Tag: Laurent Belsola

  • Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    C’est l’annuaire professionnel du monde politique. Depuis 1981 et l’arrivée au pouvoir de nombreux députés socialistes inconnus du grand public, le Trombinoscope présente en photos et biographies les acteurs de la vie politique. Chaque année, il décerne aussi des prix attribués par un jury de journalistes, afin de « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » pour reprendre la formule d’Alexandre Farro, président du Trombinoscope. Après le Grand Est, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur prend place parmi les régions accueillant les Grands Prix des Territoires.

    Les lauréats du jury composé de cinq journalistes de la presse régionale – dont Léo Purguette pour notre titre – ont été présentés, lundi soir.

    Parmi eux, deux communistes. Le sénateur Jérémy Bacchi reçoit ainsi le prix de « révélation politique de l’année » notamment pour son combat contre le narcotrafic après avoir initié l’Appel de Marseille. Le maire de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, celui de « maire de l’année » dans le département des Bouches-du-Rhône, au titre de son action quotidienne sur un territoire difficile et pour la victoire remportée dans le contournement autoroutier de sa ville, enfin financé après des décennies de combat.

    Le cardinal Aveline

    « prix spécial » du jury

    Dans le Vaucluse, Cécile Helle a été reconnue pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats malgré un bilan positif et, dans le Var, le prix remarque le travail réalisé par Edouard Friedler pour le logement à la mairie du Beausset.

    Parmi les autres lauréats figurent le député socialiste de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône (Aix-en-Provence/Septèmes), Marc Pena, comme « parlementaire de l’année », la présidente du département du Vaucluse, Dominique Santoni (LR), « conseillère départementale de l’année ».

    Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud est, quant à lui, distingué comme « personnalité régionale de l’année », notamment pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver. Son vice-président chargé des Sports, Ludovic Perney (LR), est également distingué

    Sans oublier le cardinal Aveline, « prix spécial » reconnaissant le travail effectué pour la venue du Pape François à Marseille, en faveur de la solidarité avec les migrants et, dans la foulée, son odyssée pacifique intitulée l’Armada de la paix, qui accostera dans le port phocéen le 25 octobre prochain.

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu

    Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu

    L’ombre des élections municipales plane déjà lors du premier conseil municipal de la rentrée. L’ordre du jour avait beau être mince, les débats ont été houleux. Et ce, dès le deuxième point de la séance portant sur une décision modificative du budget principal due à 449 843 euros de recettes supplémentaires, dont 352 843 euros issus de revenus immobiliers. Ces recettes s’équilibrent avec de nouvelles dépenses de fonctionnement, notamment des charges de personnel et des prélèvements fiscaux.

    L’opposition a saisi l’occasion pour pointer la mauvaise appréciation du prévisionnel et le manque d’anticipation de la majorité communiste. Suspicieux, Pascal Spanu (RPR), a partagé un « constat » : « Chaque année vous prévoyez 2% d’augmentation de fonctionnement, cette année vous avez prévu 0,2%. Comme par hasard, cette somme qui rentre en plus s’équilibre avec de nouvelles charges et correspond exactement à ce qui manquait. C’est extraordinaire. »

    Un sous-entendu peu apprécié par l’adjoint au maire délégué aux finances (PCF) Akrem M’Hamdi. « En réalité c’est 3% et on travaille sur une pyramide des âges en fonction du personnel qu’on va avoir et des départs en retraite, a-t-il répondu. L’année dernière on avait prévu 18,5 millions d’euros et on était à 18,2 millions d’euros de dépenses réelles. On s’est dit qu’on allait rester sur 18,5 millions d’euros. »

    Gestion des effectifs

    Plus tard, c’est à propos des effectifs de la Ville et singulièrement de ceux de la police municipale que les visions se sont confrontées. « Sur les agents qui sont partis, vous allez faire l’appel d’offres quand ? » a interrogé Pascal Spanu. « C’est fait, a affirmé le maire. La police municipale bouge énormément selon les primes. (…). Très peu de gens passent les concours donc il y a une rareté du policier. On a une fonctionnaire qui est arrivée, on en attend un second. » La Ville a également recruté deux ASVP dans l’espoir qu’ils passent ensuite l’examen.

    « Les policiers qu’on avait ici sont partis sur Martigues ou sur Istres. Il faut se poser la question : mais que se passe-t-il chez moi ? » a rétorqué l’élu d’opposition qui souhaite le recrutement de cinq policiers municipaux supplémentaires, soit un budget de 350 000 euros selon la majorité communiste. Claude Bernex (DVD) a proposé : « Au bout de trois ans, on aurait une trentaine de départs à la retraite, on pourrait compléter les effectifs de police comme ça. »

    Une suggestion inaudible pour le maire Laurent Belsola (PCF) : « Le service public local est sur la corde raide. On estime qu’il nous faudrait 80 agents supplémentaires pour avoir un service optimal, mais nous faisons avec notre budget. (…) Si vous faites le choix de prendre des policiers municipaux en plus, vous devrez trancher autre part, dans les structures culturelles, éducatives ou sportives. C’est un choix politique. »