Tag: Les Minots

  • Marcel Dib, un cœur partagé entre l’AS Monaco et l’OM

    Marcel Dib, un cœur partagé entre l’AS Monaco et l’OM

    L’affiche de la 16e journée de Ligue 1 entre l’OM et l’AS Monaco, dimanche soir, va lui rappeler de mémorables souvenirs. Marcel Dib, milieu de terrain relayeur, l’un des meilleurs de sa génération, fait partie des 66 joueurs à avoir évolué dans les deux camps.

    Le minot de Marseille, formé à l’US Michelis et à l’USL Premier Canton, a d’abord évolué au sein du club princier, à partir de 1985, après quatre saisons au Sporting Club Toulon. « Ce n’était pas forcément la joie mes premières années à Monaco », lance-t-il, sous les ordres de Lucien Muller, puis du légendaire entraîneur roumain Stefan Kovacs, avant de connaître le déclic avec l’arrivée du jeune Arsène Wenger à la tête de la formation monégasque.

    Le technicien alsacien, qui débarquait des Chardons de l’AS Nancy-Lorraine, avait déjà des principes bien à lui. « Il a toujours aimé jouer dans son 4-4-2 ou dans son 4-3-3, dans une défense à plat. Il aimait avoir de bons jeunes et les lancer avec des joueurs d’expérience. Il a toujours maîtrisé son groupe en entraînement. Il y avait de la discipline, mais il laissait de la liberté aux anciens. Il avait confiance en ses joueurs, sans mettre trop de pression », développe Marcel Dib, persuadé que la rigueur de Wenger a permis au club du Rocher de remporter le championnat de France 1988, puis la Coupe de France 1991, avant d’être finaliste de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe face au Werder Brême, l’année suivante. « Il y a eu beaucoup de grands joueurs à cette époque-là », insiste le milieu marseillais, en pensant notamment à la puissance et au talent de buteur du Roi George, père de l’actuel latéral olympien Timothy Weah. « ça a permis de créer une rivalité entre nous et les joueurs de l’OM qui formaient l’ossature de l’équipe de France », ajoute l’homme aux six sélections en Bleus.

    Le sauveur du Boss

    En 1993, Marcel Dib a quitté le club princier afin de rejoindre les Girondins de Bordeaux. Après une saison aux côtés des jeunes Christophe Dugarry, Bixente Lizarazu et surtout Zinédine Zidane, le milieu de terrain a répondu favorablement à l’appel du « Boss », Bernard Tapie, pour tenter de réaliser « ce que beaucoup pensaient impossible » : remonter l’OM en Première division suite à la célèbre affaire VA-OM.

    « Franchement, j’ai hésité, avoue celui qui portera le brassard de capitaine. Je me suis demandé si je pouvais, à 34 ans, réaliser ce challenge. Je me suis impressionné moi-même d’avoir fait tous ces matches sans être blessé. Mais on y est parvenus, alors que le club était en plein dépôt de bilan au terme d’une affaire qui a secoué le monde du football et que les huissiers venaient dans les vestiaires », poursuit-il, avec le souvenir du dernier match de la saison 1995-1996 face à Sochaux. « Ce jour-là, j’ai sans doute vécu un rêve », glisse Dib. « Les Minots avaient réalisé quelque chose de grand, mais, nous, on a accompli un exploit que personne ne pouvait s’imaginer. »

    François Letexier au sifflet d’OM – Monaco

    Dernière ligne droite pour l’OM dans cette année civile 2025, avant de se déplacer à Bourg-en-Bresse pour disputer le 32e de finale de la Coupe de France, le 21 décembre. Les protégés de Roberto De Zerbi vont recevoir l’AS Monaco, dimanche (à 20h45), pour le compte de la 16e journée de Ligue 1. Ce match permettrait aux Olympiens, en cas de victoire ou si Lille craque à Auxerre, de conforter leur troisième place en Ligue 1. François Letexier, arbitre expérimenté du championnat de France, sera au sifflet de cette rencontre face aux Monégasques. Une décision qui fait débat, puisqu’il avait arbitré le Classico OM-PSG en octobre 2024 et avait expulsé l’international marocain Amine Harit pour un pied haut sur le défenseur brésilien Marquinhos.

  • Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Au cœur du quartier Corot, dans le 13e arrondissement de Marseille, se cache désormais un trésor bien gardé. Celui d’un complexe sportif flambant neuf, nommé en hommage à Félix-Weygand, militant syndicaliste et Résistant, qui va profiter à l’association des Minots de Marseille. Cette dernière est née en 2020 de la fusion des clubs du CA Saint-Just et de l’USC Minots du Panier. L’association y dispose de son siège, son bureau administratif et son club-house, permettant d’accueillir chaque semaine ses 610 adhérents pour des rencontres et des entraînements.

    En plus du terrain de football à onze déjà existant, le site s’enrichit d’un nouveau terrain annexe, dédié à la pratique du football à huit, et d’un nouveau terrain de futsal en plein air, unique à Marseille. Il a été co-financé par la Ville de Marseille, la Fondation Treizième Homme de l’Olympique de Marseille représenté par le président Pablo Longoria, la Fondation CMA CGM et la Ligue Méditerranée de Football, représentée par Éric Borghini. Avec la rénovation des vestiaires, de la tribune et des deux terrains synthétiques, la Ville de Marseille a investi près d’1,5 million d’euros pour finaliser le complexe, comptabilisé parmi les 28 équipements sportifs rénovés ou reconstruits depuis 2020.

    « Les éducateurs

    nous comprennent »

    « On est très fiers d’être doté de telles infrastructures », se réjouit Guillaume Boina, président des Minots de Marseille, le club qui compte le plus de licenciés en futsal au sein de la cité phocéenne. « Notre objectif, aujourd’hui, est de pérenniser nos activités, parce qu’on a évolué très vite. Nous mettons un point d’honneur à être un acteur social important dans la vie de notre territoire via des actions que nous réalisons, comme des forums pour l’emploi avec des acteurs du monde sportif », souligne le dirigeant, animé par le désir de permettre aux jeunes des quartiers avoisinants de devenir « de bons citoyens ».

    « Le sport est le meilleur vecteur d’insertion sociale pour nos jeunes, surtout quand on connaît la délinquance présente dans notre ville », martèle Salim, éducateur socio-sportif en charge de la catégorie U9 (moins de 9 ans), conscient que le football a permis à certains de connaître une autre vie et, ainsi, « s’éloigner du mauvais chemin ».

    « Le football, ça commence petit et ça commence dans de la dignité. On y apprend la vie, mais on doit l’apprendre dans de bonnes conditions. Pour nous, les conditions dans lesquelles on apprend le football sont essentielles », développe Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, fier de « refaire ce qui avait été laissé comme ça, de manière un peu indigne », pour la jeunesse phocéenne.

    « Pendant des années, ce côté social s’est éteint et, aujourd’hui, les clubs de foot arrivent à raviver cette flamme-là. C’est important d’utiliser ce sport populaire et aimé de tous pour pouvoir aider un maximum de jeunes et les tirer vers le haut », ajoute Salim, lucide sur le fait qu’une association comme les Minots de Marseille dépasse les frontières du sport. Le club s’investit au quotidien dans de nombreux projets sociaux comme l’aide aux devoirs, des formations d’encadrement et d’arbitrage, des actions solidaires, ou encore à travers des opérations de sensibilisation pour la lutte contre le harcèlement et la violence dans le sport. « Les éducateurs nous comprennent », insiste Jawad, 13 ans, reconnaissant du travail qu’accomplissent les éducateurs au quotidien. Salim était son entraîneur, il y a quelques années, et a eu un impact dans sa vie. « C’est comme mon grand frère », lance le jeune homme.