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  • Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Sur 441 votants, Jean-Michel Arnaud a récolté 334 voix (77,49 % des suffrages exprimés). Loin derrière, le candidat Écologiste Jean-François Baudin, soutenu par le PS et le PC, a reçu un total de 48 voix (11,14 %). Le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie a recueilli 29 voix (6,73 %). Michel Pons, investi par LFI, s’en sort avec 20 voix (4,64 %). « Ce soutien massif est bien le reflet de notre travail de ce dernier mandat, a déclaré Jean-Michel Arnaud à l’issue du scrutin. Nous continuerons de porter les sujets importants de ce département, comme l’adaptation au changement climatique, la question du logement et la réussite des Jeux olympiques 2030.»

    Agathe Di Lenardo

  • Dans les Hautes-Alpes, le sénateur sortant centre droit, favori de l’élection

    Dans les Hautes-Alpes, le sénateur sortant centre droit, favori de l’élection

    Quatre hommes, de la gauche à l’extrême droite, se disputent l’unique siège de sénateur des Hautes-Alpes. Les regards sont principalement tournés vers le candidat Jean-Michel Arnaud, le sénateur sortant, qui se présente sous la bannière des Centristes et est soutenu par la droite. Il se présente aux côtés de Christine Maximin, maire de la commune de Baratier. Bien qu’il siège au sein de la majorité sénatoriale, il dit ne représenter aucune sensibilité politique et s’entendre avec tout le monde, « sauf avec La France insoumise et le Rassemblement national ». Conseiller municipal à Tallard, il est le favori logique de cette élection, puisque les deux principales villes du département Gap et Briançon sont toutes les deux dirigées par des équipes municipales de droite. S’il est serein et confiant, il affirme tout de même que « même les grands favoris se cassent parfois la gueule ». Jean-Michel Arnaud se dit être très proche des élus locaux, une qualité que même ses adversaires ne réfutent pas, bien qu’ils ne partagent pas toutes ses idées.

    Souhaitant proposer une alternative de gauche face au sénateur sortant, Jean-François Baudin représente Les Écologistes et est soutenu par le Parti socialiste et le Parti communiste. Le conseiller municipal de Guillestre a pour suppléante Joëlle Vatain.

    La France insoumise n’a pas souhaité rejoindre les rangs de l’alliance de gauche, au regret de Jean-François Baudin : Michel Pons, conseiller municipal de Manteyer, représente le parti avec sa suppléante Andrée Resterenko. De l’autre côté du spectre politique se trouve le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie, avec sa suppléante Déborah Laroche.

    Michel Pons comme Jérôme Sainte-Marie se veulent réalistes, et sont conscients que leur chance de rivaliser avec Jean-Michel Arnaud est minime. Tous les deux ont tout de même choisi de se présenter pour diffuser leurs idées durant la campagne, et espérer développer la présence de leur parti respectif sur le territoire.

    Agathe Di Lenardo

  • Les Centristes aux côtés de Martine Vassal à Marseille

    Les Centristes aux côtés de Martine Vassal à Marseille

    Dans les nouveaux locaux de campagne du cours Pierre-Puget, le chef de file des Centristes, Bruno Genzana, l’affirme très clairement : « Le centre est aujourd’hui clairement engagé au côté de Martine Vassal. Et si ce n’est pas avec Martine Vassal, je ne sais pas avec qui il peut être ! » Au côté du président de son parti Hervé Morin, le conseiller régional déplore l’absence de son camp depuis 2020 dans l’hémicycle municipal pour la première fois, et dénonce une alliance inévitable du Printemps marseillais avec les insoumis pour le second tour. « Malheur à ceux de nos amis qui seraient tentés d’aller dans cette aventure : ils seront les dindons de la farce quand il faudra rayer les noms de la liste, car les insoumis auront un appétit d’ogre ! », lance Bruno Genzana.

