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  • Laurent Belsola élu maire de Port-de-Bouc, l’opposition absente

    Laurent Belsola élu maire de Port-de-Bouc, l’opposition absente

    D’habitude c’est nous qui les installons, cette fois c’est eux qui nous installent », s’amuse Laurent Belsola en référence au conseil municipal des jeunes installé au premier rang de la salle Gagarine samedi matin. Élus avec plus de 70% des voix au premier tour des élections municipales dimanche dernier, les candidats de la liste de Laurent Belsola (PCF) ont installé leur conseil municipal en public à la salle Gagarine, bien remplie. Sous la présidence éphémère du doyen de l’assemblée Christian Torres, accompagné du benjamin et nouvel entrant Samuel Lozano, le conseil municipal a évidemment élu Laurent Belsola maire de Port-de-Bouc à l’unanimité.

    Mais déjà, pour cette première séance d’installation, les cinq conseillers municipaux d’opposition d’extrême droite (RPR, allié au RN) conduite par Pascal Spanu et défaite au premier tour ne se sont pas présentés. « Cinq élus qui bafouent littéralement les valeurs de notre démocratie et méprisent ouvertement les Port-de-Boucains qui ont décidé de voter pour eux » tacle Laurent Belsola, accompagné par les huées de l’assistance lors de l’appel.

    L’extrême droite démissionne en chaîne

    Pire, le maire annonce que plus d’une dizaine de démissions en cascade ont eu lieu au sein de la liste opposante, dont les trois seuls maintenus sont Pascal Spanu (RPR), Véronique Martinez et Dominique Michelini, ce qui amène la 14e de liste Sabrine Mansouri à être appelée pour siéger. En cas de démission de cette dernière, les suivants « seront appelés au fur et à mesure dans l’ordre, et on verra s’ils siégeront » explique Laurent Belsola, qui estime que « la victoire massive qui a été la nôtre, à plus de 70% des suffrages exprimés, semble avoir ôté le goût de la chose publique à nos opposants ».

    À l’issue du conseil municipal, l’ancien 1er adjoint René Giorgetti, véritable mémoire de la ville du haut de ses sept mandats d’élu de 1977 à 2020, n’en revient pas : « Je n’ai jamais vu l’opposition s’absenter ! » affirme-t-il. « C’est un signal fort qui est envoyé » lance l’ancien élu pendant qu’au même moment une de ses connaissances l’apostrophe : « Vous avez vu ça le manque de respect ? C’est une honte ! » s’étonne cet habitant en direction des déserteurs. À noter que Virginie Pepe, élue sous l’ancien mandat, à la 6e place de la liste de Pascal Spanu et directrice de sa campagne fait partie des démissionnaires.

    Après que Laurent Belsola ait rappelé la charte de l’élu local, la présidence provisoire a procédé à l’élection de neuf adjoints au sein de son équipe, le maximum autorisé au regard de la taille de la commune, un choix que justifie Laurent Belsola par « l’inflation législative » à laquelle font face les élus locaux.

    Neuf adjoints élus

    L’équipe d’adjoints élue à l’unanimité est composée de Rosalba Cerboni (PCF) qui continue comme 1ère adjointe déléguée à la citoyenneté, Patrice Chapelle monte 2e adjoint délégué à la culture et à l’éducation populaire, Laurence Casandri devient adjointe déléguée à l’insertion sociale. Akrem M’Hamdi (PCF) qui enfile son écharpe le poing levé, passe 4e adjoint aux finances et au développement durable, Floriane Sotta (PCF) monte comme 5e adjointe au logement, David Guiot reste 6e adjoint au tourisme, aux festivités et au jumelage, Martine Muller devient 7e adjointe à l’éducation, Frédéric Bolano (PCF) nouvellement élu devient adjoint à la sécurité et Marie-France Nunez (PCF) passe adjointe déléguée au personnel et aux mobilités. Avec cette équipe, Laurent Belsola compte « continuer à défendre les piliers qu’ils [l’opposition, Ndlr] ont vilement tenté de dynamiter : le vivre-ensemble, la solidarité, le partage, la paix et l’émancipation des individus ».

