Tag: jeunes talents

  • Megnan, affaire de premier plan

    Megnan, affaire de premier plan

    Il vient de poser un pied dans le monde pro, il en décolle déjà. Le jeune attaquant de Montpellier Laciné Megnan, 16 ans, avance à la vitesse de la lumière et défriche les sentiers de la précocité. Plus jeune buteur en Ligue 2, plus jeune joueur à débuter à ce niveau : l’avant-centre va vite, ne laisse pas de temps au temps. Et assume devant les micros avec un certain calme et une rare maturité.

    Il éclabousse ce début de saison de Montpellier, candidat à la montée, et propage un espoir au sein d’une équipe rajeunie à l’intersaison. Et offre un bol d’oxygène à un club, confronté à des soucis financiers en cette période de vaches maigres et de droits télés au rabais.

    Deux journées en Ligue 2, deux coups d’éclat. Vendredi 14 août à Nancy, sur les terres ancestrales de Michel Platini, l’entraîneur Zoumana Camara lance Laciné Megnan d’entrée à la pointe de l’attaque. Pour suppléer la recrue malienne Mamadou Camara, blessé à une épaule et indisponible pour plusieurs semaines.

    Dans une rencontre verrouillée, l’avant-centre débloque tout. D’un geste de classe. Un appel judicieux, un service parfait pour son partenaire Yanis Issoufou et une première victoire pour Montpellier.

    Une semaine plus tôt, entré en jeu à cinq minutes de la fin, le solide athlète (1,87m) avait inscrit le but montpelliérain. Avec la rage d’un buteur.

    Ce but, validé quelques jours plus tard par le LFP, et cette passe décisive donnent un peu plus de crédit à cette valeur montante. Et marchande. Depuis deux ou trois semaines, le Paris SG, double champion d’Europe, s’intéresse à cet attaquant. « C’est le meilleur de sa génération, c’est le capitaine de l’équipe de France U16 » assure le président de Montpellier. Qui ne veut pas vendre sa pépite, qui veut pour le moins s’assurer une belle plus-value.

    Paris n’est pas seul sur le coup. Dans la foulée de la signature de son premier contrat professionnel, en février, des clubs anglais, espagnols ou allemands sont aux aguets. Ils observent le phénomène, ils sont prêts à miser sur ce nouveau talent de la formation française. En l’occurrence celle de Montpellier.

    Laciné Megnan est né à Montpellier en 2010. À l’âge de cinq ans, le gamin, originaire des environs de Pézenas, a rejoint le club héraultais. « Il est costaud dans sa tête, il est bien entouré, et il offre le profil d’un attaquant moderne », raconte-t-on du côté de Grammont, le centre d’entraînement.

    Éducateurs, dirigeants et proches : personne n’est surpris par sa trajectoire ascendante.

    Et le parcours en Coupe Gambardella, compétition dédiée aux jeunes de moins de 18 ans et vitrine de la formation, est venu rappeler son savoir-faire. Et celui d’une belle génération.

    Au printemps dernier, l’équipe dirigée par Michel Rodriguez s’est hissée en finale de la Coupe Gambardella. Au bout d’un parcours, où elle a éliminé tour à tour Strasbourg, Nice, Rennes, tenant du titre, avant de chuter en finale au Stade de France devant le Paris SG.

    Par sa générosité, ses qualités d’attaquant, Laciné Megnan a drainé dans son sillage une bande de gamins, dont cinq ont intégré l’équipe de Zoumana Camara. Trois d’entre eux : Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi ou Megnan ont pris part au début de saison. Les défenseurs Mathis Chambon et Tidiane Diallo, pour leur part, ont effectué la préparation et attendent leur heure.

    Megnan peut-il rejoindre Paris SG dès cette saison ? Le club parisien fait le forcing pour s’attacher les services de ce jeune joueur, dès son éclosion, plutôt que d’en payer le prix fort dans six mois ou un an. « Il ne passera pas ses vingt ans chez nous », lâche le président montpelliérain.

    Selon divers médias, spécialisés dans les transferts, le joueur, et son entourage, auraient trouvé un accord avec le Paris SG. L’indemnité du transfert, doublé d’un prêt dans son club formateur, se négocie. Elle permettrait à Montpellier d’équilibrer son budget actuel. Et de préparer la suite dans la sérénité. Laciné Megnan, lui, pourrait voir plus haut.

