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  • Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    C’est demain sur le pavé toulonnais que la nouvelle édition de la Marche des fiertés est attendue. Le principe est simple : rendre visibles celles et ceux qui ont longtemps été contraints au silence à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, victimes de rejets et de violences ou de stigmatisations sociales.

    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste encore du boulot, d’autant plus dans la Var, où l’extrême droite exerce de plus en plus son emprise sur les consciences. Rappelons que la députée RN Laure Lavalette avait dénoncé la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre avec ce type de propos : « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. »

    Raison de plus pour venir se mobiliser dans l’espace public et dire non à toutes les discriminations qui demeurent encore hélas une réalité dans de nombreux domaines.

    Festive et revendicative

    Et toutes les avancées obtenues ont été arrachées comme toujours par la lutte et la mobilisation. La Marche des fiertés s’inscrit dans cette tradition de lutte collective.

    L’occasion aussi d’alerter sur les violences homophobes et transphobes qui continuent.

    Une Marche des fiertés revendicative donc qui n’en oublie pas pour autant la dimension festive. La joie, la créativité et l’expression collective devenant alors aussi des moyens de résistance aux passions tristes exacerbées par les réactionnaires de tout crin.

    Rendez-vous donc ce samedi 13 juin dès 13h sur la place d’Armes.

    Pour ce qui est du programme, la journée sera marquée par plusieurs temps forts politiques et associatifs. Ainsi de 14h45 à 15h15, les associations prendront la parole afin de rappeler les réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, les combats encore nécessaires et l’importance d’une mobilisation collective face aux discriminations.

    À noter également parmi les prises de paroles annoncées, la présence du premier adjoint à la mairie de Toulon, Julien Orlandini, ainsi que de Patrice Cazaux, adjoint à la Citoyenneté. Un signe fort envoyé par la municipalité à toutes les minorités.

    Vers 17h15, le cortège aura rejoint l’avenue de la République où un discours militant sera prononcé par le Collectif Fiertés Toulon et l’association Trans-mission Var. Afin de rappeler que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre ».

    Chacun devant prendre sa part dans la construction d’une société réellement égalitaire.

    La journée se terminera par la fête de 19h30 à 00h avec DJ Set sur la place de l’Equerre.

  • À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    La maire de Toulon Josée Massi l’annonçait en exclusivité dans nos colonnes le 29 mai : la très réclamée piste cyclable sur l’avenue de la République va bel et bien être aménagée d’ici cet été. Une expérimentation en situation réelle qui répond ainsi à une très ancienne demande des associations et collectifs militant pour la création d’un réseau connecté permettant la pratique sécurisée du vélo et son essor comme mode de déplacement à part entière dans le Port du Levant.

    Une avancée que son prédécesseur Hubert Falco (DVD) avait toujours refusée ou renvoyée aux calendes grecques. Avec au final en 2023 une simple bande matérialisée sur le sol dans un seul sens.

    Son adjoint au transport d’alors, Yannick Chenevard, consentait en 2003, après le « Clou rouillé » qui venait d’être décerné à la ville, qu’il manquait effectivement un tronçon permettant de traverser Toulon par l’avenue de la République. Mais il ne pourra être réalisé que lorsque le deuxième tube de la traversée souterraine serait ouvert, justifiait-il.

    À Toulon, on dépasse les autos ?

    « Aujourd’hui avec 45 000 voitures qui passent sur l’avenue de la République, et il faut avoir un peu de bon sens pour comprendre qu’il serait extrêmement difficile d’installer une piste cyclable », poursuivait-il.

    Ce que l’équipe manquait donc, pour reprendre son phrasé, ce n’était pas de bon sens mais de volonté politique. Et surtout le respect de la parole donnée puisque le deuxième tunnel a ouvert en 2014 et que pour autant rien ne s’est passé.

    Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec l’aménagement cyclable mis en œuvre.

    « On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau », explique Josée Massi. Et non plus de jolis tronçons non raccordés qui jettent brusquement le cycliste dans la circulation automobile.

    L’antenne de proximité de la métropole Toulon Provence Méditerranée va réaliser les travaux du 17 juin au vendredi 31 juillet, sauf intempéries.

    Alors même si ce dispositif est instauré à titre expérimental, les choses avancent dans le bon sens pour les cyclistes urbains. Le monde associatif ne cessant de saluer la qualité d’écoute de la municipalité sur ce sujet.

