Tag: LGBTQI

  • À Nîmes, le Refuge ouvre une porte aux jeunes LGBT+

    À Nîmes, le Refuge ouvre une porte aux jeunes LGBT+

    Il suffit parfois d’une phrase, d’une porte qui claque, pour qu’une vie bascule. Pour les jeunes LGBT+ rejetés par leur famille, parfois poussés vers la rue, la Fondation le Refuge veut désormais être une présence visible dans le Gard. Créée le 7 mai à Nîmes, sa délégation entend offrir écoute, accompagnement et protection à celles et ceux qui ne savent plus vers qui se tourner.

    Reconnue d’utilité publique, la Fondation le Refuge accompagne depuis plus de vingt ans des jeunes LGBT+ victimes de violences, de discriminations ou de rupture familiale. Après Montpellier, Avignon ou Toulouse, l’antenne gardoise vient combler un vide. « Il y avait un vrai besoin ici », souligne Nicolas Caseiro, responsable de la délégation. Dans un département où la ruralité pèse parfois sur les silences, le coming out peut devenir une épreuve redoublée. Le regard des autres y semble plus proche, plus dense, plus difficile à fuir.

    Écouter et protéger

    Pour l’heure, la délégation gardoise n’ouvrira pas de places d’hébergement propres. Les jeunes pourront toutefois être orientés vers les dispositifs existants dans la région. À Nîmes, l’urgence est d’abord de créer un point d’appui : « Recruter des bénévoles, trouver un local, tisser des liens avec les associations, les établissements scolaires, les services publics et les collectivités. »

    Car derrière les sigles et les débats publics, il y a des existences suspendues. Des jeunes qui n’osent pas parler. D’autres qui fuient. D’autres encore qui reconstruisent, pas à pas, un logement, un emploi, une confiance. À eux, le Refuge adresse un message simple, presque vital : « Vous n’êtes pas seuls. »

    Contact : Fondation le Refuge,
    09.39.03.63.03., 7
     jours sur 7,
    de 8h à minuit.

  • « L’homophobie est minimisée »

    « L’homophobie est minimisée »

    Deux jours après la marche des fiertés d’Avignon, l’association organisait, ce lundi midi, un rassemblement devant le tribunal pour réclamer « Justice pour Micka ». « Nous contestons la décision du caractère non homophobe de l’agression, tous les quatre jours en France il y a un guet-apens homophobe, ce n’est pas acceptable, déplore Paul Zagacki. Micka était visé parce qu’il était gay et à cause des clichés liés à l’homophobie comme quoi les gays sont pus faibles, moins entourés et plus riches. » Les militants espèrent qu’au cours du procès les faits soient requalifiés avec le caractère homophobe. « L’homophobie est minimisée, en 2026, le combat ne s’arrête pas », regrette-t-il.

  • Piège mortel visant un gay : les profils chaotiques des accusés

    Piège mortel visant un gay : les profils chaotiques des accusés

    C’est un enchevêtrement de deux affaires que la cour d’assises de Vaucluse doit démêler et juger jusqu’à lundi prochain. Avec, en fil rouge, des guets-apens conduisant à des vols avec violences et armes sur deux victimes homosexuelles, dont l’une est décédée le 5 mars 2023 dans son appartement de Sorgues. Six personnes, dont quatre actuellement détenues, sont jugées depuis ce lundi. Il est important de noter qu’à ce stade, le caractère homophobe n’a pas été retenu comme circonstance aggravante, mais ce point sera abordé lors du procès et pourra toutefois être ajouté.

    « Justice pour Micka », scande le pôle LGBT de Vaucluse, qui dénonce « un guet-apens homophobe » et organisait, lundi midi, un rassemblement devant le tribunal d’Avignon (lire ci-contre). Dans la même veine, trois associations de défense des homosexuels (Stop homophobie, Famille LGBT et Mousse) se sont portées partie civile. Comme dans l’affaire Pelicot, c’est par le site coco.fr que Intissar A., Aymène L. et Malek E. sont entrés en contact avec les victimes. Dont Mickael R., chef de salle de presque 31 ans, retrouvé mort sur sa mezzanine, la tête ensanglantée. L’autopsie conclura à un décès par étouffement causé par un coussin. La cour devra déterminer la responsabilité d’Intissar A. et Aymène L., poursuivis pour meurtre, vol avec arme et extorsion. Lundi, les deux ont reconnu les vols, mais se sont dédouanés du meurtre. À un degré bien moindre, leurs compagnes de l’époque Laurine C. et Marie-Sarah M., sont poursuivies pour complicité de vol.

