Tag: Ligue Europa

  • L’OM reste dans la tempête dans l’antre de Graz

    L’OM reste dans la tempête dans l’antre de Graz

    Trois défaites en trois matches, c’est la triste statistique de l’OM en Ligue Europa.

    Pour espérer éviter le zéro pointé, Bruno Genesio misait sur les rotations, avec sept changements, trois jeunes dans le onze de départ par rapport à l’équipe victorieuse à Angers. Mais ces options ont rapidement montré leur limite. Face à des Autrichiens bien rodés, qui entamaient leur 18e match de la saison, les Olympiens faisaient preuve de trop de naïveté, incapable de porter le danger sur le but d’Ammar Helac.

    Seul Keyliane Abdallah parvenait à faire frissonner celui qui était titulaire pour la première fois de la saison. Avec une frappe renvoyée par le montant gauche. L’OM avait dû attendre la 40e minute pour exister vraiment, dans un duel dominé par les « Stürmer ».

    En témoignait le tableau d’affichage à la pause. Graz avait un avantage d’un but, grâce à l’opportunisme d’Oumar Diakité, Monsieur un but toutes les 33 minutes. Avantage qui aurait pu être plus large, sans la barre transversale venue en aide à Jeffrey de Lange, sur un lob de Simon Seidl. Sur ces deux actions, les Autrichiens ont su profiter d’erreurs défensives marseillaises pour aller au bout. Une défense phocéenne sauvée également par un exploit de son gardien, vainqueur d’un duel compliqué avec Valmir Matoshi.

    Un seul tir cadré

    S’il n’était pas cher payé, le handicap de la pause semblait difficile à combler si l’OM restait dans une configuration qui rendait les Marseillais totalement inoffensifs. Bruno Genesio s’en est rendu compte. Angel Gomes et Neal Maupay, transparents en première période, en faisaient les frais.

    Dans leur nouvelle configuration, les Marseillais étaient alors plus présents aux abords de la surface autrichienne. Sans, malheureusement, parvenir à être dangereux. Alors que sur les contres, Graz portait le danger sur le but de Jeffrey de Lange.

    L’OM cherchait au moins à égaliser. Prendre le point qui lui permettrait de débloquer son compteur et rester en vie en Ligue Europa. Mais pour une équipe restant sur sept défaites en huit déplacements européen, la mission semblait impossible. Même avec la meilleure des volontés, et près de 70% de possession du ballon, les hommes de Bruno Genesio restaient spectateurs de la soirée. L’OM cadrant sa première frappe à la 70e, signée Igor Paixão.

    Elle restera la seule de la soirée pour des Olympiens trop tendres. Face à un adversaire qui s’est contenté de gérer son but d’avance en seconde période, Marseille continue son chemin de croix, avec une troisième défaite et un second match sans but.

    L’OM a donc encore fait du hors sujet. Si le tir a été rectifié en Ligue 1, il manque encore de précision et de percussion pour l’Europe.

    STURM GRAZ 1 (1)

    OM 0 (0)

    3e journée de Ligue Europa

    Liebenau Stadion
    ( 14 000 spectateurs environ)

    Arbitre : N. Minakovic (SER)

    Buts : Diakité (13)

    Avertissements : Diakité (33), Weinhandl (64), Malic (84) à Graz, Gomes (24), Gouiri (80), Meïté (90+1) à l’OM

    STURM GRAZ : Helac – Balbo, Malic, Quarschie, Koller, Hödl (Vallci, 87)- Weinhandl, Gorenc-Stankovic ( c ), Matoshi (Halwachs (90) – Diakité (Beganovic, 46), Seidl.

    Entraîneur : F. Ingolitsch

    OM : de Lange – Bezahaf (Weah, 83), Meïté, Aguerd (Egan-Riley, 65), Garcia – Kamissoko, Gomes (Abdelli, 46), Kondogbia ( c, Højbjerg, 65 ) – Abdallah, Maupay (Paixão, 46), Gouiri.

    Entraîneur : B. Genesio

  • Graz a joué au stade Schwarzenegger

    Graz a joué au stade Schwarzenegger

    Le 27 octobre 1999, l’OM découvrait le stade Arnold-Schwarzenegger, flambant neuf, à l’occasion d’un match de la cinquième journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Les hommes de Rolland Courbis y affrontaient le Sturm Graz, un des deux clubs résidents. Comme si l’aura de celui qui a joué le Terminator les avait aidés, les locaux s’étaient imposés 3-2, malgré un doublé de Christophe Dugarry.

