Tag: journée mondiale

  • La collecte de sang soutenue par Anthony Gonçalves

    La collecte de sang soutenue par Anthony Gonçalves

    Plus qu’un symbole : l’espace Bargemon, à deux pas de l’hôtel de ville de Marseille, où se déroulent habituellement les conseils municipaux, s’est transformé, ce samedi, en centre de collecte de sang géant le temps d’une journée.

    En son sein : une équipe de l’Établissement français du sang (EFS) reconnaissable avec leurs blouses blanches et tout le matériel nécessaire pour collecter le précieux produit. « C’est grâce à la Ville de Marseille qu’on peut réaliser une collecte dans cet espace. Ce dimanche c’est d’ailleurs la journée mondiale des donneurs de sang, pendant 15 jours on multiplie les actions dans la région pour des collectes », campe Virginie Ferrera-Tourenc, directrice de l’EFS Paca-Corse.

    Des besoins croissants

    Pour l’occasion, l’EFS reçoit un donneur de sang bien particulier : Anthony Gonçalves (PCF), adjoint au maire de Marseille en charge de la santé. « On réalise cette action dans le cadre du partenariat que nous avons avec l’Établissement français du sang. Concrètement, la Ville favorise la collecte de sang, de plasma, de plaquettes… », développe celui qui est également oncologue médical à l’Institut Paoli-Calmettes. Il insiste sur l’importance de l’action du jour : « C’est un acte extrêmement important dans notre société : c’est une action de solidarité réelle. Comme oncologue médical, je passe mon temps à prescrire des traitements qui nécessitent qu’on ait ce soutien en globules rouges ou en plaquettes. » La directrice de l’EFS ne dit pas le contraire : « L’été est une période fragile en termes de dons. Les gens donnent un petit moins et les stocks en France sont en diminution, entre les ponts de mai et la canicule. » Elle insiste sur le fait que les besoins de l’établissement ne portent pas que sur le sang : « On a aussi besoin de dons en plasma, l’eau dans laquelle circulent les cellules. C’est très riche en protéines, avec lesquelles on peut faire des médicaments qui aident des patients au quotidien. »

    En clair, donner son sang, mais pas que, est plus que jamais nécessaire : « Les besoins en médicaments dérivés du plasma sont en augmentation partout en France. Il faut continuer à donner. La demande est toujours importante : urgences vitales, accidents de la route, traitements de cancers et greffes… Sans sang, on ne peut pas traiter les patients. » Des paroles aux actes, Anthony Gonçalves a donné son sang, souhaitant « montrer l’exemple ». Le geste n’a rien d’insurmontable : le parcours du donneur prend 45 minutes pour le sang, avec un accompagnement aux petits oignons de l’équipe de l’EFS qui met à disposition boissons et nourriture. L’élu à la santé note aussi l’aspect « non-marchand et altruiste » du don du sang à l’heure où certains pays, comme les États-Unis, rémunèrent les donneurs : « Les principes de don de sang en France sont clairs : volontariat, bénévolat, gratuité. C’est l’assurance de concrètement sauver des vies. »

  • Des opérations pour préserver la Méditerranée

    Des opérations pour préserver la Méditerranée

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée chaque année à la date du 8 juin, l’Institut océanographique Paul-Ricard organise son traditionnel BiodiverSeaDay sur l’île des Embiez. Depuis près de 25 ans, cette opération de nettoyage du littoral engage le grand public autour de la pollution marine grâce au ramassage des déchets accumulés sur les plages et dans la mer.

    Menée en partenariat avec la Capitainerie du port des Embiez, l’initiative se distingue par une collecte réalisée à pied et en plongée sous-marine. « Le ramassage est suivi d’une caractérisation des déchets collectés, pour sensibiliser et prévenir les pollutions marines », explique Marion Djama, chargée de mission à l’Institut océanographique Paul-Ricard.

    Pour l’édition 2026 du BiodiverSeaDay, 60 collaborateurs du groupe Pernod Ricard France participeront à l’initiative, en plus des plaisanciers et des bénévoles conviés chaque année à l’événement. En 2024, cette mobilisation avait permis de ramasser pas moins de 780 kg de déchets, selon l’Institut.

    Au-delà de la recherche, l’Institut Paul-Ricard a aussi pour mission de faire connaître la Méditerranée. La sensibilisation et l’éducation à l’environnement sont un axe fort de l’Institut, que ce soit à destination du grand public ou des scolaires. Chaque été, des ateliers sont organisés sur l’île des Embiez, notamment des balades naturalistes et des énigmes, qui se font en présence d’un membre de l’équipe scientifique.

