Tag: La Provence

  • Nouveau camouflet pour le châtelain de Rocher Mistral

    Nouveau camouflet pour le châtelain de Rocher Mistral

    Une ordonnance de non-lieu a été rendue dans une procédure de diffamation publique engagée par Vianney d’Alençon, le propriétaire de Rocher Mistral, pour des propos tenus en juillet 2025, dans une réunion publique à La Barben sur les spectacles de ce Puy-du-Fou provençal écrits « sans comité scientifique digne de ce nom » et qui s’arrêtent à une « glorification de la France d’ancien régime, blanche, catholique ».

    La plainte visait Xavier Daumalin, professeur émérite d’université, spécialiste de l’histoire économique et sociale de la Provence. M. Daumalin, qui bénéficiait du statut de témoin assisté, a démontré qu’il n’avait fait que porter une critique historique et scientifique dénuée d’imputations diffamatoires sur ces spectacles. Le non-lieu rendu est définitif, le plaignant n’ayant pas fait appel.

    Un nouveau revers pour Vianney d’Alençon condamné le 23 septembre 2026 en appel à Aix-en-Provence à une peine aggravée pour des aménagements sans autorisation dans son château classé monument historique. La cour l’a condamné à la remise en état des lieux dans le délai d’un an sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à 50 000 euros d’amende pour sa société Rocher Mistral et à 5 000 euros d’amende à titre personnel.

    Quelques jours avant la fermeture de Rocher Mistral fin août pour 18 mois de travaux, Vianney d’Alençon se plaignait encore dans Le Figaro des obstacles administratifs et réglementaires qui entraveraient ses ambitions entrepreneuriales. Il révélait dans sa tribune avoir « échangé directement plusieurs fois » sur son dossier avec Emmanuel Macron et que « dans la foulée, une équipe de l’Élysée a été mandatée », mais que pour autant, « rien n’a bougé ; pire le dossier s’est enlisé ». Si même les conseillers du monarque sont infichus d’aider le seigneur de la Barben, c’est bien la fin du régime !

  • Le Provençal 2027 dévoile ses premières nouveautés

    Le Provençal 2027 dévoile ses premières nouveautés

    À peine l’édition 2026 terminée, le Provençal pense déjà fortement à la suite. Ce jeudi matin, dans les locaux de La Provence, une première esquisse de la 109e édition a été présentée à la presse et aux partenaires. Après un retour heureux cette année, la modification principale porte sur les dates de l’épreuve. Le tournoi se tiendra entre le 22 et le 25 août 2027, avec un début le dimanche et des finales prévues pour le mercredi.

    Une affiche modernisée

    Le voici le changement majeur de cette future édition, avec la volonté d’attirer de plus en plus de joueurs. « Ces dates doivent permettre d’avoir plus d’équipes engagées pour la prochaine édition », rapporte Patrick Fara, président du comité Bouches-du-Rhône. Ce dernier rappelle également la difficulté d’attirer des jeunes vers cette discipline, interdite aux moins de 12 ans.

    La longue est toujours en quête d’une nouvelle génération et aimerait s’étendre au circuit féminin. Elles étaient environ 1 000 à participer à la Coupe de France récemment.

    Les organisateurs, Gérard Poncié et Joël Cantona, étaient présents avec Olivier Biscaye, Directeur général et directeur de la rédaction de La Provence, ainsi que de l’ambassadeur à vie, Patrick Bosso. « Quand tout le monde a une volonté commune d’avancer, ça fonctionne. Moi, on m’a demandé de revenir, de faire partie de l’aventure et j’en suis ravi », a déclaré l’humoriste.

    Durant cette matinée, l’organisation a dévoilé l’affiche 2027, chaudement colorée, avec la Bonne-Mère en fond, veillant sur une partie de longue. Rendez-vous dans dix mois pour vivre le Provençal, 109e du nom.

  • Une élue claque la porte de la majorité RN des 11-12 à Marseille

    Une élue claque la porte de la majorité RN des 11-12 à Marseille

    Au début du conseil d’arrondissements des 11-12, ce mardi soir, le maire (RN) du secteur Olivier Rioult interrompt brusquement l’appel. « Je dois porter à votre connaissance une modification dans la composition de notre conseil d’arrondissement, explique-t-il. J’ai reçu la démission de Madame Brigitte Barattucci en date du samedi 10 octobre. Cette démission est devenue définitive, j’en prends acte. » En ajoutant seulement que le candidat suivant sur la liste, Christelle Di Marino, n’a pu être convoqué au conseil d’arrondissements dans le délai légal.

