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  • Jouques poursuit son objectif emploi

    Jouques poursuit son objectif emploi

    La commune poursuit sa politique en faveur de l’insertion professionnelle. Dans cette ligne, une vingtaine de recruteurs se sont rassemblés au centre socioculturel de cette commune d’à peine 5 000 habitants, répondant ainsi à l’invitation de la Ville, organisatrice de la rencontre Événement emploi. Le premier, depuis le premier mandat du maire (SE), Eric Garcin. La matinée, a donc réuni entreprises, organismes de formation, structures d’insertion et acteurs publics de l’emploi afin de favoriser les recrutements et impulser de premières rencontres. Seize entreprises privées ont joué le jeu, parmi elles Iter Organization, Vinci Autoroutes, Proman… Mais aussi neuf organismes de formation et plusieurs partenaires publics, dont France Travail, la mission locale et le Département via son bus insertion, avaient également fait le déplacement. Selon les organisateurs, ce sont au total 134 participants qui ont émargé, principalement venus de Jouques et Peyrolles-en-Provence, mais aussi de Venelles, Meyrargues, Aix-en-Provence ou Marseille. « Les retours des entreprises sont très positifs », souligne, à l’issue, la municipalité. « Cette rencontre s’inscrit clairement dans la démarche Territoire zéro chômeurs longue durée dans laquelle Jouques a été retenue depuis 2016, rappelle Eric Garcin. C’est un souci constant de la commune de travailler sur la levée des freins vers le retour à l’emploi, pour ceux qui en sont éloignés. Faire venir les entreprises, c’est plutôt concluant. » Pour rappel, la commune s’attelle à résorber le taux de chômage local en employant au sein d’une Entreprise à but d’emploi (EBE) : l’Elan. « J’ai alerté tous les sénateurs des Bouches-du-Rhône sur la question, ils vont tous défendre la position de Jouques », prévient le maire, qui précise : « Aujourd’hui, on est en dessous des taux de chômage du département et en dessous du taux de chômage national. On était au-dessus, avant l’arrivée de l’expérimentation. À force de travailler cette matière on a réussi à faire baisser le taux de demandeurs d’emploi. »

  • Pour sauver le dispositif Zéro Chômeur

    Pour sauver le dispositif Zéro Chômeur

    Coïncidence. Ce 6 novembre marque la journée « Grève du chômage », terme désigné il y a près de dix lorsqu’est née l’expérimentation du Territoire Zéro Chômeur. En 2016, la commune de Jouques héberge ce dispositif et accueille au sein de son entreprise à but d’emploi (Elan) une cinquantaine de profils dits « éloignés de l’emploi » au sein de son entreprise à but d’emploi. Ce jour, en sous-préfecture, le maire Éric Garcin (SE), aussi président du Comité local emploi (CLE) de Jouques et d’autres acteurs participaient à une réunion du Comité local pour l’emploi (CLPE) de l’arrondissement d’Aix.

    L’occasion, pour l’élu « d’évoquer les enjeux de l’emploi sur le territoire et d’alerter sur les perspectives à venir ». « Le CLPE est un dispositif initié depuis le début de l’année, c’est la deuxième fois que l’on se réunit avec les acteurs de l’emploi et qu’on réunit tous les organismes avec lesquels nous travaillons, détaille Éric Garcin. On s’est mis autour de la table pour établir des lignes de travail et établir des actions qui permettent de coordonner tout ce qui existe pour les recruteurs, mettre en place un travail, aider les territoires à développer ces actions et continuer de trouver des solutions pour les personnes éloignées de l’emploi. » Des indicateurs, définis en réunion, permettront d’évaluer les résultats d’ici six mois. Le contexte, dans lequel se déroule cette rencontre, pèse sur l’avenir du dispositif. Tous les cinq ans, une loi est votée pour poursuivre ou non, l’expérimentation. La seconde, votée en 2021, touche à sa fin. Un projet de loi porté par le député Stéphane Viry est actuellement débattu à l’Assemblée pour pérenniser le projet, mais il « est en péril si une troisième loi n’est pas votée, précise Éric Garcin. Notre cheval de bataille aujourd’hui ? Faire en sorte que la loi à l’étude obtienne un maximum de oui pour que ce qui est aujourd’hui une expérimentation, rentre dans le droit à l’horizon 2026. Il y a des financements qui arrivent de l’État. Mais dans cette période difficile pour les entreprises de l’insertion et d’insertion par l’activité économique, il y a des coupes drastiques qui ont été faites dans les budgets et qui sont annoncées. Il faut convaincre nos députés, nos sénateurs du bien-fondé de la démarche. Aujourd’hui, on permet à des gens de retrouver un CDI, louer un appartement, avoir un crédit pour la voiture… » En mars, Éric Coquerel, président de la Commission des finances, s’était déplacé à l’Elan, suivi de trois sénateurs en juin, venus constater les impacts concrets de l’expérimentation.