    « Depuis sa création, l’Institut cherche à vulgariser ses connaissances scientifiques pour familiariser le plus grand nombre avec le milieu marin, précise Marion Djama. Ces événements clés permettent une transmission du savoir qui est essentielle car lorsqu’on connaît bien, on protège bien. »

    Des ateliers ouverts

    au grand public

    Pour célébrer ses 60 ans, l’Institut dévoilera par ailleurs une nouvelle programmation, le 11 juin, ouverte au grand public. À cette occasion, plusieurs activités seront proposées sur l’ensemble de la journée. L’Institut inaugurera ses nouveaux outils et supports de sensibilisation, parmi lesquels un cabinet de curiosités et les ateliers de la mer, pour faire découvrir les espèces marines, ainsi que leurs différents habitats. Cette année est aussi marquée par l’installation d’un récif artificiel dans le port, destiné à contribuer à la restauration de la biodiversité en zone portuaire.

    Créé en 1966 par Paul Ricard et Alain Bombard, l’Institut océanographique est né avec l’ambition de lutter contre les premières pollutions industrielles en Méditerranée. Dès les années 1950, Paul Ricard avait acquis l’île des Embiez pour y préserver la faune et la flore, avant d’y installer son centre de recherches. Au fil des décennies, ses missions se sont élargies jusqu’à lui conférer une renommée internationale aujourd’hui. Lors d’une conférence de presse organisée le 1er juin au Club Pernod Ricard à Marseille, sa directrice, Patricia Ricard, petite-fille du fondateur, a rappelé la philosophie qui anime toujours l’établissement : « Soixante ans ont passé, mais notre méthode reste la même. Nous travaillons avec des entreprises responsables et compétentes, avec les acteurs locaux et les enfants. Surtout, nous mettons la science au service de la connaissance. »

    Si la lutte contre la pollution demeure une priorité, Patricia Ricard insiste sur l’urgence climatique : « Le défi majeur est la décarbonation de la société car l’océan se réchauffe à une vitesse inédite. » L’Institut poursuit sa mission fondatrice : mieux connaître la Méditerranée pour mieux la préserver.

  • Anne Claudius-Petit : « On a des richesses de biodiversité qu’il faut absolument conserver »

    Anne Claudius-Petit : « On a des richesses de biodiversité qu’il faut absolument conserver »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous expliquer en détail la synthèse
    de Regard sur la Nature
     ?

    Anne Claudius-Petit : Cette synthèse, on la constitue grâce à des observations qui ont lieu toute l’année et qui sont collectées dans un observatoire régional de la biodiversité qui est mené par la Région Sud, la DREAL et l’Office français de la biodiversité au sein de notre agence. Pour avoir une idée de l’efficacité des politiques publiques, on a certains indicateurs présents depuis longtemps et qui nous permettent d’avoir un bilan, sur tout ce qui a été mis en place pour protéger certaines espèces, pour en revenir ou pour poursuivre ces actions.

    Publier votre bilan à l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité vous permet-il de toucher beaucoup de personnes ?

    A.C-P : Évidemment, on calcule pour que ça tombe à cette date du 22 mai. C’est le moment parfait où l’on peut capter l’attention des médias. On a tout autour de nous un réseau de structures, de collectivités locales engagées et qui sont sensibles à la question. Mais là l’idée c’est d’aller un peu plus loin qu’une journée mondiale de la biodiversité, on veut essayer de parler à un maximum de personnes de la biodiversité de notre région, de notre territoire qui est touché par le réchauffement climatique. Donc on veut à tout prix sensibiliser les habitants de la région à travers cette journée et ce bilan et leur faire comprendre que la biodiversité fait partie de notre quotidien.

    En quoi cette initiative vous permet d’aller au-delà de la simple interpellation des habitants ?

    A.C-P : On veut également toucher les collectivités locales, les institutions, et les entreprises qui s’engagent. On veut faire découvrir que, lorsque l’on a une stratégie qu’on partage, on peut commencer à avoir des résultats. Le maire peut être un vrai atout pour nous, on veut lui donner des éléments et faire comprendre que quand on a les moyens de mettre en place des stratégies, des actions ciblées sur les problématiques qui sont à l’échelle d’un village ou d’une ville, de voir des résultats au cours du mandat, c’est un message politique intéressant pour lui et pour nous. C’est assez rare de pouvoir avoir des leviers d’action qui sont visibles par la population au cours d’un mandat.

    Une stratégie régionale 2025-2035 a été mise en place, mais comment voyez-vous la biodiversité dans notre région dans 9 ans ?

