Tag: Jérémy Bacchi

  • La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé

    La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé

    Ils étaient des centaines réunis lundi place de La Marseillaise, cours d’Estienne d’Orves, à avoir répondu l’invitation pour l’inauguration du nouveau siège du journal. Tous les amis du journal, de Nicolas le cuisinier du Mondial à Robert Voisard, un des anciens directeurs, en passant par d’anciens salariés, soutiens, représentants syndicaux et corps consulaires, venus fêter l’installation dans ces nouveaux locaux. Parmi eux, aussi de nombreux élus de divers horizons. Le signe d’une profonde reconnaissance. Tout au long de l’après-midi, les visites dans ces 1000 mètres carrés complètement remis à neuf se sont enchaînées.

    Une fierté, cinq ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce emporté par la crise Covid alors que les banques avaient refusé au journal un prêt garanti par l’État. Signe de temps, son premier représentant sur le territoire, le préfet Georges-François Leclerc est sorti de sa réserve pour venir prendre part à cette joyeuse cérémonie.

    « Liberté, nous avons écrit ton nom et ce soir nous recommençons. Car nous sommes nés pour te connaître, te nommer Liberté », lancera Léo Purguette, le directeur éditorial et président du journal, paraphrasant Paul Éluard avant d’adresser un message de devant les jeunes du collège Jean de Bernardy. La chorale et de l’orchestre de cet établissement marseillais rebaptisé depuis la rentrée du nom d’un des fondateurs du journal tombé au combat face à l’ennemi Nazi, a interprété un émouvant Chant des partisans, et une non moins émouvante Marseillaise, accompagnant la chanteuse Alicia.

    Et Léo Purguette de rappeler trois lignes rouges tracées il y a cinq ans : le maintien de l’emploi. « Nous étions 49 et nous sommes aujourd’hui plus de 60, 70 avec nos amis de Zébuline », glisse-t-il. Le maintien de la zone de diffusion étendue depuis au Vaucluse. Et le maintien enfin de la ligne éditoriale, une « ligne qui s’est aiguisée, affirmée et nous a permis de progresser. » martèle-t-il encore, évoquant une progression de 10 % des ventes en kiosques en 2024.

    Et de chuter sur la défense de la liberté de la presse et du pluralisme : « Ce n’est pas une préoccupation catégorielle mais un impératif démocratique dans une république qui va si mal. À la suite des états généraux de l’information et des démarches alternatives de nombreuses propositions sont sur la table elle devrait réunir une majorité attachée à l’état de droit et aux principes démocratiques avant que le débat public ne soit asphyxié par un paysage médiatique totalement soumis au pouvoir de l’argent et au projet politique de l’extrême droite ».

    ILS ONT DIT

    Audrey Garino, Adjointe PCF au maire de Marseille

    « Il y a près de 82 ans, des femmes et des hommes ont pris la plume, non pas pour plaire mais pour résister. Depuis La Marseillaise fait entendre la voix de Marseille libre, populaire et courageuse. »

    Isabelle Campagnola-Savon, Conseillère régionale

    « La Marseillaise est le miroir de notre région avec ses forces, ses faiblesses et ses espoirs. Un engagement qui dépasse les époques. C’est un journal né de la Résistance, qui a su traverser les décennies en restant fidèle à son esprit fondateur. »

    Martine Vassal, présidente DVD du Département.

    « C’est important d’avoir un journal qui retransmette ce que nous disons sans mauvaise interprétation avec de la vérité. C’est ce qui vous a transcendé au fil de ces années, dire les choses et les faire avec beaucoup de passion. »

    Jérémy Bacchi, sénateur PCF

    « La Marseillaise s’installe dans un nouveau monde, mais son âme reste la même, celle d’un journal libre, combatif, populaire, l’âme d’une presse qui n’a jamais renoncé à son engagement pour la justice et le progrès social. »

    Georges-François Leclerc, préfet de région

    « Un préfet qui arrive par la magie d’une nomination se doit d’épouser la région qu’il a l’honneur d’administrer. Et lorsque je lis La Marseillaise, j’ai l’impression de toucher une des vérités des Bouches-du-Rhône et de Marseille. »

  • Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    C’est l’annuaire professionnel du monde politique. Depuis 1981 et l’arrivée au pouvoir de nombreux députés socialistes inconnus du grand public, le Trombinoscope présente en photos et biographies les acteurs de la vie politique. Chaque année, il décerne aussi des prix attribués par un jury de journalistes, afin de « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » pour reprendre la formule d’Alexandre Farro, président du Trombinoscope. Après le Grand Est, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur prend place parmi les régions accueillant les Grands Prix des Territoires.

    Les lauréats du jury composé de cinq journalistes de la presse régionale – dont Léo Purguette pour notre titre – ont été présentés, lundi soir.

    Parmi eux, deux communistes. Le sénateur Jérémy Bacchi reçoit ainsi le prix de « révélation politique de l’année » notamment pour son combat contre le narcotrafic après avoir initié l’Appel de Marseille. Le maire de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, celui de « maire de l’année » dans le département des Bouches-du-Rhône, au titre de son action quotidienne sur un territoire difficile et pour la victoire remportée dans le contournement autoroutier de sa ville, enfin financé après des décennies de combat.

    Le cardinal Aveline

    « prix spécial » du jury

    Dans le Vaucluse, Cécile Helle a été reconnue pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats malgré un bilan positif et, dans le Var, le prix remarque le travail réalisé par Edouard Friedler pour le logement à la mairie du Beausset.

    Parmi les autres lauréats figurent le député socialiste de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône (Aix-en-Provence/Septèmes), Marc Pena, comme « parlementaire de l’année », la présidente du département du Vaucluse, Dominique Santoni (LR), « conseillère départementale de l’année ».

    Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud est, quant à lui, distingué comme « personnalité régionale de l’année », notamment pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver. Son vice-président chargé des Sports, Ludovic Perney (LR), est également distingué

    Sans oublier le cardinal Aveline, « prix spécial » reconnaissant le travail effectué pour la venue du Pape François à Marseille, en faveur de la solidarité avec les migrants et, dans la foulée, son odyssée pacifique intitulée l’Armada de la paix, qui accostera dans le port phocéen le 25 octobre prochain.

  • « La Marseillaise » inaugure lundi ses locaux rénovés

    « La Marseillaise » inaugure lundi ses locaux rénovés

    C’est l’aboutissement de plusieurs années de travaux et un beau symbole. La Marseillaise inaugure ce lundi ses nouveaux locaux. Dans ces lieux, pris par les armes par nos fondateurs au journal collaborationniste Le Petit Marseillais, pendant les combats pour la Libération de Marseille, des générations de salariés se sont succédé pour faire vivre le journal de la Résistance.

    1 000 mètres carrés complètement remis à neuf avec désormais un espace pouvant accueillir du public nommé « Aux rotatives de La Marseillaise ». Une fierté, 5 ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce après sa chute lors de la crise Covid.

    Parmi les personnalités d’ores et déjà annoncées, le maire de Marseille, Benoît Payan, la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Aix-Marseille Provence, Martine Vassal, le maire de Martigues Gaby Charroux, la présidente d’Euroméditerranée Isabelle Campagnola-Savon, représentant Renaud Muselier, en mission à l’étranger, le sénateur et secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, le vice-président du Département du Gard, Christian Bastid, de nombreux représentants du monde économique, associatif, sportif, culturel, mutualiste, mais aussi syndical avec Patrice Kantarjian, le secrétaire du comité régional CGT ou encore Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale de la FSU.

    Une forte présence internationale sera aussi au rendez-vous avec notamment les consuls de Chine, des États-Unis, du Vietnam, de Slovénie, d’Algérie, d’Italie, de Suisse…

    La Marseillaise, c’est avant tout une aventure humaine. De nombreux bénévoles, anciens salariés, seront également aux côtés des salariés actuels et de leurs représentants. Robert Voisard, ancien directeur, a confirmé sa présence, de même qu’Anne-Marie Thomazeau, fille de Marcel, résistant et déporté à Mauthausen, ancien dirigeant historique de notre journal, et tout comme les fils de deux anciens célèbres journalistes de La Marseillaise : Karim Diouf, fils de Pape, qui fut ensuite président de l’OM, et Sébastien Izzo, fils de Jean-Claude, grand auteur de polar.

