Tag: Jeux paralympiques

  • Dudon, champion du monde dans l’ombre

    Dudon, champion du monde dans l’ombre

    Son handicap ne l’a jamais empêché de viser les sommets. À seulement 24 ans, Nohan Dudon est déjà double champion d’Europe et champion du monde 2025 de parakaraté en kata (démonstration).

    Atteint d’une déficience visuelle sévère depuis l’âge de 3 ans, le jeune Marseillais a su transformer l’adversité en force. À l’origine de son handicap, le syndrome de Lyell, une maladie rare qui provoque une nécrose aiguë de l’épiderme et touche également les muqueuses. « C’est comme si le corps se défendait et, pour se défendre, il se détruit tout seul. Comme chez les grands brûlés, la peau se détériore et ça atteint même les muqueuses, notamment dans les yeux. Aujourd’hui, j’ai quasiment perdu la vue et je crains beaucoup le soleil », explique Nohan Dudon. Après plusieurs mois passés en réanimation, sa famille s’installe à Vins-sur-Caramy, petit village varois situé à une dizaine de kilomètres de Brignoles. C’est là que commence son histoire avec le karaté. « Il n’y avait qu’un club sur place. J’y suis allé un peu par hasard », se souvient celui qui débute à seulement 4 ans.

    D’abord, la pratique reste ludique. « Au départ, c’était simplement pour me faire plaisir, comme n’importe quel enfant. Pour m’amuser avec mes copains de l’école. » Mais rapidement, les choses évoluent. « Petit à petit, on a commencé à faire des petites compétitions entre clubs. On essayait de trouver des solutions pour me faire participer », raconte-t-il.

    De l’UNSS au titre mondial

    Durant son adolescence, son entraîneur dirige également la section UNSS (Union nationale du sport scolaire) de son collège, ce qui lui permet de participer chaque année aux championnats de France, aux côtés d’enfants valides.

    Parallèlement, le parakaraté se développe progressivement. À 16 ans, Nohan Dudon franchit un cap en remportant son premier championnat de France. « L’équipe de France voulait que je les rejoigne, mais j’étais encore trop jeune. Il fallait attendre d’être majeur. Alors je me suis dit que j’allais travailler à fond pendant deux ans pour être sûr d’y être », raconte le jeune prodige. Mais la pandémie de Covid freine son élan.

    Il poursuit malgré tout sa progression et décroche une deuxième place lors de ses premiers championnats du monde en 2021, synonyme de sélection en équipe de France. Il s’impose depuis comme l’un des leaders de la discipline. Son palmarès parle pour lui : champion d’Europe en 2024, puis à nouveau en 2025, année où il décroche également le titre mondial en Égypte, tout en devenant numéro un mondial.

    Malgré ce parcours impressionnant, Nohan Dudon ne bénéficie toujours pas du statut de sportif de haut niveau. Une situation qu’il juge incompréhensible. « Je ne trouve pas ça normal, surtout dans le sens où je m’entraîne comme un athlète valide », explique-t-il.

    Le parakaraté, discipline encore récente, compte encore trop peu de participants pour être pleinement reconnu par l’État. Sans ce statut, le karatéka passe à côté d’aides essentielles. « Vivre cette vie, c’est beaucoup de dépenses, d’énergie, d’argent et de temps à gérer au quotidien », souligne Nohan.

    En parallèle de sa carrière sportive, il poursuit un master en ingénierie ergonomique de l’activité physique à la Faculté des sciences du sport de Luminy. « Il me faudrait plus d’aides pour rester au sommet de ma forme », confie-t-il. Depuis 2024, il peut toutefois compter sur le soutien de l’association Valentin-Haüy, qui l’accompagne dans sa préparation physique et mentale.

    Un soutien précieux à l’approche de sa prochaine échéance : le championnat d’Europe 2026, prévu à Francfort, en Allemagne, du 20 au 24 mai. « J’ai énormément travaillé sur mes études récemment et je me suis un peu moins entraîné, mais j’ai repris progressivement. Je me sens prêt pour aller chercher un troisième titre européen consécutif », conclut-il avec détermination.

  • Une semaine olympique à Luminy et au Département

    Une semaine olympique à Luminy et au Département

    Le Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13) et le Département des Bouches-du-Rhône ont ouvert le bal de la Semaine olympique et paralympique, lundi, respectivement au campus de Luminy et à l’hôtel du Département. Au cours d’une journée labellisée « Charte des 15 engagements écoresponsables » du ministère des Sports, le CDOS 13 est devenu le premier du genre à labelliser un événement, au cours duquel la matinée a permis aux scolaires, via l’Union sportive de l’enseignement du premier degré, de participer à diverses animations sportives et d’être sensibilisés à des questions sociétales, telle que l’inclusion, ou environnementales, avec un jeu des déchets.

    Des stars au rendez-vous

    De son côté, le Département s’est investi au travers de la tournée Provence Terre de Sports. Gratuite et ouverte à tous, elle propose une multitude d’activités sportives dans l’esprit sportif et des valeurs olympiques. En famille ou entre amis, petits et grands ont pu, dès lundi, s’essayer au badminton, au canoë-kayak ou encore au judo. Dès ce mardi, onze autres disciplines viennent s’ajouter aux treize animations déjà installées depuis le premier jour.

    Au-delà des activités, les visiteurs auront l’occasion de rencontrer sur place plusieurs sportifs de haut niveau lors d’une séance de dédicaces et photos. Les talentueux joueurs de tennis-fauteuil, Ksénia Chasteau et Nicolas Charrier, seront présents à l’hôtel du Département le mercredi 1er avril à partir de 13h. Et la prodige du VTT, Lily Planquart, sera quant à elle disponible le jeudi 2 avril de 10h à 12h.

    Depuis son lancement, la tournée Provence Terre de Sports a déjà réalisé 45 étapes dans 36 communes des Bouches-du-Rhône. Elle se poursuivra 18 au 20 mai au complexe sportif Pierre-de-Coubertin, à Châteaurenard.

    Provence Terre de Sports à Marseille

    Du 30 mars au 3 avril de 9h à 12h et de 13h à 16h. Accès gratuit et ouvert à tous. Animations accessibles à partir de 6 ans.

  • Un séjour à Milan Cortina contrasté pour les Bleus

    Un séjour à Milan Cortina contrasté pour les Bleus

    Alors que l’objectif affiché en début de compétition était de 18 médailles et un Top 4, les Bleus en sont loin et font également moins bien qu’aux Jeux de Pékin, d’où ils avaient rapporté sept médailles d’or. Dimanche, à quelques heures de la cérémonie de clôture à Cortina, sur le thème du « souvenir italien », pour se rappeler les meilleurs moments des compétitions en compagnie du groupe italien de musique électro Plante Funk, 10 Français (sur 13) étaient encore engagés en para ski alpin et ski de fond. Mais outre Anthony Chalençon, accompagné de son guide Florian Michelon, aucun n’est parvenu à décrocher un podium.

    Parmi les favoris de l’épreuve de slalom, Arthur Bauchet a notamment manqué l’occasion d’aller chercher un troisième titre en Italie, après avoir enfourché dans la première manche et perdu 10 secondes sur le leader russe Aleksei Bugaev, sacré champion paralympique. Il termine 11e. « Mon bilan des Jeux est clairement mitigé, finir là-dessus c’est quand même dur, j’espérais bien mieux », a-t-il admis avant même la seconde manche, un constat qui pourra être fait par l’ensemble de la délégation tricolore. Point positif, la jeune génération a tout de même réussi à sortir son épingle du jeu. En ski alpin, Aurélie Richard, 20 ans, a décroché quatre médailles pour ses premiers Jeux (trois en argent, une en bronze) quand le fondeur Karl Tabouret, 22 ans, a été sacré champion paralympique sur le 10km classique. Mais il y aura aussi les regrets, comme le rendez-vous manqué des snowboardeurs tricolores en Banked Slalom ou encore l’absence de médailles en biathlon.

    Place aux Alpes 2030

    L’Italie passera désormais le flambeau à la France, chargée d’organiser la prochaine édition des Jeux en 2030, dans les Alpes. Comme pour les Jeux olympiques, le dévoilement de la carte définitive des sites, répartis entre les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, est attendu pour juin prochain. « Les Jeux en Italie, sont les premiers à être aussi éclatés, et les Alpes-2030 seront sur ce modèle-là donc nous devrons être attentifs », avait déclaré en janvier dernier la présidente du Comité paralympique et sportif français Marie-Amélie Le Fur, qui a tenu une conférence de clôture dimanche pour dresser le bilan. Entre « expérience des athlètes », « stratégie de billetterie » ou question de l’accessibilité de la montagne, la France aura encore quatre ans pour préparer ses Jeux. Elle pourrait aussi connaître le retour des athlètes du sport adapté, privés d’épreuves depuis 1998.

  • Aurélie Richard décroche sa quatrième médaille milanaise

    Aurélie Richard décroche sa quatrième médaille milanaise

    Quoiqu’il advienne d’ici le 16 mars, le nom d’Aurélie Richard restera dans les mémoires paralympiques.

    Sur le slalom géant, la Française a conquis une quatrième médaille en quatre courses. Cette fois en bronze, après ses trois breloques d’argent en descente, Super-G et combiné. Quatre départs, quatre podiums. Une série remarquable, presque irréelle, qui impose déjà son nom comme l’un des grands visages de ces Jeux paralympiques.

    Ce nouveau podium n’a rien d’un éclair isolé. Depuis plusieurs jours, Aurélie trace sa route, avec une densité impressionnante, mêlant fraîcheur, audace et solidité. Elle qui raconte avoir découvert le para ski « un peu par hasard », lors d’une course près de chez elle, avait trouvé une ambiance, une famille, un monde qui lui avait immédiatement donné envie d’aller plus loin. Repérée très jeune, intégrée en équipe de France à 14 ans, elle avançait alors sans mesurer pleinement ce qui s’ouvrait devant elle. Aujourd’hui, ce chemin prend une dimension éclatante. En quatre courses, elle a installé sa signature sur la neige italienne.

    Tête brûlée assumée

    Son parcours donne encore plus de relief à cette moisson. Passée par deux ruptures des ligaments croisés, dont une l’ayant éloignée des pistes la saison dernière, Aurélie a appris à transformer les obstacles en moteur. « Tête brûlée » assumée, elle l’explique elle-même. Autrefois elle fonçait sans réfléchir. Aujourd’hui, elle a gardé l’instinct en y ajoutant la maîtrise. « C’est une très belle médaille de bronze et surtout une nouvelle médaille paralympique », a-t-elle confié, une fois passée sur le podium. Concernant sa course, elle confesse avoir été « un peu déçue de mon ski aujourd’hui, mais je suis très heureuse d’avoir pu me battre avec l’Allemande. Je suis fière d’avoir réussi à conserver cette troisième place ».

    Malgré la fatigue, la Briançonnaise conserve sa fraîcheur du premier jour : « Je suis toujours aussi heureuse de pouvoir partager tout ça avec tout le monde. Quatre médailles en quatre courses, je suis fière de ce que j’ai réussi à accomplir. »

    Dans le portillon, il y a toujours un peu de peur. Puis vient l’adrénaline, celle qui pousse à attaquer. Aurélie n’est pas seulement en train de réussir ses Jeux. Elle est en train d’en devenir l’une des grandes figures. Course après course, elle confirme sa constance au plus haut niveau et s’impose comme l’un des moteurs du camp français.

    Et la suite s’annonce dense. Après Aurélie Richard, place aux hommes sur le slalom géant. à suivre : Arthur Bauchet, Oscar Burnham, Jordan Broisin, Jules Segers, Lou Braz-Dagand, sans oublier l’entrée en piste de Victor Pierrel dans ces Jeux.

    En nordique, les récents médaillés, Benjamin Daviet et Karl Tabouret, seront au départ de la poursuite, accompagnés d’Anthony Chalençon et de son guide Florian Michelon. Enfin, en raison d’une météo qui se dégrade pour le week-end, le banked slalom de snowboard a été avancé à ce vendredi. On y retrouvera notamment Cécile Hernandez, tout juste sacrée en cross, ainsi que Maxime Montaggioni, champion paralympique en titre, déterminé à défendre sa couronne conquise à Pékin.

  • Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Karl Tabouret a pris sa revanche. Et quelle revanche ! Au lendemain de son échec sur le sprint du biathlon, qui l’a vu terminer au-delà de la dixième place, le novice français a pris une belle revanche sur le 10 km en ski de fond.

    Il lui a fallu moins de 24 heures pour qu’il digère sa désillusion en sprint, spécialité dans laquelle il est champion du monde en titre, pour écœurer la concurrence, en reléguant le Bélarusse Raman Svirydzenka, sacré la veille en sprint, à 27 secondes 7/10e, et le Canadien Mark Aretz, à 48 secondes 6/10e.

    « J’ai le démon en moi qui s’est réveillé pour pouvoir aller chercher cette médaille », a expliqué en zone mixte le Savoyard. « On a beaucoup parlé [mardi] soir avec l’équipe et avec Benjamin Daviet. »

    L’histoire d’une transmission

    Ce troisième titre des Jeux paralympiques, après ceux de Cécile Hernandez en snowboard cross et Arthur Bauchet en super-G, est aussi l’histoire d’une transmission. Ce sacre symbolise un passage de témoin entre Benjamin Daviet, qui, en terminant 3e du sprint mardi, a offert à l’équipe de France de ski nordique sa première médaille de ces Jeux paralympiques italiens, la onzième de sa carrière, et celui présenté comme son successeur qu’il surnomme « Jambes en mousse ».

    « Pendant une heure, on a discuté [mardi] soir, j’en ai remis une couche ce [mercredi] matin : Karl peut être quelqu’un de “négatif”, il fallait qu’il comprenne que lui aussi pouvait faire peur à ses adversaires et pas qu’il ait peur d’eux », a expliqué l’aîné.

    « Cette médaille d’or, a insisté Karl Tabouret, elle représente tout pour moi, parce qu’il y a beaucoup de préparation. L’année dernière, j’ai tout fait pour aller la chercher. »

    L’avertissement

    « Mais ce n’est pas fini, a-t-il prévenu. Je ne vais pas m’endormir, c’est le moment où justement je suis bien en forme. Je vais revenir encore plus fort pour les prochaines courses. »

    « Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un dans ma catégorie devant moi avec qui je pouvais m’entraîner », avait rappelé de son côté Benjamin Daviet. « J’aimerais bien que cet athlète puisse un jour prendre les rênes de notre catégorie et me dépasser en termes de palmarès. Ce serait une immense fierté. »

  • Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Après la déception de sa chute sur le super-G lundi, qui a mis un terme à ses espoirs de Grand Chelem, Arthur Bauchet avait à cœur de prendre sa revanche. Le skieur français a décroché l’or sur le super combiné des Jeux paralympiques, mardi, glanant ainsi sa deuxième médaille sur les pistes de Milan-Cortina, après celle en argent remportée samedi lors de la descente. Champion paralympique de super combiné à Pékin en 2022, il conserve donc son titre, et offre un deuxième or à la délégation française à Milan-Cortina, suite à celle de Cécile Hernandez en snowboard cross dimanche. En plus de l’argent d’Aurélie Richard et le bronze de Benjamin Daviet, les Bleus cumulent ainsi huit médailles à la fin de la journée du mardi.