    A.C-P : On se doute et on sait que le réchauffement climatique va continuer à faire ses effets, donc nécessairement, on se doute que la biodiversité va évoluer. Je pense que la biodiversité dépend de l’altitude. Donc effectivement la biodiversité va changer, il faudra surtout veiller à accompagner ces changements. Par contre sur toutes les autres pressions, on peut agir et tout ce qu’on a déjà commencé fait déjà effet, ça réduit au moins une partie des pressions sur la biodiversité. Ça serait un bel exploit d’arriver à préserver la biodiversité qui est endémique, c’est-à-dire vraiment spécifique de notre biodiversité méditerranéenne. On a des richesses de biodiversité qu’il faut absolument conserver.

    Entretien réalisé par Noa Armony

  • [Mort au travail] À Avignon, le drame de Bagnols en exemple

    [Mort au travail] À Avignon, le drame de Bagnols en exemple

    Le décès de Calvin, jeune de 15 ans, le vendredi 17 avril dernier à Bagnols-sur-Cèze après avoir été percuté par un engin de chantier lors d’un stage, était dans toutes les têtes ce mardi 28 avril lors de la mobilisation pour la journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail à Avignon.

    Une cinquantaine de personnes se sont ainsi rassemblées à l’appel de la CGT sur le parvis de la gare centre. « Juste à côté de chez nous, c’est un gamin de 15 ans qui a perdu la vie. Nos vies valent plus que leurs profits. Notre santé ne se négocie pas », lance lors d’une prise de parole Jérémy Caillé, délégué CGT à Eurenco et membre du bureau de l’Union départementale. « Il y a un problème d’encadrement dans de nombreux cas. Il y a des responsables sécurité, mais ils ne sont plus sur le terrain et pensent que les plans de prévention sont systématiquement appliqués à la lettre, ce qui n’est pas le cas. Et on se retrouve parfois avec des minots de 14 ou 15 ans qui se promènent en usine sans savoir quoi faire et surtout sans surveillance », abonde Rémy, syndiqué CGT et employé à la carrière de Mazan par le groupe Siniat.

    Plus globalement, les manifestants observent et font part de procédés douteux chez certains de leurs employeurs, souvent de grands groupes. « Dans l’industrie, il y a beaucoup de tâches accidentogènes ou qui provoquent des troubles musculo-squelettiques. Au lieu de s’améliorer et de régler le tir, beaucoup de patrons sous-traitent, avec des normes qui sont moins respectées pour aller plus vite. Et on perd la visibilité sur d’éventuels cas d’accidents après », pointe à nouveau Rémy.

    Risques psychosociaux

    Dans son discours, Jérémy Caillé a également voulu « briser un autre silence », à savoir celui des risques psychosociaux. « Un fléau qui tue et mutile chaque jour davantage. Ils explosent dans les entrepôts logistiques chronométrés, dans les open spaces en restructuration permanente ou dans les services publics exsangues », expose-t-il, avant d’énumérer les différentes demandes du syndicat au niveau national. Comme par exemple le rétablissement des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CHSCT) et des instances de proximité avec des prérogatives nouvelles, le doublement des effectifs de l’inspection du travail et des services de prévention, ou encore une politique pénale sévère contre les employeurs responsables d’accidents graves.

    Était également présent le Collectif Amiante Pays des Sorgues. Ceux-ci regrettent la mise en place d’un timbre à 50 euros pour saisir la justice. « On refuse que la justice devienne un service payant, c’est une régression sociale », clame Guy de Zordi, nouveau président de la structure.

  • [Entretien] Cécile Clamme : « Il faudrait doubler le nombre d’inspecteurs »

    [Entretien] Cécile Clamme : « Il faudrait doubler le nombre d’inspecteurs »

    La Marseillaise : Que représente cette journée mondiale pour les agents de l’inspection du travail ?

    Cécile Clamme : Pour nous, cette journée mondiale est une grosse date. Il faut mettre en avant le fléau social que sont les accidents du travail et les maladies professionnelles. On oublie souvent ce deuxième point alors qu’elles provoquent de gros dégâts : le sujet emblématique est celui de l’amiante, qui est au cœur des préoccupations de l’inspection du travail depuis des années. Pour nous, dédier une journée dans l’année à ces questions, mettre l’accent sur ces questions, c’est majeur. Cela permet de s’interroger collectivement : Pourquoi on est encore là en 2026 ? Pourquoi la France a des chiffres aussi inquiétants ? À l’inspection du travail, on est justement pas trop mal placés pour avoir des indications et des réponses. On est directement concerné. Pour nous, il y a deux éléments de réponse : le manque de moyens, les sanctions en cas de manquements qui ne sont pas assez importantes.

    Quelle est l’ampleur du manque de moyens à l’inspection du travail ? Quel lien avec le nombre d’accidents et de morts au travail en France ?

