Tag: La Seyne-sur-Mer

  • La Seyne-sur-Mer : Orange Marine prépare l’installation de l’atterrissement du câble Medusa à Marseille

    La Seyne-sur-Mer : Orange Marine prépare l’installation de l’atterrissement du câble Medusa à Marseille

    Il doit permettre de relier le Maghreb et l’Europe méditerranéenne. Medusa, plus long câble sous-marin (8 760 km) à remplir cette fonction, doit être mis en service au début de l’année 2026. Il aura vocation à offrir une infrastructure de télécommunication essentielle au développement de l’écosystème numérique des pays d’Afrique du Nord, ainsi qu’à six États membres européens (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce et Chypre).

    Plusieurs centaines de kilomètres ont déjà été posées au large. En ce qui concerne la France, c’est le navire câblier Sophie-Germain, de l’opérateur Orange Marine, qui procède à son déploiement. Première étape : l’installation de l’atterrissement du câble – la partie qui touche terre et qui ne peut être installée par le navire faute de fond assez profond – long de 1,2 km, et qui a lieu ce mercredi matin à Marseille, plage de la Pointe Rouge. « Marseille étant le principal nœud de câbles sous-marins de Méditerranée et le sixième au monde, chaque câble qui se pose dans cette zone doit y arriver », explique Didier Dillard, président d’Orange Marine.

    « L’opération prendra un peu plus que la matinée et on s’éloignera ensuite de la côte pour commencer la pose », prévoit le commandant du câblier, Gérald Couturier. Celle-ci devrait prendre plusieurs semaines, avant le prochain atterrissement à Bizerte, en Tunisie, dans un mois.

    Plus de 60 personnes travaillent sur le câblier, jour et nuit. Un effort qui a du sens pour les pays bénéficiaires : « Ce câble va apporter une meilleure connectivité aux pays du pourtour méditerranéen. Pour un pays, la connectivité est clé dans le monde d’aujourd’hui : plus elle est de qualité, plus vous êtes sécurisés et plus vous pouvez générer du trafic. Les besoins en termes de trafic international nécessitent de nouveaux câbles. Et il est toujours mieux d’être le pays d’atterrissement pour ne plus dépendre des tiers, il y a un enjeu de souveraineté », détaille Didier Dillard.

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.

  • Orange Maritime prépare le câble Medusa pour son atterrissement à Marseille

    Orange Maritime prépare le câble Medusa pour son atterrissement à Marseille

    Il doit permettre de relier le Maghreb et l’Europe méditerranéenne. Medusa, plus long câble sous-marin (8 760 km) à remplir cette fonction, doit être mis en service au début de l’année 2026. Il aura vocation à offrir une infrastructure de télécommunication essentielle au développement de l’écosystème numérique des pays d’Afrique du Nord, ainsi qu’à six États membres européens (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce et Chypre).

    Plusieurs centaines de kilomètres ont déjà été posées au large. En ce qui concerne la France, c’est le navire câblier Sophie-Germain, de l’opérateur Orange Marine, qui procède à son déploiement. Première étape : l’installation de l’atterrissement du câble – la partie qui touche terre et qui ne peut être installée par le navire faute de fond assez profond – long de 1,2 km, et qui a lieu ce mercredi matin à Marseille, plage de la Pointe Rouge. « Marseille étant le principal nœud de câbles sous-marins de Méditerranée et le sixième au monde, chaque câble qui se pose dans cette zone doit y arriver », explique Didier Dillard, président d’Orange Marine.

    « L’opération prendra un peu plus que la matinée et on s’éloignera ensuite de la côte pour commencer la pose », prévoit le commandant du câblier, Gérald Couturier. Celle-ci devrait prendre plusieurs semaines, avant le prochain atterrissement à Bizerte, en Tunisie, dans un mois.

    Plus de 60 personnes travaillent sur le câblier, jour et nuit. Un effort qui a du sens pour les pays bénéficiaires : « Ce câble va apporter une meilleure connectivité aux pays du pourtour méditerranéen. Pour un pays, la connectivité est clé dans le monde d’aujourd’hui : plus elle est de qualité, plus vous êtes sécurisés et plus vous pouvez générer du trafic. Les besoins en termes de trafic international nécessitent de nouveaux câbles. Et il est toujours mieux d’être le pays d’atterrissement pour ne plus dépendre des tiers, il y a un enjeu de souveraineté », détaille Didier Dillard.