    Pourquoi les élus du Conseil municipal du Graz ont-ils choisi ce nom ? Parce que « Schwarzi » était, à l’époque, la seule véritable personnalité civile originaire de la Styrie, région d’Autriche dont Graz est le chef-lieu, connue au-delà des frontières de l’ancien fief des Habsbourg, dont Graz fut un temps la capitale.

    Ses succès à Hollywood ont donc convaincu ses compatriotes de Graz de lui rendre hommage, en baptisant leur nouveau stade à son nom. Jusqu’à ce que la reconversion dans la politique du « Last action hero » ne vienne tout gâcher. Après avoir élu gouverneur de Californie en 2003, sous l’étiquette des Républicains, Arnold Schwarzenegger a refusé d’abolir la peine de mort dans l’État qu’il a dirigé durant deux mandats. Du côté de Graz, cela n’a pas été apprécié et le stade a ainsi perdu son appellation en 2005, devenant le Liebenau Stadion, après une période de naming.

  • Le Sturm Graz gravit peu à peu les sommets autrichiens

    Le Sturm Graz gravit peu à peu les sommets autrichiens

    Du Tyrol à Vienne, en passant par la Styrie, le Sturm Graz est devenu au printemps 2024 le club le plus apprécié du pays. Qu’a t-il fait ? Gagner le championnat. En brisant la série de 10 Bundesliga du Red Bull Salzbourg, les Noirs et Blancs ont été célébrés pour avoir vaincu l’équipe la plus haïe d’Autriche. Tom Middler est Anglais, mais vit à Vienne. Il y a 8 ans, il a créé, avec deux amis, « The Other Bundesliga », un compte X rapportant l’actualité du football autrichien dans sa globalité. « Ils ont mis fin à la domination inébranlable de Salzbourg sur le championnat autrichien, mais je les trouve moins performants cette saison. Ils ont perdu des joueurs clés et souffrent des blessures », rapporte-t-il.

    Pourtant, Graz n’a pas souvent été un poids lourd de ce pays alpin. Créé en 1909 par des étudiants, le club est considéré comme plus populaire que son rival, le Grazer AK, historiquement plus bourgeois. Malgré ses 117 ans d’existence, son palmarès est plutôt maigre. Cinq championnats, sept coupes d’Autriche et un dernier quart de finale de Coupe d’Europe remontant à 1984.

    Depuis une quinzaine d’années, le club s’est installé dans le gratin national avec des Top 6 quasi systématiques. L’équipe sponsorisée par une grande brasserie locale a misé sur le scouting pour obtenir des résultats et revendre certains de ses joueurs au prix fort. « Le Sturm a bien recruté en Europe du Nord, et plus récemment en Amérique du Sud. Ils possèdent également un excellent centre de formation régional, qui forme régulièrement de jeunes talents. Quand tous les éléments sont réunis, ils peuvent être redoutables », nous explique Tom.

    Deux d’entre eux ont connu ou connaissent encore la Ligue 1. Emmanuel Emegha et Mika Biereth ont chacun été vendus, vers Strasbourg et Monaco, contre 13 millions d’euros. Des sommes colossales pour un club autrichien. Encore mieux, l’Atalanta a posé 21 millions pour s’offrir Rasmus Højlund, en 2022.

    Le Sturm Graz est souvent considéré comme la 2e équipe la plus suivie d’Autriche derrière le Rapid Vienne, autre club ouvrier. Sa tribune ultra peut être très bruyante et les fumigènes, qu’ils soient rouges, blancs ou noirs, illuminent les travées à chaque match. Mais leur stade vieillit mal. « Ils possèdent l’un des meilleurs publics d’Autriche, ce qui assure une ambiance toujours excellente, même si le stade de Graz est malheureusement vétuste. »

  • L’OM doit faire le plein de points en Autriche

    L’OM doit faire le plein de points en Autriche

    Les soirées européennes ont toujours une saveur particulière, chaque rendez-vous possède ses objectifs et l’OM a désormais grand besoin de les remplir. Soulagés depuis leur démonstration à Angers (5-2), les Olympiens rencontrent, ce jeudi, une autre équipe habillée de noir et de blanc. Vice-champion d’Autriche en titre, le Sturm Graz reçoit Marseille dans un duel de la peur. Si Halloween n’a pas encore pointé le bout de son nez, cette rencontre fait frissonner les deux camps. Le vaincu verra ses chances de rejoindre les barrages de la Ligue Europa diminuer fortement, le gagnant pourra toujours espérer voir la fin de l’hiver européen.