    La politique du tout automobile est en tout cas de toute évidence bien terminée. Sacrifier une voie de circulation au bénéfice des vélos est un signe fort.

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.

  • D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    Nous retrouvons mardi matin les militants du Comptoir des idées devant le panneau d’expression libre de l’avenue Tessé, en pleine séance de collage et de distribution de tracts. L’objectif étant d’informer la population toulonnaise d’une nouvelle séance de réflexion et de débat à l’occasion de la ciné-rencontre du jeudi 21 mai à 20h30 au cinéma le Royal autour de Soulèvements, le film de Thomas Lacoste qui sera présent dans la salle.

    « Ce qui nous intéresse, c’est que ça touche autant à la protection de la planète que les droits humains », explique Guy Cochennec (Climat Zéro Fossile). Le militant associatif rappelle pour commencer la genèse : « L’idée est née au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes après 2013, au moment où la police et l’armée se sont retirées. » La très riche vie communautaire qui y prospère alors va en être le ferment. Des voix s’élevant pour dire qu’il n’était pas possible de se séparer sans créer un mouvement pour continuer la lutte partout où ce serait nécessaire.

    Pour continuer le combat

    « Une fois mis en place, ils vont réagir très très vite à tout ce qui se passe », souligne-t-il. On va en effet les retrouver présent sur la A69, mais aussi sur les projets des méga-bassines et même à plus de 3 000 mètres au cœur du glacier de la Girose, sur le chantier de construction d’un téléphérique, « avec l’installation de tentes sur le seul endroit où les hélicoptères pouvaient se poser pour amener le matériel ».

    Le Comptoir des idées souhaite mettre en perspective tous ces combats et la réponse disproportionnée de l’État – pour rester dans l’euphémisme. Notamment sur la manifestation organisée à Sainte-Soline en 2023 et « la réaction d’un gouvernement pour casser le mouvement ».

    « L’année d’avant déjà, Darmanin avait mis en avant l’écoterrorisme pour permettre d’appliquer les lois d’exception à des activistes et préparer l’opinion publique », dénonce Guy Cochennec. 3 000 agents des forces de l’ordre vont être déployés face à 30 000 manifestants avec « la volonté de faire un exemple, de faire peur et mal avec des tirs tendus de lance-grenade ». Et de préciser : « Sur des images, on voit des gendarmes qui comme dans un jeu vidéo se congratulent lorsqu’ils font mouche sur un manifestant. » Résultat : plus de 200 blessés très graves.

    Et pendant qu’on parle d’écoterrorismes, on ne parle plus des crimes écologiques réels ceux-là qui sont commis sur l’ensemble de la planète.

    Tout cela devrait donner matière à débat dans la salle et inspirer, pourquoi pas, d’autres manières de mener le combat au travers des 16 portraits réalisés dans ce film. On retrouve notamment deux paysans : le père est à la Confédération paysanne, et son fils beaucoup plus radical… Le militant du Comptoir des idées conclut : « Il y a une solidarité, de l’émotion qui passe, il y a tout ce qu’on aimerait voir partout dans la société. »

  • [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    C’est devant le temple du syndicalisme que les Toulonnais ont commencé à se rassembler un peu avant 10h. Contents d’être à nouveau là, ensemble et debout contre l’adversité, pour la paix et les droits des travailleurs. Mais aussi pour s’opposer à tous ceux qui s’emploient à torpiller les conquis sociaux, comme en témoigne cette offensive des forces de la réaction contre cette journée de lutte et de revendication.

    « Cette année, le 1er-Mai a une saveur particulière, grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée », lance le secrétaire départemental de la FSU Alain Tournay. Une première victoire, poursuit le responsable syndical, « contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite ». Mais pour autant, rien n’est joué, prévient-il. D’autres assauts vont devoir être repoussés.

    Le secrétaire de l’Union départementale CGT, Richard Roméo-Giberti, précise : « C’est aussi une journée de mobilisation et de lutte contre l’extrême droite qui progresse et qui prend des municipalités. Pour dire que non, ce n’est pas banal. On le voit d’ailleurs avec toutes les décisions qu’ils prennent, souvent contre la CGT d’ailleurs, comme à Carcassonne ou à Liévin. »

    « Une extrême droite qui cherche à diviser les travailleurs et les travailleuses », ajoute Pascal Brun (CGT), contrairement au « syndicalisme, lui internationaliste, qui prône la solidarité et lutte contre le racisme et la xénophobie ».

