Premier constat, Bruno Genesio avait promis du changement, il en a effectué. Avec notamment la présence de Keyliane Abdallah. Après seulement quelques bribes de matches en Ligue 1, le minot étrennait sa première titularisation. Comme Jérémy Gavanon avant lui, appelé dans le but marseillais lors d’un duel décisif face au Partizan Belgrade en Ligue des Champions le 9 décembre 2003 dans un contexte tout aussi compliqué qu’à Istanbul, c’est à tout juste vingt ans qu’il a vécu son baptême du feu en coupe d’Europe. Il était d’ailleurs le premier Olympien à chauffer les gants d’Alexander Nübel, après une entame tonitruante des Stambouliotes.
Déjà buteur contre Strasbourg, lors de la première journée de Ligue 1, Keyliane Abdallah devait signer ses débuts continentaux en y allant de son but, à la demi-heure de jeu.
Cela aurait pu être parfait pour l’OM s’il n’y avait eu les habituelles petites erreurs qui plombent l’entame de saison phocéenne et championnat. Avec des pertes de balle trop rapides. Dont une avait permis à Junior Olaitan d’envoyer Ilhan Fakili ouvrir le score. Toutefois, le jeu marseillais ne se délitait pas, et l’égalisation était des plus logiques.
Elle a même coupé les ailes des aigles noirs, qui ont eu du mal à se retrouver. Jusqu’à cette occasion de leur capitaine Orkun Kökçü, que Jeffrey de Lange sortait de manière magistrale juste avant le repos.
L’OM avait su contenir, puis tenir face à un Besiktas pas toujours inspiré dans son utilisation du ballon. Allant jusqu’à semer le doute chez leurs adversaires.
Trois minutes infernales
Des adversaires qui se remplumaient juste avant l’heure de jeu. En trois minutes, la défense phocéenne retombait dans ses travers, laissant Vaclav Cerny puis Michaël Murillo creuser l’écart, juste avant l’heure de jeu. Après avoir été proches du KO, les Stambouliotes venaient de renverser la vapeur, infligeant un double coup d’assommoir à un OM payant cash la moindre erreur.
La galère phocéenne se dirigeait vers un nouveau naufrage dans le Bosphore, le troisième en quatre passages sous la Sublime Porte. Les entrées d’Amine Gouiri et Igor Paixão n’y changeaient rien. La dynamique de la fin de match était dans le berceau de Besiktas. Alors que les Marseillais n’avaient plus d’énergie.
Besiktas 4 (1)
OM 1 (1)
1re journée de Ligue Europa
Stade Tüpras (40 000 spectateurs environ)
Arbitre : A. Colombo (ITA).
Buts : Faklili (15), Cerny (56), Murillo (59), Poku (81) pour Besiktas, Abdallah (30) pour l’OM.
Avertissements : Agbadou (10) à Besiktas, Harit (72) à l’OM.
BESIKTAS : Nübel – Murillo, Agbadou (Djalo, 46), Töpçu, Ouattara – Olaitan (Miretti, 83), Ozcan, Kökçü ( c , Ndidi, 71) – Cerny (Poku, 70), Vlahovic, Fakili (Ho, 83).
Entraîneur : V. Italiano
OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Cornelius (Aguerd, 67), Garcia (Emerson, 58) – Höjbjerg, Gomes (Paixão, 58), Abdelli – Abdallah (Mmadi, 83), Maupay (Gouiri, 67), Harit
Entraîneur : B. Genesio
Lyon avait montré la voie aux Marseillais
L’OM n’est pas le seul club français engagé en Ligue Europa.
Lyon et Rennes sont également dans la course de la phase principale de la compétition. Ces deux équipes ont aussi débuté par un déplacement. Hasard du calendrier, c’est face à des prochains adversaires des Phocéens qu’ils étaient opposés.
Lyon était à Anderlecht, au Parc Astrid, de triste mémoire pour l’OM, les Gones se sont imposés 2-1.
Rennes était à Graz, où les Bretons se contentent d’un nul (0-0). Franck Haise, l’entraîneur rennais, y dirigeait son 17e match européen, et n’a toujours pas connu la victoire.
M.Ga.