    Graz a tenu en échec Rennes

    Inefficaces face à l’Olympiakos, les Marseillais ont donc retrouvé le chemin des filets le week-end dernier. Cinq buts, cinq réalisateurs différents et l’envie de réaliser un copier-coller, ce jeudi soir, à Graz. Le club de Styrie est de toute évidence un adversaire abordable, qui doit permettre aux joueurs de Bruno Genesio d’empocher au moins un point. Actuels 4e de Bundesliga, les Autrichiens vivent un début de saison contrasté puisqu’ils pointent déjà à 7 longueurs du leader, le Rapid Vienne.

    Sur la scène européenne, pourtant, ils ont tout d’abord résisté aux assauts rennais lors de la première journée (0-0), avant de tomber 3-0 à Bournemouth, la semaine dernière. Adepte du 3-4-3, l’entraîneur local Fabio Ingolitsch (34 ans), biberonné au football Red Bull, n’a pas hésité à densifier son arrière-garde et passer en 5-3-2. Qui plus est les absences sont nombreuses et préjudiciables pour les Grazer (Khudyakov, Soglo, Kiteishvili, Grgic, Jatta).

    À la veille de la rencontre, l’ancien coach de Liefering, réserve du Red Bull Salzbourg, s’est présenté devant les journalistes et a pu adresser quelques mots sur les Olympiens. « L’OM est une équipe qui aime avoir le ballon et la possession. Nous allons devoir jouer différemment que lors du match contre Rennes, pour essayer de gagner cette grande équipe », appuyait l’Autrichien, dont le frère Sandro joue dans le championnat hongrois. Le coach du Sturm prévoit une « atmosphère incroyable », avec la présence des fans marseillais et un stade plein. Une nuit d’Europe que l’OM pourrait apprécier, surtout s’il y a la victoire au bout.

    REPÈRES

    L’horrible blessure de Khudyakov

    Avant l’OM, le Sturm Graz disputait un match très important, dimanche dernier. Les Noirs et Blancs jouaient le derby de la ville face au Grazer AK et se sont sublimés pour s’imposer 6-1.Mais en première période, leur gardien russe Daniil Khudyakova été victime d’une fracture de la jambe, suite à un contact avec un adversaire. Opéré, il manquera toute la saison.

    Nenad Minakovic au sifflet

    Le Serbe Nenad Minakovic sera donc l’arbitre central de ce match, jeudi soir. Ce dernier a officié lors de quatre matches d’Europa Ligue la saison dernière. Il y a deux ans, Minakovic était même au sifflet lors d’une large victoire de Lyon contre Qarabag (4-1).

    Emran Soglo, ex-Olympien exilé en Autriche

    Les Autrichiens ayant joué à l’OM sont quasi inexistants dans la longue histoire du club. Mais il y a bien un joueur passé par le stade Vélodrome qui évolue actuellement au Sturm Graz. Mais les Marseillais ne retrouveront pas l’Anglais Emran Soglo, piston gauche du club autrichien, blessé aux ischios-jambiers ces dernières semaines.

    Passé par l’académie de Chelsea, Soglo est arrivé à l’OM en 2022 alors qu’il n’avait que 17 ans. Le joueur a passé 3 ans dans les Bouches-du-Rhône avant de signer à Graz à l’hiver 2025. À Marseille, il marquera un but dès sa première titularisation lors d’un match nul 2-2 au stade Saint-Symphorien de Metz.

    Il a été prêté la saison dernière à Zulte-Waregem, en première division belge. De retour au mois de juillet, il a été titulaire en tant que piston gauche sous Fabio Ingolitsch avant que le joueur de 21 ans ne se blesse. Une passe décisive contre le WSG Tirol est à mettre à son crédit.

  • [OM-Olympiakos] Bamo Meïté, une première qui rassure

    [OM-Olympiakos] Bamo Meïté, une première qui rassure

    Le défenseur central ivoirien effectuait ses premières minutes cette saison sous le maillot de l’OM et s’est montré en jambes. En délicatesse avec son corps depuis le début de la préparation estivale, le joueur prêté à Lorient la saison passée a répondu présent.

    Ce dernier a été convaincant dans les duels, imposant son physique aux attaquants de l’Olympiakos. Justement, le physique a tenu avec plusieurs interventions justes à la suite de sprints. Costaud, l’Ivoirien a été cherché sur la poignée de coups de pied arrêtés obtenus par les Marseillais. Aligné côté droit de la défense, en compagnie de Nayef Aguerd, Meïté a tenu le choc, un peu plus que son compère. À l’heure de jeu, son taux de passes réussies frôlait la perfection (97%) – certes, la complexité des transmissions était loin d’être élevée.