    Le prochain conseil municipal aura lieu mardi 24 mars à 17h30. Contactée, l’équipe de Pascal Spanu n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Port-de-Bouc plébiscite Laurent Belsola

    Port-de-Bouc plébiscite Laurent Belsola

    Gilbert a dû patienter avant de lancer le chant de la Victoire. Il est 20h20 quand les résultats du sixième bureau, qui ont tardé à venir, arrivent enfin au bureau central, à Port-de-Bouc. « C’est réglé, nous sommes à plus de 70%. Cela va sans doute nous permettre d’avoir au minimum 23 élus », se félicite un militant, qui a énormément donné tout au long de la campagne.

    Laurent Belsola, qui patientait avec quelques colistiers dans son bureau, peut enfin sortir, annoncer la bonne nouvelle à une foule qui devine qu’il va repartir pour un mandat. « Au-delà des mensonges et de la politique d’apparat, vous avez décidé de nous faire une nouvelle fois confiance, mon équipe et moi-même, pour poursuivre le travail engagé jusqu’alors. »

    Face à celui qui va donc partir pour un second mandat de six ans, le cours Landrivon se prépare à communier dans la joie. « 70,48%, c’est un résultat remarquable qui vient couronner à la fois le travail que nous avons réalisé au cours de ces six dernières années. Mais également le projet que nous portons pour continuer de faire rayonner Port-de-Bouc ! »

    Ce résultat lui rappelle ce qu’avait dit son adversaire, lors du dernier conseil municipal : « Il nous a dit que, mon équipe et moi, nous ne représentions que 2% ». Son score, qui rappelle ceux d’un René Rieubon (maire 1944 à 1990), est une réponse cinglante des Port-de-Boucains. « Notre ville a chassé ces arrivistes, venus de villes voisines. Elle s’est levée comme un seul homme pour rendre une nouvelle fois hommage aux valeurs qui sont les nôtres : le travail, le vivre-ensemble, la solidarité et la fraternité ! »

    Suspense au 6e bureau

    Lorsqu’à 18h, le dépouillement s’est mis en route, on devinait une certaine confiance dans le 1er bureau, présidé par Laurent Belsola en personne. « Je sens que nous allons faire mieux qu’au Rove ce soir », lance une femme, qui ne rate rien de l’ouverture des enveloppes.

    Lorsque les 451 scrutins ont tous été validés, la première tendance est bonne. « Nous sommes à plus de 70%, ça sent bon », sourit Jean Bap. Dans la foulée, les résultats du bureau de l’école Nelson-Mandella arrivent : « Plus de 83%, je pense que Spanu a compris le message. Personne ne veut de lui ! », clame René.

    Commence alors la longue attente des résultats définitifs. Avec un bureau, le sixième, qui se fait appeler Désiré. « Mais c’est réglé, nous sommes devant, et largement, dans les autres. Ce n’est qu’une formalité », estime un militant. Ce dernier résultat déterminera si la liste de Laurent Belsola atteindra la barre des 71%. Elle ne fera que flirter avec.

    « Ce soir, le mistral a, comme toujours, assainit les choses. Il emporte avec lui une liste rétrograde, fallacieuse et haineuse. » Laurent Belsola résume ce que la masse, qui a permis à sa liste de poursuivre sa mission, pense de la liste d’extrême droite de Pascal Spanu, qui recueille donc 29,52% des voix.

    Celui qui s’apprête donc à enfiler une seconde fois l’écharpe tricolore de maire a tenu à souligner le travail d’équipe qui a permis d’avoir ce résultat : « Je remercie, bien sûr, les militants qui n’ont eu de cesse de se démultiplier sur le terrain. Ma formation politique, le Parti communiste français, pour son soutien sans faille. Je remercie mes colistiers, avec lesquels nous allons très rapidement nous mettre au travail, pour améliorer encore et toujours, le quotidien des habitants ».

    Face à Laurent Belsola, les Port-de-Boucains savourent cette victoire. Victoire de la fraternité face à la haine. Victoire de l’humain face à la division. « Vous pouvez compter sur notre équipe pour maintenir le cap. Proximité, sincérité et solidarité seront les maîtres mots de notre mandat. Et vous pourrez toujours compter sur des élus disponibles et présents pour relever les défis qui s’imposent à nous. »

    Des propos qui ne sont pas que des mots. Des propos qui ont déjà connu une concrétisation sur les dernières années. Et dont les premières suites seront bientôt visibles. « Avec une place de la Lecque refaite à neuf, le contournement autoroutier ou encore la base nautique rénovée », détaille le futur nouveau maire.