    La cérémonie aura lieu sur la partie du cours Honoré d’Estienne d’Orves qui a été baptisée « place du journal La Marseillaise », le 27 mai dernier en présence de la chorale et de l’orchestre du collège Jean De Bernardy, établissement qui a reçu le nom de l’un de nos illustres fondateurs tombés au combat face à l’ennemi. Ils interpréteront Le Chant des partisans sur la place avant un moment festif toujours en plein air, animé par DJ Herbie Lite.

    Rendez-vous lundi 13 octobre à 18h30, place du journal La Marseillaise (17 cours Honoré d’Estienne d’Orves), Marseille (1er).

  • Des parlementaires en prise avec la réalité carcérale

    Des parlementaires en prise avec la réalité carcérale

    Une visite inopinée. Comme leur fonction de sénateur les y autorise, Jérémy Bacchi (PCF) et Marie-Arlette Carlotti (PS) se sont rendus ce vendredi 3 octobre aux Baumettes à Marseille (9e). « Il y a une grogne sociale y compris des agents pénitentiaires, qui alerte sur la surpopulation carcérale, et les conditions d’accueil des détenus, d’hygiène, il me semblait important en tant que parlementaires de venir constater par nous-mêmes », explique Jérémy Bacchi. À ses côtés, Marie-Arlette Carlotti rappelle combien ses visites ont apporté dans le travail de la commission narcotrafic dont elle a fait partie.

    Avec une capacité de 710 places, Baumettes 2 accueille actuellement 1 185 personnes leur indique le directeur de l’établissement, Jean-Marie Landais, qui compte sur les 740 places supplémentaires que devrait débloquer la construction de Baumettes 3 prévue pour la fin de l’année. « Le taux d’occupation, à 166% en moyenne, est très haut partout, il atteint ici 195 à 200% », précise-t-il, 40 détenus hommes dormant sur un matelas.

    À 3 dans 10m2

    Devant un tableau fourmillant de fiches de couleurs, le capitaine pénitentiaire du « quartier hommes 2 » raconte le jonglage au quotidien pour répartir au mieux les occupants : 324 personnes pour 150 places. « Il faut trouver un équilibre, isoler ceux qui ont des troubles du comportement, les gens dangereux, séparer condamnés et prévenus », explique-t-il. Parce que « 9 mètres carrés, ce n’est pas fait pour trois personnes », estime-t-il, « on essaie de gérer la frustration, je reçois beaucoup de monde, on discute, on essaie de trouver des solutions ».

    Parmi eux, trois grands gaillards témoignent volontiers depuis leur cellule impeccablement rangée : « On s’entend bien heureusement » et « on est organisé, on tire le matelas le soir pour dormir. » L’un travaille à la cantine, distribuant les achats des détenus. « Cela m’a changé la peine » confie-t-il. Un autre, embauché à la lingerie, acquiesce. Il va « bientôt sortir ». À Jérémy Bacchi, qui leur demande comment ils vivent la promiscuité, ils répondent « faire avec », résignés.

    À l’étage, les sénateurs découvrent l’hôpital de jour ou le centre médico-psychologique, où consultent 40% des détenus dont « un bon gros tiers sont atteints de maladies psychotiques », confirme la responsable de service. Au sein de cette équipe soudée, de soignants expérimentés, on constate combien « les soins psychiatriques ont beaucoup augmenté ».

    De quoi conforter le sénateur communiste dans son analyse. « La réalité fait froid dans le dos », conclut-il, « l’ouverture des Baumettes 3 doit être entre guillemets, un signe d’espoir, espérant que cela dure ».