    Une prestation solide, de 90 minutes, de bon augure pour un joueur qui n’avait pas disputé un match complet depuis une défaite lorientaise 3-2 contre Strasbourg. C’était le 26 avril dernier.

  • [Om-Olympiakos] Tifos à gogo

    [Om-Olympiakos] Tifos à gogo

    Deux poings géants ont notamment été déployés dans les travées, accompagnés de l’inscription « Fight for Marseille ». Les South Winners n’ont pas non plus oublié le mouvement lycéen, en déployant une banderole : « Soutien à notre jeunesse », avant le coup d’envoi.

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur ce début de saison de l’OM ?

    Fabien Laurenti : Le début de saison est compliqué, notamment en raison d’un mercato fantomatique et des problèmes financiers du club. Malgré une bonne victoire contre Strasbourg, les résultats ont ensuite été décevants. J’espère que la victoire contre Troyes permettra de relever la tête. Le onze de départ reste cohérent, même s’il est en deçà des attentes liées à l’histoire du club. Les joueurs doivent retrouver leur niveau physique pour permettre à l’OM de rebondir.

    La victoire à Troyes vous rend-elle plus optimiste pour la suite ?

    F.L. : Un peu, même si le contenu du match a été très pauvre. Cette victoire peut toutefois enclencher une dynamique positive et redonner confiance aux joueurs. Nous allons aussi affronter des équipes qui évoluent dans la même zone du classement, contre lesquelles il faudra prendre des points. Je ne suis ni inquiet, ni particulièrement optimiste. Les joueurs doivent prendre leurs responsabilités pour faire remonter l’OM.

    L’OM manque-t-il de leaders ?

    F.L. : Dans cette situation, des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau et prendre le relais. Timothy Weah, qui porte le brassard, doit également assumer ses responsabilités, tout comme Amine Gouiri, malgré ses quatre buts avant sa blessure, et Aguerd en défense. Une fois leurs difficultés passées, ces joueurs doivent s’imposer davantage, car l’OM a besoin de leaders.

    Faut-il privilégier le championnat
    à la Coupe d’Europe
     ?

    F.L. : Le championnat doit primer, car c’est notre quotidien et la voie vers une éventuelle qualification européenne. La Ligue Europa peut aussi rapporter de l’argent au club, mais l’effectif ne permet pas de jouer à fond sur les trois tableaux. Il faut donc trouver un équilibre, sans faire l’impasse sur une compétition que les joueurs veulent disputer pleinement. Bruno Genesio devra mettre en place un véritable turnover, en faisant notamment jouer les jeunes pour préserver les cadres et assurer en championnat, une compétition longue où les baisses de régime et les suspensions sont inévitables.

    Quel regard portez-vous sur
    les jeunes entrés cette saison
     ?

    F.L. : Il y a de la qualité et leur victoire en Gambardella n’est pas un hasard. Il faut s’appuyer sur eux, d’autant que les difficultés financières de l’OM et la profondeur limitée de l’effectif peuvent leur offrir des opportunités. À eux de les saisir. Les prestations de Bezahaf et Kamissoko contre Troyes sont encourageantes. Le centre de formation marseillais a toujours produit de bons joueurs, mais ils ont été trop peu utilisés. Ayant moi-même eu la chance d’en être issu il y a 25 ans, je sais combien c’est difficile pour un jeune Marseillais de s’imposer. Porter le maillot blanc est une grande fierté. J’espère les revoir régulièrement, car l’effectif actuel devrait leur permettre d’avoir leur chance.

    Vous étiez latéral comme Bezahaf. Quel conseil lui donneriez-vous ?

    F.L. : Je lui conseillerais de conserver la sérénité affichée contre Troyes. Il ne s’est pas affolé, n’a pas cherché à se cacher et a très bien défendu. Son premier rôle est de bien défendre sur son côté, avant d’apporter offensivement, comme il l’a fait en proposant des centres et en créant le surnombre. Il ne doit pas se mettre de pression inutile, même si c’est plus facile à dire qu’à faire devant 65 000 personnes au Vélodrome. Il doit surtout profiter de ces moments, donner le maximum et ne rien regretter, car le temps passe très vite.