    Remontada inespérée

    Cinquième après le Super G, le Français est remonté à la première place en réalisant le meilleur temps en slalom, avec plus d’une seconde d’avance sur l’Italien Federico Pelizzari, et l’Autrichien Thomas Grochar, qui complètent le podium. Le Tropézien de 25 ans a bien été aidé par la chute du Russe Aleksei Bugaev, leader après la première manche.

    « C’est fou, honnêtement, au fond de moi, je savais que j’étais capable d’aller le chercher sur le slalom, mais il fallait un miracle. Et aujourd’hui j’ai clairement eu du bol, s’il n’était pas tombé, je n’aurais pas eu cette place-là. Mais ça fait partie du ski, hier c’est moi qui suis tombé, aujourd’hui c’est lui », a souligné le champion paralympique. « Après la première manche ce matin, j’étais dégoûté, les intentions n’étaient pas là, la chute d’hier m’a un peu perturbé. J’avais fait la croix dessus, et finalement, on va avoir cette Marseillaise sur le ski alpin et elle va être vraiment belle », a réagi Bauchet, en pleurs.

    Parmi les autres Français engagés, Oscar Burnham, troisième après la première manche, termine finalement au pied du podium. « Finir encore quatrième ça fait mal… J’aurais tellement voulu faire podium avec Arthur ! », a déploré le Savoyard. Et Jules Segers, septième, a enfourché sur le slalom et n’a pas terminé la course. Les Bleus du ski alpin auront une nouvelle chance de briller vendredi (9h), sur le slalom géant.

  • Deux nouvelles médailles pour le clan français en ski alpin

    Deux nouvelles médailles pour le clan français en ski alpin

    Malgré la déception d’Arthur Bauchet, victime d’une chute lors du Super-G, lundi à Cortina, les Bleus du paraski alpin ont à nouveau offert deux médailles au clan tricolore, dont l’argent d’Aurélie Richard, devancée par la Russe Varvara Voronchikhina.

    En ski debout, catégorie où concouraient quatre Français lundi matin (dont Bauchet, Oscar Burnham et Jordan Broisin), Jules Segers a obtenu sa première médaille, en bronze. Un premier podium qui vient récompenser une belle saison, durant laquelle il est monté à huit reprises sur la boîte, dont deux fois en Super-G en Autriche, en décembre dernier.

    « Je pensais en arrivant en bas qu’il m’en manquait un peu, a-t-il expliqué juste après le résultat final. Mais voilà, personne n’est passé devant, je ne sais pas quoi dire c’est incroyable. » Né en Haute-Savoie, sur les skis depuis son plus jeune âge, Jules Segers vit avec une hémiplégie du côté droit, dû à un AVC dans le ventre de sa mère. Il est par la suite entré en équipe de France en 2018.

    « Cela représente beaucoup, ce sont quatre années de travail avec des hauts et des bas. Dans ma catégorie de handicap (LW9-2), on m’a enlevé un bâton en novembre 2023, c’était compliqué à accepter après beaucoup de rééducation faite pour utiliser deux bâtons. Donc ça fait plaisir. »

    La frustration de Bauchet

    Le plaisir était bien moins présent chez son coéquipier Arthur Bauchet, frustré après une chute en début de course, synonyme de podium envolé pour l’un des favoris de la délégation tricolore.

    « C’est une faute débile, a-t-il regretté. Je ne suis pas quelqu’un qui sort beaucoup en course et il faut que ça arrive aux Jeux. On va vite se remobiliser pour demain », où il disputera cette fois le combiné. « C’est dur car il y a ta famille, une ambiance de dingue et tu te sens un peu privé de ça, mais tu te prives tout seul ».

    Au programme de la journée, ce mardi, une ribambelle de finales avec notamment les super-combiné en position debout et assise, mais aussi le sprint en ski de fond avec plusieurs Français en lice pour le podium.

  • Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Si la polémique autour de la réintégration de la Russie a pris le pas sur le sportif (notre édition de vendredi), l’équipe de France espère réaliser une belle campagne paralympique.