    C.C. : Une des dimensions majeures de notre travail est d’enquêter lorsque l’accident du travail survient, mais c’est aussi de contrôler, en amont, pour que l’accident de travail ne survienne pas. Or, dans l’état actuel de nos effectifs, nous ne pouvons pas toujours assurer cet aspect de prévention. Quand on est pris par l’actualité, par les dossiers qui s’accumulent, on ne peut pas faire d’actions de prévention. Avec des effectifs en berne comme ils le sont actuellement, on a moins le temps pour faire ce travail-là. Sur les 15 dernières années, on estime à entre 20% et 25% de baisse du nombre d’agents. On a une énorme baisse des effectifs pour les agents d’assistance, ceux qui font le travail administratif. Pareil pour les agents en charge des renseignements, qui sont pourtant les premiers interlocuteurs des salariés en difficulté. À l’heure actuelle, notre direction considère qu’une charge de travail « normale » pour un agent de contrôle, c’est 1 pour 10 000 salariés. Mais, sur le papier, on est moins de 2 000 alors qu’il y a entre 21 et 22 millions de salariés : on est environ 1 800 avec 10% de postes vacants. Il y a peu, on était 1 600. Entre-temps, il y a eu trois ans où les recrutements étaient plus importants, avec des grosses campagnes de communication. Mais malheureusement, tout a été stoppé l’année dernière. On aura donc la dernière grosse promotion pour cet été 2026.

    Quelle estimation des besoins ?

    C.C. : Il aurait fallu continuer encore 3 ans de plus pour atteindre les 2 000… Pour toute la France, il y a eu 45 inspecteurs du travail recrutés l’année dernière, cette année ce seront 60 recrutements. Alors qu’il y a 200 postes vacants et, qu’au bas mot, 100 collègues partent pour différentes raisons chaque année. Très rapidement, on va encore être dépassée par les départs en retraite et les promotions. Quoi qu’il arrive, il y a un problème. D’autant qu’on ne s’occupe pas uniquement des travailleurs salariés. Par exemple, la direction a engagé, il y a 6 mois, une action sur les faux travailleurs indépendants. Cela se fait en plus du travail sur les salariés, puisque par définition ils ne sont pas comptés dans les 21-22 millions de salariés. On est aussi compétent pour la santé et sécurité de la fonction publique hospitalière. Si, sur un secteur, il y a un gros CHU, cela va alourdir la charge de travail sans que ça ne soit compté officiellement… À la CGT TEFP, on revendique 1 agent pour 5 000. Ça n’aurait rien de délirant si l’on compare à d’autres missions de service public. Surtout quand on voit les statistiques de la France en matière d’accidents du travail : 2 morts par jour. Il faudrait donc plus que doubler les effectifs, 3 000 inspecteurs de plus.

    Comment expliquez-vous ces statistiques ?

    C.C. : Notre mot d’ordre est simple : des moyens pour la prévention, des sanctions pour les patrons. Quand il y a un manquement, les sanctions ne sont pas assez dissuasives ! Quand un employeur est condamné, on est en général sur des peines qui sont de l’ordre de l’amende. Lesquelles sont d’un montant qui sera ridicule pour un grand groupe mais important pour une petite entreprise. Par exemple : pour une condamnation faisant suite à un accident mortel, il y a souvent une condamnation, de la personne morale donc pas du dirigeant directement, a une amende, parfois partiellement assorti du sursis… C’est aberrant. Et c’est sans compter toutes les fois où les procédures n’aboutissent pas : classées sans suite pour telle ou telle raison, quand l’entreprise a un avocat meilleur que celui de la victime… La CGT a fait des estimations sur certains départements sur plusieurs années : en moyenne, moins de 20% des procédures vont au bout, y compris pour des accidents graves ou mortels.

  • Une journée pour changer les regards sur l’autisme

    Une journée pour changer les regards sur l’autisme

    Trouble du neurodéveloppement qui concerne près de 700 000 personnes en France, dont 100 000 de moins de 20 ans selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), l’autisme est mis en lumière chaque 2 avril. Une résolution des Nations unies, adoptée en 2007, a instauré cette Journée mondiale de sensibilisation.

    Comme chaque année, le Département du Vaucluse organise, à cette occasion et en partenariat avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), un moment de rencontres et d’informations. Familles aidantes, professionnels, mais aussi toute personne intéressée sont invités à assister gratuitement à une après-midi de conférences dans la salle polyvalente de Montfavet, à Avignon, à partir de 13h30.

