Tag: Lambesc

  • Jean-Marc Franco nous a quittés

    Jean-Marc Franco nous a quittés

    Instituteur puis professeur des écoles et directeur d’écoles élémentaires, il avait enseigné à Marseille, puis à Septèmes, Aix, Peyrolles, Lambesc, et Venelles.

    Il aura consacré une grande partie de sa vie professionnelle au syndicalisme enseignant dans les Bouches-du-Rhône. Dans les rangs du SNI-PEGC et de la FEN d’abord, puis au sein du SNUipp et la FSU.

    Longtemps responsable et chef de file de la tendance École émancipée du syndicat, il obtenait, à partir de ses qualités naturelles d’orateur, l’écoute de toutes et de tous. Très actif auprès de François Walger, dernier dirigeant de la FEN 13 (mais aussi de Marcel Bally, Laurent Quintard, Corinne Vialle, ou Jean-François Longo) lors de la création du SNUipp et de la FGSU, il rejoint plus tard le bureau départemental puis le secrétariat, devenant cosecrétaire du SNUipp 13 avec notamment Christophe Doré son ami, dirigeant de l’autre tendance du syndicat, Unité et action.

    Très attentif au lien syndicalisme enseignant-recherche en éducation, il fut l’un des premiers à inviter lors des congrès ou en dehors de ceux-ci des chercheur·se·s tels que Philippe Meirieu vers la fin des années 1980 lors de la sortie (très remarquée) du livre Apprendre… oui, mais comment ?… Marie Duru-Bellat sur Les inégalités sociales à l’école : Genèse et Mythes, après 2002, ou Jean-Pierre Terrail sur l’entrée dans l’écrit à l’école un peu plus tard…

    Militant intelligent, fin et subtil, lucide toujours ; sa voix, calme et posée, au service d’une argumentation toujours réflexive, était très écoutée dans les conseils syndicaux et les congrès.

    Le Conseil syndical du SNUipp 13 et le CDFD de la FSU 13 redit ici toute sa tristesse et présente à sa compagne Valérie, à ses enfants et à ceux de Valérie, à sa famille et ses amis, ses plus sincères condoléances et l’assure de son soutien dans cette épreuve.

    Les obsèques de Jean-Marc Franco auront lieu lors d’une cérémonie à la chapelle du cimetière de Lambesc ce vendredi 16 octobre à 9h45. Pour la partie qui a lieu au crématorium de Luynes, la famille souhaite que ce soit dans l’intimité familiale.

  • La contestation ne faiblit pas contre le projet photovoltaïque à Lambesc

    La contestation ne faiblit pas contre le projet photovoltaïque à Lambesc

    Les oppositions au projet grondent depuis près de deux ans. De nouveau, le Collectif de Défense des Collines, composé de citoyens, s’organise pour protester contre un projet de 20 000 panneaux solaires, prévu dans une zone ou plusieurs espèces, selon le Collectif, sont à protéger. Les opposants rappellent également qu’une partie du parc doit être implantée dans un secteur classé Natura 2000.

    Porté par la société Silversun Roquerousse, le projet est en préparation depuis six ans. Dans un contexte où « la préfecture est actuellement en train d’instruire le dossier » de permis modificatif et le défrichement modificatif, selon Laura Mouly, l’une des fondatrices du Collectif, un nouveau rassemblement est organisé, ce samedi 3 octobre, sur la Place des États Généraux, « juste en face de la mairie. On veut que ce soit festif et familial », précise Laura Mouly.

    Une action pour la protection de cette zone boisée, rappelle la co-fondatrice du collectif, mais aussi la protection de « l’aigle de Bonelli », le Circaète Jean-Le-Blanc, « une des espèces qui a justifié la création de la zone Natura 2000 », ou encore un « petit insecte qui s’appelle la Magicienne dentelée, très rare ». « On a reçu beaucoup de soutien, quasiment toutes les associations environnementales locales de communes alentour nous soutiennent (…) le Collectif Climat Pays d’Aix également… », estime Laura Mouly, qui les estime à « une quinzaine ». « Sans compter que France Nature Environnement (FNE) 13 va porter les recours juridiques, le groupe national de surveillance des arbres (GNSA)… On commence à avoir un soutien solide », affirme Laura Mouly. Rendez-vous est donné à 10h30.