  • La science en fête autour des intelligences

    La science en fête autour des intelligences

    « En 2024, la Fête de la science Paca a accueilli plus de 122 000 personnes. Cette progression continue de la fréquentation, lors des événements organisés au fil des années, démontre un intérêt croissant pour les enjeux scientifiques », présente Khaled Bouabdallah, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, lors de la conférence de presse.

    Il poursuit : « cette belle réussite est le fruit du travail des acteurs du territoire, avec une gouvernance partagée entre l’état et la Région. Depuis 2022, 75 projets ont été soutenus, avec un budget de 830 000 euros. La programmation a été élaborée par l’ensemble des universités, des grandes écoles, des organismes de recherche et des acteurs du réseau culture scientifique, sous le pilotage régional des Petits débrouillards Paca. »

    Cette année, la Fête de la science invite à douter et à redéfinir ce que signifie être intelligent, au-delà des frontières humaines. Comment repenser notre regard ? Pour Jean-Luc Parrain, délégué régional académique à la recherche et à l’innovation, plus de doute : « L’intelligence, qui semblait réservée à l’humain pendant longtemps, se manifeste aujourd’hui de multiples manières et défie notre pensée. Les dernières avancées montrent qu’elle existe sous des formes aussi variées que nuancées : du comportement des cellules aux prouesses cognitives des animaux, jusqu’à l’émergence de l’intelligence artificielle (IA). »

    Ce vendredi 3 octobre, un nouveau format, la Nuit de la science, a été proposée en nocturne dans plusieurs villes comme Marseille (13), Valbonne (06) et Avignon (84). Et ce n’est qu’un début : plusieurs formats de grande envergure suivront.

    Tout au long de l’année, les sciences sont mises en avant dans les classes, grâce à des rencontres entre scientifiques et élèves de la région. Des interventions dans les classes mises en place dès ce 3 octobre. L’immunologie, qu’est-ce que c’est ? C’est quoi le métier d’un chercheur ? Et si les matériaux pouvaient penser et réagir ? Que sait-on de la lumière ?Autant de questions dont les élèves pourront découvrir les réponses grâce aux interventions préparées par les chercheurs participants.

    Depuis 5 ans, les Visites insolites du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) en Provence et Corse proposent, chaque année, des expériences uniques, en groupe restreint, au cœur des laboratoires. En 2025, neuf d’entre eux ouvrent leurs portes. L’occasion d’en savoir plus sur les recherches, comme avec le Labo des minots, qui propose de découvrir le Babylab, à travers des ateliers ludiques sur les capacités cognitives, motrices et cérébrales du bébé. D’autres visites permettront d’explorer les défenses immunitaires du corps humain face aux agressions extérieures.

    Enfin, les Villages des sciences seront présents dans chaque département de la région, avec des animations et des découvertes pour tous les publics.

    Pour plus d’informations consultez fetedelascience.fr

    SÉLECTION POUR CE WEEK-END

    Les 1 001 fresques à Marseille

    Fresque géante, les 1 001 fresques, réalisée sur la place Bargemon, samedi lors de deux sessions, à 10h puis 14h30. Un atelier scientifique et collaboratif qui permet de comprendre les causes et les conséquences du dérèglement climatique.

    Des sciences naturelles à Aix

    Y a-t-il de la vie ailleurs ? Une des propositions du Muséum d’histoire naturelle qui orchestre le village, dans le parc Saint-Mitre, ouvert au grand public samedi et dimanche, de 10h à 18h.

    L’eau dans l’univers à Martigues

    La fameuse molécule H2O est présente partout dans l’Univers. Quand et comment s’est-elle formée, quel a été le rôle des étoiles dans son apparition ? Les réponses dans une conférence de Martial Aude, ce samedi à 15h, à la médiathèque Louis-Aragon.

