Plus de cent collectifs et associations de 25 pays du monde entier ont été coordonnés par le réseau « Stay Grounded » dans le but de s’opposer à la pollution liée à l’exploitation aérienne. Le collectif « atterrissons d’urgence Montpellier » est signataire de ce manifeste par le biais duquel les organisations réagissent à la crise du kérosène et prônent plusieurs mesures afin « d’enrayer l’effondrement climatique ».
entre Montpellier et Paris
« Pour “Rester sur Terre”, la crise actuelle du kérosène – alimentée par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés des combustibles fossiles – met en évidence la fragilité du secteur aérien », précise Atterrissons d’urgence Montpellier. « Alors que les compagnies aériennes sont confrontées à une hausse des coûts et à l’incertitude, cette situation souligne à quel point le transport aérien reste dépendant de combustibles fossiles dont les réserves sont limitées ».
« Presque toutes les mesures impactent plus ou moins l’aéroport de Montpellier », affirme Stuart Page, porte-parole du collectif montpelliérain. De l’exigence d’une non-extension appliquée à tous les aéroports à celle réclamant l’arrêt des publicités et programmes de fidélité, ce manifeste n’expose pas seulement les problèmes liés au trafic aérien, son système inégalitaire et la pollution qu’il engendre, il envisage un tout nouveau modèle pour le secteur. « Remplacer les vols court-courriers par des liaisons ferroviaires ou maritimes, interdire les vols de nuit dans les aéroports, fermer les aéroports régionaux… », autant de suggestions qui permettraient de freiner les conséquences négatives du transport aérien.
« Quand Transavia a ouvert sa base ici en 2020, le directeur commercial a dit qu’ils avaient fait le pari qu’en créant une offre, qu’ils allaient stimuler et créer la demande, ce n’est pas comme s’ils venaient combler une demande existante, ils souhaitent créer de la demande », insiste le porte-parole d’Atterrissons d’urgence Montpellier.
Les campagnes publicitaires qui visent à concurrencer les voyages en train, comme la nouvelle publicité de l’aéroport de Montpellier dont le slogan : « en deux heures il y sera » fait référence à la durée présumée d’un aller Montpellier – Paris, sont dans la ligne de mire du collectif. « On a porté plainte contre l’aéroport pour ce qu’on considère être une pratique commerciale trompeuse », assène-t-il. Par ces actions, le collectif espère la suppression de la liaison aérienne Montpellier-Paris, qui permettrait d’appuyer la promotion des voyages en train, en covoiturage, ou tout autre moyen de locomotion moins polluant.
« Le transport aérien le montre clairement : c’est l’une des sources d’émissions qui connaît la croissance la plus rapide, et l’un des secteurs les plus vulnérables aux chocs mondiaux », déclare la porte-parole de Stay Grounded, Inês Teles. « La solution est simple : réduire le nombre de vols et investir dans des alternatives au transport aérien. » En 2026, l’installation d’une base Volotea est prévue localement, « cela représenterait environ 2 millions de passagers en plus ». Une perspective à laquelle le collectif Atterrissons d’urgence compte bien s’opposer.

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