Tag: JO d’hiver 2030

  • [Entretien] Luc Tardif Senior : « Fier de voir que le hockey est de plus en plus mondial »

    [Entretien] Luc Tardif Senior : « Fier de voir que le hockey est de plus en plus mondial »

    La Marseillaise : Quel bilan dressez-vous de votre passage à la tête de la Fédération internationale de hockey ?

    Luc Tardif Senior : Il faut d’abord poser le contexte de mon arrivée à la tête de la fédération. J’ai fait cinq années de mandat, depuis 2021. On avait les conséquences du Covid. On a été obligé d’annuler le Mondial en Suisse puis de déplacer le suivant de Minsk à Riga, sans spectateurs, dans une bulle. En 2022, nous avons eu les Jeux Olympiques de Pékin, également dans une bulle. Elle était superbe avec deux tests PCR quotidiens, mais il fallait gérer les protocoles, les quarantaines. Ces JO étaient tout de même un succès, puis la guerre en Ukraine a éclaté dans la foulée. Nous avons dû revoir toutes nos compétitions dans un court laps de temps avec l’exclusion de la Russie. En tout cas, nous pouvons être fiers de voir que le hockey est de plus en plus mondial. On y joue sur tous les continents, même en Afrique, dans les pays du Golfe. L’avenir s’annonce assez bon, même si on espère que la situation géopolitique s’améliore. Maintenant que mon mandat se termine, je vais prendre un peu de recul. Mais je reste membre à vie de la Fédération internationale de hockey.

    Après la période Covid, l’engouement autour du hockey sur glace a pris encore plus d’ampleur, non ?

    L.T. : Depuis 2024, nos championnats du monde sont revenus à la normale. À Prague, à Zurich, au Danemark, les réussites ont été immenses et ont généré des recettes pour financer toutes nos activités de développement. Les JO de Milan ont été ensuite une fierté. Ça a été deux ans de travail avec le CIO, les associations de joueurs, pour enfin ramener les joueurs de la ligue nord-américaine. Ils étaient absents depuis Sotchi 2014. Le niveau de la compétition a été extrêmement élevé, avec un impact médiatique énorme, à travers les réseaux sociaux et la télévision. Concernant les négociations pour 2030, je ne suis absolument pas inquiet. Les joueurs ont goûté à ce qu’est l’esprit olympique, je reste optimiste.

    Deux ans après les Mondiaux 2028 à Paris et Lyon, la France accueillera les Jeux Olympiques d’hiver. Comment voyez-vous cette compétition ?

    L.T. : Il y a eu un départ chaotique. On a eu des réunions avec le comité d’organisation pour s’assurer que les tournois masculin et féminin se déroulent dans des conditions dignes d’une telle compétition. Ça va être le cas et nous avons validé les sites. Ils sont déjà construits et, à Lyon, nous aurons donc une grande répétition avec les Mondiaux, deux ans avant. C’est un grand luxe. Je suis très confiant pour le hockey et puis il y aura d’autres compétitions comme le short-track, le patinage artistique, donc il y aura vraiment un esprit olympique dans la ville. Mon seul regret, c’est que si le hockey était resté à Nice, il y aurait eu une patinoire en plus qui serait restée pour les Aigles, le club de la ville.

    Comment jugez-vous l’évolution de la Ligue Magnus ?

    L.T. : Je la vois grandir et mûrir. Le niveau global se resserre, il y a toujours une ou deux équipes au-dessus, mais aucun match n’est joué d’avance. L’apport des Spartiates est essentiel car cela amène un souffle nouveau. Il n’y a jamais rien d’écrit, parce que certains pensaient que ce n’était pas une place du hockey, mais ils ont revu leur copie. Globalement, les équipes sont beaucoup plus professionnelles et ça permet l’éclosion de jeunes joueurs. Il faut continuer de faire en sorte qu’il y ait des équipements. Surtout que les patinoires ont un taux de remplissage que l’on a jamais vu.

    Quel regard portez-vous sur le rôle de votre fils, Luc Tardif Junior, au sein des Spartiates ?

    L.T. : Quand Luc est arrivé à Marseille, l’équipe évoluait en Division 3 [la 4e division française, Ndlr]. Il y avait peu de budget, pas d’organisation. Il était coach, chauffeur de bus et sa femme lavait les maillots. Après, il y a eu des aides, une reconnaissance des pouvoirs publics. Tout s’est amélioré, ils sont montés jusqu’en Division 1. Jonathan [Zwikel, son beau-fils, Ndlr] est arrivé pour professionnaliser le club. Je trouve qu’ils sont montés en puissance et ils ont eu la chance de trouver Eric Lagache, chef d’entreprise passionné, pour monter en Ligue Magnus.

