Tag: légumes

  • Un Noël martégal artisanal et gastronomique

    Un Noël martégal artisanal et gastronomique

    Voilà quarante ans que le Noël artisanal de Martigues célèbre les artisans locaux, mais aussi d’ailleurs. À l’occasion de cet anniversaire, la Ville organise une célébration tournée vers la gastronomie durant les heures d’ouverture du salon, ce week-end.

    « Pour les 40 ans, on a décidé de mettre en avant des chefs cuisiniers de différents horizons », indiquait Jean-Claude Annaloro, le 7 novembre dernier, lors de la conférence de presse de présentation. « On va monter une scène, filmer et retransmettre leur conférence sur écran géant. C’est une première pour le salon », exultait-il.

    Quatre chefs sont attendus pour cet événement, ce samedi 15 novembre, parmi lesquels Ludovic Bicchierai, maître artisan pizzaiolo et champion du monde de pizza à Parme en Italie, qui performera de 16h à 17h30. Mais aussi Fabien Morreale, chef martégal finaliste de Top Chef 2013 de 18h à 19h30, et le binôme Vanessa Robuschi et Adel Dakkar, tous deux Marseillais et anciens candidats de Top Chef, le dimanche de 15h30 à 17h30.

    « Je veux rendre
    la cuisine accessible »

    Le chef Fabien Morreale est connu pour être le propriétaire de trois restaurants à Martigues, le gastronomique Le Garage, le bistro italien Le Gusto et Maison Gailliard, spécialisé dans les hamburgers.

    Ce samedi, Fabien Morreale présentera « une recette populaire de foie gras cuit au sel, ultra simple et impossible à louper », promet le chef. Il ajoute : « Je vais faire un truc un peu plus compliqué, une garniture de légumes sucrée, avec du panais, des topinambours et du céleri très fin ».

    « Je veux rendre la cuisine accessible, la démocratiser », argumente Fabien Morreale. Particulièrement « dans la période où tout le monde cuisine énormément, il faut proposer des choses simples et enlever les termes culinaires qui demandent à ouvrir le dictionnaire », ironise-t-il.

    Pour le chef martégal, le Noël artisanal est « l’occasion d’essayer et faire découvrir de nouvelles choses » au public, dans la mesure où « quand on parle de foie gras éveiné de ma recette, il y a des producteurs du Sud-ouest qui en vendent » dans le salon.

    De quoi s’inspirer tout comme se perfectionner au même endroit.

    Samedi 15 de 10h à 22h30 ; dimanche 16 de 10h à 19h, à la Halle de Martigues. Entrée 4 euros, gratuit aux -13 ans.

  • [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    La Marseillaise : Pourquoi organiser un marché quand on est un parti politique ?

    Alain Granelli : Déjà, pour rendre service ! Le Parti communiste français n’est pas là juste pour donner des tracts, mais aussi et surtout pour être utile à la population. On y vend en ce moment des légumes d’hiver, comme des courges, des choux, des oignons ou des pommes de terre à prix coûtant, que nous achetons auprès d’un maraîcher local qui est partenaire.

    Depuis combien de temps menez-vous cette initiative ?

    A.G. : Ça fait 3 ans qu’on fait les marchés solidaires. Au départ, on en faisait qu’un seul dans une cité de Martigues. Aujourd’hui c’est dans trois cités différentes, à Notre-Dame-des-Marins, Mas de Pouane et Canto-Perdrix comme jeudi matin. Il faut noter que beaucoup plus de camarades se sont impliqués au fur et à mesure des années. Les gens nous connaissent, d’ailleurs on a des clients réguliers et ils nous réclament ! Demandez aux copains sur place dans les quartiers, on leur demande toujours quand est-ce qu’on revient.

    Ne faites-vous que de vendre des légumes ?

    A.G. : Bien sûr que non ! Mais il faut dire que les gens y côtoient le PCF en toute décontraction. On a pu parler de la vie chère la 1ère année, de la santé l’an dernier et de la réindustrialisation cette année. Ce qui est irremplaçable dans ces moments c’est la convivialité. C’est un moment agréable car il y a une vraie vie de quartier autour de notre étal. Les gens se rencontrent, se demandent des nouvelles de leurs enfants. Nous sommes des colporteurs de joie autant que d’idées. Après tout, c’est une manière de faire de la politique autrement, comme disent d’autres !