  • Les vendanges pressent les professionnels

    Les vendanges pressent les professionnels

    Pour Clara Fischer, la journée a commencé à 6h30. Depuis ce lundi, premier jour des vendanges, elle n’arrête pas. « Nos journées s’arrêtent quand il n’y a plus de travail », résume-t-elle simplement. Habituellement chargée des assemblages, elle alterne depuis le début de la semaine organisation de la cave, vinification et travail dans les vignes, en compagnie de la première équipe de vendangeurs arrivée sur le domaine du château Revelette. à ses côtés, son frère, Hugo, gère plutôt la partie vigne. « On s’aide mutuellement », précise Clara Fischer.

    En 2023, frère et sœur ont également monté la « Family Fischer » négoce. « Pour contrer les aléas que l’on pourrait avoir, résume Peter Fischer, leur père. L’année dernière, on a perdu 75% de la récolte à cause du gel de printemps. On a décidé d’acheter du raisin pour temporiser un peu le volume », contextualise ce dernier. S’il tente de garder un œil positif sur le marché du vin, il ne cache pas son inquiétude pour les prochaines générations, le vin, « et le monde en général ». « On a un peu écarté l’export des états-Unis. On travaille beaucoup au Canada, c’est un peu en baisse aussi. Heureusement qu’on a de la demande en France », souligne Peter Fischer.

    « C’est plus le dérèglement (climatique) qui fait peur. D’une année à l’autre, ça va être différent. Mais, comme avec mon frère on a connu que ça, on sait que c’est le jeu », estime de son côté Clara. D’ici quelques mois, ce sont Clara et Hugo qui reprendront la main du château Revelette, jusque là dirigé par Peter Fischer, arrivé en 1985.

    Il est occupé, ce mercredi, troisième jour des vendanges, à gérer différents rendez-vous et à superviser la mise en bouteille, programmée depuis un an. Elle n’aurait pas du tomber en saison des vendanges, qui bat un record de précocité cette année, faute au dérèglement climatique. Alors ce jour, c’est double charge de travail au château Revelette. Le domaine appartenait autrefois au père de Sandra Fischer, épouse de Peter Fischer, chargée, elle, du volet administratif. « On a une petite équipe de saisonniers qui est là cette semaine pour les plants les plus précoces. Dimanche, le reste arrive. On va pouvoir attaquer sérieusement la semaine prochaine. En tout, ce sont 18 saisonniers qui viennent pour les vendanges, explique Peter Fischer. Une dizaine est dans les vignes, cinq qui arrivent le week-end et trois font des tâches diverses. On essaie de pas faire plus de six heures par jour, car ce sont des journées très physiques. L’équipe mange dans les vignes, descend ici en fin de journée pour prendre le café ensemble et on fait un jeu de boules, de fléchettes, les cartes… Ils restent un peu ici ». Les vendanges devraient être terminées d’ici fin septembre.

    Quatorze cépages poussent sur le domaine, chacun mûrissant à son propre rythme. Trois vins y sont produits : principalement du rouge (50%), ainsi que du blanc et du rosé (25% chacun), dédiés en partie aux « belles tables de restauration » et aux « bons cavistes ».

    Dans la cour du domaine ce matin-là, des caisses entières de raisin blanc sont rapatriées par tracteur. à quelques kilomètres de là, les saisonniers continuent de tailler le raisin blanc. Alors que 10h du matin sonnent, les travailleurs posent seaux et sécateurs au sol, direction le casse-croûte de la matinée. Dans le lot se trouvent des étudiants, retraités, reconvertis dans le vin ou simplement à la recherche de nouvelles expériences. « Globalement, on avance tranquillement, il y a une bonne ambiance », décrit Yona, 20 ans et étudiante en urbanisme, dont le père a longtemps travaillé dans les vignes. Cette semaine, c’est Jean-Régis Valour, ancien vigneron, qui chapeaute l’équipe. « On arrive encore à trouver des gens du coin, ou qui veulent faire des saisons. Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de prestataires qui se sont montés. On a de tous les âges, des anciens des nouveaux, et des jeunes, c’est mélangé ! (…) Là, on est sur la deuxième remorque, il faudrait qu’on en fasse quatre. »

    Clara elle, fait partie des novices du job. « J’en ai souvent entendu parler, j’ai eu envie d’essayer. L’équipe est géniale, on rencontre des personnes et moi qui viens de Metz, ça me fait découvrir des choses », résume la jeune femme de 20 ans, qui travaille aux côtés de plus expérimentés. « En dix ans, le métier n’a pas tant changé que ça finalement », résume Théo, qui vendange depuis une décennie. « Tous ces profils ne se seraient peut-être pas rencontrés dans un autre contexte de vie, conclut finalement Clara. C’est ça aussi, qui est chouette. »

    « On a de tous les âges, des anciens des nouveaux et des jeunes,
    c’est mélangé ! »