  • La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    « Une séance historique » : ce sont les mots utilisés par Arnaud Murgia (DVD), le maire de Briançon, pour qualifier la séance du conseil municipal de ce mercredi 30 septembre. Pour cause, le rachat du fort des Têtes et sa cession à la Solideo, la société publique en charge des aménagements des Jeux olympiques 2030, qui prévoit de le transformer en village olympique, ont été actés. Un projet qui inquiète le groupe d’opposition de gauche Briançon territoire vivant, mais aussi plus d’une centaine de citoyens réunis dans le collectif Non au village olympique au fort des Têtes de Briançon : plusieurs dizaines d’entre eux ont fait le déplacement à la mairie pour montrer leur mécontentement face au vote. Une pétition a été lancée et récolte déjà plus de 8 000 signatures.

    Le fort Vauban, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, doit être acheté à l’état pour 242 000 euros. La Ville va ensuite céder cinq bâtiments à la Solideo pour près de 47 000 euros. « Depuis des années, les élus ont cherché des solutions pour sauver ce patrimoine, a rappelé le maire avant la délibération. C’est une chance unique de le réhabiliter » La Solideo se chargera des travaux de restauration des bâtiments. Les remparts resteront à la charge de la Ville, qui sera « bénéficiaire de subventions d’un montant jamais connu ici ».

    Création de logements sociaux

    Au-delà de sauver le bâti, le projet prévoit de répondre à un besoin criant à Briançon : la création de logements sociaux. Le village olympique permettra d’accueillir près de 1 000 athlètes pendant les Jeux. La Solideo devrait ensuite céder les bâtiments au promoteur immobilier privé Linkcity, une filiale du groupe Bouygues.

    Au total, 72 logements sociaux et en accession sociale à la propriété seront disponibles au plus tard en janvier 2031. « C’était ma promesse : que l’héritage du village olympique réponde aux à l’intérêt général des habitants », a insisté Arnaud Murgia. De plus, une résidence hôtelière, des équipements de services et des places de stationnement pour les futurs habitants devraient y voir le jour.

    « Les JO font beaucoup parler, a renchéri Stéphane Régnier du groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Les associations qui s’y opposent reçoivent de plus en plus de soutien. Entendez notre population et ralentissez ! Les Jeux peuvent donner de beaux projets, mais seulement si vous intégrez les citoyens. »

    « Au lieu de susciter un engouement chez les habitants, on a des incertitudes sur le coût final, les délais et cette promesse d’héritage, a poursuivi Maxime Brousse du même groupe d’opposition. Nous avons besoin d’engagements fermes pour rassurer les Briançonnais et restaurer la confiance. »

    Agathe Di Lenardo

  • Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Sur 441 votants, Jean-Michel Arnaud a récolté 334 voix (77,49 % des suffrages exprimés). Loin derrière, le candidat Écologiste Jean-François Baudin, soutenu par le PS et le PC, a reçu un total de 48 voix (11,14 %). Le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie a recueilli 29 voix (6,73 %). Michel Pons, investi par LFI, s’en sort avec 20 voix (4,64 %). « Ce soutien massif est bien le reflet de notre travail de ce dernier mandat, a déclaré Jean-Michel Arnaud à l’issue du scrutin. Nous continuerons de porter les sujets importants de ce département, comme l’adaptation au changement climatique, la question du logement et la réussite des Jeux olympiques 2030.»

    Agathe Di Lenardo

  • Des « pépites agricoles » en piste pour les futurs Jeux Olympiques de 2030

    Des « pépites agricoles » en piste pour les futurs Jeux Olympiques de 2030

    « Les Jeux olympiques doivent laisser un héritage utile à l’agriculture du territoire », a expliqué Flora Charrieau, la directrice de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes lors du lancement des Pépites agricoles ce mardi : « Cette démarche, c’est la première brique pour accueillir les Jeux olympiques, qui sont une grande opportunité pour faire découvrir nos produits locaux. »

    Pour mettre en valeur les produits issus des agriculteurs du département, notamment ceux de la marque territoriale Hautes-Alpes Naturellement, portée par la Chambre d’agriculture, un site internet faisant office de « vitrine de l’agriculture des Hautes-Alpes » vient d’être mis en ligne. Les visiteurs peuvent y retrouver des fiches détaillées sur les différents producteurs. Un salon des Pépites agricoles se tiendra du 20 au 22 novembre à La Bâtie-Neuve, réunissant les producteurs et les visiteurs. Les Trophées des Pépites agricoles seront aussi lancés, et permettront aux consommateurs d’élire un producteur parmi neuf candidats présélectionnés.

