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  • Occitanie : bientôt un nouveau complexe funéraire à Juvignac

    Occitanie : bientôt un nouveau complexe funéraire à Juvignac

    Le secteur du funéraire est soumis à de fortes pressions concurrentielles, si bien que les familles endeuillées voient grimper le prix des obsèques de leurs proches », explique Éliane Lloret, maire de Sussargues et présidente des services funéraires de la Métropole.

    Face à ce constat et désireuse d’avoir les mains libres pour mener la politique qui lui paraît la bonne en matière de funéraire, la collectivité a décidé de procéder à un changement de statut juridique des Services funéraires de Montpellier Méditerranée Métropole (SFMA), adopté en conseil métropolitain le 14 octobre. D’une Société d’économie mixte (depuis 2015) qui comptait des actionnaires privés – la Métropole étant toutefois déjà largement majoritaire (82%) – la SFMA est devenue une Société publique locale (SPL). Un choix politique fort qui « découle d’une volonté de maîtrise d’un service public du funéraire de qualité, avec le maintien d’une juste tarification », insiste Éliane Lloret.

    Confrontée à une « démographie galopante, qui fait qu’on a vraiment une demande de plus en plus forte en termes de funéraire », la Métropole a déjà entrepris une extension du complexe de Grammont, dont les travaux ont débuté. De manière générale, la mortalité en France s’accélère et les prévisions démographiques démontrent un accroissement fort du nombre de décès à compter de 2030 et 2040.

    Un début des travaux prévu en janvier 2026

    Aussi, afin de « rééquilibrer le territoire en matière de service funéraire pour les familles de l’ouest de la métropole », la collectivité a décidé de créer un nouveau complexe funéraire à Juvignac, « dont la réalisation, la gestion et l’exploitation seront confiées à une structure dont la Métropole restera actionnaire principal, dans le cadre d’une future procédure de délégation de service public, sans mise en concurrence ».

    Pour ce faire, la Métropole va acquérir un terrain de 4 000m², adjacent à l’actuel cimetière communal de Juvignac. « Les travaux devraient débuter à partir de janvier 2026 et il faut compter environ 3 ans pour que le nouveau complexe funéraire soit opérationnel », indique Gilbert Saintemarie, directeur général des services funéraires de la Métropole.

    Le site de Juvignac « proposera les mêmes services que le complexe funéraire de Grammont, mais à une échelle moindre », développe Gilbert Saintemarie. « A priori, il y aura des salons de présentation où les défunts pourront être présentés à leur famille et veillés jusqu’au jour des obsèques ; deux salles de cérémonie ; un espace de crémation et la possibilité d’en créer un second ou bien de le consacrer à un nouveau mode de sépulture ; un espace de convivialité où les familles pourront se retrouver après la cérémonie ; enfin il y aura également un service funéraire dédié à l’accueil des familles pour organiser les obsèques », énumère le directeur général des services funéraires de la Métropole.

    « On a été confrontés, pendant le Covid ou plus récemment en janvier dernier, à des pics de décès. C’est dans ces moments-là qu’on mesure combien apporter ce service à l’ouest de la métropole sera utile pour réduire les délais entre le moment du décès et celui de la crémation ou de l’inhumation, afin d’éviter aux familles d’attendre 9,10, 14 jours pour rendre hommage à leur défunt. »

  • La scène méditerranéenneà l’honneur d’une biennale

    La scène méditerranéenneà l’honneur d’une biennale

    Mettre les arts méditerranéens à l’honneur. Tel est le credo de la Biennale des arts de la scène en Méditerranée, qui s’ouvre dès le 6 novembre dans une pluralité de lieux héraultais : Montpellier, Sète, Juvignac, Villeneuve-lès-Maguelone. Théâtre, danse, musique, lecture, une diversité d’arts est représentée. Tout comme un subtil équilibre géographique : la plupart des pays du bassin méditerranéen seront présents pendant ces trois semaines de manifestations culturelles.

    Un travail de longue haleine opéré par les 14 structures organisatrices de l’événement comme le théâtre des 13 Vents de Montpellier, le théâtre Molière à Sète ou encore la scène conventionnée d’intérêt national juvignacoise L’atelline. « Chaque structure a des missions particulières, des disciplines auxquelles elle s’attache, donc la programmation dans son aspect pluridisciplinaire reflète aussi la diversité des partenaires », souligne Olivier Saccomano, codirecteur du théâtre des 13 Vents.

    Dialoguer entre artistes

    Ainsi, en fonction des disciplines et des pays, des artistes sont sélectionnés et ont carte blanche pour présenter leurs projets. « Le travail artistique nous intéresse et après les artistes sont parfaitement libres -heureusement- de travailler sur le sujet qui leur importe. Parfois, c’est assez proche de l’actualité, parfois c’est beaucoup plus lointain. La Méditerranée n’est pas une thématique de travail. C’est une situation géographique, politique, historique dans laquelle des artistes travaillent », reprend Olivier Saccomano. Et le codirecteur d’insister sur le dialogue offert entre les artistes, qui pourront partager leurs expériences. Le public n’en est pas oublié pour autant puisque plusieurs rencontres avec les artistes sont organisées tout au long de la Biennale.

    Certains axeront ce dialogue sur la question des migrations – tragiquement importante en Méditerranée – notamment la compagnie italienne Kepler-452, venue présenter « A place of safety, voyage en Méditerranée centrale » (13/11 à 19h et 14/11 à 21h au théâtre des 13 Vents). Une pièce documentaire s’inspirant de l’expérience des metteurs en scène Enrico Baraldi et Nicola Borghesi, qui ont suivi des humanitaires à bord du Sea-watch 5 et ont pu recueillir des témoignages de migrants ou de sauveteurs en mer. Dans cette période de troubles internationaux, le Proche-Orient n’est jamais bien loin. C’est le cas dans la pièce « Dans l’ombre du martyr », écrite par le fondateur du théâtre palestinien François Abu Salem juste avant son suicide, qui sera jouée pour la première fois en France (15/11, à 21h au théâtre des 13 Vents). Retraçant le témoignage du frère d’un martyr de la seconde intifada, la pièce « est rejouée par l’acteur orignal, Waseem Khair, en respectant la mise en scène d’origine, les costumes, c’est une espèce d’archive vivante », détaille Olivier Saccomano.

    D’autres font le choix de délaisser l’actualité internationale, comme Nicolas Heredia qui présentera « On fera mieux la prochaine fois » (12/11 à 21h, 13/11 et 14/11 à 19h à la Bulle bleue), pièce dans laquelle les comédiens de la Compagnie de la Bulle bleue réinterprètent des interviews d’acteurs de cinéma. En somme, une programmation éclectique qui reflète la diversité de la culture méditerranéenne.

    * Programme complet à retrouver sur : www.13vents.fr/basm-2025/le-programme25.