  • Les rencontres de la gauche à Bram, à l’initiative de Carole Delga, font le plein

    Les rencontres de la gauche à Bram, à l’initiative de Carole Delga, font le plein

    Aujourd’hui, nous étions 2 500 personnes réunies pour faire vivre la gauche républicaine. Avec cette force collective, nous affirmons notre cap : redresser la France, rassembler et porter l’espoir d’un avenir plus juste. » Pour la cinquième année consécutive, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga a organisé « les Rencontres de la gauche » samedi à Bram, dans l’Aude. Elle peut être satisfaite d’avoir réuni l’ensemble des forces des gauches à l’exception de la France insoumise. Les responsables du PS dont le Premier secrétaire Olivier Faure, qui n’est pourtant pas sur la ligne « Delga » et le président du groupe des députés à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, ont fait le déplacement et salué la réussite de cette journée comme Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était représenté par le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi.

    Cette année, les débats se sont déroulés alors que le pays traverse une crise politique majeure. À ce titre, les propos du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a annoncé samedi dans Le Parisien refusé la taxation des plus riches, ont été vivement critiquée.

    Ce sont surtout les municipales de mars prochain qui ont occupé les esprits avec une ambition : l’unité à gauche. « Alors que les populations rejettent le libéralisme, l’extrême droite est vue comme la solution de rupture. C’est le défi de la gauche aujourd’hui » a souligné le sénateur Jérémy Bacchi lors d’un débat avec les autres représentants de la gauche.

    Le sénateur des Bouches-du-Rhône, qui a fait partie de la commission d’enquête sur le narcotrafic, une plaie dans tous les territoires a aussi exhorté à « cesser d’opposer la gauche et le régalien. L’AppeldeMarseille l’a prouvé : la sécurité dans nos quartiers est un marqueur de gauche et une question de classe. C’est notre responsabilité d’assurer la sécurité publique pour tous ». Le sénateur communiste a aussi réaffirmé « que la gauche est une force dans ses différences ! Elle a toujours su bousculer les politiques en plaçant l’humain en priorité. Elle a créé la Sécurité sociale, elle a su innover sans peur. Retrouvons cette audace ! »

  • Marseille jumelée à Bethléem, un nom qui « résonne dans tous les cœurs »

    Marseille jumelée à Bethléem, un nom qui « résonne dans tous les cœurs »

    La municipalité de Marseille a choisi d’aller au-delà de la symbolique des drapeaux. Alors que la France a reconnu l’État palestinien à l’ONU, Benoît Payan a annoncé lundi le jumelage de Marseille avec Bethléem. L’initiative préparée avec le Quai d’Orsay, a été engagée depuis quatorze mois, expliquait la première adjointe (EELV) Michèle Rubirola en conseil municipal le 20 juin. Une semaine plus tôt, le maire avait révélé être en discussion avancées avec deux communes palestiniennes.

    « Je suis particulièrement fier que Marseille et Bethléem deviennent des villes sœurs », indique le maire de Marseille dans un communiqué rappelant l’engagement de la ville pour la paix et une solution à deux états « seule à même de garantir une résolution pacifique et durable du conflit ». À travers ce jumelage, « Marseille dit haut et fort au peuple palestinien : vous n’êtes pas seuls. Marseille est une ville de dialogue, de diversité et de vivre-ensemble. Ce lien avec Bethléem sera un pont entre nos habitants, nos étudiants, nos artistes, nos cultures », justifie-t-il encore.

    « Magnifique initiative de notre maire qui choisit de jumeler Marseille avec Bethléem, ville ô combien meurtrie par l’histoire et les épreuves », a réagit le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi. « Par ce geste fort et symbolique, il unit nos destins pour toujours. Quelle fierté d’être marseillais ! »

    Ce partenariat officiel s’inscrit dans la tradition d’ouverture de la deuxième ville de France, déjà jumelée notamment avec la ville israélienne d’Haïfa. La démarche se lit aussi dans une posture d’équilibre alors que depuis des mois Benoît Payan, pressé par des collectifs palestiniens et des élus de gauche, refuse de rompre le jumelage avec cette dernière.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, des insoumis en lien avec le collectif les bazoukeuses, ont d’ailleurs projeté des drapeaux palestiniens sur la façade de l’hôtel de ville, dénonçant « le silence et l’inaction de Benoît Payan face au gouvernement d’extrême droite israélien ».