    L’enjeu principal des Jeux olympiques pour les agriculteurs est de leur permettre d’accéder aux marchés liés à l’événement, qui s’ouvriront dans un an. La Chambre d’agriculture les accompagnera vers cet objectif, et les aidera à développer leur visibilité, notamment grâce au nouveau site internet co-construit avec les agriculteurs. « Il ne faut pas oublier que les produits agricoles façonnent l’expérience touristique du territoire », estime Flora Charrieau.

    Agathe Di Lenardo

  • [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    La Marseillaise : Le refus par le conseil métropolitain de voter la baisse des dotations de solidarité aux communes – à une voix près – a été un séisme pour l’institution. Où en est-on aujourd’hui ?

    Benoît Payan : Le rôle du maire de Marseille, c’est d’abord de protéger les Marseillais et les Marseillaises. On s’acheminait vers un choix inacceptable pour moi, parce que je suis maire, Marseillais et que je dois défendre cette ville, qui consiste à nous faire perdre 36 millions d’euros. Marseille seule aurait porté 70% des économies de cette Métropole. J’avais prévenu : c’était inacceptable. Je crois à la solidarité métropolitaine, je pense qu’il faut être attentif à d’autres communes et j’avais proposé un chemin qui permettait aux 92 communes de ne rien perdre. Ma proposition a été balayée d’un revers de main. En le faisant j’ai prévenu que ceux qui la balayaient se mettraient dans une situation difficile car je me battrai pour ma ville. C’est ce que j’ai fait. On a réussi a gardé 36 millions d’euros.

    L’histoire n’est pas terminée… Marseille fait-elle toujours partie de cette « gouvernance des maires » ?

    B.P. : Ça a toujours été très particulier la relation de Marseille avec sa Métropole. Quels que soient les maires et les présidents, cette relation a toujours été très difficile parce que Marseille est une grande ville. Elle est tellement plus grande que toutes les autres villes qu’elle fait presque, à elle toute seule, la moitié de cette Métropole. Longtemps elle a été vue comme l’ogre qui allait se servir sur la bête. En réalité, c’est le contraire qui s’est passé. Ce sont les Marseillais qui paient le plus d’impôts métropolitains, pas seulement en millions d’euros mais en pourcentage. Ce sont les Marseillais qui paient la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus chère. Et pourtant on n’a aucun équipement métropolitain, les politiques métropolitaines sont beaucoup trop absentes de la ville. Pourquoi j’ai souhaité entrer dans la gouvernance de la Métropole ? Parce que cette ville ne peut pas être sans cesse le bouc émissaire des uns et des autres. On n’a jamais revendiqué une hégémonie mais on revendique d’être respectés comme n’importe quelle autre commune. C’est un message qui doit passer.

    Ce message, estimez-vous qu’il est passé auprès de Nicolas Isnard ? La gouvernance de la Métropole restera-t-elle dans un statu quo ?

    B.P. : Il appartient désormais au président de dire ce qu’il veut faire de cette gouvernance, s’il désire en changer, j’ai toujours dit que j’étais prêt à l’accompagner et que je serai là si les choses doivent évoluer. Non pas parce que je serai candidat à la présidence, je ne le suis pas, je ne le serai pas. Quand je dis quelque chose je m’y tiens, je sais qu’en politique ce n’est pas commun. Je n’étais pas candidat il y a un an, six mois, je ne serai pas candidat demain, mais s’il doit y avoir des changements, je les accompagnerai.

    La Métropole a donc un budget élaboré hors des élus. Est-ce supportable ?

    B.P. : C’est un budget qui va peser sur les communes. Je suis allé rencontrer le président, notamment avec Gaby Charroux, pour lui dire « ne commets pas l’erreur de monter les communes les unes contre les autres ». Ce n’est pas parce que la Chambre régionale des comptes ou que le préfet disent quelque chose que nous, élus, sommes dépossédés de notre pouvoir de décision. Nous avons été choisis pour cela. Il y avait des moyens d’économiser ces 50 millions d’euros, de les lisser. Un budget en déséquilibre aurait ouvert un dialogue avec la chambre régionale des comptes. Ses magistrats sont des gens intelligents, ils comprennent qu’on est presque au bout de l’année budgétaire et que ces 50 millions sont lissables sur plusieurs années. C’est ce qu’il fallait faire, cela aurait évité une crise politique et budgétaire, or, là, nous les avons.

    La Métropole a-t-elle un avenir financier et fiscal ? N’est-elle pas déjà enterrée ?

