Tag: JO d’hiver 2030

  • Jeux 2030 : la Région Sud mobilise les entreprises

    Jeux 2030 : la Région Sud mobilise les entreprises

    À l’issue des échanges, la Région et plusieurs représentants du monde économique régional ont signé un accord de partenariat visant à mobiliser les entreprises dans la perspective des Jeux 2030 dans les Alpes. à travers cet accord, « la Région s’engage à accompagner les entreprises pour () saisir les opportunités économiques « olympiques », estimées à plus de 2 milliards d’euros, dans des secteurs tels que infrastructures, mobilités, bâtiment, travaux publics, ingénierie ou services ». Une gouvernance dédiée sera mise en place.

  • La galerie de la Marionnaise est désormais achevée

    La galerie de la Marionnaise est désormais achevée

    Plus long, plus large, plus solide. La reconstruction de la galerie de la Marionnaise, tunnel paravalanche construit dans les années 1970 et devenu trop fragile, est désormais achevée. Un chantier inauguré ce jeudi par le président du Département, Jean-Marie Bernard, ainsi que par les maires du Monêtier-les-Bains et de Briançon, Jean-Marie Rey et Arnaud Murgia.

    La galerie se situe à 200 mètres sous le col du Lautaret, à 2 000 mètres d’altitude, sur l’un des plus hauts cols de France ouverts toute l’année à la circulation. Débuté au printemps 2024, le chantier s’est déroulé dans des conditions météorologiques complexes, entre vents violents et enneigement. Un défi de taille pour Razel-Bec, entreprise mandataire du groupement en charge des travaux. La contrainte consistait également à intégrer cette construction dans le paysage d’une zone classée Natura 2000, tout en maintenant une circulation alternée sur l’axe routier pendant les travaux…

    « Ici, au niveau climatique, en 200 mètres d’altitude, on dirait qu’on est montés de 1 000 mètres, a reconnu Terence Cusin, directeur régional Paca de Razel-Bec. C’était un chantier complexe aussi du fait de la circulation, très dense ici en été, avec beaucoup de véhicules et de cyclistes. » Au total, ce sont 490 mètres de tunnel reconstruits et 110 mètres d’extension. Les travaux, jour et nuit, ont nécessité 3 700 m3 de béton coulé et le travail de 80 ouvriers, pour un coût total de 27 millions d’euros, financé à 40% par le Département et par un cofinancement de l’État et de la Région.

    « Paradoxalement, ce n’est pas forcément la neige qui va le plus bloquer la circulation, mais le vent, qu’on appelle la tourmente, un vent tourbillonnant très positionné dans cet endroit. Le fait que le tunnel soit plus long va apporter plus de sécurité à ce niveau-là », a apprécié Arnaud Murgia. Le maire de Briançon a également salué l’installation d’une piste cyclable dans les deux sens de circulation ainsi que le maintien du trafic durant toute la durée du chantier. « C’est évidemment l’objectif pour les saisons hivernales puisqu’on vit du tourisme, et quand le tunnel ferme, Le Monêtier se retrouve avec des bus et des gens qu’il faut loger, donc, on ne veut plus que ça arrive », a-t-il rappelé, tout en mentionnant l’importance stratégique du col pour « avoir une logique de circulation entre les futurs pôles olympiques à Lyon et le Briançonnais ».

    « La galerie, il la faudrait tout le long »

    Pour autant, le vice-président du Département chargé des routes, Marcel Cannat, a rappelé les nombreuses fragilités qui demeurent sur le réseau routier haut-alpin. « On est face à un changement climatique avec des orages qui éclatent entraînant des coulées de boue à des endroits où ça n’était encore jamais descendu, anticipe-t-il. La galerie de la Marionnaise, il la faudrait tout le long, mais le coût de ce projet c’est 28 millions ; je rappelle le budget des routes, que je gère, c’est 30 millions par an. Notre département n’a pas assez de financement, donc on fait des rustines. »

    Enfin, Arnaud Murgia a donné rendez-vous à la délégation, dans quelques semaines, « 200 mètres plus haut », pour la présentation de la rénovation de l’ensemble du col du Lautaret dans le cadre du projet « Grands Cols » du Département.

  • [Entretien] Renaud Muselier : « On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués »

    [Entretien] Renaud Muselier : « On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués »

    La Marseillaise : Que vous inspire l’emblème ?

    Renaud Muselier : Il raconte une belle histoire. Il y a cette pureté et cette simplicité qui « matchent » sur quelque chose de grand, mais avec humilité, nécessaire quand on est en montagne. On fait un truc exceptionnellement difficile, mais incroyablement motivant, qui enthousiasme tout le monde. Aujourd’hui est une étape importante, très positive et maintenant, les choses vont s’enchaîner. On sera prêt. Le train sera là, le fort sera là, les sportifs seront là… Il y aura encore quelques turbulences. Mais nous, on est des marins, on sait tenir la rame. Ou on est des montagnards et on n’a pas peur du froid.