    La seconde victime jette l’éponge

    Cette 1ère journée a permis à la présidente, Laurène Dorlhac, de dresser les premiers traits des personnalités. Laurine C., 26 ans, seule parmi les accusés à n’avoir aucun antécédent judiciaire ni connu la prison, semble avoir fréquenté la mauvaise personne, Intissar, Tunisien vagabond et délinquant, au mauvais moment. Ayant grandi « dans un contexte aimant », selon la présidente, Laurine était en couple avec Intissar depuis deux mois au moment du meurtre. « Je reconnais les faits, j’ai beaucoup de honte et de regrets et je présente mes excuses à la famille [du défunt] », lâche-t-elle. Laurine et Marie-Sarah auraient accompagné leurs compagnons chez Mickael. La victime pensait accueillir deux hommes pour un plan sexuel quand Intissar et Aymène voulaient la « carotter », autrement dit lui vendre du Doliprane à la place de la drogue. Divers objets (montre, tablette, téléphones…) ont aussi été dérobés.

    Laurine et Marie-Sarah auraient cependant quitté le domicile de la victime avant le meurtre, sans, à l’issue, que leurs compagnons d’alors ne leur en parlent. À l’inverse de Laurine, Marie-Sarah a un parcours beaucoup plus chaotique, « dans un contexte familial carencé et violent ». À presque 26 ans, elle est déjà mère de quatre enfants de trois pères différents, dont le 3e, issue de sa relation avec Aymène, est né lorsqu’elle était incarcérée jusqu’en décembre 2023. Mais le pivot central des affaires reste Intissar, déjà sorti de prison quelques mois avant le meurtre de Sorgues et décrit comme violent, infidèle et toxique dans sa relation avec Laurine. Ce que l’intéressé reconnaît du bout des lèvres.

    Il est aussi cité dans la seconde affaire. Un même mode opératoire mené le 14 mars à Avignon, ciblant Cyril C., lui aussi homosexuel. Dépouillé et violenté, ce dernier ne s’est finalement pas constitué partie civile. « Je veux laisser ça derrière », a-t-il confié en ouverture de l’audience. Il devrait toutefois témoigner jeudi. Outre Intissar, Malek E. est poursuivi pour extorsion et séquestration. Jordan V., actuellement détenu pour autre cause, doit aussi répondre de récidive de complicité.

  • Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Pour cette quatrième édition de la marche des fiertés organisée
    à 100% par une quinzaine d’associations, dont le pôle LGBT Vaucluse, le défilé s’est élancé depuis la place Pie jusqu’à la Porte Saint-Lazare dans un élan de fraternité. L’objectif, défendre les droits de la communauté LGBT+ mais aussi promouvoir une société de paix et d’amour. Un rassemblement qui a aussi été l’occasion de protester contre la montée de l’extrême droite et dans lequel était présent le député LFI Raphaël Arnault.

  • [Marche des fiertés] « Montrer qu’on peut se réapproprier la rue »

    [Marche des fiertés] « Montrer qu’on peut se réapproprier la rue »

    D’abord créée par le collectif d’association Freedom 05, il y a dix ans, la Pride de Gap est depuis trois ans mise en place par le Planning familial 05, agréé centre LGBTQIA+ par le gouvernement en avril dernier. Il est la seule structure de ce type dans toutes les Alpes du Sud. « Dans les Hautes-Alpes, il y a une difficulté, en particulier chez les moins de 18 ans, à pouvoir dire qu’ils sont LGBT. Récemment, une lycéenne qui vit dans une vallée, nous disait “moi, là où j’habite, il ne vaut mieux pas en parler”, explique Camille Theureau, du Planning Familial de Gap. Au lycée ou au collège, c’est compliqué de trouver des pairs, surtout quand on peut pas se déplacer. Les réseaux sociaux permettent de créer des liens mais ont leurs limites. »