  • L’OM tombe dans le Phocée

    L’OM tombe dans le Phocée

    Deux mille six cents ans en arrière, des Grecs ont accosté sur ce coin de la Méditerranée pour réaliser de grandes choses. Les joueurs de l’Olympiakos ont timidement choisi de les imiter. Les Marseillais ont subi un réalisme froid de leur adversaire, malgré une pelletée d’opportunités pour recoller. En Ligue Europa, la tâche se complique grandement pour Bruno Genesio et les siens.

    Marseille est l’une des équipes concédant le plus d’occasions en Ligue 1 et cette donnée ne sautait pas aux yeux à la vision de cette première période face aux hommes du Basque Imanol Alguacil. Pourtant, le réalisme n’a pas manqué à ces derniers. Les fans olympiens ont traversé les 45 premières minutes sans frissons de peur, jusqu’à un corner joué à deux. Sur une merveille de centre pied droit de Chiquinho, Santiago Hezze s’est montré plus vif et plus agressif que Nayef Aguerd. La tête rageuse du jeune argentin était trop puissante pour Jeffrey De Lange (42e).

    Ortega écœure l’OM

    Une ouverture du score brutale, frustrante aussi, car les locaux se sont créé plusieurs occasions. Une première action collective fluide et un centre ras de terre, dans les six mètres, a donné un coup de chaud aux Grecs. Plus remuant que son pendant à gauche, Igor Paixao, Keyliane Abdallah a effectué une reprise de volée soudaine, poussant Ortega à l’intervention (35e). C’était tout pour un OM encore timoré quand il s’agissait de frapper au but.

    Pourtant, les opportunités n’ont pas non plus manqué dans la dernière partie du match. La paire Abdallah-Gouiri a beaucoup tenté face à une défense solidaire, mais très repliée. Si les Romains se défendaient en formation tortue, boucliers en avant face aux Gaulois, les Grecs ont fait de même lors de cette soirée de football. L’OM est d’ailleurs tombé sur un Stefan Ortega de gala, décisif sur ses parades en un contre un. L’ancien portier de Manchester City a annihilé chaque action que ses défenseurs n’avaient pas réussi à stopper. Sa partition globale était de tout premier ordre, au grand dam du peuple olympien.

    OM 0 (0)

    OLYMPIAKOS 1 (1)

    2e journée de Ligue Europa

    Stade Vélodrome (60 000 spectateurs)

    Arbitre : Michael Oliver (ANG)

    Buts : Hezze (42e)

    Avertissements : Abdallah (35e) ; Retsos (42e), Onyemaechi (61e)

    OM : De Lange – Emerson (Garcia, 62e), Aguerd, Meité, Weah – Nnadi (Harit, 62e), Abdelli, Gomes (Moumbagna, 75e) – Paixao, Abdallah (Kondogbia, 80e), Maupay (Gouiri, 62e)

    Entraîneur : Bruno Genesio

    OLYMPIAKOS : Ortega – Onyemaechi, Pirola, Retsos, Saliakas – Hezze, Puerta – Jota Silva, Chiquinho, Martins – Yaremchuk

    Entraîneur : Imanol Alguacil

  • Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Depuis mardi, un bras de fer oppose les autorités françaises au club grec. Comme Liverpool ou Newcastle avant lui, l’Olympiakos a fait part de son mécontentement concernant les conditions d’accueil réservées à ses supporters, avant même leur arrivée à Marseille. Dans un premier temps, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté interdisant aux supporters athéniens l’accès au stade, laissant de nombreux détenteurs de billets dans l’incertitude. À l’issue de discussions entre les différentes parties, cette mesure a finalement été levée. Une décision jugée trop tardive par le club du Pirée, qui « dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la présence de [ses] supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes ». Le club a même appelé ses fans, mardi soir, à ne pas effectuer le déplacement, estimant que leur sécurité ne pouvait être garantie.

    Le Portugais Chiquinho, cadre de l’effectif grec, a regretté cette situation. « C’est vrai que nous voulons toujours avoir nos fans avec nous, mais demain [jeudi], ce ne sera pas possible. L’objectif sera de gagner pour nous, mais aussi pour eux. » D’après des journalistes grecs présents à Marseille, aucun supporter de l’Olympiakos ne devrait se rendre dans le parcage visiteurs.

  • L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    Les Grecs seront toujours un peu à la maison à Marseille, tant leur pays occupe une place particulière dans l’histoire de la cité phocéenne. Mais pour l’OM, il n’est pas question de faire de cadeaux à ses lointains cousins. L’Olympiakos débarque sur la Canebière avec l’objectif de poursuivre sa moisson de points. Vainqueur à domicile de Bialystok (2-1) lors de la première journée, le club du Pirée entend revenir du sud de la France avec six points au compteur.