  • Les centres sociaux en fête au Théâtre de verdure pour leurs 50 ans

    Les centres sociaux en fête au Théâtre de verdure pour leurs 50 ans

    Voilà cinquante ans que l’Association pour l’animation des centres sociaux de Martigues (AACS) promeut le vivre-ensemble et agit au cœur de la vie des quartiers de la Ville. Un anniversaire préparé de longue date par l’équipe dirigeante, comme le laisse supposer le programme présenté lors d’une conférence de presse lundi.

    Toute une journée est consacrée à cet anniversaire dans exactement une semaine, mercredi 20 mai, de 14h à 23h au sein du Théâtre de verdure de Ferrières. Une trentaine de stands d’animations pour tous les âges sont prévus au sein d’une grande kermesse des centres sociaux et maisons de quartier de la Ville, en même temps que le défilé de mascottes entre 14h et 16h. Plusieurs représentations de danses, hip-hop et chorales sont attendues entre 17h et 19h juste avant les discours du maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux et Joëlle Campo-Piscione, présidente de l’AACS.

    Scène ouverte

    et cocktail populaire

    Le temps protocolaire ouvre littéralement le bal d’une soirée dédiée aux jeunes talents, au conservatoire du Site Picasso ainsi qu’à une scène ouverte avant de laisser place à un dj-set. Dans le même temps, les bénévoles du Goût de Martigues prépareront un buffet dégustation et un « cocktail maison » offerts à la population tout comme le gâteau d’anniversaire préparé par la restauration collective de la Ville.

    Une grande fête populaire pour célébrer 50 ans de vivre-ensemble, en somme.

  • Une émission dédiée aux talents culinaires des cités

    Une émission dédiée aux talents culinaires des cités

    Une Cité, Un Chef : tel est le nom de la nouvelle émission diffusée sur BFM Marseille Provence à partir de ce mercredi 6 mai, à 19h30. Le concept est simple, réunir huit locataires de logements HLM du bailleur social 13 Habitat dans un concours de cuisine. Les résidents concocteront une recette de A à Z, typique de leurs racines. Le tout filmé chez eux, dans leur propre cuisine. La gastronomie devient alors un vecteur de cohésion et de valorisation des talents.

    Pour le directeur général du groupe 13 Habitat, Damien Vanoverschelde, « l’association de notre image à ce concept offre à la France un autre portrait de nos quartiers ». Malgré le coût de ce programme, à savoir « 40 000 euros » pour le bailleur, le directeur estime qu’il représente « un investissement nécessaire afin de redonner l’utilité sociale que nous portons ». Il ajoute : « Bien sûr, c’est un coup de communication, mais je préfère ça que de payer des encarts publicitaires. »

    En juillet 2025, l’État a sanctionné 13 Habitat pour des « dysfonctionnements persistants » relevés dans le quartier Notre-Dame des Marins, à Martigues. C’est aussi dans ce cadre que Damien Vanoverschelde rappelle la vocation affichée pour ce programme : « Ça paraît en décalage avec les lourds investissements nécessaires, mais en fin de compte, c’est complémentaire car il s’agit de mettre en évidence la dignité des locataires. »

    Seuls quatre des huit candidats peuvent accéder à la finale, à l’issue des votes du public. Ces finalistes feront face à un jury composé du chef du Grand Bar des Goudes Benjamin Mathieu et de la cheffe du restaurant Habiba, Meryem Chaouay. Le grand gagnant remportera une journée d’immersion dans un de ces restaurants. Tous les participants recevront des lots surprises offerts par La Maison Empereur, partenaire de l’émission.

    Carmen Vollenweider

  • Les Atypiques : du théâtre là où on ne l’attend pas

    Les Atypiques : du théâtre là où on ne l’attend pas

    Fondé par les Amis du Théâtre Populaire d’Alès, en quelques années, le festival les Atypiques est passé maître dans l’art de dénicher les jeunes talents.

    « Nous programmons des compagnies qui ne pourraient pas être programmées par une scène nationale. Notre ambition a toujours été de nous démarquer du théâtre institutionnel pour montrer aux Alésiens et aux gens de la région quelque chose d’un peu différent, tant sur la forme que sur le fond », explique Michel Boissier, président des ATP, qui a souvent eu le nez creux. « Au fil des ans, on a eu les premières mises en scène de jeunes artistes prometteurs, comme Olivier Py, Jérôme Deschamps (les Deschiens), Sylvain Maurice, ou encore Jacques Osinski », ajoute le passionné.