    Envoyé à l’ensemble du conseil d’arrondissements, le courriel de démission a pourtant fait des vagues. L’élue y justifie sa démission par le refus d’un projet qu’elle portait au profit d’associations, par l’absence de réponses du maire de secteur face à ses alertes concernant des agressions sur le chemin du canal de Saint-Julien (12e arr.), et par les consignes d’aller « où le maire vous le demande ». Si « la politique c’est être menteur, manipulateur et hypocrite, très peu pour moi », lâche-t-elle en conclusion. Sollicité à l’issue du conseil, le maire RN refuse d’abord de répondre à La Marseillaise, en raison de son traitement de l’extrême droite. Puis accepte, face à la demande de nos confrères de La Provence. « C’est la vie d’une équipe municipale », évacue-t-il, estimant que « des gens se rendent compte que le travail d’élus n’est pas fait pour eux ». De quoi conclure une séance où il a dû reprendre un de ses collaborateurs qui reprenait violemment le micro à l’opposition, tandis que sa majorité refusait de soutenir des subventions aux associations de solidarité Weavers et Léo-Lagrange. « L’argent public n’a pas à financer la submersion migratoire », lâchait Martine Piazza face à une gauche « abasourdie » par ces « mots rances », réagissait Azad Balalas-Kazandjian.

  • Une réduction d’effectifs du projet Iter fait des remous

    Une réduction d’effectifs du projet Iter fait des remous

    à Saint-Paul-lez-Durance, au nord d’Aix, Iter, projet international de recherche en fusion nucléaire prend forme. Mais le projet international vient de réduire ses effectifs. L’information a été dévoilée par La Provence. Ces départs font suite à une décision du Conseil Iter, tenu en juin, durant laquelle l’Organisation Iter (OI) « a mis en œuvre une réduction ciblée de ses effectifs dans le cadre de mesures plus larges de réduction des coûts », avant de préciser que « plusieurs mesures ont été prises en amont afin de limiter l’impact sur les membres du personnel directement employés. Des mesures de maîtrise des coûts ont également été appliquées aux prestataires externes ainsi qu’à d’autres formes de soutien externe. Le Comité du personnel d’Iter a été consulté et un dispositif de départ volontaire a été proposé (…) » Selon Iter, les « réductions d’effectif non-volontaires » concernent environ 3,5% de ses effectifs, sans compter les contrats non renouvelés. À noter que 1 100 personnes sont directement employées par l’organisation sur le site de St-Paul-lez-Durance. Celle-ci réaffirme également que ces « mesures récentes ont été prises dans le contexte de la situation financière et de trésorerie globale du projet » et que « tous les membres d’Iter ont réaffirmé leur soutien au projet. »

    « Préoccupations »

    Elle n’estime pas non plus que les licenciements ne modifient « le calendrier global de la Baseline 2024, notamment le démarrage des opérations de recherche prévu en 2034. » Sans avoir pu joindre de personnel concerné par ces licenciements, une longue note d’intention des membres du personnel de la Commission et de Fusion for Energy (F4E), organisation en charge de gérer la contribution de l’Union Européenne au projet Iter, adressée à Pietro Barabaschi, directeur général de l’OI et Jan Panek, chef de la délégation européenne auprès du Conseil Iter, ces derniers s’inquiètent. Et soulignent les « préoccupations » que ces mesures pourraient avoir sur le personnel et appellent à « ouvrir un dialogue avec les autorités compétentes ». Parmi les interrogations soulevées dans cette note, « la décision prise par le Conseil Iter en juin 2026 de ramener de neuf à trois mois le délai de notification applicable aux contrats concernés », jugée « particulièrement préoccupante », et « une dégradation de la protection de l’emploi au sein d’une organisation dans laquelle l’Union joue un rôle central ». Et de dénoncer « une référence répétée », dans un message adressé au personnel « à l’éventuelle ouverture de procédures disciplinaires » en cas de divulgation de « circonstances entourant leur licenciement ». Globalement, une procédure trop rapide, peu transparente. Qui interroge également la justification financière des licenciements.

