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  • [ Entretien] Pour protéger la biodiversité de l’océan, peut-être faut-il l’écouter »

    [ Entretien] Pour protéger la biodiversité de l’océan, peut-être faut-il l’écouter »

    La Marseillaise : Vous montrez que le son produit par un poisson – « Argyrosomus japonicus » – nous le rend plus impressionnant, intelligent et sensible. Est-ce que vous vous attendiez à un tel effet du son ?

    Anne-Sophie Tribot : Cela confirme ce que j’avais pu tester de manière informelle lors d’activités de médiation auprès du public dans des aquariums : quand nous faisions écouter des sons aux visiteurs, cela suscitait de l’étonnement, de la curiosité et faisait travailler l’imagination. Nous savons que les sons émis par les animaux peuvent générer de l’affect positif. C’est bien documenté chez les oiseaux.

    Qu’est-ce qui provoque cette réaction ?

    A.-S.T. :C’est ce que nous aimerions approfondir. Est-ce parce qu’on trouve que c’est un beau bruit ? Parce qu’on l’associe à un animal en particulier ? Parce qu’il nous évoque quelque chose ? Il faudrait faire cela pour différentes espèces et différents types de sons et observer quelles réactions cela provoque. Nous voudrions aussi étendre l’étude à des paysages sonores sous-marins.

    C’est-à-dire ?

    A.-S.T. : Ne pas nous limiter à une espèce mais faire des assemblages d’espèces. C’est intéressant en termes de médiation car la dimension sonore des océans est méconnue. Et pour cause, c’est un espace plus difficilement accessible que l’espace terrestre. Au-delà des sons produits par les mammifères marins
    –baleines, dauphins…-, on connaît peu les bruits de l’océan. Or, il est loin d’être le « monde du silence ». L’écouter peut être un bon levier pour protéger la biodiversité qui le peuple.

  • La nature invite à sa fête annuelle

    La nature invite à sa fête annuelle

    Visites guidées de parcs, ateliers jardinage, balades naturalistes, événements festifs… Du 20 au 25 mai, les rendez-vous sont nombreux et gratuits dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes. Mer ou montagne, en famille ou en solo, il y en a pour tous les goûts, le site internet dédié permet de se localiser les activités et de pouvoir s’inscrire si besoin.

    Vaucluse

    La communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat décide de prendre un peu d’avance et dès ce samedi 16 mai organise sa 1ère fête de la nature ouverte à tous et gratuite à Althen-des-Paluds de 9h à 17h. Autour du Ventoux, là encore, on décide de prendre un peu d’avance en proposant du 16 au 17 mai, des bivouacs pour Sault et Bédoin sur les traces du loup. Peut-être, aura-t-il un œil sur vous ! Pierre Peyret le guide propose de pister la bête à petits pas en forêt du Ventouret. Ecouter, observer, espérer un indice, l’animal est peut-être là…

    Alpes

    Dans les Alpes-de-haute-provence, à Digne-les-Bains du 20 au 23 mai, ballades, peintures végétales, découvertes du castor ou encore ballade naturaliste pour découvrir les oiseaux. Du côté des Hautes-Alpes, dès le mercredi 20 mai, une balade découverte de la biodiversité de la Durance avec des agents de l’Office français de la biodiversité est proposée à Rochebrune. Le vendredi 22 mai, c’est à Crévoux qu’a lieu l’inauguration de la Mare de Champ Olivier.

    Var

    De La Seyne-sur-Mer jusqu’à Ramatuelle, les propositions ne manquent pas. La ville de Toulon propose une ballade immersive au Mont-Faron le 22 mai dès 9h45, soit un parcours de moins de 2 km, au cœur d’une pinède et d’essences méditerranéennes variées. Du 23 au 24 mai, les Salins à Hyères et le conservatoire du Littoral sont un incontournable pour un dépaysement total entouré de flamants roses.

    Bouches-du-Rhône

    À moins que l’appel du Verdon ne vous entraine dans une balade naturaliste. Vauvenargues, la Sainte Victoire, Arles, Aix-en-Provence ou bien Marseille et les Calanques ? Vous êtes bien dans les Bouches-du-Rhône. Les propositions sont très variées, et il est conseillé de consulter le site de la fête de la nature pour choisir au mieux. Et pour ne rien oublier, la ville de Marseille participe cette année encore au City Nature Challenge. Aux côtés de centaines d’autres villes du monde entier, Marseille va relever le défi lancé par l’Académie des sciences de Californie et le Muséum d’histoire naturelle du Comté de Los Angeles pour valoriser et préserver la biodiversité en collectant le plus d’observations possibles d’espèces végétales et animales avec iNaturalist. Du Frioul au Parc urbain des Papillons, en passant par la ferme du Collet des Comtes de nombreuses sorties encadrées sont proposées. En participant, chacun peut découvrir et faire savoir l’incroyable richesse naturelle du territoire communal, à terre, sur le littoral et en mer. Tout est possible, le territoire vous ouvre grand les bras !

    Fetedelanature.com ressence ville par ville toutes les initiatives labelisées.