Tag: jours fériés

  • À Toulon, une mobilisation le 16 juin pour que le 1er mai reste sanctuarisé

    À Toulon, une mobilisation le 16 juin pour que le 1er mai reste sanctuarisé

    Voilà 137 ans que la IIe internationale socialiste, réunie à Paris le 20 juillet 1889, a décidé de faire du 1er mai une journée de manifestation dédiée aux droits des travailleurs. Sanctuarisée au fil du temps, elle devint un jour férié et chômé en France en 1946, et est célébrée dans le monde entier en tant que Journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs.

    Une loi « au nom du profit »

    Sauf que cet acquis est aujourd’hui remis en cause. Il l’a d’abord été de manière diffuse par François Bayrou, qui, alors Premier ministre, proposait en juillet 2025 de supprimer deux jours fériés, sans les cibler précisément, pour générer des recettes supplémentaires dans le cadre du projet de budget 2026. En avril, son successeur, Sébastien Lecornu, a remis l’idée sur la table en autorisant « les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans (à) ouvrir ce 1er-Mai ». De quoi ouvrir une brèche, après avoir repoussé, sous la pression syndicale, un projet de loi. C’est une proposition de loi qui sera examinée par le Sénat ce 16 juin examinera. Si elle se limite aux boulangers et fleuristes, le danger de la généralisation est réel.

    De quoi susciter la colère de l’intersyndicale Unsa-CGT-Solidaires-FSU dans le Var. « Après les retraites, les droits sociaux et les services publics, le gouvernement veut banaliser le travail le 1er-Mai au nom du profit et des lobbies économiques », dénonce-t-elle, appelant à se mobiliser ce même jour, à 12h, devant les locaux de l’Union patronale du Var.

    « Faire travailler davantage celles et ceux qui peinent à boucler les fins de mois ne répond en rien à l’explosion des prix [..], aux salaires qui stagnent et à la précarité qui gagne du terrain », pointent les syndicats, qui dénoncent également les manœuvres de « l’extrême droite, [qui] tente de détourner la colère sociale en désignant des boucs émissaires et en essayant de se mettre dans la poche du patronat. Elle vote contre les intérêts des salariés, les droits syndicaux, les solidarités ». Avant de conclure : « Le progrès social se construit par l’unité des travailleurs, pas par la division ! »

  • Lecornu recule sur l’attaque contre le 1er-Mai

    Lecornu recule sur l’attaque contre le 1er-Mai

    Travailler le 1er-Mai, le patronat en rêvait, bientôt une réalité ? C’est en tout cas la crainte des syndicats après une magouille du bloc central à l’Assemblée nationale, le 10 avril. En ligne de mire, l’élargissement des professions autorisées à travailler le 1er-Mai. Le texte devrait permettre aux fleuristes, boulangers et aux établissements culturels de faire bosser leurs salariés durant la fête des travailleurs. Provoquant la colère d’une intersyndicale (presque) au complet [la CFDT étant absente mais excusée, Ndlr.]. « C’est une grave atteinte aux travailleurs. Le 1er-Mai est le seul jour qui existe qui soit payé et chômé, le seul jour faisant référence aux luttes sociales », souligne Serge Ragazzacci, secrétaire de la CGT héraultaise. Une initiative qui montre que rien n’est immuable, y compris les symboles forts que peuvent représenter un jour férié comme le 1er-Mai. « Ce n’est pas une simple date sur un calendrier. Il y a eu des événements, des morts. Cela montre que le combat n’est jamais gagné », observe Élian Bourgade, secrétaire de l’Unsa 34.

    D’autant que les justifications avancées par les tenants du projet peinent à convaincre les syndicats. Notamment le fait que des salariés demandent eux-mêmes à travailler les jours fériés. « Si certains accepteraient de travailler le 1er-Mai, c’est parce que les salaires sont trop bas et que le travail ne permet plus de vivre décemment. Les richesses créées par les travailleurs ne sont plus réparties entre le travail et le capital mais vont au capital, il n’y a qu’à voir l’explosion des prix du carburant », fait valoir Christine Saint-Joanis, secrétaire de la FSU 34.

    Le texte en 2027 ?

    Une demande du patronat qui fait peser des risques sur les salariés, à l’instar de la généralisation du travail le dimanche. « Aujourd’hui, il n’y a plus de liberté pour aller travailler le dimanche dans un supermarché : ça a été généralisé et personne n’est payé double. On est dans le même type de processus sur le 1er-Mai, c’est dangereux », redoute Serge Ragazzacci. « C’est une nouvelle attaque contre les femmes car elles constituent la majorité des travailleurs des dimanches et jours fériés », rappelle, de son côté, Diane Guénot, de Solidaires 34.

    Adoptée par le Sénat, la proposition s’est retrouvée sur les bancs de l’Assemblée nationale le 10 avril. Face aux amendements déposés par la gauche, les macronistes ont préféré voter une motion de rejet contre leur propre texte, combine politicienne pour éviter les débats, déjà utilisée avec la loi Duplomb ou encore l’A69. Le texte aurait dû se retrouver en Commission mixte paritaire (CMP) avant que – face à la gronde syndicale qui montait – Sébastien Lecornu ne renvoie le projet en 2027, tout en promettant une « solution » pour que les boulangers et fleuristes puissent ouvrir ce 1er-Mai.

  • Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Comme chaque année, le ramassage des déchets de la Métropole est mis en pause le 25 décembre et le 1er janvier. Avec 20% d’emballages jetés supplémentaires à cette période à cause des cadeaux offerts, le service public a dû renforcer la collecte avant et après ces deux jours fériés pour compenser les arrêts de collectes. Dans certaines communes, les collectes des ordures ménagères et des emballages sont modifiées « pour s’ajuster aux jours fériés », précise la Métropole.

    À Marseille, seuls les arrondissements du 9e au 13e sont impactés par cet arrêt. Les bacs jaunes, d’emballage et de papier seront collectés le vendredi à la place du jeudi dans ces zones. Quant aux arrondissements dans le centre-ville, du 1er au 8e, la collecte n’a pas lieu le 24 et le 31 au soir, mais le matin des jours fériés. Il sera également possible pour les Marseillais de déposer leurs cartons dans les points d’apports volontaires pour les grands cartons présents dans le centre-ville.

    Pour les autres communes, les détails du ramassage ou non lors des jours fériés sont précisés pour chaque ville sur le site de la Métropole pour permettre à chacun de s’organiser en fonction. La plupart des ramassages auront lieu le lendemain. La Métropole conseille donc « dans la mesure du possible, de garder vos déchets et d’attendre le prochain jour de collecte pour sortir vos bacs ou vos déchets ».

    Par ailleurs, la Métropole a prévu pour la fin des fêtes plus de 600 points de collecte de sapins de Noël. Les arbres doivent être déposés sans sac et sans neige artificielle dans les espaces dédiés afin de pouvoir les composter.