  • Emmanuel Macron le 15 septembre à la base aérienne d’Orange

    Emmanuel Macron le 15 septembre à la base aérienne d’Orange

    Il viendra à la rencontre de la première promotion des appelés au Service national. 100 jeunes volontaires ont été accueillis depuis ce début du mois de septembre pour une formation militaire de 10 mois (lire notre édition du 8 décembre 2025). Selon la qualification de chacun, trois types de postes seront accessibles à ces personnes. De l’opérationnel, comme des patrouilles Sentinelle. Des postes en escadron, à savoir la maintenance ou la logistique. Puis enfin des tâches plus expertisées et spécifiques, tel que de l’ingénierie, de la cybernétique ou même l’aérospatial. Un service national qui, d’après la générale Valérie Dodin, a pour but de renforcer « la cohésion nationale » et « apporter sa pierre à quelque chose de plus grand ».

  • La perte du label du Parc de Camargue fait des remous

    La perte du label du Parc de Camargue fait des remous

    « Comment accepter que son Parc naturel régional n’ait aujourd’hui plus de charte pour fixer le cap des quinze prochaines années ? » s’émouvait l’élu d’Arles Nicolas Koukas (PCF) début août, à l’adresse de la vice-présidente de région et présidente du Parc depuis 2022 Anne Claudius-Petit (Ren.). Ceci « Alors que notre territoire est confronté à des enjeux qui ne peuvent plus attendre : réchauffement climatique, montée des eaux, risques inondations, érosion du littoral, risques d’incendies, préservation des écosystèmes », listait l’élu. En cause, l’échéance de la charte régissant le Parc en février 2026, non renouvelée à temps. Un retard causé par les difficultés du Parc ces dernières années, selon la présidente.

    L’ombre de la THT

    Mais voilà, alors que Nicolas Koukas demandait si « les positions successives du Président de région », Renaud Muselier (Ren.) étaient à l’origine des blocages, la Présidente explique à La Provence le 4 septembre que « La fin du mandat de Roland Chassain et celui de Patrick de Carolis ont posé des difficultés ».

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis (Horizons) réfute toute responsabilité : « Surprenant d’expliquer ces difficultés par un mandat clos depuis plus de 4 ans ». « La procédure de renouvellement avait été actée par délibération du 14 avril 2022. La Région a retiré de son assemblée plénière du 24 juin la délibération de renouvellement de la charte » retrace Patrick de Carolis. L’intéressé a « rectifié » le propos de La Provence le jour même, en s’inscrivant « dans les réussites de mes prédécesseurs ». Mais au fond, le Parc restera sans label au moins jusqu’à fin 2029 tandis que les controversés projets de ligne Très haute tension et de contournement d’Arles restent en cours.

  • La Région représentée au congrès mondial des médias

    La Région représentée au congrès mondial des médias

    Juste à côté de l’auditorium principal qui concentre les échanges du congrès mondial des médias, la Région Sud inaugurait son stand, lundi après-midi, avec la volonté d’envoyer un message à l’égard d’une profession qui connaît de nombreuses difficultés et doit relever d’importants défis avec la numérisation des usages et l’arrivée de l’intelligence artificielle.

    C’est François de Canson, successeur désigné de Renaud Muselier à la tête de la Région, qui s’est chargé du discours.

    « Les journalistes sont des femmes et des hommes qui écrivent, enquêtent, questionnent, racontent et alertent parfois. Des femmes et des hommes qui portent une responsabilité immense, celle d’éclairer nos sociétés », a-t-il indiqué. « Nous vivons dans une époque de tensions géopolitiques, de guerres à frontières, d’instabilité démocratique, de bouleversements technologiques, d’intelligence artificielle, de désinformation, de fragmentation du débat public… Jamais le besoin de presse n’a été aussi fort. Quand une société doute, elle cherche des repères, lorsqu’une démocratie tremble, elle a besoin de journalistes solides », a souligné le vice-président de l’institution.

    « Des acteurs précieux pour nos démocraties »

    « La liberté de la presse, la liberté d’expression ne sont jamais acquises, elles doivent être défendues juridiquement, politiquement, culturellement et surtout protégées », a affirmé François de Canson, assurant qu’« à la Région Sud, nous savons ce que vous représentez, vous êtes précieuses et précieux pour nos démocraties, pour l’intelligence collective, pour maintenir l’espace de raison saturé de faux ».

