la liste de cette dernière avec celle de Pierre-Yves Bourbazel (Horizons, 11,34%) et le maintien de l’insoumise Sophia Chikirou (11, 72%) pourrait coûter la capitale aux progressistes au terme de cette triangulaire. Cette stratégie préfigure-t-elle la bataille à gauche en vue de la présidentielle de 2027 ? Le résultat parisien sera éclairant.

    Lyon

    Le maire écologiste de la cité des Gaules, Grégory Doucet, a déjoué les pronostics sondagiers. À la tête d’une union de la gauche il est arrivé en tête le 15 mars (37,36%) d’une courte tête devant le candidat divers droite Jean-Michel Aulas (36,78%). Le maire sortant a fusionné sa liste avec celle de la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%). Suffisant pour permettre aux progressistes de conserver la troisième ville de France ? Vendredi, Lyon Mag a publié un sondage donnant Aulas et Doucet à 50/50 avec une marge d’erreur de 4 points.

    Lille

    Grande ville de tradition socialiste, Lille va vivre une quadrangulaire. Arrivé en tête du premier tour, le socialiste Arnaud Deslandes (26,26%) a fusionné sa liste avec celle de l’écologiste Stéphane Baly (17,75%) au grand dam de la liste insoumise de Lahouaria Addouche (23,36%). C’est le véritable duel du second tour où les deux autres candidats, Violette Spillebout (Renaissance, 11,14%au premier tour) et la liste d’extrême droite RN de Matthieu Valet (10,92%) sont distancés.

    Bordeaux

    Les écologistes vont-ils conserver la cité de Montaigne ? Le maire Pierre Hurmic, à la tête d’une liste d’union de la gauche est arrivé en tête avec 27,68%mais il est talonné par la liste du socle commun de Thomas Cazenave (Renaissance) à 25,58%. Surtout le centriste Philippe Dessertine (20,20%) s’est retiré et offre une réserve de voix à Cazenave tandis que la liste de LFI de Nordine Raymond, non qualifiée, a réalisé 9,36%. Les électeurs vont-ils sanctionner l’ancien ministre macroniste Cazenave et renouveler leur confiance à la gauche ? C’est l’enjeu de ce second tour dans une ville qui fut un fief de droite historique.

    Grenoble

    L’ancien maire et repris de justice Alain Carignon, 77 ans, est arrivé en tête le 15 mars, avec 27,04%. L’homme de droite a devancé la candidate de la gauche unie, l’écologiste Laurence Ruffin (26,33%) qui est soutenu par le maire écologiste sortant Eric Piole. La liste insoumise d’Allan Brunon s’est retirée et lui a apporté son soutien. Ses 14,59% pèseront au second tour pour éviter le retour de la droite LR à la mairie.

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »