Tag: Jeu d’échecs

  • Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    À l’occasion de la 26e cérémonie de remise départementale de matériel sportif, 40 sections sportives, sur les 65 qui bénéficient de l’opération, étaient présentes à l’hôtel du Département (4e arrondissement) mercredi après-midi.

    Avant les prises de parole de la présidente du Conseil départemental, Martine Vassal (DVD), et de Tom Arnoux, vice-champion du monde d’IQFOIL – une discipline de la planche à voile –trois ateliers sportifs étaient proposés aux jeunes athlètes : un stand de biathlon avec initiation au tir de précision, deux rameurs reproduisant les mouvements de l’aviron et quatre SkiErg Concept2 simulant la pratique du ski de fond. Des échecs à l’aviron, 24 disciplines sont représentées au sein des 65 sections sportives concernées.

    « C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place »

    Tom Arnoux, natif de Marseille, a profité de l’événement pour passer un message : « Les associations sportives nous ouvrent des portes pour faire ce qu’on aime, ça m’a permis de découvrir d’autres sports. C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place, donc c’est émouvant de voir tout ce monde-là et j’espère qu’ils vont pouvoir avoir les subventions et les aides pour leur permettre de faire du sport plus souvent. »

    L’athlète a également glissé un petit mot sur la réduction du nombre d’heures de cours de sport : « Réduire ce temps de loisir, ça fait un peu mal au cœur, mais on voit qu’il y a un mouvement qui soutient le sport et qui permet de mettre tout en œuvre pour en profiter au maximum ».

    Tous les élèves des sections sportives du département ont reçu, pour cette rentrée, une multitude d’éléments. Après un passage sur le podium et une photo de groupe aux côtés de Martine Vassal et Tom Arnoux, chaque collégien est reparti avec un sac de sport contenant une gourde et une serviette avec une tenue sportive complète composée d’une veste et d’un tee-shirt. C’est notamment le cas de Maïssa, élève de cinquième au collège Edgar-Quinet (3e) et inscrite à la section Échecs de son établissement : « J’aime bien faire du sport, surtout en compétition et c’est en dehors de l’école, donc ça nous occupe souvent. C’est bien aussi car ça permet de se vider la tête. Je suis contente d’être ici et reconnaissante envers mes professeurs ».

    En plus des équipements sportifs offerts aux collégiens, chaque section va bénéficier d’équipements sportifs répondant aux besoins identifiés des disciplines concernées. Au-delà de l’aspect compétitif qui motive les élèves, l’aspect de la santé est lui aussi beaucoup mis en avant.

    « Entretenir la santé

    des adolescents »

    Des valeurs que valorisent le Département et sa présidente, Martine Vassal : « Notre ambition est de favoriser la réussite scolaire et sportive des jeunes collégiens. Avec cette remise de matériels et d’équipements, le Département réaffirme son engagement en faveur d’une pratique régulière dès le plus jeune âge, à la fois pour entretenir la santé des adolescents, mais aussi pour partager les valeurs sportives. C’est aussi ça, l’héritage des Jeux Olympiques 2024 ! »

    Une fois les discours et la remise des équipements terminés, une nuée d’élèves s’est dirigée vers le fond de la salle, attirée par le buffet proposé à l’occasion. Après le sport, le réconfort.

  • Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour ne pas résumer la démocratie municipale aux seules échéances électorales et aux débats en séance du conseil municipal avec l’opposition, réduite ici maintenant à l’extrême droite, la Ville prend le parti de réactiver ses conseils de secteur et de les doter d’un budget participatif. À charge aux habitants, associations et commerçants qui siégeront dans ses instances avec les élus de se faire force de proposition.

    « Je veux impliquer très concrètement les Toulonnais dans la vie de la cité », explique Josée Massi.

    En tout cinq conseils de secteur de 4 collèges de 5 membres chacun avec outre les élus, des représentants des habitants, des associations et des commerçants qui vont être désignés par tirage au sort le 28 septembre. L’appel à candidature est lancé depuis lundi (jusqu’au 22 septembre) et des urnes disposées dans les mairies annexes recueillent les formulaires d’inscription. La démarche est également sur le site internet de la Ville.

    « Le message que l’on adresse aujourd’hui aux habitants est très simple. Votre quartier compte, votre parole compte, et nous allons vous le démontrer par des actes », ajoute la première magistrate. Et de poursuivre : « Vous connaissez par cœur, ma méthode : écouter, concerter, décider. Donc, j’ai envie de dire aux habitants, engagez-vous ! »

    « L’objectif, c’est de faire monter les idées et les propositions de celles et ceux qui connaissent leur quartier au quotidien », confirme l’adjointe au maire à la Démocratie de proximité, Corinne Jouve.

    Les Toulonnais invités

    à s’engager

    Et d’insister sur « le budget participatif [qui] est une première à Toulon ». Et qui change tout puisque contrairement aux Comités d’intérêts locaux (CIL) qui recueillent essentiellement les doléances des habitants pour les transmettre à la ville, il s’agit ici de construire collectivement des projets. Même si la Ville garde la main décisionnelle, elle s’engage à motiver le cas échéant ses refus.

    Aux représentants de laisser s’exprimer leur imagination et leur créativité pour l’intérêt général. Que ce soit pour installer, une table de jeu d’échecs dans un parc, la création d’un jardin partagé, d’une fresque pour les plus classiques voire des projets beaucoup plus ambitieux.

    Les élus qui vont présider ces conseils de secteurs sont Brigitte Genetelli pour le Nord-ouest, Jean-Charles Brochot pour le Nord-est, Hélène Audibert pour le centre-ville et Saint-Jean du Var, Ali Khalfaoui pour les quartiers Ouest et Albert Tanguy pour ceux du Sud.

    Voilà, reste plus qu’à oser et rêver sa ville et son quartier comme les minots le font pour leurs écoles lorsqu’ils y sont invités.

    Une nouvelle respiration démocratique permettant de confronter les points de vue et de chercher ensemble des solutions. De faire de la politique en somme.

  • Mert Erdogdu, le grand maître des échecs qui façonne les rois de demain

    Mert Erdogdu, le grand maître des échecs qui façonne les rois de demain

    Derrière chaque grand joueur se tient souvent un grand entraîneur.

    Petit par la taille, mais immense par le talent, le grand maître international Mert Erdogdu endosse cette fonction avec brio sous les couleurs de Marseille-Échecs depuis 2024.

    Dans le rôle de directeur technique, il supervise notamment la progression des deux pépites du club : Luca Protopopescu (10 ans), plus jeune joueur de l’histoire des échecs à avoir dépassé la barre des 2 200 points Elo, et Marc Llari (12 ans), triple champion du monde. « J’ai rencontré Luca dès mon premier jour à Marseille », se souvient Mert Erdogdu. « J’avais directement perdu contre un de mes élèves, puis fais partie nulle contre un autre, et Luca m’a achevé. C’était si difficile contre lui ! Quand j’ai appris qu’il n’avait que huit ans, je n’en revenais pas », poursuit-il en souriant.

    Il tient toutefois à préciser qu’il n’a pas rejoint le club marseillais à cause du jeune prodige. Mais le minot de la cité phocéenne n’est pas le premier talent précoce à suivre les conseils du maître turc. Né à Izmit, près d’Istanbul, Mert Erdogdu a longtemps consacré son énergie à la formation des jeunes joueurs de son pays natal. Plus de dix d’entre eux ont décroché un titre de champion de Turquie dans leur catégorie d’âge sous sa houlette.

    Parmi ses plus brillants élèves figure Yagız Kaan Erdogmus, quatrième plus jeune grand maître international de l’histoire des échecs et plus jeune joueur à avoir franchi la barre symbolique des 2 700 points Elo. Un prodige que le directeur technique de Marseille-Échecs continue d’accompagner aujourd’hui encore, puisqu’il porte lui aussi les couleurs du club phocéen, même s’il s’entraîne également avec le grand maître international azerbaïdjanais Shakhriyar Mamedyarov.

    Marseille-échecs,

    sa deuxième famille

    En décrochant une première norme de maître international en 2003, puis en devenant champion de Méditerranée l’année suivante, Mert Erdogdu se consacre d’abord à sa carrière de joueur. En janvier 2010, il franchit la barre des 2 500 points Elo, avant de devenir, six ans plus tard, champion de Turquie pour la première fois. Un sacre qui lui permet d’obtenir le titre de grand maître international en 2017. Il devient alors le treizième joueur turc de l’histoire à accéder à cette distinction. Mais, conscient d’avoir atteint un plafond qui n’était malheureusement pas assez élevé pour vivre exclusivement de sa passion, il se tourne progressivement vers l’enseignement des échecs dès 2011. « Il fallait que je travaille pour gagner ma vie », confie-t-il. Il a d’ailleurs réinvesti une partie de ses revenus dans sa propre progression en prenant des cours auprès du grand maître bulgare Aleksander Delchev, afin de décrocher le prestigieux titre de GMI. Mert Erdogdu se consacre ensuite principalement à sa carrière d’entraîneur.

    Sous sa direction, l’équipe nationale féminine du Salvador décroche sa première médaille d’or lors de la 43e Olympiade d’échecs, dans la catégorie des joueuses classées entre 1 600 et 1 800 Elo. Il prend ensuite les rênes de la sélection masculine de la Namibie, puis de celle des Émirats arabes unis. Désireux de retrouver le Vieux Continent, il contacte plusieurs clubs français dans l’espoir d’y exercer comme entraîneur, sans succès. « Ils n’ont pas compris que j’étais sérieux », sourit-il.

    Le destin finit pourtant par le conduire jusqu’à Marseille-Échecs. « Un ami m’a dit qu’ils cherchaient un entraîneur. J’ai tout de suite adhéré à la vision du club », révèle celui qui a effectué sa scolarité au prestigieux lycée de Galatasaray, seul établissement public francophone de Turquie. Aujourd’hui, il ne cache pas son attachement au club phocéen. « Je suis si heureux d’être ici. Je ne pouvais pas rêver meilleur club, car j’y ai trouvé une deuxième famille. »

  • [Entretien] Stéphane Escafre, président de la Ligue Paca d’échecs : « Les modèles féminins font venir des joueuses »

    [Entretien] Stéphane Escafre, président de la Ligue Paca d’échecs : « Les modèles féminins font venir des joueuses »

    La Marseillaise : Comment les échecs se sont-ils développés dans la région ?

    Stéphane Escafre : La pratique du jeu d’échecs est très ancienne dans la région. Plusieurs clubs ont été fondés au XIXe siècle et sont encore en activité aujourd’hui. On a plus d’une centaine d’années de référence. Dans les années 2000, le ministère des Sports a reconnu les échecs comme un sport. Cela nous a aidés à créer une structure. Depuis une dizaine d’années, nous sommes très présents dans les écoles. Concernant le haut niveau, on a deux clubs très implantés : Marseille Échecs, le plus grand club de France en nombre de licenciés, et L’Échiquier du Roy René, à Aix-en-Provence. Ils sont dans le top 10 français. Chaque année, de nouveaux clubs se créent et les licences ont augmenté de 10 % cette saison.

    Avez-vous le sentiment que les pratiquants sont de plus en plus jeunes ?

    S.E. : Quand j’étais gamin, c’étaient surtout les vieux qui jouaient aux échecs. Des quinquagénaires, des sexagénaires ou des retraités. Aujourd’hui, les jeunes se sont emparés des échecs. Le champion de France actuel a 20 ans. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Les interventions dans les écoles sont très importantes. Les animateurs repèrent des talents et les incitent à participer aux championnats scolaires. C’est tout un monde qui existe. Il est un peu caché, mais c’est très structuré, des milliers d’enfants participent à ces compétitions. Les échecs en ligne se sont aussi développés pendant la période Covid et ont joué dans l’arrivée d’un nouveau public.

    Les échecs n’attirent que 20 % de licenciées dans les clubs. Cherchez-vous à féminiser la discipline ?

    S.E. : La mixité des compétitions, mise en place depuis trois ans, a permis de faire venir plus de filles et d’augmenter leur niveau. Il y a aussi des « role model » : les filles s’identifient plus facilement à des joueuses, comme la présidente de Marseille Échecs, Laurie Delorme, ou la joueuse hongroise Judit Polgár. C’est la première femme à avoir battu un champion du monde et elle est dans le top 10 mondial. Ces modèles féminins font venir de plus en plus de joueuses. La série Le jeu de la dame a également permis à de nombreuses filles de voir qu’elles pouvaient dominer les garçons sur l’échiquier. Aujourd’hui, l’augmentation des licences est plus rapide chez les filles. Il y a moins de joueuses, mais tout cela va s’équilibrer.

