Près de 51 000 pièces ont été analysées comme dangereuses pour la santé, d’après le communiqué du 4 août de la Douane de Marseille. Cette saisie s’opère dans un contexte d’anticipation des campagnes commerciales de Noël par les importateurs français.
Tag: jouets
-

Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants
Une console de jeu à 10 euros, un lot de 1 000 briques à assembler à 4 euros ou encore un téléphone intelligent à 20 euros. Les prix sur les sites chinois de Temu et Shein sont dérisoires et le choix de références infini.
Face à la baisse du pouvoir d’achat et à l’approche de Noël, les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces sites pour mettre des cadeaux au pied du sapin. Pourtant, derrière ces prix cassés se cachent une qualité médiocre et surtout des risques pour la santé des plus petits.
Petit prix, grand dangerEn 2024, ce sont 775 millions de petits colis en provenance de l’étranger qui ont été livrés en France, soit deux millions par jour, d’après le site Vie publique. Parmi ces colis, la plupart ont été commandés sur les sites de Temu ou Shein, devenus leaders mondiaux de la vente en ligne. Pourtant, parmi ces millions de colis qui ont envahis les maisons françaises, seuls 0.0082% ont été contrôlés en physique l’année passée, d’après la commission européenne.
Face à ce manque de contrôle, l’association de consommateur UFC-que choisir, associée à ses homologues allemand, belge et danois, ont enquêté sur ces produits. D’après leur étude, publiée le 30 octobre dernier, 69% des produits testés ne répondaient pas aux normes en vigueur dans l’Union européenne et 57% pouvaient s’avérer dangereux…
Mais c’est avant tout au rayon jouet que les résultats sont les plus inquiétants. En effet, sur 54 articles destinés aux enfants testés, seul un jouet respectait les normes européennes. Le principal problème relevé est la taille des pièces souvent trop facilement détachables. Pour l’association de consommateurs « le risque qu’un enfant les ingère et s’étouffe est loin d’être négligeable ». Certains produits avaient également des taux très élevés de substances dangereuses comme des perturbateurs endocriniens dépassant plus de quatre fois la réglementation imposée par l’Union européenne.
Ces normes européennes relatives à la sécurité des jouets sont pourtant en application depuis 2011 sur tout le territoire européen. Une réglementation qui impose à chaque fabricant d’analyser les dangers que ses jouets peuvent présenter en matière chimique, physique, mécanique, électrique, d’inflammabilité, de radioactivité et d’hygiène.
Face à ces manquements répétés et au manque de contrôle de ces articles, la commission européenne a voté le 12 décembre, une taxe de 3 euros pour tous les colis de moins de 150 euros issus de l’étranger.
-

Une collecte solidaire de jouets dans le département du Var
Noël, une période pour faire plaisir aux siens, mais aussi pour penser aux autres. C’est dans cette optique, et face au constat alarmant qu’encore trois Français sur dix jettent leurs jouets inutilisés à la poubelle alors qu’ils pourraient resservir, que plusieurs collectivités varoises (l’Agglomération Provence Verte, les Communautés de communes Cœur du Var, Lacs et Gorges du Verdon, Pays de Fayence, Golfe de Saint-Tropez et le SMIDDEV) organisent, en partenariat avec deux éco-organismes agréés par l’État, Ecosystem et Ecomaison, une grande collecte solidaire de jouets. Du 1er au 31 novembre, 64 points de collecte sont mis à disposition des habitants, pour y déposer des jouets neufs ou d’occasion (d’intérieur, d’extérieur, de société, électroniques, cadeaux…), à des fins de réemploi ou de recyclage, en fonction de leur état.
Le recyclage de jouets, vecteur d’insertionEn plus de ces points, l’opération s’étend à 24 magasins et associations, pour permettre à tous de participer à l’opération. A l’issue de celle-ci, ces associations locales (Com’Collecte, la Croix Rouge, Une Main Tendue pour les Gens dans le Besoin, Un Noël pour Chaque Enfant…) se chargent de récupérer les dons. Ils seront ensuite triés, nettoyés et remis en état pour être offerts ou revendus à prix solidaire, au sein d’ateliers de réemploi, sources d’activités pour des centaines de personnes en insertion, conférant à cette collecte un double intérêt. Les jouets qui ne pourront être remis en état seront dépollués et recyclés par Ecomaison, et par Ecosystem pour les jouets électriques et électroniques.
Infos sur lagrandecollectesolidairedesjouets.com
-

Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés
Il est 10h ce jeudi, l’antenne d’urgence du Secours populaire n’a ouvert que depuis une trentaine de minutes mais il y a déjà du monde dans les rayons de la braderie solidaire. Ouverte du mardi au jeudi, de 9h30 à 12h, cette antenne est située juste en dessous du siège départemental, sur le chemin de Gibbes (14e) à Marseille. Un lieu qui permet aux personnes du quartier de venir trouver des habits contre une participation solidaire, des colis alimentaires ou un accompagnement juridique.
Entre les placards remplis de jouets pour les enfants et les portants d’habits, Mustapha, la cinquantaine, est à la recherche de chaussures. Cela ne fait que deux ans que ce père de cinq enfants vient chercher des habits à la braderie. « Depuis le coronavirus, tout a augmenté. Ça fait deux ans qu’on a besoin de venir ici, parce que c’est la crise. Ici je trouve des vestes, des habits et des chaussures pour moi ou pour mes enfants », explique-t-il, gêné. Mais il ne vient pas prendre de colis alimentaires, précise-t-il. Le point de vente solidaire du Secours populaire ne nécessite pas d’être inscrit, chacun peut donc venir y faire ses achats et participer à hauteur de ses moyens.
Porte d’entréeLe lieu est aussi la porte d’entrée des nouveaux aidés, puisque c’est ici que les inscriptions se font pour avoir accès aux colis alimentaires. « On fait une dizaine de nouvelles inscriptions tous les jours [d’ouverture] », explique Samira, en charge des inscriptions ce matin. Bénévole depuis 2018, elle remarque que les personnes qui viennent demander de l’aide ont des profils de plus en plus divers. « Il y a ceux qui n’ont pas de carte de séjour ou qui demandent l’asile, mais il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir », témoigne-t-elle. Face à la montée de la précarité étudiante, l’association a d’ailleurs développé le Solidar’bus qui fait des distributions de colis à la sortie des cours.
Ce matin ce sont Zorha, Naima et Samira qui assurent l’accueil et la distribution de la nourriture. Après avoir demandé les papiers d’identité des nouveaux « accueillis », Samira vérifie sur une base de données que les personnes ne sont pas déjà inscrites. Elle s’assure ensuite qu’elle ne touche pas plus de 1 000 euros par mois, ce qui est la condition pour avoir le droit à l’aide.
Ce matin-là, c’est une bénévole du Secours populaire qui vient demander de l’aide à Samira. Habitant avec son mari et sa fille, avec un revenu de 800 euros par mois, elle a décidé de s’inscrire pour recevoir des colis alimentaires. « Je connaissais le lieu, parce que j’aide à la distribution de nourriture. Mais c’est la première fois que je viens demander de l’aide », explique la mère de famille, d’une voix timide. Comme elle ce jeudi, ils sont cinq à avoir fait leur première inscription pour l’aide alimentaire.
Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreux aidés par le Secours populaire deviennent par la suite bénévoles. Naima a par exemple d’abord été aidée par l’association, avant de passer de l’autre côté du comptoir, il y a trois ans. « Dès que j’ai su qu’ils faisaient des cours d’aide au numérique, j’ai voulu participer parce que je suis informaticienne », affirme fièrement Naima.
Coupures de droitsL’antenne offre également un accompagnement juridique. « Cela va de la prise de rendez-vous avec la Sécu, aux demandes d’asile, en passant par le droit à la culture ou aux vacances, explique Djazia, juriste de profession. Tout ce dont la famille peut avoir besoin, on est là pour les accompagner. J’aide aussi beaucoup sur les coupures de droits », précise la bénévole. Selon la juriste, le changement de politique pour toucher le RSA a impacté beaucoup de ses bénéficiaires. « Certains n’ont jamais été inscrits à France Travail et donc ne savent pas faire, ce qui entraîne la fin de leurs droits », se désole-t-elle. Des coupures dans les aides de plus en plus fréquentes qui obligent certains à se tourner vers la distribution alimentaire du Secours populaire en l’absence de tout revenu…
« Il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir »


![[Entretien] Olivier Masini : Dans le Var, « tout le monde peut être Père Noël vert »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/e9c6a5fb81f767cf136e9ac85e437c79.jpg)