    B.P. : Il ne faut pas se mentir : cette Métropole est mal née, elle est née en siège, dans la douleur et elle ne s’en sort pas. Structurellement, systémiquement, elle est malade. Sa capacité a développer des politiques publiques est inexistante par ce que sa construction, financière, fiscale, budgétaire, l’en empêche. Il m’est arrivé de le dire, Martine Vassal, elle-même, n’était pas en mesure de changer les choses. On ne peut pas faire avec cet outil, ce à quoi il devrait servir. Quand on voit l’état des équipements à Marseille, l’état de la voirie, ce sont des dizaines de millions d’euros qu’il faudrait investir. Il n’y a pas 40 solutions : soit une augmentation massive de la fiscalité mais les habitants sont-ils aujourd’hui en mesure de perdre du pouvoir d’achat ? Soit il faudrait renoncer à l’effet redistributif et contre-péréquateur de cette Métropole qui a sans cesse été pointé par les magistrats de la chambre. On en arrive à une situation insolvable. On ne pourra pas longtemps faire croire que cette Métropole est vivable. Elle ne l’est plus. J’appelle solennellement le gouvernement à se pencher sur cette Métropole. 2026 a été difficile mais 2027 sera apocalyptique. Toutes les circonvolutions, toutes les belles paroles du monde ne suffiront pas à remplir les caisses de la Métropole. Qui va-t-on faire payer ? Les entreprises avec le versement mobilité ? Vous croyez qu’elles sont prêtes à payer pour combler des trous ? Et les particuliers ? Il faut un consentement à l’impôt. L’impôt, c’est un effort pour vivre en collectivité parce qu’il permet de fabriquer des politiques publiques. On ne paye pas d’impôts pour les intérêts de la dette…

    Quelle alternative ?

    B.P. : Tout refaire ! Il faut tout repenser. Il ne peut y avoir ni totem ni tabou. Une Métropole telle qu’elle existe aujourd’hui est vouée à l’échec. À la fin ce sont les Marseillais qui vont trinquer. Je l’ai dit sur tous les tons pendant 6 ans : nous n’avons jamais réussi à faire Métropole, il n’y a que des intérêts particuliers, chacun défendant sa commune. Il ne peut pas y avoir de projet métropolitain dans un ensemble institutionnel sans argent. C’est comme si on jetait quelques subsides dans un cirque romain et qu’on demandait à des gladiateurs de se battre pour les récupérer. Ça ne fonctionne pas ! Les gens sont des adultes, ils se sont choisi des maires dans lesquels ils ont confiance. L’État ne peut pas nous laisser dans cette situation.

    Ça peut vouloir dire une fusion avec le Département ?

    B.P. : Ça peut vouloir dire beaucoup de choses mais je ne pense pas que le bloc communal soit fongible dans le Département, on a vu ce que ça a donné à Lyon. C’est voué à l’échec. On recommencerait à faire un gros machin qui ne fonctionnerait pas. Je crois aux compétences de proximité. Mais cette Métropole ne fonctionne pas. Non pas que Martine Vassal ait vidé les caisses, mais on apprend les choses au compte-goutte. Un établissement de coopération intercommunal doit d’abord être fondé sur la confiance. Ce n’est pas une collectivité, nous sommes les représentants de nos communes, nous sommes les élus de leurs habitants. Cet ensemble institutionnel n’est pas à la hauteur de nos ambitions. Je vis dans une ville qui fait 5 fois Lyon, 2,5 fois Paris et où le dernier métro a été inauguré avant ma naissance, il y a 48 ans ! Tout ça parce que l’argent a été servi à d’autres. Les attributions de compensation ont été calculées il y a 30 ans, à l’époque Marseille perdait des habitants, des emplois, les entreprises fermaient. Aujourd’hui j’ai des fleurons internationaux à Marseille, une ville qui attire des millions de touristes, qui produit énormément de richesses et nous ne bénéficions pas de tout cela. On me dit « c’est le fruit de l’histoire » mais je préfère regarder l’avenir que d’être tanqué dans un passé qui ne correspond plus à la réalité.

    En participant à la gouvernance métropolitaine dans ces conditions, notamment avec Samia Ghali, l’une de vos adjointes à la présidence de la RTM, n’est-ce pas un piège qui se referme sur vous ?

    B.P. : Elle travaille le plus possible pour améliorer les conditions de transports des usagers, elle fabrique de la tarification sociale, elle essaye de réfléchir à une nouvelle répartition des lignes aériennes, aux cadences des transports. On est en train d’avancer sur ces sujets mais on va se heurter à une réalité financière dans les années qui viennent. La RTM, à mon sens, doit peut-être devenir un établissement public autonome.

    Sur le modèle de la RATP ?

    B.P. : Pourquoi pas ? Il ne faut rien s’interdire. Le modèle tel qu’on l’a connu est éculé, terminé.

    Sentez-vous en cette rentrée, l’exaspération qui monte sur le pouvoir d’achat ?