  • Aix-en-Provence avance ses pions

    Aix-en-Provence avance ses pions

    Avec Étienne Bacrot, huit fois champion de France et ancien neuvième joueur mondial au classement FIDE, ainsi que Marc’Andria Maurizzi, plus jeune grand maître français de l’histoire à 14 ans, champion du monde junior en 2023 et champion de France en 2025, l’Échiquier du Roy René possède deux représentants parmi les cinq meilleurs joueurs français. Des atouts de poids qui permettent à la formation aixoise de s’imposer parmi les références nationales, aux côtés de Marseille-Échecs et de C’Chartres Échecs, vainqueur du Top 16 lors des trois dernières saisons. En plus de ses cadres tricolores, parmi lesquels figurent également Yannick Gozzoli (12e joueur français) et Mahel Boyer (23e), l’Échiquier du Roy René a renforcé son effectif avec trois internationaux de renom. Parmi eux, le Néerlandais Jorden Van Foreest, classé parmi les 25 meilleurs joueurs mondiaux. Une armada qui a permis au club aixois de terminer cette saison à la deuxième place du championnat, derrière l’incontournable C’Chartres Échecs.

    Tournoi international

    En se faisant un nom dans l’Hexagone, le club aixois parvient chaque année à attirer certains des meilleurs joueurs au travers du trophée Dole, un Open international réservé aux joueurs qui comptabilisent plus de 2 100 points ELO. Parmi les prétendants au titre lors de cette édition 2025, de grands champions comme le Russe Ian Nepomniachtchi ou l’Iranien Parham Maghsoodloo seront de la partie.

  • Les échecs passent à la vitesse supérieure

    Les échecs passent à la vitesse supérieure

    Au numéro 7 de la rue Papety, dans le 7e arrondissement de Marseille, le siège de Marseille-Échecs a des allures de ruche. Le club vient d’achever la meilleure saison de son histoire. Troisième du Top 16, l’équivalent de la Ligue 1 des échecs, il a tenu tête à des structures disposant parfois d’un budget « deux fois supérieur » au sien. Dans le même temps, ses jeunes licenciés ont enchaîné les performances de prestige, décrochant des titres de champions de France, d’Europe et du monde. Ils ont également remporté le Top Jeunes, la compétition de référence en matière de formation. « On a réalisé une saison exceptionnelle en termes de résultats », se réjouit Laurie Delorme, présidente de Marseille-Échecs et vice-présidente de la Fédération française d’échecs. Ancienne joueuse professionnelle formée à Créteil, elle a rejoint le club phocéen en 2006 comme animatrice et entraîneuse, avant d’en prendre la présidence en 2018.

    Huit ans plus tard, la dirigeante estime que la structure est arrivée à un tournant de son développement. « On a un besoin de plus en plus important en matière d’accueil et d’accompagnement des jeunes, qu’ils soient dans une pratique de haut niveau ou d’initiation », explique-t-elle. L’association compte aujourd’hui près de 650 adhérents, auxquels s’ajoutent les 1 200 écoliers accueillis chaque année dans le cadre de ses actions sociales et éducatives.

    Cette montée en puissance s’inscrit dans un engouement plus large pour les échecs, amorcé pendant la pandémie de Covid-19. Les parties en ligne se sont multipliées sur les plateformes spécialisées, tandis que les retransmissions de grands maîtres ont cumulé des millions de vues sur les sites de streaming. Dans le même temps, le succès de la série Le Jeu de la dame a également contribué à démocratiser la discipline et à susciter des vocations à travers le monde.

    Porté par cette dynamique, Marseille-Échecs connaît une croissance supérieure à la moyenne nationale. En quelques années, son nombre de licenciés a été multiplié par quatre et les femmes représentent désormais 33 % de ses effectifs. « Aujourd’hui, on commence à avoir des difficultés à répondre à la demande », constate Laurie Delorme. La principale limite est désormais matérielle : le club manque d’espace pour poursuivre son développement. Faute de place, il loue le centre municipal d’animation Saint-Georges, situé quelques rues plus haut, afin d’accueillir son stage Excellence.

    Deux ovnis au quotidien

    Dans cette autre petite salle, le silence règne autour des échiquiers de Luca Protopopescu et Marc Llari, âgés respectivement de 10 et 12 ans. Mais derrière leur jeune âge se cachent déjà des palmarès qui feraient pâlir nombre de joueurs confirmés. Luca est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à franchir la barre des 2 200 points Elo, à l’âge de 9 ans et 5 jours.