    L’intelligence des animaux à La Seyne-sur-Mer

    Escape game sur l’intelligence des animaux de la mer : à faire par groupe de 10 et à partir de 6 ans au village des sciences, qui se déroule samedi et dimanche de 10h à 17h, au parc de la Navale. Parmi une foule d’autres propositions.

    L’adaptation des plantes à Carpentras

    Comment les plantes se sont adaptées au fil de l’évolution pour attirer plus d’insectes et mieux disséminer leurs graines : une conférence samedi de 14h à 16h, à l’office du tourisme de Carpentras.

    L’astronomie à Avignon

    Diaporamas, photos, quiz, maquettes, puzzles… tout pour découvrir de façon ludique les principaux éléments de l’astronomie. Un atelier proposé par Pesco Luno au village des sciences, installé place de l’Horloge et dans le péristyle de l’Hôtel de ville, ce samedi 4 octobre. Au total, 30 stands sont proposés.

    L’intelligence collective des mineurs à Tourves

    De quelle manière un mineur peut se repérer au fond d’une mine ? à découvrir au travers des yeux des scientifiques dans un atelier proposé par le musée des Gueules rouges, ce samedi à 14h.

  • Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux

    Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

  • Des efforts à faire sur l’accueil de la petite enfance à la Seyne -sur-Mer

    Des efforts à faire sur l’accueil de la petite enfance à la Seyne -sur-Mer

    C’est un dossier qui a suscité quelques échanges entre majorité et opposition, bien que tous s’accordent sur la nécessité d’avancer sur l’accueil de la petite enfance, jugé insuffisant au regard des besoins communaux. Le taux de couverture local s’élève à 51,4%, contre une moyenne nationale de 60,3%. Soit 1 013 places, réparties entre 55,4% d’accueil collectif et 44,6% d’accueil individuel (pour 1 900 enfants environ). Et ce en dépit d’une chute démographique : 650 naissances en moyenne, soit une diminution de 14% en dix ans).

    D’autant plus que les mairies viennent de se voir transférer, depuis le 1er janvier, la compétence en matière de petite enfance, ce qui oblige à se montrer actif. « Au vu de ces chiffres, que doit-on comprendre de la décision de la majorité de remplacer le projet de crèche en centre-ville par une médiathèque ? », s’interroge Olivier Andrau (PS). « Il ne s’agit pas d’une situation nouvelle, c’est le fruit de décennies de gestion municipale qui ont laissé cette question de côté », rétorque le maire, Joseph Minitti.

    Il a été décidé la mise en place d’une commission d’instruction partenariale dédiée aux demandes d’implantations des établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) sur la commune. Dans la même optique, cinq places supplémentaires ont été créées à la crèche Renoir. Pas assez pour Olivier Andreau, qui souligne à nouveau le manque de crèches en centre-ville. « Une nouvelle crèche va ouvrir en centre-ville, avec 12 places supplémentaires », répond Stéphane Lancelotta, adjoint du quartier ouest.

  • Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

    Des efforts à faire sur l’accueil de la petite enfance

    Avec un taux de couverture de 51,4% pour l’accueil de la petite enfance, contre 60,3% sur le plan national, la commune reconnaît avoir pris du retard. Elle met ainsi en place une commission pour favoriser l’installation des crèches.

    C’est un dossier qui a suscité quelques échanges entre majorité et opposition, bien que tous s’accordent sur la nécessité d’avancer sur l’accueil de la petite enfance, jugé insuffisant au regard des besoins communaux. Le taux de couverture local s’élève à 51,4%, contre une moyenne nationale de 60,3%. Soit 1 013 places, réparties entre 55,4% d’accueil collectif et 44,6% d’accueil individuel (pour 1 900 enfants environ). Et ce en dépit d’une chute démographique : 650 naissances en moyenne, soit une diminution de 14% en dix ans).D’autant plus que les mairies viennent de se voir transférer, depuis le 1er janvier, la compétence en matière de petite enfance, ce qui oblige à se montrer actif. « Au vu de ces chiffres, que doit-on comprendre de la décision de la majorité de remplacer le projet de crèche en centre-ville par une médiathèque ? », s’interroge Olivier Andrau (PS). « Il ne s’agit pas d’une situation nouvelle, c’est le fruit de décennies de gestion municipale qui ont laissé cette question de côté », rétorque le maire, Joseph Minitti.