    Par trois fois, le conseil municipal avait pourtant approuvé des subventions, pour un montant total de 260 000 euros, en faveur de l’Unrwa puis de l’Unicef, la dernière le 20 juin dernier. « Nous n’avons pas le droit de nous taire ni de fermer les yeux », assénait alors le maire à son opposition de droite qui refusait de soutenir la subvention pour les enfants de Gaza.

    La droite crie « au calcul politique »

    La droite qui dénonçait alors ce projet et l’accusait de « fracturer Marseille », se trouve gênée aux entournures. Car Bethléem reste une ville emblématique et singulière. Connue comme le lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, elle abrite aujourd’hui une population majoritairement palestinienne musulmane.

    « Bethléem est une ville dont le nom résonne dans tous les cœurs », insiste d’ailleurs Benoît Payan. Alors, le groupe Une volonté pour Marseille attaque « une décision de jumelage prématurée, provocatrice et irresponsable », et dénonce le « coup de communication d’ampleur » d’un « apprenti sorcier » qui n’est que « calcul politique et manipulation ».

    Et d’apprécier plutôt la vingtaine de drapeaux tricolores pavoisant l’hôtel de Région, hissés lundi en réaction aux drapeaux palestiniens installés sur plusieurs mairies en France. « Certains, par calcul politique, voudraient nous manipuler, et nous faire oublier que la France et la République sont notre destin commun. J’ai souhaité que nous affirmions la fierté de notre pays, de notre République, de nos valeurs et de notre drapeau », martèle le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier.

    Au même moment, Éric Le Dissès, le maire d’extrême droite de Marignane, déployait lui aussi ses drapeaux français et un portrait de Marianne en pleurs, sur la façade de sa mairie…

  • Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un immense drapeau tricolore sur le mur d’enceinte, un, deux et trois ! Il s’ouvre comme un rideau de théâtre pour découvrir le nouveau nom du collège Longchamp écrit en grandes lettres : Jean De Bernardy. Dans la cour, à l’entrée des élèves, un totem dévoilé par Martine Vassal (DVD), présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, et Mehdi Tani, principal de l’établissement, retrace son parcours. Co-fondateur du journal La Marseillaise, résistant FTPF, militant communiste, syndicaliste CGT, il fut typographe, journaliste dans la clandestinité avant de mourir au combat à Saint-Antonin-sur-Bayon.

    Réunis pour l’occasion, les élèves entonnent en chœur « La Marseillaise » puis l’orchestre du collège joue « Le Chant des partisans ». Un vif moment d’émotion, en présence de lecteurs de notre journal, de représentants d’associations d’anciens combattants, du sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et de Pascal Lefebvre (Filpac CGT).

    Mémoire à transmettre

    « Ce nom rappelle aux générations actuelle et futures, l’action héroïque de ce personnage entré dans l’histoire », indique M. Tani, le principal du collège.

    « Cet homme a donné sa vie pour qu’aujourd’hui, nous puissions avoir notre liberté. Je suis très fière que des enfants de la République puissent lui rendre hommage », poursuit Martine Vassal.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’adressant à eux, insiste : « Cette mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et de la déportation, à laquelle nous sommes tant attachés à La Marseillaise, est désormais entre vos mains. Quant aux portes de notre journal, elles vous sont ouvertes, je vous invite à assister à nos conférences de rédaction et à visiter nos locaux, arrachés à un journal qui a collaboré avec les nazis et leurs complices de Vichy ».