    En 2025, il a décroché les titres de champion d’Europe (-10 ans) et de champion du monde (-9 ans), tandis que Marc est déjà triple champion du monde, avec des sacres obtenus en 2022, 2025 et 2026. « Ce sont des enfants spéciaux », résume Mert Erdodgu, grand maître international turc qui travaille chaque semaine avec eux. Il est l’un des trois seuls entraîneurs en France à détenir la certification de la Fédération internationale des échecs.

    « Ils savent que c’est en travaillant qu’on réussit. Ils n’hésitent pas à fournir les efforts nécessaires. Comme ils sont encore jeunes, il y a forcément parfois des moments plus compliqués. Mais, au final, ils font ce qu’il faut pour progresser. C’est comme ça qu’ils ont réussi. Je vous assure que ce n’est pas un hasard : ils consacrent énormément de temps à leur passion », poursuit le Smyrniote, très impliqué dans la formation des jeunes talents aux côtés du grand maître international Pierre Laurent-Paoli. « Il faut beaucoup réfléchir et il y a toujours des choses à apprendre », souligne Marc avec son accent du Sud-Ouest, hérité de ses origines paloises. Très loquace, à côté d’un Luca très discret, le jeune Llari affiche déjà une ambition claire : devenir un jour grand maître international.

    CHIFFRES

    91 000

    La Fédération française des échecs (FFE) connaît une croissance historique : elle comptait plus de 91 000 licenciés au cours de la saison 2025-2026, contre environ 70 000 un an plus tôt, soit une progression de plus de 30 % en un an.

    31 %

    Près d’un tiers des licenciés de la Fédération française des échecs sont des enfants de moins de 10 ans (28 000).

    5 millions

    Selon la Fédération, près de 5 millions de Français savent jouer aux échecs, sans être inscrit dans un club pour autant. Un succès survenu lors du Covid et à la sortie de la série « Le Jeu de la Dame ».

    Des tables publiques à Marseille

    Pratique urbaine largement répandue aux États-Unis, où les parcs sont souvent équipés de nombreuses tables d’échecs, ce jeu ne bénéficie pas de la même visibilité en France. Marseille ne fait pas exception : la cité phocéenne ne compte que quelques tables publiques. Pourtant, les Marseillais manifestent un réel intérêt pour cette discipline, comme en témoignent les nombreuses propositions déposées dans le cadre du budget participatif de la Ville. Soumis au vote, un projet d’installation de nouvelles tables d’échecs est ainsi prévu dans le secteur des 1er et 7e arrondissements d’ici à 2027. Par ailleurs, la Ville de Marseille, consciente de l’engouement, fête ce lundi (de 17h à 21h) la journée mondiale du jeu d’échecs et propose, pour cette septième édition, un événement ludique, gratuit et ouvert à tous sur la place du Général-de-Gaulle.

  • Sur tous les plateaux

    Sur tous les plateaux

    Dans un article paru en 2020, dans le New York Times, suite à la diffusion de la série désormais célèbre Le jeu de la Dame, la championne d’échecs hongroise, Judit Polgar, considérait que les hommes étaient bien trop gentils dans cette fiction, comparés à ceux « qui refusaient de lui serrer la main lorsqu’ils perdaient » contre elle…

    Décidément, il n’y a pas de petit combat, ni de petite victoire contre le machisme. Et là encore, le jeu ne change pas, seuls le regard et les postures évoluent. Et pour cela, comme le dit le président de la Ligue Paca, la mise en avant de « modèles féminins », au sens d’exemples inspirants est crucial. Ils sont d’autant plus importants que, pendant des années, les comptes rendus des exploits sur un échiquier se résumaient à la rivalité entre Anatoly Karpov et Garry Kasparov.

    Une nouvelle jeunesse

    L’apparition – et la victoire – de Deep(er) blue, le superordinateur d’IBM, sur le champion du monde au milieu des années 90, semblait sonner le glas d’une quelconque humanité derrière le mouvement de chaque pièce… Circulez, il n’y a plus rien à voir, ni à faire, à moins d’appartenir à une très petite élite capable de rivaliser avec l’engin.

