La Marseillaise : Comment est-ce que vous êtes venu au Jeu Provençal ?
Dorian Royère : C’est une passion que mon père m’a fait découvrir tout petit. En jeune, j’ai joué beaucoup à la pétanque parce qu’il n’y avait pas de compétition au jeu provençal mais une fois que j’ai eu l’âge je m’y suis mis, j’y ai pris goût de suite et j’ai arrêté la pétanque pour m’y consacrer totalement. J’ai vite adhéré au jeu et à l’ambiance très conviviale.
Pourquoi êtes-vous passé de la pétanque au jeu provençal ?
D.R. : C’est une question de plaisir personnel que ce soit au point ou au tir, et même à regarder. La pétanque, c’est plus compliqué aussi, dès qu’on ne joue pas trop bien, on ne s’en sort pas. Alors qu’à la longue, c’est différent, une boule peut changer complètement la mène et la partie. Je trouve ça très intéressant. On n’a jamais perdu, on n’a jamais gagné.
Ce sont vraiment deux disciplines différentes ?
D.R. : C’est quand même très similaire parce que les règles et les boules, sont les mêmes. Après, oui, il y a quand même quelques différences par rapport à la distance, aux règles pour pointer où il faut faire un pas, pour tirer avec il y a les trois pas. Après les parties durent plus longtemps, il faut de la patience et de la concentration. C’est vraiment un sport où tout se passe dans la tête.
Il y a de moins en moins de jeunes qui jouent aux boules et ceux qui le font, jouent à pétanque.
D.R. : C’est plus médiatisé, il y a un championnat d’Europe, un championnat du monde, il y a une vraie finalité. Le jeu provençal manque de cela. Peut-être que l’équipe de France qui a été créée, va donner envie à plus de jeunes de l’intégrer avec aussi un championnat d’Europe qui se met en place. Après, il y a surtout peu de concours et un vrai déficit de médiatisation pour donner envie aux jeunes de se montrer. On est vraiment sur la passion et la convivialité.
Ce championnat d’Europe attendu d’ici 2027 est important ?
D.R. : La fédération met en place des moyens pour donner aux autres nations l’envie de se développer et d’y participer. Il y a eu une rencontre à l’automne dernier avec la Bulgarie et l’Arménie.
En France déjà, ça ne se joue quasiment que dans le Sud-Est.
D.R. : Oui et il y a aussi cette volonté de développement dans la France entière. Il y a quand même un peu des concours qui se font dans le Sud-Ouest et aussi dans le centre, où justement, le collectif France est envoyé pour participer.
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