  • La viticulture provençale au défi du climat

    La viticulture provençale au défi du climat

    « Les vendanges avancent d’année en année. En 2026, on a commencé le 19 août, du jamais vu. Si je regarde bien en deux ans, on a avancé d’une semaine la récolte » détaille Didier Pauriol, président du vignoble du Roy René, une des plus grosses caves de la Provence viticole. Avec des vendanges qui s’étalent sur 5 semaines, tout le personnel s’active dans la cave qui emploie 18 salariés. « Nous produisons environ 70 000 hectolitres de vins par an, avec une centaine de coopérateurs pour 900 hectares de vignes » poursuit le responsable. Un vin labellisé en appellation d’origine contrôlée (AOP) et indication géographique protégée (IGP) dont 90% de la commercialisation se fait en rosé. Les rouges et blancs se partagent les 10% du marché restant. La coopérative est dynamique et n’a pas hésité à investir 5 millions d’euros dans un nouveau chai de 700 m² dédié à la vinification pour rentrer le plus vite possible une récolte de plus en plus précoce. « Parce que notre production est essentiellement rosé avec un degré d’alcool inférieur à 13 degrés. Il nous faut rentrer un raisin pas trop chargé en sucre, c’est une contrainte supplémentaire. Avec la chaleur qui dure, les cépages mûrissent plus vite, heureusement nous avons un terroir hétérogène qui étale un peu les arrivées » explique Didier Pauriol qui a inauguré le nouveau bâtiment en juin 2025. Autre bonne nouvelle, la cave était vide, soit la récolte dernière vendue « grâce à un directeur et une équipe commerciale dynamique ».

    Cette récolte s’annonce bonne qualitativement et quantitativement. « Des pluies au bon moment cet hiver, une floraison rapide en mai grâce à une période chaude, et pas d’attaque sévère de mildiou ou d’oïdium » résume le président. Le vignoble bénéficie d’un avantage de poids, l’eau du canal de Provence qui permet l’irrigation des vignes au goutte-à-goutte.

    Faire face à la grêle, plus fréquente hors saison hivernale est aussi un fait nouveau. Là encore, le vignoble du Roy René a su s’adapter. « L’association Prévigrêle nous informe des jours à risques. Et nous avons des générateurs que nous activons pour l’éviter ou diminuer la taille des grêlons » expose le président. Il poursuit : « Prouvé ou pas, depuis que nous avons les générateurs, nous n’avons pas eu de souci. Nous mettons en place des outils pour lutter contre ».

    Marchés en chute

    Au vu du dérèglement climatique, le raisonnement voudrait que des cépages nouveaux plus résistants soient plantés. Le président répond spontanément : « La vigne, c’est pas des carottes, on s’adapte pas d’une année sur l’autre ». À ses côtés Raphaël Steff, viticulteur coopérateur, membre du conseil d’administration de la cave, explicite : « Quand on plante une vigne, c’est pour 25 ou 30 ans. Ce sont des investissements qui sont lourds. Le rendement n’est pas immédiat ». Mais la plus grosse inquiétude demeure l’état du marché. Leur vin est vendu principalement en vrac à l’export, pour 50% aux États-Unis et Grande Bretagne, mais aussi Allemagne, Belgique, Suède, Brésil, Australie… « Comme toute la Provence, nous avons perdu des marchés sur le rosé à cause des hausses des taxes. En trois ans, on a perdu un tiers des volumes sur les États-Unis » ne cache pas le président. À cela s’ajoute une tendance générale de baisse de la consommation. « Le vin fait partie intégrante de la culture française. On n’est pas beaucoup aidé comme produit de terroir. Les politiques ne parlent jamais de nous de façon positive » soupire Didier Pauriol. Et de lâcher : « Nos coopérateurs sont à la limite des coûts de production. Ils n’arrivent pas, en sus, à s’investir toujours davantage pour faire de l’œnotourisme ». Il réfléchit et ajoute : « On est mis en concurrence avec des voitures, ou des avions. C’était le cas pour la première taxe Trump en retour d’une taxe sur l’aéronautique, et c’est nous qui avons trinqué. On joue le rôle du fusible, ça nous fait énormément de mal ».