    « Notre 1er-Mai porte évidemment, en effet, toutes les valeurs antifascistes du mouvement ouvrier », confirme Olivier Rosay (Sud). « Et dans un contexte de racisme débridé porté par une partie, hélas, du patronat et de la classe politique qui se traduit par des agressions de militants et des dégradations de locaux syndicaux ou de partis politiques de gauche, il y a vraiment de quoi se mobiliser », ajoute-t-il.

    Plus loin dans le cortège, l’ancien conseiller municipal communiste de Toulon en Commun André de Ubeda, en appelle à un sursaut républicain : « Le symbole du 1er-Mai est particulièrement important cette année puisque l’oligarchie veut, tout aussi symboliquement, l’attaquer puis, comme toujours, le supprimer. Il est important aussi pour la bataille des idées contre les injustices sociales, et face au danger d’une extrême droite qui rêve d’Ancien Régime sous toutes ses formes, y compris les privilèges de la noblesse fût-elle des deux Siciles. »

    Dans sa prise de parole, l’intersyndicale rappelle que « le 1er-Mai, ce n’est pas juste une tradition mais une journée de lutte qui vient de loin, des combats du mouvement ouvrier, des conquêtes arrachées par la mobilisation, comme celle du Front populaire ». Et de poursuivre : « Nous affirmons une fois de plus notre volonté de ne pas laisser les puissants dicter notre avenir. Nous refusons d’être pris pour des sous-citoyens, nous refusons de laisser les riches se gaver sur notre dos pendant que les plus précaires souffrent. L’heure est à la mobilisation et à la lutte collective face à l’extrême droite qui se nourrit des crises. »

    Dans le cortège arrivé à présent à hauteur de la place de la Liberté Stéphane Sacco (GRS), élu à La Seyne, insiste : « La bataille politique doit se jouer d’abord sur le terrain des valeurs, celles du progrès et de la justice sociale, et cette journée est un repère, tout à la fois un héritage et un cap pour les combats à mener. »

    L’élu d’opposition « Alternative progressiste » dit la responsabilité de son groupe face à la majorité d’extrême droite, d’incarner une opposition lucide, déterminée, utile et vigilante face aux dérives, et toujours au service de l’intérêt général.

    Et de conclure : « Leur projet repose sur des réponses simplistes, nourries par les peurs et le repli sur soi, alors que nous, à l’inverse, nous portons une véritable ambition. »

    De quoi donner envie de se retrouver ensemble plus souvent sur le pavé du Port du Levant, plus nombreux, plus fort. Dans la cité « résistante » qui a à nouveau dit non au parti à la flamme.

    « Le syndicalisme, prône
    la solidarité et la lutte contre le racisme et la xénophobie »

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • [Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »

    [Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »

    La Marseillaise : Vous êtes un militant associatif très engagé. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

    Julien Guimard : Oui, d’autant que les réalisations d’aujourd’hui sont l’aboutissement de 20 ans de travail sur le terrain, que ce soit avec la foire bio que j’ai lancée en 2003, mais aussi par rapport à tout ce que j’ai mis en place pour créer du lien sur le territoire. Notamment avec l’association la Vallée du Gapeau en transition, qui a fait plein d’étincelles. Toujours dans cette idée de donner des moyens d’agir concrets aux acteurs d’un territoire. C’est comme ça qu’on a créé, entre autres, le magasin biocoopératif et la monnaie locale : la Fève.

    Et aujourd’hui, vous publiez
    «
     À l’aube de nos territoires »*, votre nouveau livre…

    J.G. : C’est un livre de portraits conçu à quatre mains avec des amis tout autant engagés, qui souhaitent, eux aussi, à leur échelle, répondre aux enjeux de notre époque. Je me suis occupé de l’écriture des textes, qui sont accompagnés des photographies de Virgil Prudhomme et des aquarelles de Canelle Mingo. L’ensemble a été construit, mis en page et articulé par Aurélien Prudhomme, designer graphique. J’ajoute qu’il a été imprimé dans la région. Il est le reflet de toutes ces années de militantisme pour montrer toutes les richesses du territoire, mettre en lien les consommateurs et les producteurs. C’est un petit peu l’actualité du moment.

    Que raconte ce livre ?