    Hervé Morin après lui souscrit pleinement à l’alliance du centre et de la droite. « L’état de décomposition du paysage politique français fait que si nous ne sommes pas rassemblés, on ne peut pas gagner », avertit le président de la Région Normandie. Lui qui connaît la puissance du port du Havre souligne l’importance des liens avec l’économie portuaire : « Quand on n’a pas cette relation, on n’incarne pas la fonction ! »

    Martine Vassal salue le travail réalisé par Bruno Genzana. « Il est arrivé à faire quelque chose de particulier chez les centristes, les mettre tous d’accord », tance-t-elle. Et d’applaudir cette union : « C’est comme un mariage, il faut l’entretenir, l’alimenter, faire des concessions, mais plus ça va, plus on est soudés. » Puis de rabâcher sur « l’état catastrophique » de Marseille : « On est en train de faire du centre-ville crackopolis », attaque celle qui déplorait plus tôt un débat politique « en dessous du caniveau ».

  • Bruno Genzana se lance dans la campagne

    Bruno Genzana se lance dans la campagne

    À six mois des élections, Bruno Genzana entre dans la campagne des élections municipales 2026 avec cette mesure et ce bon sens républicain qui caractérisent son parcours depuis des décennies. « On connaît désormais les règles du jeu qui, depuis 1983, faisaient que pour élire le conseil municipal, il fallait gagner un certain nombre de secteurs. ça a changé et j’y étais favorable, même si je regrette que la loi n’ait pas porté une réflexion plus profonde sur la répartition des compétences », apprécie le chef de file Les Centristes des Bouches-du-Rhône.

    Derrière Martine Vassal

    L’ancien conseiller départemental défend sans surprise une liste d’union entre le centre et la droite républicaine. Comme l’indique son courrier adressé aux habitants de la deuxième ville de France pour expliquer sa démarche, il se range derrière Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole et du Département, dont il est membre du cabinet.

    « Je trouve qu’elle a acquis une notoriété que personne d’autre n’a. Comme Renaud Muselier (Ren.) a clairement dit qu’il n’était pas candidat, on se tourne tous vers elle », justifie celui qui est membre aussi de la majorité de droite au conseil régional. « à la fois en termes d’autorité, d’efficacité de gestion et de vision pour ce territoire, j’espère très sérieusement qu’elle sera notre cheffe de file. »

    La démarche qu’il engage à travers des consultations citoyennes de terrain, des carrefours-rencontres et un questionnaire en ligne se veut « modeste » et « sincère ». L’objectif : contribuer à l’élaboration d’une vision collective plus large pour la droite. « Une vision claire », reprend Bruno Genzana. « Pour cela, quoi de mieux que de donner la parole aux Marseillais ? Dans mon réseau, pour que les gens qui ont ou ont eu une activité liée au centre puissent s’exprimer, mais plus largement en allant rencontrer les habitants. »

    La démarche se veut à la fois pragmatique et ouverte : « J’ai une responsabilité : faire entendre la voix de celles et ceux qui attendent des propositions innovantes et réalistes. » Pour cela, Bruno Genzana mise donc sur la proximité, les rencontres de terrain et un questionnaire volontairement simple reprenant plusieurs thématiques sur la sécurité, l’économie, le centre-ville… « C’est une porte d’entrée… On commence par là et puis un dialogue peut s’engager. »

    Il vise « la liste de la mairie centrale »

    Candidat en 2014 à Aix puis en 2020 à Plan-de-Cuques, l’homme se sent désormais « 100% Marseillais » et se présentera à Marseille. Dans les 6-8 où il habite ? « On me demande souvent où ? L’élection par secteur va être importante dans cette bataille, mais il faut que nous raisonnions en liste municipale. Une liste d’union où il y aura des gens de tous les quartiers et toutes les sensibilités, répond le centriste. Donc je souhaite être candidat sur la liste de la mairie centrale, ce qui m’intéresse, c’est la vision globale de Marseille. »

    Mais le discours très à droite de certains élus Les Républicains, marchant dans les pas de l’extrême droite, ne l’effraie pas : « Je suis un vrai républicain, ceux qui ont suivi ma vie politique n’ont aucun doute là-dessus. Mais je préfère, dans une démocratie moderne, qu’une droite assume des valeurs qui ne sont pas 100% les miennes, sur des thématiques qui leur sont propres, plutôt que de laisser le champ libre à l’extrême droite. »