    B.P. : J’aimerais bien fixer le prix de l’essence ou le niveau des salaires. Ce n’est pas la compétence d’un maire. En revanche, sur la question de la rentrée scolaire, je me suis mobilisé pour que les familles marseillaises aient des conditions meilleures qu’ailleurs avec un kit de rentrée scolaire, avec des grilles tarifaires de la restauration scolaire qui permette à 15 000 petits Marseillais de manger gratuitement, soit 5 000 de plus qu’avant. De la même manière on va augmenter le nombre de petits-déjeuners gratuits pour ne plus jamais avoir des petits qui ont le ventre vide à l’école. On ne peut pas tout, mais tout ce qu’on peut, il faut le faire. Un petit Marseillais, quel que soit son quartier, son histoire, sa religion, sa couleur de peau, il doit avoir les mêmes chances que les autres. L’école c’est fondamental pour moi, c’est là qu’on devient une femme, un homme, émancipés. Nos décisions sont prises avec une seule boussole : qu’est-ce qui est juste ?

    Qu’avez-vous envie de dire au gouvernement qui craint de voir renaître les Gilets jaunes et constate un calendrier syndical qui se remplit un peu plus chaque jour ?

    B.P. : Il est entre des feux contradictoires. Choisir c’est renoncer. Je crois profondément que la fiscalité dans ce pays est injuste. Celles et ceux qui gagnent le plus d’argent ne sont pas des ennemis mais ils ont des devoirs envers leur patrie. Quand on gagne beaucoup d’argent, c’est un honneur. Je ne dis pas de tout prendre mais que chacun contribue à sa juste mesure. On nous explique que les gens vont partir, ce sont des histoires à dormir debout, des berceuses des années 1980. Je crois que quoi qu’il en coûte, il faut aider les Français sur le pouvoir d’achat.

    Amine Kessaci, mécontent de ne pas pouvoir choisir la directrice de Marseille habitat dont il est le président vous a présenté sa démission. Comment avez-vous reçu cette nouvelle ?

    B.P. : D’abord je comprends qu’il puisse être affecté par ce vote. Ce ne doit pas être simple de se retrouver seul, mis en minorité par l’ensemble des administratrices et administrateurs d’un bailleur que l’on préside. Je le recevrai dans les prochains jours pour discuter de ce qu’il s’est passé. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a poussé à faire ce choix. Aujourd’hui encore je ne comprends pas. J’ai entendu que c’était « le bureau de recrutement » que je ne connais pas qui avait motivé son choix. À partir du moment où il a souhaité mettre fin au contrat du directeur général qui a donné toute satisfaction jusqu’à présent, en tant que nouveau président, après tout pourquoi pas, je lui ai dit : « le choix devra se faire dans la plus grande transparence et qu’il n’y ait aucun doute sur la personne choisie ». Je pense que ni l’une, ni l’autre des conditions posées n’ont été remplies.

    Vous lui en voulez ?

    B.P. : La question n’est pas de savoir si je lui en veux ou pas. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a amené à faire un choix aussi baroque. Il semble qu’il n’ait pas été convaincu par les multiples alertes données sur cette personne.

    Des alertes données par qui ? La mairie ?

    B.P. : Des alertes données par pas mal de personnes dont moi-même.

    Quand le verrez-vous ? Il a même proposé d’assumer lui-même le rôle de directeur général et, dit-il, à faire économiser de l’argent au bailleur.

    B.P. : Dans les prochains jours. Je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire. Amine Kessaci est quelqu’un de très intelligent, mais le dernier conseil que je lui donnerais c’est d’être président-directeur général. Cela l’exposerait juridiquement. Quand je vois la fougue et l’emportement qui sont les siens, je lui conseille de savoir raison garder. Je suis maire de Marseille, pas directeur général des services de la Ville. Il ne faut pas tout confondre.

    Cela signifie-t-il qu’il pourrait ne plus être votre adjoint ?

    B.P. : Je crois qu’il faut décorréler la situation à Marseille Habitat que j’ai besoin de comprendre et la confiance que je peux lui accorder par ailleurs. Si demain il devait démissionner de son poste d’adjoint, il faudrait qu’il m’en explique la raison.

    Dans notre région, ce sont dans les Bouches-du-Rhône que la gauche est dans la meilleure posture pour les sénatoriales. Quel est votre pronostic et où se porte votre soutien ?