    Un discours de haine en hausse

    L’association agit d’abord comme porte-voix pour permettre aux personnes concernées de parler mais aussi d’être aidées et conseillées, notamment en milieu scolaire dans le cadre de l’éducation à la vie affective et sexuelle. « On s’efforce aussi d’avoir un discours auprès des personnes qui tiennent des propos homophobes ou transphobes, détaille Camille Theureau. Dans ce contexte, la Pride permet de faire nombre, de faire se rencontrer celles et ceux qui vivent les mêmes choses, de montrer qu’on peut se réapproprier la rue, un endroit excessivement dangereux pour une personne LGBT, et de ne plus avoir peur. »

    Dans son action, elle explique être confrontée à la montée de discours de haine. « On a déjà été attaqués. Il y a eu des crachats et un bris de glace sur notre vitrine qui affiche un drapeau LGBTQIA+, raconte Camille Theureau. Lors des interventions auprès du public, je constate aussi un clivage plus fort avec une parole d’extrême droite plus dure, des paroles de haine, et beaucoup de transphobie. » Dans le même temps, elle dit observer aussi beaucoup de réflexion et de bienveillance sur le sujet, chez les plus jeunes. « C’est assez genré, c’est plus du côté des filles que des garçons, rapporte-t-elle. Mais la vérité sur notre territoire, c’est que ces jeunes-là, s’ils ont l’opportunité de partir, ils vont le faire. Alors que ceux qui ont des discours de haine restent bien ancrés. »

  • À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    « Toujours là, parce que c’est encore nécessaire. » Plus d’un demi-siècle après les émeutes de Stonewall aux États-Unis, qui ont lancé dans le monde les luttes pour les droits des homosexuels, bisexuelles et transgenres, le combat reste d’actualité. « Cela va l’être encore un moment car quand les idées d’extrême droite poussent et arrivent au pouvoir, les droits des minorités et des femmes sont attaqués en premier », constate Aurélie Créa, coordinatrice de la marche des fiertés pour le pôle LGBT de Vaucluse.

    Ce samedi 30 mai, la structure organise la 4e édition de la marche des fiertés à Avignon. « Elle est organisée à 100% par une quinzaine d’associations, cette année un gros travail a été mené sur les chars et tous les artistes sont nouveaux sur notre manifestation », synthétise la coordinatrice. Fini aussi les concerts dans l’espace public, direction le tiers-lieu la Scierie. Le démarrage est prévu à 15h avec les stands associatifs sur la place Pie avant la grande marche à 17h qui traversera les rues Carnot et Carreterie jusqu’à la place Saint-Lazare. Suivra donc la soirée, en entrée libre, à la Scierie jusqu’à 1h, où des stands seront également installés.

    Un moment festif et militant « pour diffuser le message à ceux qui n’ont pas conscience de l’impact de la poussée de l’extrême droite ». Tout dernièrement, suite à l’élection du RN ou de la droite extrême aux municipales à Faches-Thumesnil (Nord) et Elne (Pyrénées-Orientales), les maires ont fait enlever les drapeaux arc-en-ciel de l’Hôtel de ville, repeint en blanc un passage piéton arc-en-ciel, voire carrément annuler la marche des fiertés. « Cette levée des symboles pousse à légitimer ceux qui sont là pour casser du PD », déplore Aurélie Créa.

    À deux jours d’un procès attendu

    Les militants sont déterminés « à garder leurs droits » alors qu’en décembre le pôle LGBT avait une nouvelle fois été tagué sans, à ce stade, d’avancée d’enquête malgré un dépôt de plainte. Les associations suivront de près le procès aux assises d’Avignon, qui s’ouvre pour une semaine ce lundi 1er juin, de six individus soupçonnés d’avoir agressé des homosexuels dont l’un avait été tué, en mars 2023 à Sorgues. Mi-avril, deux frères avaient été condamnés à de la prison ferme à Avignon pour avoir organisé des guets-apens homophobes.