  • Marseille, menaces racistes contre une élue au Conseil départemental

    Marseille, menaces racistes contre une élue au Conseil départemental

    Mort aux Arabes” tagué sur ma porte ce [jeudi] matin, à l’intérieur même du conseil départemental 13 », décrit la conseillère départementale (PCF) Audrey Garino. « Une menace de mort, une de plus. Au-delà de l’attaque personnelle, c’est toute notre ville qui est visée par le racisme et la haine, par les amalgames et ces idées immondes », s’insurge l’élue, également adjointe au maire de Marseille, déléguée à la solidarité. Très choquée et « très inquiète du climat politique actuel », elle devrait porter plainte dans la journée. « Il faut que ça s’arrête ! ».

    De son côté, « c’est avec une profonde indignation que j’ai appris la diffusion de message à caractère raciste, inscrit dans les étages de l’hôtel du Département, stipule Martine Vassal, la présidente (DVD) du Département. Je condamne fermement ces actes. Le racisme n’a pas sa place dans nos murs et nulle part ailleurs », déclare-t-elle. « Je déposerai plainte au nom du Département des Bouches-du-Rhône » et d’assurer les « agents » de sa pleine mobilisation…

    Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille avait essuyé un affront similaire pas plus tard que ce week-end via un message sur les réseaux sociaux illustré d’un pendu, alors qu’il partageait un repas lors du Kouss Kouss festival.

    Celui-ci a vite réagi à cette nouvelle provocation : « Le racisme décomplexé et les menaces de mort arrivent jusqu’à l’intérieur du Département13. Nous n’avons pas peur, nous ne laisserons pas faire. Marseille est unie, fière et plus forte que la haine », lance-t-il dans un message de soutien apporté à son adjointe. « Qu’ils déversent leur haine, nous répondrons par plus de force et de fierté dans nos combats politiques, ajoute la première adjointe écologiste Michèle Rubirola, le racisme ne gagnera jamais ! ».

    « Assez ! », lance l’ancienne sénatrice et élue marseillaise Samia Ghali. « En anonyme sur les réseaux sociaux contre Benoît Payan (…), masqué dans la nuit pour poser une tête de cochon sur une mosquée ou en catimini dans les couloirs d’une collectivité locale, le racisme et la haine des Arabes se répandent. Nous refusons de nous y résigner ! » , assure-t-elle. À l’instar de Jérémy Bacchi, sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel a assuré de son « total soutien » l’élue « menacée et insultée au nom de son engagement en faveur de sa ville et de tous les Marseillais et Marseillaises », écrit-il. Le combat continue.

  • L’urgence des luttes en débat à la Cride

    L’urgence des luttes en débat à la Cride

    Il faut canaliser ces colères et leur donner un contenu. Notre boulot, c’est ça ! » Durant les échanges, dimanche matin, sous l’ombre agréable des pins du parc Victorin-Blanc, quartier de la Cride, Pierre Daspre, secrétaire de la fédération PCF du Var, termine ainsi son intervention. Quelques instants auparavant, Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF ouest Var et élu au conseil national du PCF, avait planté le décor : « Cette fête se situe dans une période de toutes les préoccupations. C’est une situation ouverte sur toutes les possibilités, les meilleures comme les pires. Le 8 septembre, un certain Premier ministre va devoir rendre ses affaires, puis il y aura les 10 et 18 septembre », présente-t-il.

    Certains dans le public, comme Amaryllis, ne voient pas d’un bon œil le fait de rallier le mouvement du 10 septembre, cette nébuleuse. Sylvie Vinceneux, membre du conseil national du PCF, déclare : « Vous avez vu cet été que la pétition contre la loi Duplomb a rassemblé 2 millions de signatures. C’est pour ça qu’on ne peut pas rejeter le 10 septembre en disant “c’est tous des fachos”. Le problème principal aujourd’hui, c’est que le travail ne paie plus, les salariés ne peuvent plus se loger, partir en vacances… » Présent dimanche à la fête, Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, rappelle la position de son parti : « Nous pensons que nous devons être de toutes les mobilisations qui participent à la construction du progrès social. Je crois que l’heure est venue de la convergence de toutes celles et de tous ceux qui veulent plus de justice et d’égalité, encartés ou non dans une organisation. » Sur la dette et la manière de renflouer le bateau France, le sénateur communiste a une vision radicalement opposée à celle de François Bayrou. « On n’a pas un problème de dépenses, qui sert pour lui à justifier de devoir faire 44 milliards d’économies, en ciblant les services publics et les collectivités, mais un problème de recettes », pose-t-il. « Le patrimoine des 500 familles les plus riches en France atteint 1 300 milliards, l’équivalent de 40% de la dette française qui s’élève à 3 000 milliards. » Pour le PCF, il faut « réformer la fiscalité, pour faire payer moins d’impôts aux classes populaires et moyennes, et mettre davantage à contribution les plus hauts revenus ».

