Tag: Jeux vidéos

  • À Marseille, les élèves sensibilisés aux dangers numériques

    À Marseille, les élèves sensibilisés aux dangers numériques

    Huit écoles élémentaires ont eu l’opportunité, du 1er au 5 juin, de participer à une semaine de rencontres dédiée à la découverte des médias audiovisuels et numériques, animée par des équipes de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique). Les élèves ont pu explorer les divers types de médias et ont été sensibilisés à l’usage des écrans, pour comprendre la signalétique jeunesse ou encore savoir comment réagir face à un contenu choquant. Au total, 991 élèves, du CP au CM2, ont été concernés par cette initiative portée en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Dans une classe de CE1 de l’école Convalescents (1er), la rencontre prend tout son sens. Sur 23 élèves, 9 possèdent déjà leur propre téléphone portable. Tous ont déjà regardé des films « déconseillés » à leur âge. Une grande partie a même déjà joué à « GTA », jeu vidéo dans lequel le joueur incarne des criminels dans un univers marqué par violence et activités illégales.

    Des chiffres qui ne surprennent pas Manon Conan, cheffe du département Éducation aux médias de l’Arcom, qui dirige l’atelier : « énormément de jeunes regardent des films d’horreur et d’autres contenus très violents. Ils ont l’impression que ça ne les impacte pas. Les thématiques abordées portaient donc surtout sur la manière de se protéger lorsqu’on est exposé à ce type de contenus. » Ce constat dépasse largement cette classe. « Les réseaux sociaux sont supposés être accessibles à 13 ans – peut-être 15 demain – et aujourd’hui, 50% des enfants de 12 ans ont un compte Snapchat ou TikTok », note le président de l’Arcom, Martin Adjani, présent pour clôturer la semaine.

    Pascaline Lécorché, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’éducation, confirme l’urgence : « Quand on discute avec le réseau de formation des professionnels de l’éducation, Canopé, ils nous disent qu’il y a une réelle demande de formation des enseignants. »

    La Ville a choisi d’agir tôt. « Depuis 2020, elle est un laboratoire innovant sur l’enseignement du numérique dans les écoles », explique Christophe Hugon, conseiller délégué aux relations avec les acteurs du numérique. Une démarche pensée sans culpabiliser les parents : « Ils sont souvent demandeurs d’outils pour que l’éducation de leurs enfants dans l’espace numérique se passe aussi bien que dans l’espace urbain. » L’Arcom envisage d’inscrire l’initiative dans la durée et de la déployer.

  • La Mission locale de Salon, un modèle pour le gouvernement

    La Mission locale de Salon, un modèle pour le gouvernement

    En déplacement dans le département, Sabrina Roubache revient sur les traces de sa famille. « Ma mère a grandi là » s’émeut la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage face à Jérémy, un jeune salonais qui lui présente son travail d’archives destiné à faire vivre la mémoire du quartier des Canourgues, alors qu’une opération de renouvellement urbain y est en cours. Le vingtenaire mène ce projet en partenariat avec la Mission locale de la ville.

    Cette structure a déménagé en septembre dernier dans de nouveaux locaux, boulevard Pasquet, là où était autrefois installé Pôle emploi. Racheté par la municipalité pour 1,5 million d’euros, cet espace de 1 000m2 a été rénové pour rassembler en un lieu unique les quatre bureaux de la commune et permettre un meilleur accompagnement des 2 300 jeunes, âgés de 16 à 25 ans, suivis chaque année. « Il y a plein de dispositifs, un peu essaimés, qui ont été relocalisés, glisse le maire de Salon, Nicolas Isnard (LR). Ça nous permet aussi de rouvrir une antenne de Centre d’information et d’orientation à la rentrée prochaine pour faire une véritable Maison de la promotion des métiers. »

    Parmi les autres innovations de la Mission locale : la Gaming House. Romuald, son référent, explique : « Les jeunes font une simulation qui dure de 45 minutes à une heure. À l’issue, ils sont évalués sur dix compétences psychosociales comme la planification, la gestion du stress, la gestion du temps, le leadership, etc. Ce qui est vrai dans les jeux vidéo peut être transposé dans la vie réelle. » L’an passé, 56 jeunes ont bénéficié de ce dispositif. Autant depuis janvier.

    Avec ces outils numériques et la réunion d’une multiplicité d’acteurs, la structure poursuit un objectif : « Que ce lieu soit un lieu pour la jeunesse et pas seulement des locaux professionnels », affirme son directeur, Jean-François Bruneau. « Ça va être un modèle du genre », s’émerveille Sabrina Roubache.