    B.P. : Vous m’avez demandé 27 fois mon pronostic sur les municipales et 27 fois je vous ai répondu que je n’en faisais pas. C’est pareil pour ces sénatoriales. J’espère que cette liste d’union, solide, qui représente les territoires, les sensibilités, avec des histoires différentes, des horizons et des enracinements différents, arrivera en tête. Ce serait un très beau signal pour la gauche dans le pays, pour tout ce à quoi je crois. Le rôle des sénateurs va s’accroître dans un pays instable qui peut connaître le pire. Le rôle du Sénat doit être celui de garant de l’État de droit et de la continuité républicain, celui d’une vigie. Pour cela, il faut des sénateurs qui ont la conviction profonde que la République est une et indivisible, que sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », que ses racines plongent dans la Révolution française, dans les forces de la lumière contre celle de l’obscurité. J’y crois avec force. Les listes de gauche qui n’ont aucune chance de faire un siège, vont prendre des voix à la liste d’union et à la fin c’est quoi ? Un siège en plus pour l’extrême droite. Je leur dis les yeux dans les yeux.

    Votre famille politique d’origine organise une primaire, vous intéresse ? Vous positionnerez-vous ?

    B.P. : Non.

    Pourquoi ?

    B.P. : Mon travail est d’être maire de Marseille. Je reste un homme de convictions. J’entrerai dans la danse si je sens un danger arriver. Je ne m’occupe pas des partis. Ça ne m’intéresse pas. Je dis simplement une chose : vous n’avez pas le droit de vous diviser. Je n’aurais pas l’outrecuidance ni la vacuité de penser que c’est duplicable. Mais c’est un exemple comme un autre. On nous a expliqué que le Printemps marseillais c’était des rigolos. Il se trouve qu’on a été élus en 2020 et réélus en 2026 sur un totem, celui de l’union. Les divisions permanentes pour savoir qui est le plus à gauche, qui est le moins gauchiste, le plus écologiste, le plus raisonnable, le plus révolutionnaire… Ce sont des débats de chambre. Les gens veulent une seule proposition. Je dis : ne partez pas en ordre dispersé parce qu’à la fin c’est l’échec.

    À Marseille, votre conception du rassemblement c’était sans LFI. Quand vous parlez d’une seule candidature, c’est avec ou sans LFI ?

    B.P. : C’est Jean-Luc Mélenchon qui a déjà répondu à cette question. Il est parti, il croit en son destin, l’ambition de sa vie n’est rien d’autre que d’occuper le fauteuil de François Mitterrand. Il se fout pas mal de ce qui se passera à la fin, il espère être président de la République quel qu’en soit le coût. C’est triste.

    Renaud Muselier a confié à « La Marseillaise » que vous lui aviez donné votre accord pour travailler à une cérémonie de clôture des JO 2030 à Marseille. Vous n’étiez pas en si bons termes auparavant ?

    B.P. : Le président Muselier est un pragmatique. Il m’a demandé si j’étais d’accord pour que ça se passe à Marseille. J’ai lui ai naturellement répondu oui parce qu’on sait faire, on sait organiser des événements internationaux. Renaud Muselier sait que ça sera réussi si c’est à Marseille. Mieux qu’ailleurs !

  • Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Après la démission d’Edgar Grospiron, qui sera choisi pour incarner les Jeux Olympiques 2030 ? En attendant la décision des instances olympiques, c’est son numéro deux, l’ex-préfet Vincent Roberti qui assure l’intérim en tant que directeur général du Comité d’organisation des JO (Cojop).

    Pour remplacer Edgar Grospiron, « il faut la bonne personne » même si « c’est clair qu’on est dans le temps court, il ne faut pas non plus prendre trop de temps », a déclaré Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques au sein du CIO. « Il faut quelqu’un avec une autorité naturelle et un charisme personnel », avait mis en avant mardi Renaud Muselier, président (Ren.) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, faisant état d’un nombre « impressionnant » de candidatures. Ce ne sera « pas obligatoirement un sportif », avait ajouté Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), mais il faudra impérativement « une dimension sportive » et « montagne ». Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, « il faut prendre le temps, il ne faut pas s’endormir non plus car il faut quand même que nous ayons une incarnation pour le projet des Jeux ». « On n’a pas de retard, mais pas de marge de manœuvre », a résumé Damien Robert, président de la Solideo, chargé de livrer les ouvrages olympiques.

    « Ne pas perdre de temps supplémentaire »

    « L’important est d’avancer au plus vite pour garantir aux porteurs de projets, sur le terrain, le soutien nécessaire au bon déroulement des chantiers olympiques qui sont, partout ici dans les Hautes-Alpes, sur le point de démarrer, ont réagi conjointement le maire de Briançon Arnaud Murgia, le maire de La Salle-les-Alpes Emeric Salle et la maire de Montgenèvre Muriel Jourdain. Nous souhaitons donc témoigner notre confiance à Vincent Roberti qui est sans aucun doute l’homme de la situation. » C’est avec « une grande tristesse » que les élus ont pris acte des désaccords qui ont mené à la démission d’Edgar Grospiron. « Nous tenons à saluer son action, sa vision de la montagne tout comme l’engagement sans faille qui a été le sien en faveur du projet olympique dans le Briançonnais. » Ils souhaitent par ailleurs que la nomination d’un ou d’une nouvelle présidente intervienne au plus vite « afin de ne pas perdre de temps supplémentaire, car celui-ci nous est compté », ont-ils conclu.