    Quelles sont les prochaines grandes échéances ?

    R.M. : Définir la carte des sites, car il y a encore des flottements puisqu’on a quand même eu un problème sur un des sites. Mais on a trouvé une solution car on en trouve toujours quand on veut. Et je trouve que ceux qui n’ont pas voulu ont fait une grosse « ciottise ». Reste un autre enjeu : l’organisation pour la livraison. Il y a des endroits sur lesquels il faut être très attentifs – comment vont se traiter les patinoires à Lyon, qu’est-ce qui va se passer dans le nord, dans les sites qui seront retenus… – Mais c’est une livraison de Jeux classiques et on saura le faire.

    Des associations se demandent si les 133 millions annoncés prennent en compte tous les coups de viabilisation. Pouvez-vous garantir qu’il n’y aura pas de surcoût ?

    R.M. : Il y a eu une réunion hier soir [mercredi] ici avec beaucoup de monde : ceux qui viennent se renseigner, les militants pour les jeux, les anti-jeux… C’est un lieu de discussion et quelque part d’explications. C’est normal. Mais, comme le dit le maire, il y avait 1 000 militaires avant, il y aura 1 000 athlètes. On a trouvé une solution et c’est ce qui m’importe pour la suite. On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués et dans lesquels on restera. Il y a beaucoup de forts Vauban dans la région et si on est capable de le faire ici, on sera capable de le faire ailleurs. On nous disait que tout était impossible dans les forts Vauban. Aujourd’hui, on montre qu’avec un beau projet, on ramène de la vie sur un territoire plein de nostalgie.

  • Le « manque de concertation » sur les JO devant la justice

    Le « manque de concertation » sur les JO devant la justice

    La décision est attendue dans les prochains jours. Le Conseil d’État a examiné mercredi après-midi le pourvoi en cassation de la Solideo concernant la demande du tribunal administratif de Marseille, saisi par les opposants aux Jeux des Alpes françaises 2030, de mieux informer le public sur la réalisation des ouvrages et infrastructures des Jeux d’hiver. Dans son ordonnance du 27 mai 2025, le juge des référés avait enjoint à l’établissement public « d’assurer la publicité prévue par le paragraphe II de l’article R. 121-2 du Code de l’environnement, en mentionnant les objectifs et caractéristiques essentielles des ouvrages et en indiquant sa décision de saisir ou de ne pas saisir la Commission nationale du débat public, relativement à la décision de réaliser ces ouvrages ».

    La société Solideo a contesté cette décision devant le Conseil d’État et décidé de « se pourvoir en cassation ». L’établissement public s’est dit « pleinement engagé dans une démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages olympiques, à l’instar des réunions publiques qui se sont déjà tenues en 2025 à La Plagne, Saint-Jean-de-Sixt et Nice ». Un processus qui devrait s’intensifier « ces prochains mois, en lien avec le Cojop et les territoires hôtes, afin que l’information et la participation du public soient mises en œuvre », précise le communiqué.

    À l’Assemblée nationale

    Parmi les requérants, aux côtés de l’association Mountain Wilderness, le Collectif JOP 2026 a rappelé : « Ce projet a un impact financier et environnemental démesuré puisque le coût s’élèvera à plus de 4 Md dont 2,5 Md de financements publics et 804 000 tonnes de CO² émises, il ne peut pas être envisagé qu’un débat public ne puisse pas être organisé au plus vite. » C’est aussi son caractère « écocide, coûteux et fondamentalement antidémocratique » que les députés LFI Jean-François Coulomme et Elisa Martin ont pointé lors de l’examen du projet de loi sur l’organisation des Jeux. Saluant « la justice administrative vient porter un coup sérieux à l’argumentaire des porteurs de ce projet ».

  • [Hautes-Alpes] La saison d’hiver généreuse jusqu’à la fin

    [Hautes-Alpes] La saison d’hiver généreuse jusqu’à la fin

    Jusqu’à 40 cm attendus au-delà de 1 800 mètres et 10 à 15 cm à 1 000 mètres, Météo France promet de belles tombées de neige sur le sud du département. De quoi prolonger encore un peu la saison sur certaines stations, comme à Pelvoux-Vallouise où le ski de randonnée sera prolongé d’une semaine, jusqu’au 29 mars. « On a déjà eu un très bon hiver avec des quantités de neige astronomiques, ce n’était pas arrivé depuis dix ans », confie Cynthia Rezgui, chargée de communication du côté de l’office de tourisme du Pays des Écrins. « Malgré les incertitudes quant au changement climatique, au final, on voit que l’arrière-saison se prolonge jusqu’à mi-avril dans les stations du Parc », se réjouit-elle.

