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  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.

    Comment vous adaptez-vous
    à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat
     ?

    J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.

    Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?

    J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.

    Sur quel point votre équipe
    a-t-elle le plus progressé
     ?

    J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.

    Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?

    J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.

    Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?

    J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.

    Quels souvenirs gardez-vous
    de votre passage à Rouen
     ?

    J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.

    Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?

    J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.

  • Spartiates à l’accent suédois

    Spartiates à l’accent suédois

    Il y a quasiment deux fois plus de Suédois à avoir porté le maillot des Spartiates que celui de l’Olympique de Marseille. Avec l’arrivée en dernière minute d’Anton Gradin la semaine passée, survenue suite à la vague importante de blessures, notamment sur le secteur offensif marseillais, à l’image d’Adel Koudri, Oscar Gustafsson et Emil Tavernier, la formation marseillaise a attiré son treizième joueur en provenance du pays des Trois Couronnes. « Quand on regarde des profils et qu’on veut certains joueurs, on n’est pas forcément focus sur la nationalité. Ça vient un peu en deuxième temps. Maintenant, les Suédois, ils ont des bons joueurs », reconnaît Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates. Par ailleurs, son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général du club, et Damien Fleury, directeur du développement des jeunes au Marseille Hockey Club Amateur (MHCA), ont tous les deux déjà évolué dans le championnat suédois. Mais « il n’y a pas une filière en particulier », selon Luc Tardif, conscient que de plus étroites relations ont été tissées avec d’autres pays étrangers. Au classement historique des nationalités étrangères les plus représentées au sein de la structure marseillaise, la Suède n’arrive qu’en quatrième position. La République Tchèque arrive en tête avec 19 joueurs, suivie par le Canada (18) et la Finlande (16), mais devant les États-Unis (11) et la Russie (8).

    Philosophie adéquate

    Pour ce quatrième exercice en Ligue Magnus, les Spartiates comptent quatre Suédois dans leurs rangs : le défenseur Bobbo Petersson, puis les attaquants Albin Nilsson, Oscar Gustafsson et Anton Gradin. « C’est une bonne destination pour les Suédois, parce que je pense que nous sommes des joueurs assez durs. Ils travaillent fort et veulent performer en tant que membre à part entière de l’équipe. Ça correspond à la philosophie que le club met en place depuis plusieurs saisons maintenant. C’est un match parfait », lance David Åslin, pensionnaire du Palais Omnisports Marseille Grand-Est lors de la deuxième partie de saison 2023-2024. Comme Anton Gradin, et très probablement la future recrue qui devrait être annoncée prochainement selon une source proche du club, l’attaquant expérimenté de 37 ans avait débarqué dans la cité phocéenne en cours de saison comme renfort. Il a inscrit neuf buts et délivré treize passes décisives en seulement 31 rencontres de saison régulière. Lors de son départ à l’intersaison suivante, les Spartiates ont recruté trois autres Suédois : le gardien Stefan Steen, puis les défenseurs Viktor Björkung et Albin Lindgren. Le premier a été recruté comme « joker médical » afin de pallier la blessure du gardien titulaire à cette époque, Marek Ciliak, mais les deux autres se sont imposés comme des éléments forts de la défense marseillaise, surtout Björkung avec ses 7 buts et ses 30 passes décisives. Depuis Johan Hedberg, en 2012-2013, chaque hockeyeur suédois a, à sa manière, laissé son empreinte aux Spartiates de Marseille.

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »

    La Marseillaise : Après une cinquième place en saison régulière, votre équipe s’est faite éliminer en quart-de-finale des play-offs pour la troisième année consécutive face à aux Boxers de Bordeaux. Une surprise à vos yeux ?

    Jonathan Zwikel : Je pense qu’il n’y a pas eu de surprise, ni négative ni positive. On est un peu là où est notre budget. Maintenant, il y a une déception de ne pas avoir pu faire mieux. Même si notre niveau d’exigence monte, c’est notre place. Et ça n’a pas été évident, vu les péripéties qui sont arrivées entre les changements de joueurs et les pressions. Et après, sur les playoffs, un peu de regret, parce qu’on n’était pas loin sur tous les matches et qu’on aurait pu avoir une équipe un peu plus complète. Et au-delà de la déception, il y a cette satisfaction d’avoir donné tout ce qu’on pouvait pour essayer de challenger Bordeaux. C’est assez contradictoire, parce qu’on n’a pas pris 4-1, mais on était dans le coup sur tous les matchs.

    Qu’est-ce qui vous manque
    pour passer ce cap fatidique
     ?

    J.Z. : Un peu de tout. On est dans une position intermédiaire qu’on a atteinte très rapidement. Mais la vérité, c’est que pour atteindre l’échelon supérieur, il faut un peu plus d’expérience et un peu plus de qualité dans les joueurs. On est très proche de passer un cap, mais on n’y est pas encore. Ça paraît spectaculaire, parce que ça fait trois années d’affilée, et trois années d’affilée contre la même équipe. Mais au final, ça ne fait que trois années qu’on est là. On est réguliers dans notre progression. Mais le petit step d’après est d’entrer dans le top 4. Ça nous a donné beaucoup d’indications sur la manière d’y arriver.