    « Cette année, on a choisi le thème des écrans, souvent très utilisés par les personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme [TSA, Ndlr], détaille Isabelle Dugaret, chargée de mission sensibilisation au handicap à la MDPH du Vaucluse. L’idée est de réfléchir à la façon dont on s’en sert, car ils peuvent constituer un outil très intéressant, en particulier pour les personnes discommunicantes. »

    Autisme et écran

    Pour nourrir cette réflexion, David Da Fonseca, professeur des universités et psychiatre de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Salvator de Marseille, interviendra durant une heure sur « la relation complexe entre TSA et écran ». « Il y a beaucoup de stéréotypes ou d’idées reçues qui circulent et qui disent, par exemple, que les écrans génèrent l’autisme. C’est du grand n’importe quoi, s’indigne le praticien. Ce qu’il se passe, en réalité, c’est que les enfants TSA sont plus attirés par les écrans que les autres. Le monde réel est compliqué pour eux, il y a trop d’informations à traiter, de choses imprévisibles. Avec les écrans, ils savent à quoi s’en tenir. »

    Le psychiatre est formel : tout est une question de dose. Selon lui, l’outil n’est pas à diaboliser et peut même représenter une source de développement chez l’enfant. « Il existe plein de trucs très sérieux, qui les améliorent au niveau des apprentissages, au niveau des habiletés sociales. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, poursuit-il. Beaucoup jouent également aux jeux vidéo, parfois en ligne, ce qui leur permet de créer du lien social. Sans compter les programmes qui peuvent leur permettre d’améliorer leur langage ou leur communication. » Ce ne sont donc pas les écrans en eux-mêmes qu’il faut redouter, mais plutôt le contenu et le temps passé dessus. Pour éviter les dérives, le psychiatre recommande la méthode des « quatre pas » : pas le matin, pas pendant le repas, pas avant de s’endormir, pas dans la chambre.

    Témoignages

    L’après-midi conférence sera rythmée par les témoignages de trois personnes concernées par un TSA, illustrant les impacts du trouble à différents âges de la jeunesse. Les deux premières interventions seront assurées par les familles d’enfants concernés, respectivement âgés de 5 et 10 ans. Le troisième intervenant racontera sa propre expérience « après une longue préparation, souvent nécessaire pour les gens ayant un TSA », soulève Isabelle Dugaret.

    Plusieurs associations seront présentes pour échanger avec le public. Parmi elles : TEDAI 84, l’association La Bourguette, le centre hospitalier de Montfavet, l’association Le Pas, le Centre ressources autisme CRA Paca, l’Institut Saint-Ange, le Pôle d’appui ressources pour l’inclusion handicap (Parih), l’Institut l’Alizarine, Epsa et l’association AVA.

    Cinq plans pour l’autisme

    La stratégie nationale 2023-2027 pour le neurodéveloppement, annoncée en 2022 par le gouvernement lors du Comité interministériel du handicap (CIH), constitue la cinquième étape de l’amélioration de l’accompagnement des personnes autistes en France. Après quatre « plans autisme » mis en œuvre entre 2005 et 2022, l’état a promis, dans sa projection rendue publique en octobre 2022, de mobiliser 680 millions d’euros pour répondre aux différents enjeux, cette fois en englobant l’ensemble des troubles du neurodéveloppement (TDN).

    Ils témoignent de leur quotidien

    « Le diagnostic exclut les femmes » Ellie Fabre, agente d’Ehpad en recherche d’emploi à Martigues

    Une personne autiste sur cinq est une femme, dans le monde, et Ellie Fabre considère en faire partie, dans la mesure où « plusieurs psychiatres et psychologues ont posé le terme, mais ont aussi eu difficulté à faire la différence avec le trouble borderline, ou à conjuguer les deux », retrace la jeune martégale.

    Le problème, selon elle, vient du « diagnostic, plus compliqué pour les femmes », notamment au regard des méthodes et questionnaires souvent pointés comme trop genrés. « On me fait comprendre qu’il y a des comportements qui sont normaux et d’autres non, mais qu’au fond, je suis surtout une femme avec d’autres troubles psychologiques », explique-t-elle. Il s’agit donc d’une question d’identité. « Me coller cette étiquette, comme on dit, me permet de travailler et de mieux me comprendre ».

    Comme une piste de départ pour démarrer son enquête sur soi.

    « Une question d’adaptation » Mathieu Perfetti, conseiller municipal à Port-de-Bouc

    Ce passionné de lumières de Noël a été diagnostiqué autiste dans le cadre scolaire en 2005. Ce technicien de labo en gravimétrie de métier a pu bénéficier d’un tiers-temps supplémentaire, durant ses études, ainsi que de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

    « Ce qui est bizarre, c’est que je ne comprends pas certaines choses considérées comme faciles, alors que je comprends bien d’autres sujets compliqués », résume simplement le conseiller municipal délégué au développement durable. « C’est Laurent Belsola qui m’a proposé d’être sur sa liste, indique-t-il. J’y serais jamais allé autrement. » Ses passions dévorantes pour les décorations de Noël et pour le jardinage y sont pour quelque chose. « Être élu est possible pour les autistes, tout est question d’adaptation et de volonté », affirme l’élu, tout en estimant qu’« il faut plus de représentation » dans le champ politique.