    Dans son dos, Gilbert peut enfin lancer la chansonnette. Un J’irai revoir ma Normandie qui suscite les sourires. Avant que tout le monde aille célébrer la victoire dans la salle Youri-Gagarine voisine.

    À noter que la participation s’élève à 51,26%.

    « 70,48%, c’est un résultat remarquable qui vient couronner le travail de ces six dernières années »

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    « On finit deux mois de porte-à-porte et de présence sur le terrain pour partager le programme et la liste », livrait Laurent Belsola lundi après-midi, au café Le Phocéen de Port-de-Bouc. À quelques jours du scrutin, le maire (PCF) et candidat a tenu à revenir sur plusieurs sujets de la campagne.

    « Nous allons poursuivre la rénovation des écoles dont certains bâtiments vieillissent » explique l’édile, à l’image de l’école Tichadou rénovée cette année. D’autre part, Laurent Belsola veut « uniformiser le kit de rentrée scolaire offert par la Ville pour tous les primaires, qu’ils aient tous la même chose ». L’école des Arcades, au nord de la ville, sera agrandie pour accueillir les nouveaux arrivants du domaine de Castillon. « Le bus va bientôt arriver pour relier le quartier », annonce le maire.

    De nouveaux emplois

    Laurent Belsola indique l’arrivée prochaine de nouvelles activités économiques le long du canal de Caronte. « 30 nouveaux emplois sont prévus », précise le maire, relatant que « les entreprises nous ont demandé 25 CV de port de boucains ! C’est important de faire travailler nos habitants ici », relève l’édile.

    Dans la même veine, le hangar faisant face au Chantier naval de Provence pourrait accueillir une entreprise de modification de conteneurs. « Une piste bien avancée » souligne le maire. Le reste est à découvrir jeudi soir, 18h salle Gagarine.

  • L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »

    Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).

    Des valeurs communes

    D’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»

    A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »

  • À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    Une équipe « ouvrière, populaire, ancrée et non parachutée ». C’est ce qu’a présenté le maire sortant qui brigue un second mandat, Laurent Belsola, salué par le conseiller municipal qui repart à ses côtés, Gilbert Caneri, devant une salle Youri-Gagarine comble et acquise à sa cause, jeudi.

    Comme lui, ils sont 18 de l’ancienne majorité à s’engager de nouveau pour écrire cette « nouvelle page ». Laurence Casandri, conseillère municipale déléguée au handicap et aux droits des femmes, figure en deuxième position de la liste et fera de l’inclusion son cheval de bataille. Son premier combat : « L’ouverture d’une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire, Ndlr.] collège. » Patrice Chapelle reprendra la délégation de la culture. Floriane Sotta, David Guiot, Martine Muller et Akrem M’Hamdi complètent le haut de liste, suivis de Cathy Vaxès, petite fille de l’ancien maire de 1990 à 2005, Michel Vaxès. La directrice de la mission locale veut mettre ses « compétences » et son « réseau professionnel au service des administrés et notamment des jeunes administrés pour favoriser leur émancipation, faciliter leur accès à l’emploi et à l’autonomie ».

    Parmi les autres visages connus qui complètent la liste, Naïma El Ghazzar, très impliquée dans le club de plongée et à la SNSM, Éric Jovenet du chantier naval, ou encore Matthieu Perfetti, qui fait rayonner la commune pendant Noël avec les illuminations qu’il installe dans son jardin.

    La santé comme priorité

    En cas d’élection, cette nouvelle équipe entend poursuivre le travail engagé depuis des années par les différentes majorités communistes. Laurent Belsola l’annonce : « La santé n’est pas une compétence municipale, mais ce sera notre priorité pour le mandat. » Le maire-candidat explique avoir d’ores et déjà racheté le centre Michel-Borio, autrefois centre de la mutualité Oxance, pour un euro symbolique, et dit vouloir le redynamiser « pour que l’hôpital de Martigues puisse s’y déployer »  : « Les discussions sont très avancées. » La liste emmenée par Laurent Belsola entend convertir les locaux de l’ancienne Caisse primaire d’assurance maladie en résidence senior.