    LES RENDEZ-VOUS EN RÉGION

    Aix-en-Provence

    La marche des fiertés de l’association Aix Vanguard se déroulera samedi 6 juin. Le départ est prévu sur la place de l’Hôtel de Ville à 14h30.

    La Ciotat

    C’est à 19h que la marche organisée par l’association collégiale l’Éventail débutera. Départ prévu à la Chaudronnerie samedi 6 juin.

    Toulon

    La marche du collectif Fiertés Toulon se déroulera samedi 13 juin. Le départ est prévu pour 17h, à la place d’armes. L’itinéraire au cœur du centre-ville reste le même que l’année précédente. Le cortège comptera 3 chars dont deux avec DJ sets. Un arrêt avec un sitting et une minute de silence se fera devant la mairie en mémoire à toutes les victimes des LGBT phobies.

    Marseille

    Fierté Marseille Organisation prévoit, samedi 4 juillet, sa marche LGBTQIA+ intitulée « Aucune marche arrière ». Le circuit débutera à 16h30, Place Castellane, et se poursuivra sur la rue de Rome jusqu’à la Canebière. Le cortège continuera ensuite vers le Quai de la fraternité, puis sur le Quai du Port, pour enfin, se terminer devant l’Hôtel de Ville.

    Calypso Sadousty

  • À Montpellier, les acteurs de la scène queer se retirent de la Pride

    À Montpellier, les acteurs de la scène queer se retirent de la Pride

    « Nous alertons sur des dysfonctionnements structurels qui empêchent la Pride de Montpellier d’être véritablement représentative de la communauté queer locale », annonce d’emblée le communiqué unitaire signé par Nuit Brune, Dragnigni, Folle de Rage, La Madrediosa, La Ruche, Support your local Girl Gang, VX Production et Queer Marche.

    Dans ce texte, intitulé « La Pride au peuple », ces acteurs de la scène queer, drag et militante montpelliéraine souhaitent mettre au clair les raisons de leur retrait collectif de la marche des fiertés qui aura lieu les 19 et 20 juin.

    Entre intimidations

    et pression financière

    Ces problèmes ne datent apparemment pas d’hier et leur gravité n’a eu de cesse de se révéler, notamment lors de la Queer Night 2026, le 1er avril dernier. Cet événement organisé par l’association Fierté Montpellier Pride et leur directeur artistique, au cœur des problèmes énoncés, a mis en évidence un fonctionnement déjà bien connu des acteurs en question : « Un système dans lequel une personne non élue par les adhérents peut se retrouver avec un poids déterminant sur des décisions artistiques, financières, relationnelles ou médiatiques qui concernent toute la communauté. »

    « Dans notre communiqué nous avons parlé de pressions, de risques de blacklist, de menaces autour de bookings, de pressions juridiques liées à l’usage du mot “Pride” et de situations où l’argent ou la visibilité deviennent levier de pouvoir », précisent conjointement les structures signataires. Un fonctionnement qui n’est pas inconnu au sein de l’association : « Fierté Montpellier Pride a commandité l’an dernier un audit interne qui révèle, noir sur blanc  : “une gouvernance manquant de clarté”, “une communication et une gestion relationnelle dysfonctionnelles”, “des tensions psychosociales », et une présidence “trop incarnée”. » Si cette prise de parole sonne comme un ras-le-bol des acteurs de la communauté queer, ces derniers rappellent que c’est avant tout une volonté que la Pride « soit construite avec la communauté qui lui donne son sens. »

  • Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse

    Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse

    SOS Homophobie tire la sonnette d’alarme. Lors de la précédente publication de son rapport annuel, l’association alertait sur la montée « de courants réactionnaires et conservateurs véhiculant une parole hostile de plus en plus décomplexée, cautionnant ainsi des violences et discriminations répercutées dans la société ». Un an plus tard, elle fait état d’un « climat de plus en plus anxiogène et délétère ».