    Il s’est enfin félicité du choix de la région et singulièrement de la deuxième ville de France pour l’organisation de ce congrès mondial des médias, car « Marseille est une ville de circulation des idées, des peuples, des récits, des cultures. Une ville qui connaît le tumulte du réel, une ville profondément journalistique ».

    Le vice-président de la Région était accompagné par Jean-Christophe Tortora (La Tribune/CMA Médias), Véronique Saadé (CMA Médias), Michel Laugier, sénateur (Union centriste) des Yvelines et rapporteur du budget de la presse à la Haute assemblée pour couper symboliquement le ruban d’inauguration du stand.

    Parmi les participants, on notait la présence de Jean-Louis Pelé (La Provence), Laurence Bottero (La Tribune), Guilhem Ricavy (Var-Matin), Simon Perrot et Baptiste Bize (Nice-Matin) et Léo Purguette (La Marseillaise).

    L’info de proximité au centre d’un débat au Club de la presse Marseille-Provence

    « L’information de proximité, un enjeu de démocratie » : tel est l’intitulé du débat organisé, ce mardi 2 juin à 10h, par le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du Sud, à l’occasion du congrès mondial des médias.

    Aux côtés de Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et des représentants de Marsactu et Var Matin.

    Inscription obligatoire par mail : contact@club-presse-provence.com

  • Breton succède à Poncié à la tête de l’UJSF Provence

    Breton succède à Poncié à la tête de l’UJSF Provence

    Le journaliste et secrétaire du Comité social et économique de La Provence succède ainsi à Gérard Poncié, présent à la tête de la délégation provençale depuis 2005. Ce dernier a accepté d’être président d’honneur et figure aux côtés de Stéphanie Freedman, Gaël Biraud, Alexandre Jacquin, Thibault Lopez, Philippe Laurenson, Arnaud Vitalis, Jean Lombardozzi et Guy Battini au sein du bureau directeur.

  • Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    C’est un rendez-vous qui a « le goût du large et la mémoire des horizons », pour le maire (DVD) de La Ciotat Alexandre Doriol. Pendant une semaine, sa ville va vivre au rythme du nautisme et de la grande bleue avec le retour des Nauticales, du 14 au 19 avril, au port des Capucins.

    Organisé par la Métropole avec la participation de La Provence, le plus grand salon nautique à flot du Sud de la France accueillera près de 20 000 visiteurs et présentera près de 100 exposants, 79 marques et quelque 200 bateaux, entre voiliers, vedettes familiales, catamarans, semi-rigides ou encore bateaux électriques, offrant un panorama des tendances actuelles sur un espace d’exposition de 25 000m2.

    Trois tables rondes

    La navigatrice Isabelle Autissier, première femme à avoir accompli un tour du monde en solitaire lors d’une compétition en 1991 et militante écologiste, est la marraine de cette 23e édition placée sous le signe de la responsabilité. « Elle incarne cette alliance rare entre l’appel à l’évasion et le devoir de protection », affirme Alexandre Doriol.

    Au-delà des expériences immersives, des démonstrations, des initiations et des rencontres avec les professionnels et les pratiquants de sport de glisse notamment (avec un village dédié à ces sports de 1 000m2), cette édition offre un espace d’expression, de réflexion et de transmission des récits et des expériences de celles et ceux qui vivent la mer avec « Parlons Mer » s’intègre naturellement au programme du salon. Trois rendez-vous rythmeront la semaine : mardi, Isabelle Autissier, Nicolas Rouger et Christopher Pratt évoqueront la mer comme espace d’aventure, d’accomplissement, d’audace et de transmission. Mercredi, une conférence abordera les grandes questions du nautisme méditerranéen : transition, innovation, motorisations propres, emplois maritimes, structuration des filières. Samedi, les associations locales seront mises à l’honneur et dessineront les enjeux de préservation du littoral, d’éducation et de citoyenneté.

  • [Entretien] Gaby Charroux : « Le RN, c’est l’opposé de ce que nous prônons »

    [Entretien] Gaby Charroux : « Le RN, c’est l’opposé de ce que nous prônons »

    La Marseillaise : Vous êtes arrivé en tête pour le premier tour, comment abordez-vous le second ?