    Bonne nouvelle pour

    les stations plus basses

    Un événement également très bien reçu du côté des plus petits domaines, plus bas en altitude. Au village-station d’Ancelle, située entre 1 300 et 1 800 mètres d’altitude, une vingtaine de centimètres sont attendus au plus bas du domaine. « La saison était déjà très bonne, mais ça va conforter l’enneigement pour la fin de saison, on aura des conditions de ski idéales », prévoit Anthony Débiage responsable communication de la station.

    Pour les stations en plus haute altitude, la nouvelle est accueillie avec plus de prudence. « On préférerait qu’il neige plutôt le vendredi, confie Muriel Buffière, directrice de l’office de tourisme du Dévoluy. C’est toujours intéressant d’avoir une chute de neige, mais sur un week-end, c’est presque ennuyeux parce que ça veut dire qu’il va faire moche et que les gens ne vont pas venir. » Selon Muriel Buffière, le niveau de neige était déjà suffisant pour garder les pistes ouvertes jusqu’en fin de saison. Les 30 centimètres de neige annoncés sur le domaine ne font donc pas une réelle différence pour elle. « En cumulé sur le haut du domaine skiable, on a atteint les 4 mètres 50 de neige et sur les pistes à 2 400 mètres, on est plutôt à 2 mètres 50. Donc c’est déjà une très belle année en termes d’enneigement », rappelle-t-elle. La station du Dévoluy avait déjà prévu de fermer le 12 avril, cette nouvelle chute vient finalement compromettre un samedi de ski. Muriel Buffière concède toutefois avec un sourire : « On est comme les paysans, on n’est jamais contents. »

    Malgré l’embellie, les saisons exceptionnelles font office d’arbre qui cache la forêt.

    Une belle saison, mais

    des moyennes en baisse

    Dans les Alpes du Sud, les massifs de moyenne et basse altitudes pourraient perdre environ deux mois de neige au sol chaque hiver d’après les projections les plus fiables de Météo France. D’après ces mêmes études, l’enneigement dans les Alpes à l’horizon 2100 se limiterait à un mois et demi à trois mois maximum. Si les activités de ski restent le fer de lance du tourisme dans la région, des plans de diversification des activités de montagne ont été mis en place. À l’échelle nationale, le plan Avenir Montagne lancé en 2021 prévoit de soutenir la diversification des activités dans les territoires montagneux. La région Paca a quant à elle lancé son Plan montagne en 2016 qui comprend 200 millions d’euros d’investissements jusqu’en 2030 pour soutenir la transition d’une économie majoritairement orientée sur le ski à un modèle « quatre saisons ». Des plans qui suscitent encore des doutes parmi les experts scientifiques, qui pointent un soutien trop timide des activités hors ski et des impacts environnementaux sous-évalués ou peu maîtrisés.

  • Tout schuss pour les transports

    Tout schuss pour les transports

    Clé du développement économique et social d’un territoire, les transports ont pourtant été longtemps le maillon faible de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    S’il reste des décennies d’inertie à rattraper, plusieurs réalisations sont désormais lancées et, surtout, incluses et financées via un avenant décisif au volet « mobilité » du plan État-Région signé lundi à Marseille. Celles et ceux qui attendaient cet engagement avec impatience seront très attentifs à son application.

    1,8 milliard d’euros d’investissements au total seront injectés dans des projets indispensables aux six départements de la région, sur route, mer et fer. Citons notamment l’amélioration de la desserte routière de la Zone industrialo-portuaire de Fos et l’Étang de Berre (210 millions d’euros), à travers le contournement de Martigues-Port-de-Bouc et la liaison Fos-Salon.

    Hisser au plus haut l’hinterland

    Mais aussi le développement du fret ferroviaire à Fos, Arles et Miramas également dans les Bouches-du-Rhône, vital pour hisser au plus haut l’hinterland d’un des plus grands ports d’Europe. Car sans infrastructures de transports, le développement industriel restera au stade de l’incantation alors que la région dispose des savoir-faire pour bâtir l’industrie du XXIe siècle.

    Pour les habitants, des Alpes aux rives de la Méditerranée, pouvoir mieux se déplacer c’est s’ouvrir des horizons notamment pour étudier, travailler mais aussi s’évader. Si à bien des égards, les JO 2030 ne sont pas exempts de critiques, la préparation de l’événement planétaire aura permis d’accélérer l’engagement de l’État. Gageons que désormais, au sud de l’Hexagone c’est tout schuss pour les transports.