  • Le PCF annonce des listes d’union dans 50% des villes

    Le PCF annonce des listes d’union dans 50% des villes

    Dans le climat électrique de la rentrée sociale et politique, le premier rendez-vous des communistes des Bouches-du-Rhône, ce jeudi soir à sa fédération, rue de Lyon (15e arr.), prenait un sens tout particulier. « Jamais autant au cours des décennies précédentes nous avons autant eu besoin de communisme », rappelait le secrétaire départemental Jérémy Bacchi, face aux nombreux militants présents, du PCF mais aussi des différentes forces de gauche, ainsi que les maires de Marseille, Benoît Payan, du Rove, Paul Sabatino, de Septèmes-les-Vallons, André Molino ainsi que des 6e et 8e arrondissements de Marseille, Olivia Fortin. Au moment où s’enflamment déjà les débats, parfois jusqu’à l’indigne, les municipales sont déjà dans les esprits. Période de réserve électorale oblige, le sénateur communiste ne s’attarde pas sur la campagne. Mais il n’en annonce pas moins, alors que la gauche n’avait présenté des candidats que dans un quart des communes en 2020 : « La gauche sera présente dans au moins 50% des communes de notre département, unie et à la conquête de nouveaux territoires. » En rappelant que « nous avons toujours fait la démonstration de notre qualité à bien gérer les communes, dans le sens du développement de nos services publics, de l’accès à la culture, aux sports, aux loisirs ».

    Record d’adhésions

    Plus que les municipales, c’est la date du 8 septembre, avec le vote de confiance réclamé par François Bayrou qui s’impose. « Nous ne sommes plus dans une crise politique, nous sommes dans une crise de régime », cingle le sénateur, appelant de ses vœux une VIe République. En appuyant aussi, dans le monde, sur les appels à la paix en Ukraine, à Gaza, et à soutenir Cuba. Mais c’est surtout la rentrée sociale qui occupe les esprits. Depuis mardi déjà, le secteur de l’énergie est en grève à l’appel de la CGT, et son secrétaire général à Marseille, Renaud Henry, est venu prendre la parole devant les militants rassemblés. « Nous avons fait le double constat de la dégradation des conditions de travail, du service public rendu, et de la précarisation des usagers », témoigne-t-il. Appelant à rejoindre les 150 piquets de grève, il relaye surtout les appels pour le 10 septembre : « Les colères sociales s’ajoutent les unes aux autres et ne se suppriment pas, d’où qu’elles viennent. »

    Cet appel, Jérémy Bacchi le reprend. « Il faut analyser positivement le besoin de rupture de nos concitoyens, appuie-t-il. Le climat nous impose à la fois d’être au plus près des mobilisations, mais aussi de les alimenter idéologiquement ». Réitérant le vieux mot d’ordre d’« aller aux masses ». Face à cette nécessité d’être plus présents sur le terrain, avec les dates du 10 et du 18 septembre en vue, il se réjouit de voir les rangs des communistes se renforcer, avec près de 200 nouvelles adhésions depuis le début de l’année, notamment chez les jeunes et parmi les syndicalistes, « ce qui fait déjà de cette année une année record ». En ce sens, une réunion se tiendra, le 25 septembre prochain, pour recréer une cellule du PCF sur le grand port maritime de Marseille. Et il invite les adhérents à poursuivre en ce sens : « Plus nombreux, nous serons plus forts. »