    L’équipe veut s’atteler à continuer de « recoudre la ville », avec la fin des réhabilitations des quartiers prioritaires Bellevue, la Lèque et les Aigues Douces et la requalification de la RN568 en boulevard urbain. Mais aussi en renforçant l’attractivité avec le développement du tourisme culturel et industriel, la mise en place d’un village de Noël gastronomique en lien avec les restaurateurs, la rénovation des bâtiments du Respelido pour y installer un nouveau commerce de proximité ou le déplacement des sardinades vers le port pour créer un ensemble avec les artisans de bouche.

    Enfin, côté tranquillité publique, la liste de gauche compte se battre pour obtenir un commissariat mixte abritant la police municipale, mais aussi un détachement de la police nationale de Martigues. Les projets sont nombreux, mais l’équipe est motivée.

  • Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Son opiniâtreté lui a valu des menaces de mort et des émeutes, en mars 2023. Depuis le début de son mandat, Laurent Belsola (PCF) n’a « jamais cessé de frapper aux portes des différents ministères de l’Intérieur pour lutter contre le fléau du narcotrafic », rappelait-il, le 22 janvier, lors d’un atelier de campagne.

    À Port-de-Bouc, certains quartiers, comme les Comtes ou les Amarantes, sont touchés par cette problématique. « C’est un enfer pour la population. Les parents n’osent plus se balader avec leurs enfants, les soignants ne peuvent pas entrer dans les bâtiments… concède le maire. Ça brûle tout. » Mais la régularité des opérations menées par les forces de l’ordre ont eu raison de nombreux points de deal. « On en avait six en 2020, il n’y en a plus qu’un qui disparaît puis réapparaît de temps en temps », révèle-t-il.

    Des résultats obtenus « à force d’abnégation ». L’édile, candidat à sa succession, avait d’abord demandé la réouverture du commissariat de police nationale puis l’adhésion au dispositif de Quartier de reconquête républicaine pour avoir des renforts, en vain. « On a obtenu que les forces de police soient présentes de manière pérenne, grâce à l’aide de CRS et de compagnies départementales. Les résultats sont là. Quand le travail de longue haleine est fait, ça paye. Mais il ne faut rien lâcher, ça reste fragile. »

    Désormais, Laurent Belsola demande la création d’un commissariat mixte pour avoir, sous un même toit, les services de police municipale et de police nationale. « Il ne manque que l’accord du ministère de l’Intérieur, confie-t-il. On a les locaux, qu’on veut réhabiliter. »

    « Il faut des moyens et il faut travailler sur du long terme, assène le maire. Au niveau régalien, on est preneur de n’importe quel dispositif. Au niveau de la Ville, on met le paquet sur la prévention. On a nos centres sociaux, nos écoles, le théâtre, la médiathèque, des commerces, la présence d’employés municipaux… On est dans nos quartiers. On a créé une Régie pour sortir les jeunes en difficulté avec le monde du travail, pour les accompagner dans la réinsertion avec des missions en bas de chez eux. La sécurité, c’est un tout. La police et la prévention font partie de ce tout. »

  • Des inquiétudes à l’échelle locale pour le cadre de vie et les services publics

    Des inquiétudes à l’échelle locale pour le cadre de vie et les services publics

    Un enjeu peut en cacher un autre. L’installation de nouvelles usines et la décarbonation de celles existantes impliquent de nouveaux emplois, dont les prévisions varient entre 6 000 et 10 000 sur une durée et un statut encore inconnus à ce jour. De nouvelles familles vont s’installer, nécessitant des logements, des médecins, des transports ou des écoles, entre autres.