    Agathe Di Lenardo

  • À Briançon, LFI organise une réunion publique contre les JOP 2030

    À Briançon, LFI organise une réunion publique contre les JOP 2030

    « Les Jeux sont-ils compatibles avec la montagne ? », a interrogé, devant une soixantaine de personnes, Capucine Mounal, conseillère municipale d’opposition à Briançon et membre de LFI. Vendredi, le mouvement politique a tenu une réunion publique, à Briançon, pour dénoncer l’organisation des JOP 2030 dans les Alpes. « Face au changement climatique, continuer à aménager comme hier est une faute. La montagne n’est pas une marchandise, c’est notre responsabilité. »

    Un CIO tout-puissant

    La juriste et cofondatrice du collectif citoyen JOP 2030, Delphine Larat, a déroulé « la mécanique olympique », qui permettrait au Comité international olympique d’« imposer ses conditions » sur les plans financier et politique. « Comment avoir des JO compatibles avec l’environnement lorsque les principaux partenaires, comme Coca-Cola ou la banque JPMorgan Chase, font partie des plus gros pollueurs ? », a-t-elle dénoncé.

    « Ces Jeux sont un déni démocratique, un saccage environnemental et un gâchis d’argent public », a complété le député insoumis de la Savoie, Jean-François Coulomme, qui qualifie la loi pour l’organisation des JO de « dérogation à notre socle de droits ».

    Dans le Briançonnais, les inquiétudes concernent la vente du Fort-des-Têtes à la société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo) et le déboisement du Bois du Prarial à Montgenèvre. Les partisans des JO assurent de leur côté que l’événement valorisera le territoire et améliorera les infrastructures, tout en dynamisant l’économie locale.

    Agathe Di Lenardo

  • Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil

    Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil

    Du sport partout, pour tous et surtout avec le sourire. Marseille était l’épicentre de la Fête du sport 2026, ce lundi 14 septembre. Un village s’était installé sur le Vieux-Port pour mettre en lumière la pratique sportive et ses bienfaits. Cet événement entre dans l’initiative gouvernementale « Septembre bouge », mettant en lumière les 30 minutes d’activité nécessaires pour conserver une bonne santé, selon les experts.

    Outre les nombreuses tentes plantées sur le quai des Belges, l’organisation avait prévu deux défis pour mettre en concurrence, dans la bonne humeur, athlètes et créateurs de contenus. Dès 10h, six duos se sont attaqués aux 117 marches situées au pied de Notre-Dame de la Garde. Par ailleurs, le duo vainqueur (en 20 secondes !), mené par Christo Popov, le badiste de Fos-sur-Mer, était local pour cette Fête du sport marseillaise. « Il n’y a rien de mieux que nous, sportifs et ambassadeurs du sport, pour faire ce genre d’événement. » Son frère, Toma Junior, enchaîne : « Ça nous permet aussi de voir d’autres personnes qui ne sont pas forcément de notre entourage, créer des liens et c’est bien d’être présent pour cette cause nationale. »

    Plus tard, en début d’après-midi, le Cercle des nageurs de Marseille accueillait le second défi. Des trios nageur/sportif/influenceur étaient en concurrence lors d’un relais 3×50 m. Parrain et marraine de la Fête du sport, Camille Lacourt et Marine Lorphelin se sont imposés à la touche. Autre ancien nageur au palmarès XXL, Frédérick Bousquet a accepté la proposition de son ami des bassins. « Quand on parle de sport, on parle de fête, selon moi ! Camille m’a dit qu’il était parrain et qu’il y avait quelque chose au CNM, donc je suis venu. L’idée est de promouvoir la pratique du sport, le dépassement de soi, la santé mentale et physique. C’est ce message qui est important à faire passer donc ravi d’être là. »

    Du curling au karaté

    « On se sent bien dans notre tête, si on se sent bien dans notre corps. » C’est pour cela que cette fête a été mise en place, montrer à la population que les 30 minutes d’activité, quelle qu’elle soit, sont un plus pour leur santé personnelle. Au-delà de ces défis, les stands installés sur le Vieux-Port évoquaient le sport-santé, le sport pour tous, alors que certaines fédérations mettaient en lumière leurs activités. Un riche programme était sur la table avec des démonstrations de curling, tennis de table, soft-volley, basket, tir, biathlon, karaté. Il y en avait pour tous les goûts, sous un soleil puissant, ne laissant que peu de répit aux visiteurs. Même l’échauffement collectif, en présence d’un coach sportif, s’est réalisé sous une forte chaleur.