    Perte de 50% du chiffre d’affaires

    Les deux viticulteurs échangent des regards et tombent d’accord. « Il faut que les politiques nous aident, pas forcément financièrement mais par des choix qui ne viennent pas s’opposer à notre production. » Raphaël Steff témoigne à titre personnel : « On a tout vendu à la cave, mais il a fallu faire des concessions. J’ai perdu 50% de mon chiffre d’affaires en trois ans. Si on a des crédits, on y arrive plus. À la fin des vendanges, j’arrête mon exploitation pour aller vers une autre activité… qui n’a rien à voir avec l’agriculture ». Implacable.

  • Lambesc, les rapaces nocturnes à l’honneur

    Lambesc, les rapaces nocturnes à l’honneur

    Découvrir les hiboux et chouettes de Lambesc, ça vous tente ? Alors rendez-vous ce samedi à partir de 14h et jusqu’à 21h salle Georges-Brassens et dans la campagne environnante pour en apprendre davantage sur ces rapaces nocturnes, aux côtés de différents partenaires, dont la Ligue de protection des oiseaux de la région (LPO Paca).

    Un moment de partage, d’observation et d’échanges autour de ces magnifiques oiseaux aux caractéristiques fascinantes, accessible aux petits comme aux grands.

    Une journée immersive pleine de découvertes

    Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité communale et accompagne le lancement d’une enquête citoyenne et participative qui se déroulera jusqu’au mois de décembre, sur la même thématique.

    L’objectif : recenser les hiboux et chouettes présents sur la commune, grâce à la participation du plus grand nombre, afin de mieux connaître et cartographier la présence de ces espèces essentielles à l’écosystème. Les données collectées à la fin de l’année permettront ainsi de participer à l’orientation des actions de protection, de gestion, mais aussi de restauration de leurs habitats.

    Le programme s’annonce riche, entre science, découverte et balade. La journée débutera par un atelier destiné aux plus jeunes, pour découvrir ce que mangent les chouettes à travers l’analyse de leurs pelotes de réjection.

    Photographies
    et observations diverses

    Suivra une conférence intitulée « Ma vie de rapace nocturne », pour mieux comprendre l’écologie et les besoins de ces animaux. Enfin, une balade de 4 km, à la nuit tombée et dans la campagne, sera proposée pour écouter les chants et cris des chouettes et des hiboux. De quoi vous donner toutes les clés pour participer en famille à l’enquête publique à laquelle vous convie la Ville. Et pour couronner le tout et en parallèle de ces deux événements, un concours photos, lancé au début du mois de mars et qui se terminera au mois d’août, vous propose de photographier le patrimoine naturel de la ville. Le tout toujours dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité communale, à Lambesc.

    Pour participer à l’ensemble de ces rendez-vous, rendez-vous sur le site internet de la ville : vous pourrez remplir un formulaire en ligne pour l’enquête et consulter différentes fiches mises à disposition pour vous aider à identifier les espèces observées.

    Renseignements au 04.42.57.61.15.

    Journée thématique à partir de 7 ans. Tous les événements sont gratuits. Plus d’infos sur le site lambesc.fr

  • À Lambesc, François Berga et ses colistiers flèchent les délégations

    À Lambesc, François Berga et ses colistiers flèchent les délégations

    Autour de François Berga, à la tête d’une liste divers gauche pour succéder à Bernard Ramond (lui-même soutenant Claire Blanc, qui mène une liste de droite), une trentaine de candidats. Et, pour chaque délégation, un adjoint candidat a été désigné. Parmi les noms attribués, pour la petite enfance, les écoles et la démocratie, Marie Ged, consultante, est nommée. Ce sera ensuite Fabrice Mattei, chef d’entreprise, pour les finances, l’économie et l’emploi, Hélène Allietta, auxiliaire de puéricultrice retraitée pour le social, la jeunesse et les seniors, Dominique Meyer, ingénieur dans la sécurité civile, pour l’environnement et l’agriculture… Il manque pourtant à cette liste, le nom de Jean-Michel Carretero, candidat aux municipales de 2020 à la tête de la liste Une Dynamique pour Lambesc, pourtant pressenti comme premier adjoint en début de campagne, alors que lui et François Berga avaient opté pour l’union.