    Un budget en baisse

    Pourtant, le budget alloué aux Missions locales est en baisse dans la loi de finances 2026. Initialement annoncée à 13%, la baisse devrait finalement se situer entre 7% et 8%. Parallèlement, les structures du réseau constatent une hausse significative de la demande d’accompagnement. Depuis septembre 2025, le nombre de premiers accueils aurait ainsi augmenté d’environ 8% et même de 10% pour les mineurs, selon l’Union nationale des Missions locales.

    « Ça n’a échappé à personne qu’on est en période de discipline budgétaire et qu’on ne peut pas imaginer, quel que soit le secteur ou le segment, qu’on n’essaie pas de réajuster à la marge, justifie la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la formation professionnels et de l’Apprentissage. Mon combat est de ne pas faire de coupe brutale. On m’a déjà interpellée, notamment sur les premiers équipements pour les apprentis, et on regardera à la maille des territoires, là où on peut aider et là où on peut faire des péréquations. Quand on voit une mission locale comme celle de Salon, tout le monde en rêve. Ça veut dire une chose : quand vous avez des pouvoirs publics qui travaillent ensemble, avec des élus locaux qui s’emparent de la question, l’État et des jeunes qui sont en demande, ça fonctionne. Et on va appuyer ça. (…) On sait aller chercher des crédits là où c’est utile. »

    Sabrina Roubache assure rentrer à Paris « en s’en inspirant » : « Je vais demander que l’on m’aide à en faire le modèle de ce que peut être une Mission locale, quand il y a une volonté municipale. »

  • Fraise, le lieu où la création se nourrit des autres à Montpellier

    Fraise, le lieu où la création se nourrit des autres à Montpellier

    À l’origine, Philippe-André Dayan, ancien consultant en acquisition d’entreprises raconte ne plus se reconnaître dans un univers « où ça manquait de sens et de cœur ». Il tâtonne, crée un fonds de dotation, expérimente. Puis l’idée d’un lieu s’impose. L’hôtel est acheté en fonds propres en 2021. Le projet prend le nom de Fraise, Fonds pour le rayonnement artistique, l’intégration sociale et l’emploi. Le principe est de produire des œuvres tout en accompagnant jusqu’à 50 professionnels porteurs de projets culturels. Pour ce faire, des studios, une structuration juridique, des conseils artistiques, de la mise en réseau. « L’objectif, c’est de permettre aux artistes d’avancer vite, avec les bons outils. » La gouvernance est pensée comme un garde-fou avec commissions collégiales, audit externe, transparence statutaire. « On veut inscrire les projets dans une réalité commerciale sans que la logique marchande interfère dans le processus de création. Si on veut réussir, il faut trouver des terrains de collaboration. »

    La recherche comme terrain

    Au-delà de la production, Fraise revendique un ancrage intellectuel avec des universités telles que Yale ou encore l’Université Paul-Valéry, à travers le laboratoire Leyris. Vincenzo Susca, professeur de sociologie, accompagne le projet. « Il y a aujourd’hui un besoin aigu de laisser s’exprimer des désirs de création en dehors d’un cadre capitaliste basé sur la concurrence. » Il y voit l’émergence de tiers-lieux où « les individus cherchent des formes d’identification liées à l’art, à l’esthétique et à la communauté. »

    Le partenariat prévoit des bourses pour des doctorants travaillant dans les jeux vidéo, le cinéma entre autres. Certes Fraise n’a pas encore ouvert ses portes, mais le chantier est déjà habité de projets. Entre ces murs se dessine une tentative d’organiser la création sans l’industrialiser et collaborer plutôt que concurrencer. Reste à savoir si ce pari trouvera son rythme à l’ouverture au printemps et au-delà.