    Une commission mise en place

    Il a été décidé la mise en place d’une commission d’instruction partenariale dédiée aux demandes d’implantations des établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) sur la commune. Dans la même optique, cinq places supplémentaires ont été créées à la crèche Renoir. Pas assez pour Olivier Andreau, qui souligne à nouveau le manque de crèches en centre-ville. « Une nouvelle crèche va ouvrir en centre-ville, avec 12 places supplémentaires », répond Stéphane Lancelotta, adjoint du quartier ouest.

    Ad.B.

  • À La Seyne, écologistes et FI se positionnent

    À La Seyne, écologistes et FI se positionnent

    Dans un communiqué signé de la main de son responsable, Daniel Bertrand, le groupe local EELV, « prend acte de la candidature de Stéphane Sacco de la GRS [Gauche républicaine et socialiste] pour les prochaines élections municipales ».

    « Forts de notre travail depuis de longs mois avec tous les partis progressistes de gauche, nous allons continuer à travailler pour l’union afin de présenter aux seynois une seule et unique liste dans les prochaines semaines […] Nous sommes et restons dans une démarche collective d’ouverture, de respect et de concertation où il n’a jamais été question de choisir arbitrairement un candidat pour animer notre projet et conduire notre liste. Nous ne nous résignons pas à la désunion », poursuit le texte.

    Un autre communiqué, signé « la France insoumise Var », réagit au départ d’une dizaine d’insoumis seynois, dont les deux co-animateurs d’un groupe d’action, en désaccord avec une « stratégie du repli » et une prise de décision « antidémocratique » annoncée à l’occasion de la venue de Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement. Ce départ, annoncé dans nos colonnes ce samedi dans un article qualifié de « biaisé » par le communiqué de la FI Var, n’est pas démenti.

    « La France insoumise refuse une stratégie d’union sans contenu et de ralliement derrière la Gauche républicaine et sociale (GRS). Une très large majorité des insoumis et des groupes d’action de la France insoumise à la Seyne-sur-Mer travaillent à la construction d’une liste d’union populaire pour les élections municipales et c’est dans ce cadre que Manuel Bompard a été invité », précise la FI Var, qui insiste : « LFI est le mouvement politique de gauche qui est arrivé en tête des élections à La Seyne-sur-Mer aux dernières élections européennes, comme aux dernières élections présidentielles. Il est donc légitime qu’elle puisse conduire une liste d’union populaire ».

  • Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

  • Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Les enjeux sont nombreux à La Seyne, tant au niveau de la solidarité, du vivre ensemble et de la sérénité, souligne dans un communiqué la fédération varoise du PCF. L’occasion de mettre en avant l’importance du développement des services publics de proximité, dont l’abandon touche en tout premier lieu les personnes vulnérables.

    Et de rappeler que depuis près d’un an, l’ensemble des partis de gauche de la Seyne, dont LFI, travaillent ensemble sur l’élaboration d’un nouveau projet alternatif à celui de la droite en appui du programme de rupture du Nouveau front populaire adapté aux réalités locales.

    Les communistes insistent sur le fait que dans ce cadre ils se sont engagés sans réserve pour la construction d’une seule liste de rassemblement des forces de gauche et écologistes. Tout en déplorant la décision de LFI au niveau national de casser la dynamique construite avec ses militants au niveau local, en tentant de créer sa liste à côté de celle des autres composantes de la gauche. Cela a été annoncé samedi dernier par le coordinateur national Manuel Bompard à la cité Berthe. Ce qui constituerait « une démarche d’affaiblissement organisée de la gauche à La Seyne et sur le plan départemental, et interrogerait sur les objectifs d’un tel choix politique ». La fédération dit regretter cette situation au moment où l’extrême droite est aux portes du pouvoir et entend prendre des positions importantes aux municipales. « Après de nombreuses réunions, les adhérents du PCF de la section de La Seyne ont décidé en assemblée générale de continuer à porter l’exigence d’une seule liste à gauche », déclare la fédération. Concernant la personne qui aura la responsabilité de porter et d’animer cette démarche collective, ils annoncent soutenir la candidature de Stéphane Sacco (GRS).