    « Notre intérêt est à gauche » Félix Démaret, assistant social en formation à Marseille

    L’absence de diagnostic ne pose pas tant de problèmes de « légitimité » à cet étudiant en travail social, qui estime faire partie des nombreux autistes non diagnostiqués. « Quand je vois mon père autiste et mon expérience de vie assez compliquée, avec une dépression chronique, je crois que l’autisme explique beaucoup de choses », développe-t-il. Trop cher, trop long, trop difficile à organiser en raison « d’un emploi du temps catastrophique et d’instabilité dans la vie », l’étudiant « arrive à gérer » sans diagnostic formel, mais reconnaît la difficulté de l’absence d’aménagements. « Si les gens pouvaient être un peu plus clairs dans leur expression et si j’avais un peu plus de temps pour rendre mes devoirs en formation ça serait un plus. »

    Militant communiste, il défend « l’intérêt de l’engagement à gauche des autistes, majoritairement prolétaires, pour une société réellement plus inclusive ».

    « Nous sommes invisibilisés » Jimmy Béhague, philosophe, militant associatif à Vitrolles

    L’ancien président de l’association La Neurodiversité France relève de nombreux écueils à l’expression des autistes. « L’oreille de la société est tournée vers les parents, les responsables associatifs neurotypiques [non autistes, Ndlr] et pas les premiers concernés », observe-t-il. Il note très peu de militants sur la totalité des autistes en France, dépeinte comme « une majorité silencieuse par contrainte ».

    Une source de « clivage philosophique » dans la communauté. « Certains pensent qu’il faut représenter les autistes non oralisants pour leur bien, ce que je trouve infantilisant. Je préfère représenter des idées que des personnes », élabore-t-il. L’un des obstacles majeurs serait que « l’autisme est une définition mouvante, encore très médicalisée », comme le furent selon lui d’autres minorités sociales. « Les racisés et les lesbiennes, gays, bi, transgenre [LGBT+, Ndlr] ne sont plus considérés comme malades. Ce n’est pas encore complètement notre cas. »

    Antonin Maja

    CHIFFRES

    1%

    C’est la part de population que représentent les personnes atteintes de troubles du spectre autistique. En France, 100 000 ont moins de 20 ans.

    3 à 4 fois

    L’autisme est 3 à 4 fois plus représenté chez les hommes que chez les femmes. Les femmes seraient largement sous-diagnostiquées, notamment du fait d’une plus grande capacité d’adaptation.

    680

    C’est le montant, en millions d’euros, que prévoit d’investir l’état entre 2023-2027 pour améliorer les réponses fournies aux personnes atteintes d’un trouble du neurodéveloppement.

  • Des zones humides autour de l’étang de Berre à découvrir

    Des zones humides autour de l’étang de Berre à découvrir

    Sur la plage, mercredi après-midi, des enfants osent se baigner dans une eau limpide à 10°c. En même temps, un attroupement d’une vingtaine de personnes se forme devant le poste de secours de la plage Champigny, donnant sur l’étang de Berre, à quelques dizaines de mètres de l’embouchure de l’Arc. De la plage au cours d’eau, plusieurs milieux écologiques différents se présentent aux intéressés. Leur point commun ? Ce sont toutes des zones humides que surveille Fanny Argiro, chargée de mission éducation pour le Gipreb, syndicat mixte gestionnaire de la plus grande lagune salée d’Europe.

    Devant l’exutoire de l’Arc, des flamants pas encore roses s’envolent, d’autres mangent, pendant que des cormorans sèchent leurs ailes au soleil dans un espace marécageux. « C’est une sansouïre », explique la naturaliste, caractérisée par « une végétation basse, les pieds dans l’eau et supportant la salinité ». « Beaucoup d’espèces y vivent malgré le passage des quads et motocross », fait-elle remarquer. L’aigrette garzette repérée aux jumelles par une participante en est un exemple, parmi les nombreux oiseaux protégés qu’abritent les zones humides autour de l’étang : « Certains y vivent à l’année comme le martin-pêcheur, qui aiment les eaux saumâtres », complète la guide.

    La dynamique de l’eau

    Cette intervention est menée dans la continuité de la journée mondiale des zones humides. Les profils des participants sont divers. « Je découvre, avec un a priori de pollution », lance cette Aixoise. « C’est un étang qui se bat pour sa survie », estime une autre. « Est-ce que l’agriculture impacte l’étang ? », se demande une troisième. « Ça peut quand il pleut, à cause du ruissellement », répond Fanny Argiro, même si « la dynamique agricole berroise permet à certains oiseaux de nicher », notamment dans certaines cultures. Autre paradoxe : la cane de Provence, espèce exotique envahissante, qui « prend le pas sur les roselières, est compliquée à retirer sans retourner tout l’habitat », mais abrite Butor étoilé et autres busards.

