Tag: La Valette

  • Les salariés de Biogroup Côte d’Azur en grève

    Les salariés de Biogroup Côte d’Azur en grève

    Après une réunion avec leur direction lundi, qui n’a finalement rien donné, 150 des 770 salariés de Biogroup Côte d’Azur, dont 90 dans le Var (40 à La Valette, 50 au Muy) étaient en grève jeudi. Raison principale : une prime d’intéressement qui a fondu comme neige au soleil depuis la reprise de l’ancien établissement (Bio Esterel) par Biogroup en 2018 : « Nous sommes passés d’un 13e mois qui équivalait au Smic avant le C, à à peine de quoi faire un plein d’essence », pointe Baptiste Absalon, représentant CSE Biogroup Côte d’Azur et délégué syndical FO.

    Une situation que ce dernier juge inacceptable eu égard à l’activité du groupe et aux efforts fournis par les salariés : « On sait que les charges augmentent pour les entreprises. La Cnam impose une tarification à l’acte, qui a baissé de 20% en 3 ans. Mais le chiffre d’affaires n’a baissé que de deux points l’an dernier, compensé par l’augmentation du volume. On nous presse comme des citrons, et dans des conditions délétères, alors qu’on est parmi les meilleurs chiffres d’affaires du groupe, avec un profit important. »

    La grève se poursuit vendredi

    Des conditions qui, selon le syndicaliste, conduisent à une hausse de l’absentéisme et des arrêts maladie, alors que l’entité Côte d’Azur – une des 28 de Biogroup en France – revendiquait un des taux les plus bas en la matière avant le Covid. « Désormais, on a un des plus hauts. Il y a une perte de motivation », affirme Baptiste Absalon. Et cela devrait alerter la direction, qui peine, qui plus est, à recruter : « Une quarantaine de postes à 1 500 euros par mois ne sont pas pourvus, pendant qu’on subit l’inflation avec des salaires bloqués », dénonce-t-il.

    Autre point de mécontentement : les mobilités accrues pour les salariés, baladés entre les 110 sites de Biogroup Côte d’Azur : « Ça ne se faisait pas avant. Cela conduit à une perte de sens », poursuit Baptiste Absalon. Autant de causes qui produisent, en conséquence, plusieurs revendications : « L’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance du labeur du salarié avec une prime de participation digne de ce nom, des négociations annuelles, le lundi de Pentecôte offert, la prise en charge intégrale de la mutuelle, une prime urgence remplacement au pied levé, et la prise en charge de tout ou partie des jours de grève. » Pour arriver à leurs fins, les salariés reconduisent le mouvement ce vendredi à La Valette et à Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes.

  • Parkings payants : la galère s’intensifie pour les salariés de l’Avenue 83

    Parkings payants : la galère s’intensifie pour les salariés de l’Avenue 83

    Nouveau mauvais coup pour les salariés de l’Avenue 83, à qui la direction du centre commercial faisait déjà la guerre, depuis deux ans, pour les empêcher de profiter des deux grands parkings en silo devenus exclusivement réservés à la clientèle, sans égard aucun pour ceux qui viennent travailler, souvent pour pas grand-chose. Mais cette fois, plus personne ne pourra passer au travers.

    À partir du 9 mars, il faudra en effet payer pour stationner son véhicule au-delà d’une certaine durée (3 heures, plus 1 heure pour le cinéma). « Cette décision est en contradiction totale avec l’image de centre “familial” que la direction revendique », commence Anaïs Pascual, secrétaire générale de la CGT Primark. Elle rappelle également que le site emploie environ 1 500 personnes et que les riverains subissent déjà un report régulier de véhicules dans leurs quartiers faute de places suffisantes. Comme les parkings des autres entreprises situées aux alentours qui vont inévitablement être impactés par la mesure avec un nouveau report massif.

    La lutte des places continue

    Pour la CGT, il est inadmissible de contraindre les salariés à payer pour venir travailler. « Les seules alternatives laissées aux salariés, c’est de sortir de leur poche 90 euros par mois, ce qui correspond à peu près à un dixième du salaire d’un 25 heures », s’indigne la responsable syndicale. Sachant que les contrats de 25 heures concernent environ 70 % des travailleurs du commerce, la mesure passe très mal. Et le comble est qu’il n’y aurait, au total, que 70 places proposées aux salariés de tout le centre commercial.

    La direction de Primark, elle, se retranche derrière la responsabilité de l’Avenue 83, tout en soulignant qu’elle ne prend en charge les places de stationnement dans aucun autre centre commercial où l’enseigne est implantée. Reste alors le système D, parfois en Zone bleue dans les rues, avec les amendes qui pleuvent et viennent encore grever un budget déjà plus que serré.

    « Aujourd’hui, on va stationner sur les parkings de Leroy Merlin, mais on a appris récemment que le magasin réfléchissait aussi à mettre une barrière pour limiter l’usage aux clients qui viennent chez eux. Donc clairement, on n’aura plus de solutions », reprend Anaïs Pascual.

    Elle alerte également sur l’impact économique que cela pourrait avoir sur les petits commerces, qui seraient, eux aussi, remontés par la mesure. « Si les clients réduisent leur temps de présence pour limiter le coût du stationnement, cela diminue ainsi les achats d’impulsion.». Avec, au final, un risque sur l’emploi.

    La CGT demande donc à l’Avenue 83 de revenir sur sa décision et ne s’interdit jusque-là aucun moyen d’action pour se faire entendre.

  • Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est désormais enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS), déclaré d’utilité publique par le préfet en octobre.

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002 par la Métropole, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée mercredi 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon. Il desservira les secteurs Geffrier, Escaillon, Herriot, XVe corps, Villevieille et les Grands Boulevards.

    Livraison prévue en 2037

    Ces premiers travaux consistent en la réalisation d’un mur de soutènement à hauteur de Geffrier, livré en juin 2026. L’ensemble du tronçon, lui, sera opérationnel d’ici 2029. Deux autres sont prévus dans le projet global, qui compte 28 km d’infrastructures : le plus long entre l’Espace Marine, à La Seyne-sur-Mer, et la gare de la Pauline-Hyères (ligne 1), et un autre entre le campus universitaire de la Garde et la gare La Garde-Centre (ligne 1b). 44 véhicules électriques y circuleront. Ils desserviront 65 stations dans cinq communes (Toulon, La Garde, Ollioules, La Seyne et La Valette), pour un trajet à 70% en site propre. Loin des 100% prévus par le tramway, ce qui implique une vitesse et une efficience moindres, comme le pointe l’opposition. Enfin, quatre parkings relais en silo (Porte d’Ollioules et de Toulon, Sainte-Musse, gare la Pauline-Hyères et Espace Marine à La Seyne) verront le jour d’ici 2037, date prévue pour la finalisation du projet.