    Des services publics

    La première des préoccupations des élus face à ces annonces est avant tout celle de « réindustrialiser dans l’intérêt des travailleurs, cela doit permettre le maintien des emplois existants, mais aussi la création de nouveaux emplois, dans les proportions qui ont pu être annoncées », selon le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) invité lors du dernier congrès de l’Union départementale CGT. Les incertitudes qui concernent certaines entreprises du 1er pôle pétrochimique européen de Lavéra, comme Kem One (notre édition du 13/01) conduisent l’édile à vouloir « conforter les emplois industriels de notre territoire. Les meilleurs salaires du territoire martégal se trouvent dans l’industrie et nous voulons les conserver », disait-il lors de sa déclaration de candidature en novembre. Ce pourtour de l’Étang de Berre est « un territoire à la fois stratégique pour l’industrie et pour le développement du service public », rappelle le premier magistrat de Martigues.

    La santé est centrale dans l’approche des élus du golfe. Particulièrement au regard de la situation de l’hôpital de Martigues, construit en 1974 pour soigner la zone et absorber le risque industriel. « Notre hôpital est structurant pour le territoire de tout l’ouest du département, avec tous les sites Seveso », rappelait Gaby Charroux lors de l’annonce du plan immobilier (notre édition du 22/01). Le manque chronique de personnel et de moyens dénoncé par l’ensemble des syndicats CGT de la zone conduit l’élu à batailler depuis 3 ans avec l’État et l’Agence régionale de santé (ARS) pour obtenir les 90 emplois et 170 millions d’euros revendiqués par la CGT.

    Bataille à l’hôpital, et « du lobbying » pour Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc en difficulté au plan médical. « Il ne se passe pas une semaine sans qu’on nous demande si des nouveaux médecins vont s’installer », indiquait l’élu lors d’une réunion publique début janvier. « La santé n’est pas une compétence municipale, mais on a besoin de répondre aux besoins de la population. Alors on prend tous les moyens possibles pour faciliter les projets d’implantation publics comme privés », détaillait-il. Du reste, « la Ville de Martigues a décidé de protéger l’environnement foncier immédiat du centre hospitalier de manière à prévoir des extensions possibles », précisait ce vendredi Gaby Charroux.

    Construire du logement

    Il faudra également trouver une solution de logement pour les milliers de demandeurs actuels dans le parc social et les futurs milliers à venir. « On a besoin de continuer à construire », insistait Gaby Charroux en réunion publique à la mi-janvier. Selon l’édile, « il faudrait construire 250 logements par an pour loger les habitants actuels et les futurs salariés de l’industrie dans les projections du plan local d’urbanisme intercommunal » rien que pour Martigues. « L’État doit aller voir les villes qui ne respectent pas les obligations en matière de logement » pointe également l’élu, de même que le besoin pour la Ville de « veiller au peuplement » pour la mixité sociale.

    Le défi posé par l’aménagement du territoire nécessaire à l’accueil de la population pose la question de la gouvernance de cette mutation. La Commission nationale du débat public (CNDP) retient dans son dernier rapport du 13 janvier qu’« un pacte de gouvernance associant l’ensemble des communes du bassin, les industriels et autres parties prenantes est annoncé en 2026 ». Une fois encore, la balle est dans le camp de l’État.

  • Les élus face à la révolution industrielle

    Les élus face à la révolution industrielle

    À l’Ouest du département, le ballet des camions sur la RN568 est incessant. D’ici 2030, ces véhicules (4 600 poids lourds par jour dont 700 opérant du transport de matières dangereuses) ne passeront plus par ce qui sera, Laurent Belsola (PCF) et Gaby Charroux (PCF) l’espèrent, un boulevard urbain, mais par le contournement autoroutier qui passera au nord de leurs deux villes Martigues et Port-de-Bouc.

    Déclaré d’utilité publique en 2017 et demandé depuis plus de cinquante ans par la population et les élus du territoire, cet aménagement est enfin entré dans le concret en juillet 2025 avec la signature de son protocole de financement. Au total, 228 millions d’euros seront investis par les pouvoirs publics (État, Région, Département, Métropole et Grand Port maritime de Marseille-Fos – GPMM) pour construire près de 7 km de 2×2 voies, deux échangeurs et 12 ouvrages d’art.

    Loin d’être un hasard, cette somme a été obtenue à la faveur de la décarbonation de la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Fos. « On a pris en compte le fait que l’économie mondiale est là, c’est le premier investissement qui permet de dire que la ZIP va se développer et prendre une autre dimension », notait le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola lors de la signature en préfecture.