    C’est aussi le cas dans la roselière qui borde l’Arc, ou près des tamaris qui poussent entre deux eaux. Ces espaces à la végétation plus haute, appelés ripisylves, « limitent les inondations, filtrent l’eau » et captent le carbone, précise la naturaliste.

    Outre les oiseaux, le Gipreb a pour projet de « cartographier les déplacements des tortues Cistudes pour défendre leurs milieux », explique Fanny Argiro, de la même manière que pour les chauves-souris vivant autour de l’étang. « Ça fait partie des projets Natura 2000 réalisés sur fonds européens », dont Fanny Argiro est référente.

    Le Gipreb sera présent, dimanche 1er mars à la Poudrerie de Saint-Chamas de 9h30 à 16h30, accompagné d’associations et de différents acteurs de l’étang.

  • Mobilisés pour briser le silence et lutter contre l’excision

    Mobilisés pour briser le silence et lutter contre l’excision

    « On doit tous se sentir concernés », avertit Jennifer Salles, conseillère régionale et avocate, lors de la 19e Journée mondiale de lutte contre l’excision, vendredi dernier. Dans la seule région Paca, 3 000 femmes victimes de mutilations sexuelles ont été recensées.

    Une réalité sous silence. « J’ai rencontré des femmes qui avaient vécu ça en France. On pense que ça se passe dans le pays d’origine mais c’est encore perpétué sous silence ici », témoigne la psychologue clinique Kawiyat Mohamed. Cette pratique d’ablation de l’appareil génital externe, touche majoritairement les femmes de culture africaine, depuis des générations. Condamné par la loi française et 18 pays d’Afrique, cet acte social ancré par les traditions reste pourtant toujours pratiqué.

    L’association Gams SUD s’engage dans la lutte contre l’excision, avec des actions qui se définissent en 3 mots :
    « Prévenir, protéger et reconstruire ». Les onze Maisons régionales des femmes font le relais pour la prise en charge de ces femmes. Ces institutions, unies contre les violences faites aux femmes, sont soutenues à hauteur de 10 millions d’euros par la Région Paca.

    Sensibilisation et prise en charge des victimes

    Méconnue par la population, le milieu médical et institutionnel, l’association Gams SUD s’engage à sensibiliser sur l’excision dès le plus jeune âge. Les bénévoles interviennent dans les lycées de Provence pour informer sur ces mutilations sexuelles féminines, comme au lycée Monnet de Vitrolles. Mais aussi auprès des parents et famille : le programme « Les vacances, c’est fait pour s’amuser, pas pour être mutilée » est mis en place pour repérer les signes précurseurs du risque d’excision pour une fille. Départ au pays, mention de « l’attachement aux traditions » : ces détails doivent alerter l’entourage. « Il faut sensibiliser auprès des familles », rappelle une participante, victime d’excision. « Une fois l’excision faite, on peut réparer mais il y a quelque chose de brisé. »

    La gynécologue Emmanuelle Cohen-Solal détaille la prise en charge de ces femmes, prévue par la Maison des femmes 13 :
    « Psychologique, sexologique, sociale, parfois juridique, et lorsque c’est nécessaire, je m’occupe de la réparation chirurgicale », précise-t-elle. Et d’affirmer qu’il faut améliorer les « actions de prévention dès le plus jeune âge, et renforcer la formation des personnels de santé ».

  • Misère, quand les institutions maltraitent

    Misère, quand les institutions maltraitent

    « Nous devons insister sur ce qu’on est et ce qu’on n’est pas », enrage Julien Moisan, chargé de plaidoyer du Secours catholique en accueillant à l’ADJ de la rue Malaval à Marseille, entièrement refait à neuf. « Nous en avons assez de pallier les carences des pouvoirs publics. Notre mission n’est ni la distribution alimentaire, ni les douches publiques, mais d’offrir un espace confortable aux personnes dans le besoin et de prendre le temps d’échanger avec eux. »

    Il est 9h, les tables sont déjà toutes occupées et Eva et Saïd ne sont pas trop de deux pour offrir cafés, thés et parts de cake aux arrivants. Ils sont ainsi plus d’une centaine à venir se poser, discuter ou chercher une aide administrative, un accompagnement vers l’emploi, un accès aux droits, consulter le médecin ou le podologue, prendre rendez-vous avec le coiffeur, participer à l’atelier de français ou à celui d’initiation à l’informatique, chacun des quatre jours d’ouverture hebdomadaire. « Pour sortir de l’isolement », ajoute un monsieur hébergé dans un foyer Adoma. Et pour répondre au manque de bains publics, l’accueil dispose de deux douches. Les associatifs, notamment depuis la crise Covid, ont bien multiplié les points de distribution alimentaire, mais « où peut-on manger assis, dignement ? interroge Julien Moisan, de même que pour l’hébergement ou l’hygiène, dans la réalité, il n’y a plus de dispositif d’accueil inconditionnel ».