    Et pour cause, ce sont 1 771 cas de LGBTIphobies qui sont recensées dans cette 30e édition de cet ouvrage publié lundi, soit près de 200 de plus qu’en 2024. Parmi les témoignages récoltés, celui de Pierre, la quarantaine, qui vit en zone rurale près d’Aix-en-Provence. Sans emploi depuis six ans, il dit avoir été « “contraint de partir” de son ancien poste de vendeur, “à cause de rumeurs et de harcèlement au travail du fait de son homosexualité” », relate le document. « Il raconte, par exemple, qu’un collègue lui avait raconté qu’un homosexuel de son entourage venait de se suicider, et que c’était pour lui la meilleure chose à faire », note SOS Homophobie.

    Sont exposés au fil des pages, de nombreux témoignages de personnes vivants dans le « sud » de la France. Comme par exemple celui de Sarah, une femme trans lesbienne, en couple. « Depuis plus de trois ans, des jeunes d’extrême droite qui habitent son immeuble ne cessent de l’insulter et de l’agresser. Elle a déjà reçu plusieurs menaces de mort, ainsi que des coups de poing. Ces agressions ont commencé quand elle a emménagé avec sa compagne », peut-on lire dans le rapport. Sur les 280 personnes trans tuées dans le monde en 2025, 90% sont des femmes.

    L’association française fait état d’un contexte politique qui « ne laisse pas présager un avenir meilleur pour les personnes LGBT ». Et ce, à un an d’une élection présidentielle où l’extrême droite est au plus haut dans les sondages.

  • « Il faut des campagnes de sensibilisation grand public »

    « Il faut des campagnes de sensibilisation grand public »

    « Le climat est hostile en ce moment. Quelles que soient les discriminations, la montée des courants conservateurs et de l’extrême droite favorisent la libération de la parole », dénonce Stéphane Bernard, le coprésident de l’association organisatrice de la Pride à Marseille. Ce dernier fait le lien, comme l’adjointe à la Ville de Marseille déléguée aux luttes contre les discriminations, Marie Batoux, entre la libération de la parole et la hausse des violences : « Que ça soit de manière anonyme sur les réseaux sociaux avec une violence verbale ou des violences physiques comme on peut le voir, c’est en augmentation. »

    Côté terrain, il insiste sur un grand « manque de prévention » qui pourrait réduire ces violences. « Le gouvernement, via la Dilcrah [Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT Ndlr], a mis une certaine pression sur les différentes plateformes et sites de rencontre pour mieux protéger de ces actes. Mais il faudrait des campagnes qui s’adressent à un plus grand public, pour expliquer que les guets-apens dont on parle peuvent s’étendre à tout le monde », développe-t-il.

    Celui qui « intervient en milieu scolaire » insiste sur la nécessité d’une « sensibilisation » aux questions de harcèlement ou de consentement, par exemple via le programme Evars (Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité). « Il n’y a pas assez de volonté politique », martèle-t-il, visant « le rôle de l’État ».

  • « Il faut travailler sur toutes les formes de discrimination »

    « Il faut travailler sur toutes les formes de discrimination »

    Si elle note que « beaucoup de choses ont été réalisées lors de la 1ère mandature », citant notamment la mise en place du Centre LGBTQIA+ en 2023, elle souhaite en premier lieu « établir avec les associations une feuille de route pour définir les priorités » et veut faire un « gros travail de diagnostic à faire avec les acteurs concernés ». « Il faut accompagner, renforcer l’accompagnement et écouter l’ensemble du tissu associatif, que la Ville les accompagne sur leurs propres diagnostics », développe-t-elle. Sur les guets-apens homophobes spécifiquement, elle analyse : « Ce qui est très inquiétant c’est la libération de la parole que permettent la présence et les propos d’élus du Rassemblement national. Ce côté masculiniste qu’ils enclenchent ouvre la porte à ce genre de violences, de guets-apens qu’on a connus y compris à Marseille. »

    Une « libération de la parole » qui contribue à ses yeux, plus ou moins directement, à « légitimer des groupes masculinistes très actifs sur les réseaux sociaux et légitimer leurs paroles qui posent vraiment question, sur la place des femmes dans la société ou pour les minorités genrées… ». Concrètement, elle a dans le viseur deux points : « Permettre d’avoir des politiques éducatives qui travaillent sur les formes de discrimination » et « sanctuariser les lieux safe ».