    « Nous n’avons pas pu nous mettre d’accord sur un équilibre [en termes de noms, Ndlr.] », résume Berga, qui précise : « On a pris acte de ce désaccord, et il est parti. Au-delà de cette clôture très regrettable il n’y a rien eu entre nous de violent. » Michel Carretero estime pour sa part que les accords « électoraux n’ont pas été respectés (…) Je n’ai pas claqué la porte de l’union, on a été écartés ». Pour l’heure, le futur premier adjoint n’a pas encore été nommé. « Un peu prématurée », glisse François Berga.

  • Un refuge dédié aux écureuils à Lambesc

    Un refuge dédié aux écureuils à Lambesc

    Au détour des terrains boisés de la ville, il n’est pas rare de tomber sur de petits refuges en bois, des mangeoires ou encore des zones de « quiétude », ces espaces végétalisés laissés intacts. Sur neuf hectares, répartis entre le terrain de tennis et la piscine municipale, un parc aux écureuils, dans lequel déambulent habitants et visiteurs, a été minutieusement imaginé et créé par Laurent Cattanéo. Le septuagénaire, fraîchement arrivé sur Lambesc, avait remarqué l’absence d’animaux dans les environs – d’écureuils roux, surtout.

    Il se lance donc dans la création de l’association SOS Écureuils, saisit la municipalité sur la question et obtient l’autorisation de monter un vaste projet de reconstitution d’un habitat pour ces rongeurs appartenant à la famille des sciuridés. Labellisé par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), le projet a également reçu le soutien de la Région et du Département, permettant notamment, l’année dernière, la création d’un grand bassin d’eau et l’achat d’une vingtaine d’abreuvoirs de dix litres.

    Jusque dans les jardins…

    « Les écureuils se font régulièrement tuer par des chats domestiques, mais il y a d’autres facteurs qui expliquent qu’ils soient de moins en moins nombreux. Notamment la mortalité routière, l’urbanisation ou encore le débroussaillage, qui les empêche de trouver à manger… Au départ, c’était une forêt avec seulement des écureuils. Petit à petit, cela détruit son environnement », retrace Laurent Cattanéo.

    À l’entrée du parc, une immense fresque peinte par l’artiste Knop introduit la zone refuge, tandis qu’une sculpture monumentale, taillée dans une ancienne souche de pin, accueille les visiteurs dès le début du parcours. Esthétiques, peut être, mais pensées avant tout pour sensibiliser. Au long du parcours, régulièrement entretenu par les bénévoles de l’association, des panneaux informatifs guident le public. Pour les plus jeunes, notamment pour les classes de Lambesc, des ateliers sont régulièrement organisés au milieu de cet espace biodiversité, là où les écureuils circulent librement : plantations, fabrications de niches et abris, distribution de nourriture pour écureuils…

    L’initiative dépasse aujourd’hui les frontières du parc aux écureuils. Sur les devantures des habitations du lotissement, plusieurs grilles affichent l’image imprimée d’un de ces rongeurs roux : signe qu’ici, ils sont les bienvenus et nourris. Le plan « propriétaires engagés » est lancé. Le sujet s’invite dans les conversations entre les habitants du quartier et Laurent, surnommé aujourd’hui « Monsieur Écureuil ». « Ils participent à l’association, à la cause. Ils s’engagent chacun à s’occuper des écureuils, résume Laurent Cattanéo. Le premier à s’engager à même reçu un sac de noix. » Régulièrement, cet amoureux de la nature installe des caméras au sommet des abris qu’il a lui-même installés. Les images sont ensuite diffusées dans les maisons de retraites, comme dans les écoles, à des fins pédagogiques.