    Pour les Ciel et Blanc, au contraire, la moindre unité sera précieuse dans la course à la qualification, surtout après la défaite 4-1 subie sur la pelouse de Besiktas. Les hommes de Bruno Genesio ont toutefois retrouvé de la confiance dimanche sur le terrain de Troyes en décrochant un premier succès depuis la journée inaugurale en Ligue 1 contre Strasbourg.

    Le technicien olympien a expliqué en conférence de presse qu’il reconduirait une grande partie de l’équipe victorieuse dans l’Aube : « Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte lorsqu’on joue plusieurs compétitions, pour savoir si l’on fait tourner ou pas. Il y a la forme du moment, l’état des garçons qui ont pu avoir de petites blessures dernièrement, le contexte du match… Demain, une grosse partie des joueurs présents à Troyes seront là au coup d’envoi. » Bruno Genesio ne compte donc pas reposer les siens. L’entraîneur signale que, même à Lille et Rennes, il avait pu créer des séries d’invincibilité conséquentes malgré deux matches par semaine : « J’utilisais 14 à 15 joueurs à ces moments-là. »

    Le coach se méfie néanmoins de l’Olympiakos, habitué des joutes européennes : « C’est une équipe qui a changé d’entraîneur il y a trois matches, qui est invaincue, en confiance. C’est une bonne équipe, bien organisée, avec beaucoup d’intensité, donc ce sera à nous de répondre dans ce domaine, parce que c’est une équipe qui fait beaucoup de pressing. Si on veut sortir de ce pressing, il faudra que, techniquement, on soit très, très bons. »

    Dans la lignée des autres coaches basques à succès (Enrique, Arteta, Iraola, De la Fuente), Imanol Alguacil sait faire jouer ses équipes et ne ressent pas la menace marseillaise à l’aube de cette confrontation. « Oui, c’est une équipe agressive, avec un public qui va nous mettre la pression. Mais nous sommes l’Olympiakos et nous allons nous battre pour gagner. Ce sont des matches qui se jouent sur de petits détails, chaque minute sera importante », appuie l’entraîneur arrivé mi-septembre.

    REPÈRES

    Kamissoko semble trop juste

    Lors de sa première titularisation, dimanche, à Troyes, Nouhoum Kamissoko est sorti crampé à la 70e minute. Bruno Genesio a annoncé qu’une grande partie de ses titulaires à Troyes seraient reconduits, mais a laissé entendre que ce ne serait pas le cas pour son milieu. Le Malien devrait débuter sur le banc.

    Ayoub El Kaabi gravement blessé

    Ayoub El Kaabi estle buteur phare de l’Olympiakos depuis plusieurs saisons. Le Marocain avait notamment largement participé à la victoire finale en Ligue Conference, il y a deux ans. L’attaquant sera absent, ce jeudi, puisqu’il a souffert d’une fracture de la jambe lors d’un match de Super League grecque contre Volos (1-1). Sa saison est déjà terminée, une grosse perte pour son club.

    Marseille et AEK Athènes, l’amitié sans frontières

    Il sera sans doute possible d’apercevoir quelques touches de jaune dans les tribunes du Vélodrome, ce jeudi soir. Une présence qui s’explique par l’amitié de longue date entre les ultras de l’OM et ceux de l’AEK Athènes. Une relation née au début des années 1990, alors que le club marseillais était plongé dans l’affaire VA-OM. Pas plus tard que dimanche, des fans grecs étaient présents dans le parcage visiteurs du stade de l’Aube, pour la rencontre entre l’Estac et les Marseillais.

    Plusieurs fans grecs ont aussi notamment assisté à une rencontre disputée à Stamford Bridge, où le Shakhtar Donetsk accueille ses adversaires européens.

    Certains pourraient donc être de nouveau présents au Vélodrome ce jeudi, pour la réception de l’Olympiakos, rival de l’AEK. À l’origine, les liens entre supporters se sont surtout construits autour d’échanges entre groupes et d’une culture ultra commune, davantage que sur des considérations politiques. Le paysage du supportérisme grec demeure d’ailleurs complexe. Au sein d’un même club coexistent souvent plusieurs groupes, aux sensibilités parfois très différentes. Historiquement, l’Olympiakos s’est imposé comme le grand club populaire du Pirée.