    Gaby Charroux : Avec confiance et satisfaction parce que les scores ont été ceux qu’on connaît. Les trois listes représentant les trois candidats là, qui restent, nous placent en tête avec huit points d’avance sur le Rassemblement national, et près de 11 sur le candidat de la droite. C’est bien, chacun joue son jeu et son rôle. Et nous avons le soutien d’une grande partie de la gauche, le sénateur Guy Benarroche (EELV) sera là demain [ce soir, Ndlr].

    Reste une menace de l’extrême droite particulièrement forte…

    G.C. : Bien sûr, c’est une menace parce que le Rassemblement national, c’est l’opposé de ce que nous prônons. C’est un programme dont on sait combien les Martégales et les Martégaux souffriraient si par malheur ils étaient au pouvoir. Leur programme est très clair, très simple : les services publics pour eux, c’est l’ennemi. L’argent, il faudra qu’ils le trouvent, il sera pris aux associations, au personnel municipal, donc aux services publics.

    En clair, tout l’inverse de ce que vous avez bâti au cours de vos précédents mandats ?

    G.C. : Oui, c’est ce que l’on appelle nous « le bouclier martégal », avec des tarifs gratuits ou les plus bas possibles, par exemple pour la restauration scolaire, mais aussi des impôts fonciers parmi les plus bas de tout le département, des services qui permettent l’accès à la culture, au sport, aux solidarités, les meilleurs possibles. La première chose qu’il ait faite, Monsieur Fouquart, lorsqu’il a été élu député, c’est qu’il a abandonné Martigues. Il avait déjà quitté le conseil municipal pour garder son poste de conseiller régional parce que là-bas il y a une rémunération et ici il n’y en avait pas, évidemment. Et il dit que là-bas il a défendu les intérêts de la ville. C’est faux et archifaux ! Année après année, les seules aides qu’on ait de la Région, c’est les 180 000 euros pour louer… enfin on ne va pas dire louer s’agissant d’une collectivité, mais pour faire utiliser par les lycéens des trois lycées de Martigues, lycées dont la Région possède au passage la compétence, nos gymnases municipaux. À l’Assemblée nationale, il a voté avec son groupe la diminution de 5 milliards d’euros pour les collectivités, ce qui fait pour Martigues 5 à 7 millions en moins.

    Le maintien de la droite est-il pour vous une bonne nouvelle ?

    G.C. : Oui, c’est l’opposant historique, on le connaît. Il a quand même voté 65% de nos délibérations dans les six dernières années, ce qui contribuait à faire un vote à l’unanimité. C’est dire qu’il considère que les choses se passent bien ici, en approuvant aux deux tiers notre travail. Le même qui dit aujourd’hui d’ailleurs dans La Provence, encore ce matin : « Ils ont détruit la ville »…

    À Martigues avec 42,41%, le taux d’abstention reste dans la moyenne nationale mais élevé. Comment comptez-vous aller à la pêche aux abstentionnistes ?

    G.C. : Depuis lundi matin, on est en contact avec tous ceux qui n’ont pas voté pour leur demander de cette fois ne pas oublier. C’est ce qu’ils nous disent parfois, « Ah ben on a oublié. » On nous dit aussi « Non, on ne veut pas », soyons clairs. On espère être encore plus efficaces dans ce domaine-là. On a continué notre travail avec les dizaines et dizaines de militants ici, avec le porte-à-porte, le boîtage et la rencontre. Là cet après-midi, dans deux quartiers, on met un petit barnum, et puis les gens peuvent venir à notre rencontre et nous, on va à la leur et on distribue nos derniers documents, notre profession de foi, et surtout au dos de cette profession de foi, on a noté ce qui était en jeu et les pertes qui pouvaient arriver.

    Quel message principal souhaitez-vous faire passer ce soir ?

    G.C. : Il faut que les électeurs, ouvrent les yeux sur ce qui est fait et ce qui est mis à leur disposition dans cette ville. Bien sûr, on peut faire autrement encore, on peut faire plus dans un certain nombre de secteurs, mais l’essentiel est déjà en place et il faut qu’ils mesurent ce qu’ils risquent de perdre demain, de solidarité, de bien-vivre ensemble ici et de réponse à leurs désirs d’épanouissement pour leur famille et leurs enfants.

    Meeting ce jeudi 19 mars à 18h au gymnase des Salins, chemin de Paradis.