Tag: Le Cratère

  • Au Cratère, à Alès, les Sea Girls cassent les codes du music-hall

    Au Cratère, à Alès, les Sea Girls cassent les codes du music-hall

    Découvrir ou redécouvrir la comédie musicale depuis les coulisses. Un pari audacieux qu’ont accepté de relever les Sea Girls, trois comédiennes qui font du Music-hall depuis vingt ans, avec leur spectacle « Dérapage ». Mis en scène par Pierre Guillois, à qui on doit le succès du cabaret de carton « Les Gros patinent bien » la saison dernière, le spectacle revendique une écriture contemporaine légère, grave, sociétale et intime. Les Sea Girls y abordent, en musique et avec humour, les prises de tête en tournée, la fatigue et les discriminations liées à l’âge que subissent les comédiennes autour de 50 ans. Les deux représentations auront lieu samedi 17 janvier à 21h et dimanche 18 à 17h au théâtre éphémère le Cratère à la Prairie (Champ de foire) à Alès.

    « Le spectateur se retrouve derrière le rideau de fond de scène, plongé dans l’univers à la fois drôle, tendre et sensible des Sea Girls, détaille Olivier Lataste, le directeur du Cratère. On assiste à une fusion entre la comédie musicale et le burlesque. » Un mélange des genres qui pourrait expliquer le retour du music-hall sur le devant de la scène ces dernières années.

    Starmania, La la land ou Wicked, autant d’œuvres au succès fulgurant qui ont su capter l’attention d’un public qui boudait le genre depuis plusieurs années. « Les spectateurs ont toujours été adeptes de théâtre, de danse et de concerts. Mixer les trois, c’est apporter la légèreté et le divertissement dont ils ont besoin, notamment en ce début d’année difficile », estime le directeur.

    Si la liberté employée dans la scénographie des comédies musicales d’aujourd’hui joue un rôle majeur dans leur succès retrouvé, selon Olivier Lataste, une modernisation du genre restait essentielle. « Ce qui me frappe surtout, ce sont les moyens techniques colossaux employés. Le spectateur vit un moment féerique. »

    Du côté des Sea Girls, pas d’entracte pyrotechnique ou d’effets spéciaux de synthèse, mais un axe narratif moderne et multigénérationnel. « Un public plus âgé va venir voir le spectacle pour le côté cabaret et burlesque. Mais un public plus jeune trouvera tout autant son compte avec un côté débridé et des prises de position qui tendent vers le féminisme », explique le directeur. « C’est un mélange des genres mais aussi un croisement des générations et des milieux sociaux. »

    Et grâce à l’expertise du metteur en scène Pierre Guillois, les surprises fusent, le côté décalé l’emporte et on retrouve une dérision dominante, comme dans son dernier spectacle.

    « Leur prospérité s’apparente à un cycle »

    Si on y réfléchit bien, depuis leur apparition au début du XXe siècle, les comédies musicales n’ont jamais quitté les planches ou le grand écran. En témoigne le succès du Roi lion au théâtre Mogador, renouvelé de nombreuses fois depuis 2007 et encore joué aujourd’hui. Pour Olivier Lataste, leur prospérité s’apparente à un cycle. « Peut-être que l’enthousiasme du public va redescendre, mais les music-halls reviendront toujours. La chanson n’a jamais cessé d’être populaire. Ça ne s’arrêtera pas aujourd’hui. »

    Billetterie sur lecratere.fr. Si complet, contactez le théâtre au 04.66.52.52.64. Des places peuvent se libérer. 30€ plein tarif, 19 € réduit.

  • Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Depuis plus de quarante ans, le festival cinématographique s’attache à transmettre une passion du septième art accessible et profondément ancrée
    dans le territoire cévenol. En 2026, l’événement prendra une dimension particulière : les travaux du Cratère amènent une partie de la programmation au théâtre éphémère de la Prairie.

    Après une édition 2025 marquée par la présence de Sergi López et près de 43 000 entrées, Itinérances revient avec un programme ambitieux : hommages, invités, avant-premières, cartes blanches et la traditionnelle compétition de courts-métrages francophones. La grande rétrospective 2026, intitulée
    Les Magnifiques ! explorera toutes les formes d’itinérance : du voyage au long cours au cheminement intérieur. Fidèle
    à son identité, le festival mettra en lumière des cinématographies du monde entier. Le Pass 2026, proposé à tarif réduit jusqu’au 4 janvier, permettra d’accéder à l’ensemble des projections, confirmant la volonté du festival de rester ouvert et populaire.

  • Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Durant deux saisons, le temps des travaux de rénovation ambitieux qui ont débuté cet automne sur son site historique, le Cratère, scène nationale d’Alès, délocalise ses équipes et ses spectacles dans un théâtre éphémère mis à disposition par Alès Agglomération.

    Située dans le quartier de la Prairie, au sein du complexe sportif du même nom (face au centre nautique Le Toboggan), la structure, ouverte depuis le mois de septembre, peut accueillir selon la configuration entre 480 et 650 spectateurs dans une salle chauffée avec des places numérotées. De quoi assurer, le temps de ces longs travaux, la continuité de l’activité du Cratère.

    D’un montant de 12 millions d’euros, le chantier devrait durer 18 à 20 mois. La livraison du théâtre rénové est prévue en septembre 2027, pour pouvoir lancer la saison 2027/2028 dès le mois d’octobre 2027. Ces importants travaux visent à rénover et mettre aux normes la scène nationale du Cratère, construite en 1972. « On va refaire toute la partie scénique et technique de la salle, assez obsolète ; on va gagner 60 places au parterre [la jauge passera de 880 à 940 places, Ndlr] ; le hall va également être profondément réformé, on va aller vers quelque chose de plus moderne ; enfin la rénovation énergétique du bâtiment sera également au cœur du projet », détaille le directeur du lieu, Olivier Lataste.

  • Les Atypiques : du théâtre là où on ne l’attend pas

    Les Atypiques : du théâtre là où on ne l’attend pas

    Fondé par les Amis du Théâtre Populaire d’Alès, en quelques années, le festival les Atypiques est passé maître dans l’art de dénicher les jeunes talents.

    « Nous programmons des compagnies qui ne pourraient pas être programmées par une scène nationale. Notre ambition a toujours été de nous démarquer du théâtre institutionnel pour montrer aux Alésiens et aux gens de la région quelque chose d’un peu différent, tant sur la forme que sur le fond », explique Michel Boissier, président des ATP, qui a souvent eu le nez creux. « Au fil des ans, on a eu les premières mises en scène de jeunes artistes prometteurs, comme Olivier Py, Jérôme Deschamps (les Deschiens), Sylvain Maurice, ou encore Jacques Osinski », ajoute le passionné.

    Avec huit de ses camarades, l’homme arpente les théâtres tout au long de l’année pour sélectionner, sur près de 120 représentations, les spectacles les plus adaptés à la ligne des ATP. Un travail pas si simple vu la conjoncture… « Les metteurs en scène hésitent à aller vers des productions irrévérencieuses ou en dehors des clous, parce qu’ils veulent être sûrs de pouvoir les jouer », confie Michel Boissier.

    En plus de ce flair remarquable, l’association s’est aussi donné pour mission de faire du théâtre hors les murs et de briser la distance entre le public et la scène. « Nous jouons dans les arrière-salles de café, à l’amphithéâtre de l’école d‘infirmière, dans le hall de la gare et les salles municipales… Tous les lieux où vont les gens qui ne vont pas au théâtre ! », détaille-t-il. Et à chaque fois, l’équipe fait en sorte de rester sous la barre des 130 places pour être certaine de conserver cette proximité entre les comédiens et leur public.

    Au programme

    Aidée par les moyens techniques de la scène nationale du Cratère, la 27e édition des Atypiques proposera donc sept spectacles du 7 novembre au 5 décembre.

    Les festivités démarreront avec « Les Cathares, un destin inachevé », par Olivier Robert (à l’espace Pelico, à Anduze). Le 12 novembre, l’auditorium de Rousson accueillera « Le retour aux souches », d’après Marc Favreau dit Sol. À Cendras, le 14 novembre, la salle Biosphera présentera « Rossignol à la langue pourrie », de Jehan Rictus. Suivront ensuite « On n’a pas pris le temps de se dire au revoir », de Rachid Bouali (le 19 novembre, à l’Espace La Fare Alais à Saint-Martin de Valgalgues), « Classement sans suite », de Luca Franceschi (Le 21 novembre à la Maison de l’eau, d’Allègre-les-Fumades), « Le repas des gens », de François Cervantes (les 27 et 28 novembre, deux dates exceptionnellement co-accueillies par le Cratère d’Alès), et « La dette », de Franck Chevallay (le 5 décembre au bar le Prolé).

    * Les spectacles ont lieu à 20h30. Billetterie disponible sur le site des ATP d’Alès. 6 à 10 euros.