    Slimane, 65 ans, retraité du BTP, happe Danièle, qui gère l’aide administrative, au passage : « Je dors depuis plus d’un mois à l’aéroport. Le 115, c’est une fois oui, vingt fois non. Je ne sais plus où aller. » La bénévole confirme : « C’est de plus en plus difficile. Et avec les nouvelles réformes, il y a beaucoup de sorties de droits. Un manquement à la CAF et l’aide est coupée dès le 3e mois, un contrôle expéditif et l’allocation handicapé saute. On récupère les gens à la petite cuillère. » Un jeune étudiant étranger ressort d’un bureau soulagé. « Ils vont m’aider pour faire changer mes lunettes. Mon droit à l’AME avait été remis en cause. Il faut renouveler le dossier », indique-t-il.

    Des vies cadenassées

    À l’étage, la salle informatique est très sollicitée. Bien que le défenseur des droits ait déjà alerté sur le fait que la dématérialisation des services publics éloigne les plus fragiles de l’accès aux droits, on note ici peu d’amélioration. Une mère de famille est en panique. Son mot de passe est refusé sur son espace CAF. Arrivé à son secours, Julien Moisan réalise, après plusieurs tentatives, qu’un 3e code a été mis en place. « Pour protéger vos données », précise le site sur l’écran. « C’est un verrou de plus à une administration cadenassée, qui a déjà fermé ses accueils physiques. On supprime le lien humain, on met des algorithmes sous prétexte de lutte contre la fraude. En réalité, on cadenasse des vies !  » réagit-il.

    Au-delà des baisses budgétaires, ce responsable associatif pointe un grave recul des politiques publiques dans ses réponses à l’urgence sociale : « Il y a une priorité donnée au parcours d’insertion dans les dispositifs d’urgence. » Conséquence : « Ceux qui ne sont pas entrés dans un dispositif se retrouvent devant des portes fermées. On met des précarités en concurrence. » Et sur le terrain, la pauvreté ne recule pas, mais s’invisibilise : « Les plus isolés, les plus fragiles, les enfants, les femmes enceintes continuent de l’être. Le nombre de mineurs non pris en charge par l’aide sociale à l’enfance reste impressionnant. De même, le parcours de la sortie d’hospitalisation est si mal pensé que le retour à la rue est monnaie courante. »

    Au milieu de l’accueil, une petite fille court des bras de son père aux genoux de sa mère. Débouté de sa demande de droit d’asile, le couple, dont un des enfants est né en France, a dû libérer du jour au lendemain sa place en Cada. Un recours doit être mis en place, mais pour l’instant, c’est la rue qui les attend. Bien consciente que tous les dispositifs sont sous-dotés, Danièle a cependant contacté les centres d’hébergement, sans succès. « À partir de là qu’est-ce qu’on fait ? Le plus terrible, c’est de ne pas pouvoir apporter de solution », regrette-t-elle. L’heure de fermeture approche, l’accueil se vide lentement.

  • Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Apaiser les douleurs liées à la maladie et aux soins, une problématique importante pour les patients, qui peut être traitée par des moyens auxiliaires à la médecine classique. C’est ce que proposait, lundi, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la douleur, à travers 16 stands de découverte. « L’idée est de faire savoir aux patients que ça existe », explique Stéphanie Fassié, présidente du CLUD et médecin algologue, qui met à l’inverse en garde contre « les opioïdes, que les gens se font passer entre eux sans avis médical ». Par exemple, « le meopa, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote, qui s’inhale pour lutter contre la douleur liée aux soins, l’activité physique adaptée, neurostimulation, l’art-thérapie… ».

    Parmi les aficionados de cette méthode, Catherine Gonget, patiente experte en art-thérapie, atteinte de migraines et de fibromyalgie, y voit « un moyen de stabiliser les émotions liées à la douleur, de les exprimer et identifier pour dialoguer avec son corps et se projeter de façon positive via ses propres supports artistiques (collages, dessins…). » De son côté, Thierry, atteint d’une tumeur au poumon, a découvert les vertus du fauteuil relaxant et de la réalité virtuelle. Le premier lui a permis « de réguler (sa) respiration, car celle-ci se calque sur le balancement du fauteuil. » La seconde « de s’évader dans un cadre apaisant, stimulant. » Deux expériences que le patient souhaite reproduire, notamment celle du fauteuil, qui lui sera ainsi proposée plusieurs fois par semaine.