  • Capgemini, Société générale et Ubisoft : menace sur l’emploi dans l’Hérault

    Capgemini, Société générale et Ubisoft : menace sur l’emploi dans l’Hérault

    Capgemini, la Société générale, Ubisoft. En moins d’une semaine, ces grandes sociétés ont fait part de leur volonté de se séparer de milliers de salariés. Le premier coup est venu de Capgemini, le 20 janvier. Le géant français des services informatiques a annoncé vouloir supprimer 2 400 postes sur les 35 000 que compte l’Hexagone. L’Hérault, où l’entreprise compte deux sites, est concerné. Une décision justifiée, selon la direction, par une mauvaise conjoncture économique et un besoin de restructuration des métiers liés à l’IA. « Mais cette conjoncture n’empêche pas Capgemini de continuer à verser des dividendes, de réaliser près de deux milliards de dollars de bénéfices pour [1,6 milliard d’euros] un chiffre d’affaires à peu près constant autour de 20 milliards de dollars [16,7 MD d’euros] », précise Benjamin Girard, délégué syndical CGT chez Capgemini. Et même si l’activité marque le pas en France – le groupe a perdu 5% de son chiffre d’affaires au cours des neuf premiers mois de 2025 – « cette baisse a déjà compensé car l’an dernier, les effectifs ont été diminués de 5 % », reprend le syndicaliste. Ce plan social déguisé prendrait la forme d’une rupture conventionnelle collective. Sur la trentaine de sites en France, Montpellier ne devrait pas y échapper. « Sauf qu’aujourd’hui, on n’a aucune visibilité sur les postes concernés. Si jamais ils n’arrivent pas à trouver le nombre de volontaires suffisants, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Ils nous parlent aussi de mobilité interne, ce qui induit des changements de situation personnelle importants. D’autant que si le salarié refuse, cela peut conduire à un licenciement », dénonce Benjamin Girard. Chez Capgemini, on attend l’ouverture des négociations le 5 février avant de se mobiliser. « Nos revendications sont claires : zéro suppression de postes », prévient Benjamin Girard. Le groupe semble préférer faire ses emplettes avec la milice ICE de Trump.

    10 février, grève chez Ubisoft

    Incertitude aussi pour les salariés d’Ubisoft, qui vient d’annoncer 200 licenciements ainsi qu’un plan d’économie de 200 millions d’euros d’ici les trois prochaines années. Si les 200 emplois concernent le siège social, domicilié au Val-de-Marne, « certaines personnes rattachées au siège travaillent dans d’autres studios, comme ici, à Montpellier. C’est pour eux une énorme inquiétude », se désole Clément Montigny, délégué syndical STJV chez Ubisoft Montpellier. Quant au plan d’économies – qui intervient après un premier plan de 300 millions d’euros depuis 2023- laisse également les salariés dans la panade. Six jeux vidéo ont d’ores et déjà été annulés et la direction veut revenir sur le télétravail, point de crispation qui avait déjà mené à une grève en 2024. « Avec le retour en présentiel, les gens vont payer pour venir travailler. Mais nos salaires n’augmentent pas, on risque de perdre encore plus de gens », craint Clément Montigny. Les syndicats appellent donc à un large mouvement de grève, du 10 au 12 février -un rassemblement est prévu le 10 à Montpellier. « Une grève internationale, des pays étrangers devraient se joindre au mouvement », indique Clément Montigny.

    La rue devrait donc devenir le théâtre de mouvements sociaux auxquels pourraient bien participer les salariés de la Société générale. Leur direction vient d’annoncer 1 800 licenciements d’ici 2027.

    2 204 défaillances d’entreprises dans l’Hérault et le Gard

    Selon la Banque de France, l’Hérault et le Gard connaissent de fortes défaillances d’entreprises [ne plus être en capacité de rembourser ses dettes, Ndlr]. Au 9 janvier, on dénombrait 1 515 défaillances de novembre 2024 à novembre 2025. Le Gard n’est guère mieux loti puisqu’entre octobre 2024 et octobre 2025, on dénombre 689 défaillances d’entreprises.

  • Le festival de gaming pose ses valises à Toulon

    Le festival de gaming pose ses valises à Toulon

    Le Var gaming festival est de retour à l’hôtel départemental de Toulon ce samedi pour faire découvrir aux jeunes les métiers et offres de formations liés aux jeux vidéo dans la région.

    Découvrir les métiers du jeu vidéo

    Si ce milieu vous passionne, c’est un événement avec un programme riche à ne pas manquer qui ouvre ses portes au grand public. Au-delà de nombreuses écoles présentes pour mettre en avant les filières professionnelles, des démonstrations de jeux et animations autour de projets locaux. Mais aussi des tables rondes et conférences sur des sujets divers et précis comme le potentiel de la filière dans le Var, le développement du e-sport ou encore l’aspect juridique dans les jeux vidéo et l’intelligence artificielle en présence de spécialistes du secteur et de ces thématiques. Sans oublier des témoignages d’acteurs du milieu.

    Un concours international

    En parallèle du temps fort de ce samedi, la deuxième édition du Global Game Jam débutée la veille se tiendra tout au long du week-end. Un événement international dans lequel des équipes s’affrontent et ont 48 heures pour créer un jeu vidéo dans son entièreté. Dimanche, les participants pourront présenter leur création dans un hôtel du département devenu temple du gaming et les vainqueurs seront désignés par un jury de professionnels.

    Vous pouvez suivre en direct le Global Game Jam du Var sur twitch. Ouverture au grand public samedi de 9h à 17h.