    S’il reste difficile pour l’association de mesurer précisément les bienfaits du parc, Laurent Cattanéo l’assure : « On les voit revenir. Ils s’approchent d’autant plus de nous depuis qu’on les nourrit. Même s’ils restent assez sauvages. »

  • Le local de campagne de François Berga inauguré à Lambesc

    Le local de campagne de François Berga inauguré à Lambesc

    L’occasion pour François Berga (DVG), tête de la liste aux côtés de son colistier Jean-Michel Carretero, d’afficher ses ambitions en vue des élections municipales.
    Le local sera ouvert du lundi au samedi, dans ce lieu « de réunions
    de travail, d’échanges, où toutes discussions autour de la campagne se tiendront
     », indique François Berga. Pour rappel, la liste n’est pas encore composée et reste ouverte à l’implication de futurs colistiers. Un comité de soutien a été lancé, ouvert aux dons de financement pour la campagne, entre autres.

  • La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    Ce sont deux délibérations en date du 2 avril 2025 que la liste citoyenne Lambesc en tête, menée par François Berga (SE) dépose auprès du tribunal administratif de Marseille. Voilà des années que les Trinitaires, bâtiment public patrimonial, font l’objet de polémiques. Deux fois par le passé le maire, Bernard Ramond, a tenté de vendre ce bout de patrimoine, à l’abandon depuis le départ d’une agence immobilière, il y a vingt ans. La commune ne peut, selon lui, assumer les coûts de son entretien. Première tentative, la délibération actant la vente est retirée en conseil municipal.

    La deuxième fois, la vente est annulée à la suite d’un recours gracieux déposé en 2021 par l’opposition, qui pointait, entre autres, un oubli de « déclassement » du public au privé du bâti. « Et en avril 2025, on est prévenus, cinq jours avant en recevant l’ordre du jour, on découvre une nouvelle délibération de vente à la société immobilière Prométhée », rapporte François Berga. Le projet prévoit la vente des deux étages et des annexes du bien.

    « On perd une carte forte »

    Le rez-de-chaussée devrait rester sous le giron de la commune. Rencontrés ce lundi, les élus de Lambesc en tête, retracent l’histoire des Trinitaires. Mobilisés, de nouveau, contre la vente du bien public, les élus ont d’abord déposé un recours gracieux, notifié fin mai, rejeté fin juillet 2025 par la commune. Un recours a donc été déposé par les élus de Lambesc en tête, auprès du tribunal administratif de Marseille. Si les services du Domaine « avaient estimé la valeur du bien à 542 000 euros, la délibération procédera à la cession pour la somme de 252 000 euros, soit une baisse de la valeur de 53% », indique le recours. Une réduction légale, motivée par la volonté de réaliser des logements sociaux type bail réel solidaire. Le maire a « fait un rabais de 290 000 euros. Il estime qu’en faisant du logement social, il aura une baisse de pénalité [imposées par la loi SRU, Ndlr] estimées au même prix. Les efforts de l’État, c’est le promoteur qui en bénéficie », ajoute François Berga. Pourtant, le recours indique que si les logements BRS sont bien des logements sociaux, ils ne sont « en aucun cas des logements locatifs sociaux, destinés au plus précaires ». À cette vente, s’ajoute la cession d’une parcelle de 732 m², proche de la caserne des pompiers, à moindre coût, 190 000 euros « afin d’y réaliser 631 m² de logements libres », indique le recours. Or le même document indique plus loin que dans l’« opération mixte comportant des logements locatifs sociaux (…) rien dans la délibération ni même dans l’offre d’achat reçue de la Sarl Prométhée ne permet de retenir qu’une opération mixte devra être réalisée sur la parcelle cédée ». « On perd une carte forte de faire 100% de logements sociaux, pointe Jean-Michel Carretero, issu du groupe (UDPL). Aussi, la réhabilitation est financièrement dans les cordes de la commune. Il y a une possibilité de la planifier au cours d’un mandat, sans douleur. »

    « Il y a des recours sur tout ce que nous faisons actuellement. Ça fait 25 ans qu’on essaie de trouver une solution pour les Trinitaires, il ne se passe rien », rapporte de son côté Bernard Ramond, le maire. L’édile maintient l’argument d’un bâti en « vrai péril ». « Nous n’avons pas l’utilité de ce bâtiment. La commune garde le rez-de-chaussée, le niveau le plus noble », poursuit le maire. Quant à l’achat de la parcelle : « Aucun bailleur social ne s’intéresse aux vieux bâtiments. Il faut avoir quelque chose pour équilibrer l’opération générale. L’opposition, de gauche, veut du logement social et quand on en crée, ils font un recours. C’était l’occasion, sur les deux unités, il y avait près d’une vingtaine de logements sociaux. »