    Treize athlètes, accompagnés de quatre guides pour épauler les sportifs déficients visuels, représenteront les couleurs tricolores lors de ces Jeux à Milan Cortina. Les Bleus sont engagés dans quatre disciplines : le para ski alpin, le para snowboard, le para ski de fond et le para biathlon. « Nous avons une équipe de France resserrée, mais néanmoins très ambitieuse dans un contexte concurrentiel qui augmente, tant sur les Jeux d’été que les Jeux d’hiver », souligne Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), persuadée que 100% des athlètes sélectionnés sont « médaillables ».

    « Un choix de la Fédération française de handisport », ajoute-t-elle. Parmi eux, Benjamin Daviet, quintuple médaillé d’or aux Paralympiques, sans oublier ses cinq autres médailles (quatre d’argent, une de bronze), visera une nouvelle moisson en paraski de fond et parabiathlon. D’autres représentants tricolores sont attendus sur les pistes italiennes, à l’image d’Aurélie Richard, paraskieuse de 20 ans aux quatorze podiums dont quatre victoires depuis décembre.

    Finir comme en 2022

    En 2022, les Bleus avaient terminé à la 4e place au tableau des médailles, avec 12 médailles, dont 7 en or. Même objectif pour cette nouvelle campagne paralympique. « L’ambition de cette équipe de France est de finir dans le top 4 », martèle avec conviction Marie-Amélie Le Fur.

  • JO 2026 : onze candidats en lice pour être porte-drapeaux

    JO 2026 : onze candidats en lice pour être porte-drapeaux

    Sept noms pour les Jeux olympiques, quatre autres pour les paralympiques. Ils sont onze à être candidats pour porter le drapeau français lors des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques. Pour être précis, lors des JP, les porte-drapeaux ne défileront pas étant donné que l’ouverture se fera à Vérone, trop loin des sites de compétitions. Bref, Cécile Hernandez, Maxime Montaggioni, Lou Braz-Dagand, Jordan Broisin, Guillaume Cizeron, Adam Siao Him Fa, Victor Muffat-Jeandet, Chloé Trespeuch, Clément Noël, Kevin Aymoz et Julia Nirani Pereira sont les athlètes en compétition jusqu’au 30 janvier, date de la révélation.

    Pas une pression supplémentaire

    Les trois derniers sportifs cités ont pu échanger avec la presse, ce mardi, sur leurs envies et leur choix de se présenter. Le patineur grenoblois Kevin Aymoz a mis en avant que ce serait « une fierté de porter le drapeau. Je veux représenter le patinage et ses valeurs et représenter la communauté LGBT pour que ces personnes aient une représentation, que je n’ai pas eue quand j’étais plus jeune ». Le champion olympique en titre de slalom, Clément Noël, a avoué « ne pas être hyper fan du principe de candidature ». Ce dernier évoquait plutôt la magie et l’ambiance de l’olympisme, qui lui parlaient beaucoup plus.

    Elles ne sont que deux femmes en lice pour être porte-drapeau. La Niçoise Julia Nirani Pereira, vice-championne olympique 2018 de snowboard cross à 16 ans, justifiait ceci : « Je pense qu’il y aurait pu y avoir beaucoup plus de candidatures mais leurs épreuves sont peut-être trop rapprochées de la cérémonie d’ouverture. En tout cas, je suis contente que le snowboard soit beaucoup représenté. » Les trois athlètes racontaient en cœur que cette mission ne leur ajoutait pas de pression car « les JO en donne assez comme ça ». Pour rappel, ce sont les skieurs, snowboardeurs et patineurs eux-mêmes qui désigneront leurs porte-drapeaux. Qui seront les successeurs de Tessa Worley, Kevin Rolland et Benjamin Daviet, élus il y a quatre ans ? La réponse d’ici la fin du mois, une semaine avant cette fameuse cérémonie d’ouverture des XXVe Jeux olympiques d’hiver de l’histoire.