    J.G. : Nos rencontres avec des producteurs de la région, du département. Et parmi ces personnes, il y en a que je connais depuis 2 ans, 6 ans, 10 ans… Ce qui m’a permis de prendre le temps de vraiment avoir des discussions profondes avec eux.

    J’avais vraiment envie de raconter leur histoire et de montrer qu’ils ont un savoir-faire extraordinaire. On a l’une des meilleures permacultrices de France, un apiculteur formateur qui a une connaissance incroyable de l’abeille. Ou encore, par exemple, des gemmothérapeutes qui font du soin avec les bourgeons. Je voulais vraiment mettre en lumière tous ces gens-là. Sans cacher, bien sûr, leurs difficultés, mais on a souhaité surtout montrer de belles choses. Et je pense qu’à l’époque qu’on traverse, c’est important de montrer aussi de belles choses sur le territoire, de créer du lien et des rencontres plutôt que d’attiser les peurs. C’était ça, l’idée première.

    L’échelle locale trouve sa véritable valeur correctrice lorsque nous remettons en cause nos systèmes de production ravageurs et nos habitudes de consommation à outrance. Au-delà du simple « faire et consommer local », la dimension nourricière implique de réfléchir ensemble aux manières de produire et de se nourrir autrement, en respectant le vivant et les communs sur un territoire donné. Appuyés par des dynamiques citoyennes, de nombreuses villes et territoires prennent ainsi conscience des enjeux du système alimentaire, pour la prospérité des sociétés à venir, et tentent d’y répondre, affichant ainsi une volonté commune forte. L’objectif étant de mutualiser nos connaissances, agir d’une même voix, ici ou ailleurs, riches de nos origines, cultures ou situations socio-économiques variées. Vitaliser le territoire et réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain… Un programme vaste et motivant !

    J’imagine que ces alternatives seront au cœur de la prochaine foire bio de Signes…

    J.G. : Bien sûr, d’autant que, pour cette nouvelle édition qui va se dérouler les 23 et 24 mai, nous aurons comme invité d’honneur l’écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste Cyril Dion. Il donnera deux conférences ayant pour thème « D’un monde à l’autre : le péril écologique nous confronte aux limites de notre planète ». La première sur place le samedi à 11h et le soir au jardin remarquable de Baudouvin, à La Valette.

    L’occasion, là encore, de montrer que nous sommes au bout d’un modèle et qu’il reste une nouvelle société à inventer en remettant l’économie à sa juste place. En attendant, pendant deux jours 100 à 120 exposants seront présents, avec des producteurs bio, des artisans-créateurs et beaucoup d’associations. L’idée est de créer une bulle qui montre un petit peu tout ce qu’il y a sur le territoire en matière de savoir-faire et de créativité, tout en offrant des moyens d’agir à celles et ceux qui souhaitent s’engager.

    *Précommandes sur : ulule.com/alaubedenosterritoires

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    À quelques jours seulement de l’annonce de sa décision concernant sa plus que probable candidature, à laquelle à La Marseillaise nous n’avons jamais douté, tout le monde essaie de décrypter le moindre signe ou de lire entre les lignes. Mais bien sûr rien ne transparaît dans les propos de la maire sortante sans étiquette Josée Massi ce mardi matin en salle des fêtes. À moins que…

    « Soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été simple. Elle a comporté son lot de difficultés et d’incertitude », commence-t-elle, en expliquant qu’elle ne souhaite pas s’appesantir dessus. Et pourtant il y aurait eu matière. Et d’expliquer : « Ce que j’en retiens, c’est que notre ville, une fois encore, a su faire face. »

    Une capacité de résilience face aux lourdes péripéties traversées pendant ce mandat qu’il est en effet bon de souligner. La première étant la déflagration qu’a provoqué la condamnation de son prédécesseur Hubert Falco. Le contexte économique, la cure d’austérité imposée par l’État aux collectivités et l’instabilité politique au niveau national faisant le reste. Sans compter l’adversité locale. Mais de tout cela Josée Massi maire de Toulon ne dira mot. Elle préfère voir plutôt « la solidité de l’administration mise en lumière par les défis relevés, avec professionnalisme ».

    « Toulon ne pourrait rien sans vous »

    La première magistrate a donc salué « l’esprit de responsabilité dont chacun a su faire part ». Celle aussi « des services, qui ont assuré la continuité des missions, dans des conditions parfois complexes ». Tout comme « les équipes de terrain, Ville et Antennes, qui maintiennent ce lien de proximité absolument indispensable avec la population ».