    L’accent mis ces dix dernières années sur l’apprentissage dès le plus jeune âge en milieu scolaire et les effets du confinement, où les plateaux d’échecs sont ressortis des armoires et ont connu un nouveau souffle en ligne, a bouleversé cette donne. S’inscrivant dans la très forte dynamique des jeux de société, offrant une parenthèse ludique et conviviale à ces protagonistes, les échecs se démocratisent et connaissent une nouvelle jeunesse. De bon augure.

  • Trois Marseillais sur le toit du monde du jeu d’échecs

    Trois Marseillais sur le toit du monde du jeu d’échecs

    Du côté de Marseille-échecs, depuis le 21 décembre, on savoure avec gourmandise les cadeaux ramenés de Turquie.

    Le pays de Saint-Nicolas, ancêtre du père Noël, accueillait les championnats du monde d’échecs en jeu rapide et blitz, dans les catégories de jeunes. Au terme d’une semaine de compétition, Marc Llari, Lucas Protopopescu et Yagis Khan Erdogu ont multiplié les mats -de l’escalier, du berger ou à l’étouffée- pour réussir une magnifique moisson.

    Au total, ce sont cinq titres mondiaux qui sont venus garnir l’armoire à trophées du club. Dans les catégories de jeunes, à savoir U9 pour Lucas Protopopescu, U11 pour Marc Llari et U15 pour Yagis Khan Erdogu.

    Inédit et exceptionnel

    Le trio magique marseillais a su se distinguer dans les deux catégories, avec trois titres en jeu rapide et deux en blitz. « C’est énorme, c’est inédit, c’est exceptionnel ! » Laurie Delorme est encore sur son nuage après les cadeaux que lui ont faits ses protégés. « Ces titres, c’est le fruit d’un travail de longue haleine. Un travail qui montre que nous avons eu raison de croire en notre école d’échecs », confie la présidente du club.

    L’idée est née en 2018, lorsque, avec son équipe de dirigeants, elle a entrepris une restructuration en profondeur du club de Marseille-échecs. « Le vrai coup de booster est arrivé en 2020, lorsque nous avons pu faire venir Mert Erdogdu », souligne-t-elle. Ce grand maître international a su trouver les bons ingrédients dont les résultats à Antalya sont la récompense. « Il a été l’élément déclencheur. Grâce à lui et aussi à notre mécène Evren Uçok, nos jeunes ont pu s’épanouir. »

    Mert Erdogdu a apporté son expertise et sa capacité à transmettre sa science aux plus jeunes. « De plus, sa présence a mis en route une certaine émulation auprès de nos entraîneurs. Son savoir-faire a tiré tout le groupe vers le haut », poursuit Laurie Delorme.

    Pour elle, « voir de jeunes joueurs marseillais s’imposer au sommet mondial, dans deux formats aussi exigeants, est une immense fierté pour le club, pour la communauté échiquéenne locale et pour la ville de Marseille. Ces cinq médailles mondiales montrent qu’avec une vision claire, un travail rigoureux et une passion partagée, nous sommes capables de former des champions du monde. » Ces résultats sont la partie émergée d’un iceberg qui a développé ses activités dans plusieurs quartiers de la cité phocéenne. Marseille-échecs, ce sont 1 500 licenciés, auxquels s’ajoutent 610 adhérents, dont le plus jeune a 4 ans et le plus âgé plus de 90, et où chacun pratique à sa guise. En compétition ou en loisir, « nous sommes ouverts à tous, que ce soit dans notre site historique de la rue Papety au Pharo, ou dans l’une de nos dix antennes de proximité réparties dans tout Marseille », précise Laurie Delorme.

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Que vous soyez petit ou grand, joueur passionné ou débutant curieux, l’événement échecs en fête est fait pour vous. Organisée par la ville de Marseille ce samedi à partir de 14h et jusqu’à 18h, en face du Palais de la Bourse, sur une Canebière piétonne, cette cinquième édition est un rendez-vous festif, convivial et familial autour du plus célèbre des jeux de stratégie.

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    « C’est un événement qui fonctionne très bien avec un public qui est très largement au rendez-vous et c’est pour cela que nous en sommes déjà à la cinquième édition », explique Ahmed Heddadi, adjoint au maire en charge lien social, de la vie associative, des centres sociaux, du bel âge et de l’animation urbaine. « Quand on a commencé, nous n’étions pas sûrs que ça prenne et que cette proposition plaise aux gens, mais finalement, c’est un succès qui attire autant les passionnés que les novices. »

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.