    Avec huit de ses camarades, l’homme arpente les théâtres tout au long de l’année pour sélectionner, sur près de 120 représentations, les spectacles les plus adaptés à la ligne des ATP. Un travail pas si simple vu la conjoncture… « Les metteurs en scène hésitent à aller vers des productions irrévérencieuses ou en dehors des clous, parce qu’ils veulent être sûrs de pouvoir les jouer », confie Michel Boissier.

    En plus de ce flair remarquable, l’association s’est aussi donné pour mission de faire du théâtre hors les murs et de briser la distance entre le public et la scène. « Nous jouons dans les arrière-salles de café, à l’amphithéâtre de l’école d‘infirmière, dans le hall de la gare et les salles municipales… Tous les lieux où vont les gens qui ne vont pas au théâtre ! », détaille-t-il. Et à chaque fois, l’équipe fait en sorte de rester sous la barre des 130 places pour être certaine de conserver cette proximité entre les comédiens et leur public.

    Au programme

    Aidée par les moyens techniques de la scène nationale du Cratère, la 27e édition des Atypiques proposera donc sept spectacles du 7 novembre au 5 décembre.

    Les festivités démarreront avec « Les Cathares, un destin inachevé », par Olivier Robert (à l’espace Pelico, à Anduze). Le 12 novembre, l’auditorium de Rousson accueillera « Le retour aux souches », d’après Marc Favreau dit Sol. À Cendras, le 14 novembre, la salle Biosphera présentera « Rossignol à la langue pourrie », de Jehan Rictus. Suivront ensuite « On n’a pas pris le temps de se dire au revoir », de Rachid Bouali (le 19 novembre, à l’Espace La Fare Alais à Saint-Martin de Valgalgues), « Classement sans suite », de Luca Franceschi (Le 21 novembre à la Maison de l’eau, d’Allègre-les-Fumades), « Le repas des gens », de François Cervantes (les 27 et 28 novembre, deux dates exceptionnellement co-accueillies par le Cratère d’Alès), et « La dette », de Franck Chevallay (le 5 décembre au bar le Prolé).

    * Les spectacles ont lieu à 20h30. Billetterie disponible sur le site des ATP d’Alès. 6 à 10 euros.

  • La jeunesse marseillaise a donné de la voix

    La jeunesse marseillaise a donné de la voix

    La jeunesse marseillaise a du talent et elle l’a prouvé, mi-octobre, à l’occasion de la finale du concours des jeunes talents oratoires organisé par la Ville. Avec près de 500 personnes réunies dans l’espace muséal Bargemon, le rendez-vous a connu un joli succès. « Pour une première, cela traduit un vrai engouement », apprécie Hedi Ramdane, adjoint (DVG) chargé de la Jeunesse qui a porté le projet auprès du maire. « L’idée était de mettre en avant les talents oratoire. On l’a fait via le conseil municipal des jeunes. Il y a eu aussi les tables rondes de la jeunesse, mais on voulait aussi leur donner la parole via ce concours. C’est important, on avait besoin que la jeunesse s’exprime ainsi. »

    Après trois rounds de sélection, dont les demi-finales organisées sur la tournée d’été La Marseillaise dans les 15-16 et le 2-3, la dizaine de finalistes a enflammé la scène. à l’issue du show animé par Eloquentia, 419 votants ont désigné, avec deux urnes sur place et un vote en ligne, leur prestation préférée. Les voix du public et du jury ont désigné comme lauréats, Clara Montemagno au chant et Tadjidine Ali en éloquence. « Lors de la finale, les gens se sont levés, j’en ai eu la larme à l’œil », confie l’adjoint. « Le niveau était impressionnant, particulièrement en chant : les deux premiers ont devancé une finaliste de The Voice. Quand on dit “fiers d’être marseillais”, c’est aussi ça ».

    La soirée a aussi bénéficié du soutien de nombreux influenceurs marseillais comme Nassim Bouguezzi, Malik Bouti, Antho le fada, Radouane et Ichem Bougheraba ou Bengous. « Ceux qui ont réussi ont offert à d’autres une tribune pour se révéler. C’est une solidarité toute marseillaise », souligne Hedi Ramdane, qui rêve déjà d’une prochaine édition qui se tiendrait à l’Opéra de Marseille.