    Laquelle est la plus importante ?

    J.Z. : Celle d’être en adéquation avec nos convictions. La première étape là-dedans, c’est au moment où tu conçois l’équipe. Beaucoup de choses se jouent l’été quand tu crées le modèle d’équipe que tu veux avoir. Tu choisis les joueurs qui vont jouer dans ce modèle. Cette année, on s’en est un peu écarté. On a couru après des adaptations. Et ça a été une année épuisante à cause de ça. On a dû faire des changements, etc. Ça ne veut pas dire d’aller tête baissée. Mais ça veut dire d’aller à fond dans notre identité.

    Est-ce que vous comptez, comme la saison passée, procéder à un bouleversement total de l’effectif ?

    J.Z. : Il y a encore beaucoup d’inconnus. Chaque année, l’idée n’est pas de changer pour changer. Mais changer pour trouver le bon équilibre. Et encore une fois, cette année, on a eu beaucoup d’indications. On va essayer de repartir dans la direction qu’on veut avoir. Mais il y a beaucoup de joueurs qui sont là cette année et qui correspondent à la trajectoire qu’on peut prendre. On va essayer de les garder.

  • Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Le défi est loin d’être impossible à relever, mais il s’annonce particulièrement de taille. Les Spartiates de Marseille, cinquièmes de Ligue Magnus, s’apprêtent à défier les Ducs d’Angers, troisièmes du championnat, ce mercredi (à 19h), à l’occasion de la 34e journée. Invaincus sur leurs cinq dernières rencontres de Magnus, les Angevins ont connu leur dernière défaite dans cette compétition le 23 décembre, face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. « C’est un bon match test avec les play-offs qui se dessinent devant nous », soutient Fabien Colotti, capitaine de la formation phocéenne, conscient que cette équipe angevine peut être un futur adversaire à la suite de la saison régulière. Cette saison, les Marseillais n’ont toujours pas réussi à s’imposer face à eux, malgré trois tentatives où le score s’est révélé serré à chaque fois, dont une confrontation qui s’est prolongé jusqu’aux tirs au but. « C’est justement une source de motivation à nos yeux », glisse l’attaquant international français âgé de 29 ans, persuadé que des « systèmes bien appliqués » et des « efforts collectivement soutenus » peuvent leur offrir leur 20e victoire de la saison. Les Spartiates, qui restent sur une défaite sur la glace des rapaces de Gap, affichent de très bons résultats à domicile. Ils ont notamment été victorieux à six reprises sur leurs neuf dernières journées dans leur Temple.

    Qualification pour les play-offs dans le viseur

    Entre temps, Luc Tardif, l’entraîneur marseillais, a vu trois de ses protégés faire leur valise : le Finlandais Kalle Myllymaa et les Canadiens Alexandre Lavoie et Brett Thompson, casque d’or du groupe phocéen. Avec son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général des Spartiates, ils se sont employés à palier ces départs, avec le recrutement des Finlandais Micke-Max Asten et Julius Valtonen. Avec ces nouveaux éléments, les Marseillais envisagent et visent la qualification pour les play-offs. Elle pourrait arriver plus vite que prévue.

    34e journée de Ligue Magnus

    À 19h, au Palais omnisports
    de Marseille.

  • Choc des titans en vue pour les Spartiates avec la réception de Rouen

    Choc des titans en vue pour les Spartiates avec la réception de Rouen

    Accueillir les Dragons de Rouen est toujours un événement dans une saison de Ligue Magnus. Le club normand, dix-huit fois champion de France, domine sans vergogne le hockey sur glace français depuis les années 1990. D’ailleurs, Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates, et son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général de la maison marseillaise, ont participé activement à quelques épopées victorieuses.

    Aujourd’hui, les hockeyeurs rouennais bataillent toujours pour rester au sommet : ils sont deuxièmes de Ligue Magnus, à égalité de points avec le leader angevin. « Rouen, c’est un cador du championnat », reconnaît Fabien Bourgeois, défenseur des Spartiates de Marseille. Ce dernier s’apprête à affronter avec ses coéquipiers les Dragons pour la seconde fois de la saison, après la défaite sur la patinoire de l’île Lacroix lors de la 3e journée. (4-1, le 19 septembre).

    « Si on veut viser haut, si on veut faire partie des grosses équipes du championnat, il faut être capable de rivaliser avec eux. On l’a déjà prouvé en battant deux fois Grenoble cette année. Et même si on perd deux fois face à Angers, on a quand même sorti une belle prestation à chaque fois. On a tout pour bien faire et montrer qu’on est à la hauteur », insiste « Tigib », conscient que les Spartiates, troisièmes du championnat, ont besoin d’un Libor Kasik en grande forme pour stopper la deuxième attaque la plus efficace du championnat (avec 13,1% de leurs tirs convertis), portée par le meilleur pointeur de Ligue Magnus, Anthony Rech.