    Sans compter aussi l’esprit de responsabilité des élus, qui ont travaillé en étroite coordination avec les agents territoriaux pour garantir la cohérence et la stabilité de l’action publique.

    Et de poursuivre : « Dans ces moments, une évidence s’impose : Toulon ne pourrait rien sans vous. Votre engagement, votre expertise, votre sens du devoir et votre attachement au service public constituent la plus grande force de notre collectivité. »

    Une reconnaissance des missions accomplies qui a visiblement touché le personnel venu nombreux assister à ces vœux.

    Et la maire de Toulon de conclure : « J’en suis persuadée, on n’arrive à rien tout seul. L’esprit d’équipe est un atout précieux : cette coopération entre les services, la capacité à se soutenir, à partager les connaissances, à trouver des solutions ensemble, ont été déterminantes tout au long de l’année, et elles le resteront. En ce début de nouvelle année, je formule le vœu que la Ville poursuive dans cette voie : celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, du respect des valeurs du service public. »

    Presqu’un programme.

  • Marcher pour défendre les associations féministes

    Marcher pour défendre les associations féministes

    « On sait que si l’on continue à baisser les moyens des associations et des services publics, le nombre de féminicides va remonter. » Sur l’esplanade Gisèle-Halimi, un lieu qui n’a pas été choisi par hasard, Alexandra Brochus du Collectif 13 droits des femmes, martèle la nécessité des associations dans la lutte des violences faites aux femmes. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes, organisations féministes, syndicats et partis politiques appellent à manifester ce samedi, à 14h en bas des escaliers Saint-Charles.

    Un rendez-vous immanquable pour les collectifs féministes. « Dans ce contexte de politiques budgétaires austéritaires, on se doit d’être au rendez-vous », insiste Alexandra Brochus. Le nouveau projet de loi de finances de 2026 prévoit, en effet, une coupe d’un milliard d’euros dans les subventions aux associations. Un non-sens pour les militantes, pour qui ces structures sont souvent un refuge pour les femmes victimes de violence. « Elles sont indispensables, parce qu’elles comblent les carences de l’État », affirme Isabelle Marilier, membre de Genre et altermondialisme.

    Associations fermées, femmes en danger

    Des coupes budgétaires qui mettent en danger de nombreuses structures d’accompagnement des victimes, comme les Plannings familiaux ou les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) qui connaissent régulièrement des difficultés. Le CIDFF d’Arles avait par exemple été menacé de fermer l’été dernier à cause du manque de moyens. Des structures qui permettent pourtant aux femmes victimes de violences d’avoir un accompagnement juridique, social et psychologique. Les militantes réclament également plus de moyens alloués à la « prévention, la justice et les services publics », précise Alexandra Brochus. Notamment 3 milliards d’euros pour la mise en œuvre de l’éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité, qui donne les clés aux filles et aux garçons pour repérer et éviter les comportements dangereux. Une marche « pour toutes les femmes, de tous les pays et toutes les religions et contre toutes les formes de violences », lance-t-elle.

    Des violences dont le narcotrafic est parfois l’auteur. « C’est pourquoi quand on a appris la date de la marche pour Mehdi Kessaci, nous avons tout de suite pris contact avec les organisateurs pour que nos deux marches se rejoignent », indique Pascaline Lécorché, représentante de Place publique à Marseille. Le jeune homme, frère du militant écologiste Amine Kessaci engagé dans la lutte contre le narcotrafic, a été tué jeudi dernier dans ce qui s’apparente à un meurtre d’intimidation d’après les dernières avancées de l’enquête (lire pages 2 et 3). « Les mères dans ces quartiers sont souvent les premières actrices locales mais aussi des victimes de cette violence », se désole Alexandra Brochus.

    Les rendez-vous

    Aubagne

    Samedi 22, à 10h30 sur le cours Beaumont.

    Draguignan

    Samedi 22, 11h, place Cassin.

    Salon-de-Provence

    Samedi 22, 17h, à la mairie.

    Avignon

    Samedi 22, 15h, à la gare.

    Marseille

    Samedi 22, 14h, gare Saint-Charles et mardi 25, 18h30, place de la Joliette.

    Toulon

    Mardi 25, 18h, palais de Justice.

    Arles

    Samedi 29, 16h, place de la République.