    Des décisions finales d’investissement en 2026

    De la même manière que, dans les années 1970, le développement de la sidérurgie dans les bassins Ouest du port, et notamment les implantations de Solmer et d’Ugine, ont entraîné une arrivée massive de travailleurs lorrains, l’arrivée de nouveaux acteurs économiques devrait bouleverser la physionomie du territoire dans les années à venir.

    Près de cinquante projets industriels ont été identifiés par la Commission nationale du débat public, qui a mené une concertation globale du 2 avril au 13 juillet dernier, dans les secteurs de l’hydrogène (H2V), de la sidérurgie dite « verte » (GravitHy, Marcegaglia), des carburants bas-carbone pour le maritime et l’aviation (Neocarb), la chimie, de la pétrochimie, de l’aérien (pôle Jean-Sarrail), des énergies (Carbon), ou encore de la logistique. Près de 15 milliards d’euros privés sont attendus dans la zone. Alors que le contexte national et international est pour le moins instable, lors des vœux du GPMM, le président du directoire Hervé Martel rappelait : « 2026, c’est l’année d’un certain nombre de décisions finales d’investissement pour ces opérateurs. » Les pouvoirs publics et le monde économique parlent déjà de 10 000 emplois directs créés d’ici 2030-2035. Charge aux communes alentour d’être en capacité d’accueillir ces nouveaux travailleurs et leurs familles.

    Pour le président du conseil de surveillance du GPMM, Christophe Castaner, « notre responsabilité est de rendre possible l’implantation de ces projets, en aménageur et propriétaire foncier, en accompagnant massivement les infrastructures publiques ». Le port vient d’adopter son projet stratégique 2025-2029, qui prévoit plus d’un milliard d’euros d’investissements, dont 77% seront consacrés aux bassins Ouest. En ligne de mire : l’extension du terminal avec le projet Fos 3XL à horizon 2031, la desserte du môle central et l’élaboration d’un schéma directeur ferroviaire pour anticiper les flux.

    La ligne THT divise

    Indispensable, l’alimentation électrique constitue la pierre d’achoppement de la transition industrielle de la zone. D’après le port, les besoins sont estimés à 2,4 GW supplémentaires sur le seul môle central d’ici 2029, et plus de 6 GW à l’échelle du golfe de Fos à l’horizon 2030. Pour y répondre, un projet de ligne aérienne très haute tension de 65 km et 180 pylônes avait été présenté au public, suscitant de vives oppositions des agriculteurs, des associations écologistes et des élus du pays d’Arles, amenant le collectif THT 13/30 à proposer une solution alternative d’enfouissement partiel.

    Dans leur rapport publié en décembre, les services de l’État ont acté le report de leur décision sur la réalisation de cette infrastructure électrique, exigeant de nouvelles précisions au gestionnaire public du réseau, RTE. Un consensus sera-t-il trouvé ?

    « Rendre possible l’implantation de ces projets »

  • Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    « Faire preuve de fraternité, c’est tout d’abord apprendre à se connaître soi-même et avoir la capacité à se mettre à la place de l’autre. » Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, s’est montré quelque peu philosophe lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, salle Gagarine, ce jeudi soir. L’élu a notamment abordé le « vivre-ensemble, qui fait que peu importe d’où nous venons, nous construisons une société fondée sur le respect de l’autre, de ses différences et de ses aspirations ».

    Le premier magistrat n’a pas manqué de rappeler « la signature historique du contournement autoroutier », de la Ville, obtenu après 50 ans de lutte des élus communistes de Port-de-Bouc et de Martigues. Laurent Belsola a d’ailleurs salué la présence de Pierre Dharréville et de Gaby Charroux, figures de ce combat

    « Le budget fond »

    Le maire, candidat à sa réélection, a rappelé le rôle des élus locaux, « en première ligne pour répondre aux habitants, malgré le peu de reconnaissance pour leur travail et leur statut ». « Nous faisons face à une équation quasi insolvable : comment apporter des réponses à nos administrés lorsque les budgets des communes fondent comme neige au soleil ? », tance l’élu. « La tâche est difficile, elle demande du courage et de l’espoir », conclut le maire, entouré du conseil municipal… à l’exception du conseiller d’opposition Pascal Spanu (RPR), soutenu par l’extrême droite aux municipales .