    Les personnalités du monde institutionnel sportif se sont déplacées à Marseille pour la journée. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a déambulé dans l’après-midi en compagnie de différents présidents de fédérations ainsi que de la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra. Une 2e édition réussite, qui en appelle d’autres, partout en France.

  • Jeux 2030 : la Région Sud mobilise les entreprises

    Jeux 2030 : la Région Sud mobilise les entreprises

    À l’issue des échanges, la Région et plusieurs représentants du monde économique régional ont signé un accord de partenariat visant à mobiliser les entreprises dans la perspective des Jeux 2030 dans les Alpes. à travers cet accord, « la Région s’engage à accompagner les entreprises pour (…) saisir les opportunités économiques « olympiques », estimées à plus de 2 milliards d’euros, dans des secteurs tels que infrastructures, mobilités, bâtiment, travaux publics, ingénierie ou services ». Une gouvernance dédiée sera mise en place.

  • La galerie de la Marionnaise est désormais achevée

    La galerie de la Marionnaise est désormais achevée

    Plus long, plus large, plus solide. La reconstruction de la galerie de la Marionnaise, tunnel paravalanche construit dans les années 1970 et devenu trop fragile, est désormais achevée. Un chantier inauguré ce jeudi par le président du Département, Jean-Marie Bernard, ainsi que par les maires du Monêtier-les-Bains et de Briançon, Jean-Marie Rey et Arnaud Murgia.

    La galerie se situe à 200 mètres sous le col du Lautaret, à 2 000 mètres d’altitude, sur l’un des plus hauts cols de France ouverts toute l’année à la circulation. Débuté au printemps 2024, le chantier s’est déroulé dans des conditions météorologiques complexes, entre vents violents et enneigement. Un défi de taille pour Razel-Bec, entreprise mandataire du groupement en charge des travaux. La contrainte consistait également à intégrer cette construction dans le paysage d’une zone classée Natura 2000, tout en maintenant une circulation alternée sur l’axe routier pendant les travaux…

    « Ici, au niveau climatique, en 200 mètres d’altitude, on dirait qu’on est montés de 1 000 mètres, a reconnu Terence Cusin, directeur régional Paca de Razel-Bec. C’était un chantier complexe aussi du fait de la circulation, très dense ici en été, avec beaucoup de véhicules et de cyclistes. » Au total, ce sont 490 mètres de tunnel reconstruits et 110 mètres d’extension. Les travaux, jour et nuit, ont nécessité 3 700 m3 de béton coulé et le travail de 80 ouvriers, pour un coût total de 27 millions d’euros, financé à 40% par le Département et par un cofinancement de l’État et de la Région.

    « Paradoxalement, ce n’est pas forcément la neige qui va le plus bloquer la circulation, mais le vent, qu’on appelle la tourmente, un vent tourbillonnant très positionné dans cet endroit. Le fait que le tunnel soit plus long va apporter plus de sécurité à ce niveau-là », a apprécié Arnaud Murgia. Le maire de Briançon a également salué l’installation d’une piste cyclable dans les deux sens de circulation ainsi que le maintien du trafic durant toute la durée du chantier. « C’est évidemment l’objectif pour les saisons hivernales puisqu’on vit du tourisme, et quand le tunnel ferme, Le Monêtier se retrouve avec des bus et des gens qu’il faut loger, donc, on ne veut plus que ça arrive », a-t-il rappelé, tout en mentionnant l’importance stratégique du col pour « avoir une logique de circulation entre les futurs pôles olympiques à Lyon et le Briançonnais ».

    « La galerie, il la faudrait tout le long »

    Pour autant, le vice-président du Département chargé des routes, Marcel Cannat, a rappelé les nombreuses fragilités qui demeurent sur le réseau routier haut-alpin. « On est face à un changement climatique avec des orages qui éclatent entraînant des coulées de boue à des endroits où ça n’était encore jamais descendu, anticipe-t-il. La galerie de la Marionnaise, il la faudrait tout le long, mais le coût de ce projet c’est 28 millions ; je rappelle le budget des routes, que je gère, c’est 30 millions par an. Notre département n’a pas assez de financement, donc on fait des rustines. »

    Enfin, Arnaud Murgia a donné rendez-vous à la délégation, dans quelques semaines, « 200 mètres plus haut », pour la présentation de la rénovation de l’ensemble du col du Lautaret dans le cadre du projet « Grands Cols » du Département.