  • Le marché solidaire s’installe au cœur du quartier de la Croix des Oiseaux

    Le marché solidaire s’installe au cœur du quartier de la Croix des Oiseaux

    La place du Tambour d’Arcole, dans le quartier de la Croix des Oiseaux d’Avignon, était particulièrement animée, ce lundi 6 octobre au matin, entre étalages de légumes, de produits et même d’un stand de vêtements et un autre de prévention contre le cancer. Et ce, à l’occasion du marché solidaire et bio qui vient de s’y installer pour la première fois.

    En effet, ce marché mensuel existait déjà depuis plus d’un an, mais se tenait dans la cour du centre social du quartier, « ce qui pouvait donner l’impression que c’était réservé à nos adhérents, alors que pas du tout », précise Jean-Michel Pelissier, directeur de l’établissement.

    Les produits frais sont proposés par l’association Semailles, qui les cultive à moins d’un kilomètre de là, dans la ceinture verte d’Avignon. Tandis que les produits secs sont vendus par le projet Gemvrac. Ceux-ci sont notamment proposés à des prix qui varient selon les moyens du foyer. Si les revenus sont de moins de 800 euros par mois, les fruits et légumes sont à moitié prix, moyennant une adhésion d’un euro par an aux structures.

    Lieu convivial

    « C’est vraiment un grand plaisir de voir ça. C’est top d’avoir la possibilité de manger bio. On sent la différence au niveau du goût, c’est très bon pour la santé, et je vais en parler autour de moi », se réjouit ainsi Souheila, habitante du quartier. « L’idée était de rendre cela plus visible pour les habitants et d’en accueillir le plus possible. Car c’est aussi un lieu de convivialité », poursuit de son côté Sophie Santana, chargée de mission en accessibilité alimentaire chez Semailles.

    Car, en parallèle du marché, Sylvie, bénévole de la structure, cuisine un plat à base de produits disponibles sur le marché, devant les habitants du quartier. « On promeut ainsi une alimentation durable dans un quartier politique de la ville. Souvent, l’aide alimentaire peut paraître de mauvaise qualité et on est là pour montrer que ce n’est pas le cas », poursuit la responsable de l’association. « Cela montre qu’il est possible de manger sainement, à bas prix, local. Il faut simplement bien choisir ses circuits de distribution », complète Marielle Martinez, cheffe de projet à Gemvrac.

    Détail des lieux et dates sur esscroixdesoiseaux.org

  • Mobilisation agricole calme et revendications fermes

    Mobilisation agricole calme et revendications fermes

    Sur ce paquet de pâtes, il y a marqué “origine UE et non UE” sans précisions. Il y a de grandes chances que ce soit du blé canadien traité au Roundup », tonne haut et fort Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA 84, paquet de pâtes dans les mains, dans les rayons du Lidl situé route de Montfavet, à Avignon, ce vendredi 26 septembre.

    Une prise de parole qui résume bien la matinée passée par une trentaine de militants de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs. De 8h à midi, ils ont inspecté les rayons, notamment ceux des fruits et légumes, du Auchan Avignon Nord, du Grand Frais, puis du Lidl, situé à quelques centaines de mètres. Ils ont scrupuleusement balisé chaque produit non issu de l’agriculture française, ou vendu à un prix jugé trop bas pour permettre une rémunération correcte des producteurs, notamment pour le vin.

    Les militants ont également distribué aux passants, panier ou caddie en main, un « menu déséquilibré », composé de produits d’origine étrangère cultivés dans des conditions interdites en France et en Europe, mais importés. « On entend beaucoup parler du Mercosur. Mais il y a d’autres accords, comme celui avec le Maroc, qui nous touchent beaucoup, surtout en Vaucluse, avec les cerises, les tomates ou le melon », poursuit le responsable syndical.