  • À Lambesc, ils dénoncent un « massacre » écologique

    À Lambesc, ils dénoncent un « massacre » écologique

    Laura Mouly découvre le projet au détour d’une randonnée dans les collines de Cazan : plus de 20 000 panneaux photovoltaïques devraient occuper une dizaine d’hectares de cette zone. Lors d’une réunion publique tenue ce samedi 11 octobre, la lanceuse d’alerte, membre du Collectif de défense des Collines a longuement présenté les « incohérences » de ce projet privé, porté par la société Silversun Roquerousse « mais derrière laquelle se cachent deux entités : la Silversun lambescaine et l’entreprise lyonnaise Oxynergie », précise Laura Mouly. À commencer par son installation dans une zone classée Natura 2000, zone d’intérêt national d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEF) et bénéficiaire de deux plans nationaux d’action pour protéger deux espèces sur cette zone. « Ce serait un véritable massacre », pointe, dans la foule, René, un « vieux » chasseur lambescain. Plusieurs points sur la manière dont le projet a été déployé ont été dénoncés par le Collectif. Notamment « l’absence de transparence et de concertation » et une enquête publique « biaisée » et « peu visible ». « Qui a participé à cette enquête ? Les élus de la municipalité de Lambesc, leur famille, le personnel de la maison familiale et rurale Garachon. Certains élus ont été jusqu’à poster deux, voire trois fois le même avis », dénonce Laura Mouly. Des descriptions « trompeuses », selon le collectif, apparaissent elles aussi dans l’étude d’impact. Entre autres, le site, décrit comme une « friche ferroviaire », a été « totalement renaturé ». « Notre patrimoine naturel va être saccagé », s’inquiète Laura Mouly. Le non-respect de la prévention contre le risque incendie, présenté par un ancien professionnel du nettoyage après-sinistre et le risque qu’aurait ce projet pour plusieurs espèces de la zone par un ornithologue indépendant ont également été inscrits à l’ordre du jour de la réunion publique. Le Collectif, qui précise ne pas être contre le photovoltaïque mais opposé à son émergence sur ces lieux, a présenté, en fin de réunion, un projet alternatif : installer des panneaux photovoltaïques non exploités sur les zones agricoles et d’activités. Sollicitée, la société Silversun n’a pas pris connaissance de nos questions.

  • Les oppositions misent sur une stratégie d’union pour les municipales

    Les oppositions misent sur une stratégie d’union pour les municipales

    Les oppositions misent, elles aussi, sur l’union pour les municipales de 2026. Les groupes Agissons ensemble, mené par François Berga, conseiller municipal d’opposition et Une Dynamique pour Lambesc, dirigé par Jean-Michel Carretero, lui aussi dans l’opposition, annoncent la création d’une liste commune : Lambesc en tête.

    « Ce choix responsable s’est construit en conscience, tout au long d’un mandat », expliquent les alliés, dans un communiqué commun. Selon eux, les convergences de votes ont été nombreuses « face à un maire conservateur et autoritariste ». Leur union vise à « mettre un coup d’arrêt à cette conception sans partage de l’exercice du pouvoir » et à dénoncer « le développement urbain débridé » qui marquerait le bilan de la majorité sortante. La nouvelle liste, conduite par François Berga, « en rupture avec ce passé pesant, a pour objectif majeur de répondre aux fortes attentes de changement ». Elle devrait incarner « une alternative de progrès social, démocratique, écologique et culturel », adossée « aux valeurs d’humanisme » et aux « principes républicains ».

    Le maire sortant, Bernard Ramond, ne briguera pas de nouveau mandat, mais sa première adjointe, Claire Blanc, portera une liste concurrente. Les opposants pointent déjà, selon eux, un risque « fort d’alliance entre Claire Blanc et l’extrême droite », rappelant « le soutien stratégique que Ramond a apporté au député RN de la 15e circonscription des Bouches-du-Rhône ». La nouvelle liste appelle désormais « tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche à nous rejoindre ».