    Dans chaque magasin, les producteurs se sont aussi attardés devant les rayons d’amandes et de noix. « On essaie de relancer ces filières, mais il n’y a quasiment aucun produit français. On trouve beaucoup de produits des États-Unis et on sait dans quelles conditions ils sont produits là-bas », poursuit Julien Latour, viticulteur à Violès et secrétaire général adjoint de la FDSEA. Tandis qu’au rayon des vins de Lidl, c’est aussi le prix qui est dénoncé, avec des bouteilles à parfois moins de 2 euros. « À moins de 3 euros, n’achetez pas, car cela ne nous rémunère pas », lance un militant aux clients.

    Et maintenant ?

    À l’issue des quelques heures de mobilisation, les agriculteurs mobilisés se sont réunis autour de leur secrétaire général pour faire le point et envisager la suite. « Il faut passer un cap. Il faut se coordonner dans toute la France pour s’attaquer au portefeuille, sinon, on n’arrivera à rien », lance un des producteurs. « Si ça continue, on risque de se radicaliser, car on est à bout », avance un autre. « Ils doivent s’attendre à ce que ce soit plus dur qu’avant. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi, car on peut finir devant des tribunaux », tempère Sylvain Bernard. Ce dernier souhaite « mettre la pression en permanence » tout en proposant d’aller à la rencontre des patrons de la grande distribution, « qui sortent d’écoles de commerce et ne connaissent même pas la saisonnalité des produits ».

  • Une mobilisation calme, mais des revendications fermes

    Une mobilisation calme, mais des revendications fermes

    Sur ce paquet de pâtes, il y a marqué “origine UE et non UE” sans précisions. Il y a de grandes chances que ce soit du blé canadien traité au Roundup », tonne haut et fort Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA 84, paquet de pâtes dans les mains, dans les rayons du Lidl situé route de Montfavet, à Avignon, ce vendredi 26 septembre.

    Une prise de parole qui résume bien la matinée passée par une trentaine de militants de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs. De 8h à midi, ils ont inspecté les rayons, notamment ceux des fruits et légumes, de l’Auchan Avignon Nord, du Grand Frais, puis du Lidl, situé à quelques centaines de mètres. Ils ont scrupuleusement balisé chaque produit non issu de l’agriculture française, ou vendu à un prix jugé trop bas pour permettre une rémunération correcte des producteurs, notamment pour le vin.

    Les militants ont également distribué aux passants, panier ou caddie en main, un « menu déséquilibré », composé de produits d’origine étrangère cultivés dans des conditions interdites en France et en Europe, mais pourtant importés. « On entend beaucoup parler du Mercosur. Mais il y a d’autres accords, comme celui avec le Maroc, qui nous touchent beaucoup, surtout en Vaucluse, avec les cerises, les tomates ou le melon », poursuit le responsable syndical.

    Dans chaque magasin, les producteurs se sont aussi attardés devant les rayons d’amandes et de noix. « On essaie de relancer ces filières, mais il n’y a quasiment aucun produit français. On trouve beaucoup de produits des États-Unis et on sait dans quelles conditions ils sont produits là-bas », poursuit Julien Latour, viticulteur à Violès et secrétaire général adjoint de la FDSEA. Tandis qu’au rayon des vins de Lidl, c’est aussi le prix qui est dénoncé, avec des bouteilles à parfois moins de 2 euros. « À moins de 3 euros, n’achetez pas, car cela ne nous rémunère pas », lance un militant aux clients.

    Et maintenant ?

    À l’issue des quelques heures de mobilisation, les agriculteurs mobilisés se sont réunis autour de leur secrétaire général pour faire le point et envisager la suite. « Il faut passer un cap. Il faut se coordonner dans toute la France pour s’attaquer au portefeuille, sinon, on n’arrivera à rien », lance un des producteurs. « Si ça continue, on risque de se radicaliser, car on est à bout », avance un autre. « Ils doivent s’attendre à ce que ce soit plus dur qu’avant. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi, car on peut finir devant des tribunaux », tempère Sylvain Bernard. Ce dernier souhaite « mettre la pression en permanence » tout en proposant d’aller à la rencontre des patrons de la grande distribution, « qui sortent d’écoles de commerce et ne connaissent même pas la saisonnalité des produit ».