Tag: Jean-Pierre Meyer

  • Dans l’agglo Sud Sainte-Baume, la gauche mènera le combat de la pédagogie

    Dans l’agglo Sud Sainte-Baume, la gauche mènera le combat de la pédagogie

    Parmi les 49 élus de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume, aucun représentant de gauche. Pourtant, Sylvie Vinceneux, à Saint-Cyr, et Jean-Pierre Meyer, à Sanary, tous deux candidats (PCF) aux élections municipales 2026, étaient présents dans l’audience pour ce premier conseil. Et ils assisteront aux prochains avec assiduité, conscients de l’importance que revêt l’échelon communautaire pour le quotidien des habitants.

    « Nous sommes en contact avec les progressistes d’autres villes », soutiennent les deux candidats aux municipales 2026, bien décidés à « porter ce débat » dans leurs communes respectives, reprochant notamment à leurs maires sortants d’avoir « très peu parlé de la communauté d’agglomération. »

    Leur cheval de bataille : réaliser un « travail pédagogique » auprès des citoyens sur le rôle de la collectivité, ce qu’« aucun des trois candidats n’a mentionné dans son discours, alors que les plus grandes décisions s’y prennent », pointe Jean-Pierre Meyer. Avec des dossiers chauds : « Le plan local d’habitat, la mobilité, l’eau, l’enclavement de la zone économique de Signes », énumère Sylvie Vinceneux, qui insiste sur « la question de la dette du Grand Prix du Castellet [pour laquelle une aide de 184 000 euros a été votée par le conseil en octobre, Ndlr] : est-ce normal que l’habitant paye des sommes astronomiques pour quelque chose qui ne lui apporte rien ? Qu’une petite agglomération ait financé un événement qui est un trou sans fond ? »

    Des sujets pour lesquels le référendum d’initiative locale, qu’ils ont tout deux porté durant les élections, « prendrait tout son sens. » « L’Agglo éloigne les citoyens de la décision. Certains n’avaient pas conscience qu’ils votaient aussi pour le conseil communautaire lors des municipales. Il y a un travail civique à mener, et on a l’intention de le faire », ajoute Jean-Pierre-Meyer.

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).

  • [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    Jean-Pierre Meyer est pragmatique. Le candidat (PCF) de Renouveau pour Sanary sait qu’il lui sera difficile de l’emporter dans une commune acquise à la cause de la droite depuis 1971. Mais celui qui se considère comme « conseiller municipal de la minorité, pas de l’opposition », compte « défendre (son) programme, quel que soit le résultat des élections ». Mais aussi agir en responsabilité, et poursuivre, comme depuis 6 ans, « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune », milite-t-il.

    Car sa voix, en tant qu’unique conseiller municipal de gauche, aura compté. « Le bon sens l’a emporté », affirme-t-il, notamment à travers ses propositions liées à la nouvelle ligne de bus 83 entre la gare d’Ollioules/Sanary et Six-Fours. Et Renouveau pour Sanary espère davantage peser lors de la prochaine mandature, en envoyant un (ou des) candidat(s) supplémentaire(s) au conseil municipal, et en atteignant la barre des 15% pour obtenir un siège au conseil communautaire Sud-Sainte-Baume, « là où se prennent les décisions ».

    Mais il s’agira, aussi et surtout, dans nombre d’autres communes, de porter une voix humaniste et singulière au sein des conseils municipaux. Un ensemble de valeurs qui transparaît dans les programmes des candidats. Par exemple, sur la question du logement, priorité de Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr-sur-Mer. Une évidence pour la responsable de la commission nationale logement du PCF, tête de liste de Saint-Cyr à Gauche, dans une ville qui compte 45% de résidences secondaires. La candidate veut offrir « un logement digne et accessible à tous », en écho à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et même sans fauteuil de maire, elle se battra pour que la commune respecte les 25% de logements sociaux exigés par la loi SRU, et contre l’idée que ces derniers sont l’apanage de la délinquance, alors que plus de 70% des Varois y sont éligibles.

    Un combat primordial contre l’extrême droite

    À La Seyne, trois listes de gauche – qui avancent, malheureusement, chacune de leur côté – mènent le combat progressiste. Parmi elles, celle de Stéphane Sacco (GRS), qui mène la liste de rassemblement Uni.e.s à gauche pour La Seyne, et évidemment, le combat contre l’extrême droite, dont la menace pèse plus que jamais dans la deuxième ville du Var : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli », clame Stéphane Sacco.

    Même maux, même remède à Six-Fours, où Pascal Cabras et Six-Fours à Gauche veulent contrer « l’entente bilatérale entre droite extrême et extrême droite », dans une commune où 70% des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN. « Nous sommes la seule opposition, depuis 2020, qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale » affirme Pascal Cabras.

    L’écologie, valeur cardinale d’Ollioules Autrement, liste de rassemblement menée par Claudie Cartereau (LE). « Face aux crises qui pèsent sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir autrement », martèle celle qui veut faire d’Ollioules « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ». Énergie solaire, îlots de fraîcheur, et sobriété énergétique, autant d’idée qu’elle veillera à infuser dans le débat public. Tout en prônant, comme les autres listes progressistes, la démocratie participative.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    Pour sa dernière réunion publique avant les élections, Jean-Pierre Meyer recevait Léo Purguette, pour une séance de questions-réponses de près de deux heures vouée à présenter le candidat de Renouveau pour Sanary. « Cela ne compense pas le débat public que j’aurais souhaité, que tous les candidats sauf Philippe Heno ont décliné », relevait toutefois Jean-Pierre Meyer.

    Se présentant comme un candidat « au service des autres », il a justifié son choix d’afficher le soutien de partis politiques de gauche : « Sans partis, il n’y a pas de liste. Nous disons qui nous sommes, quand les quatre autres listes sont divers droite. C’est gênant, car quand on élit un maire, on élit un grand électeur, qui élit les sénateurs. »

    Vers un retour de l’eau

    en régie publique

    Le président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur le mandat qui touche à sa fin, marqué par la condamnation du maire Ferdinand Bernhard à 5 ans d’inéligibilité : « Dans le Var, on a créé des petits seigneurs avec des mandats de plus de 30 ans, qui donnent un sentiment de toute-puissance », a répondu Jean-Pierre Meyer, qui s’est dit en faveur d’une « limitation à deux mandats », mais aussi « du référendum d’initiative citoyenne » pour faire contrepoids et renforcer l’engagement citoyen. Sur un dossier qu’il connaît bien, le Centre de traitement obésité infantile Les Oiseaux, sa fermeture est selon lui « un grand gâchis, un scandale d’État ».

    Le candidat communiste s’est ensuite prononcé sur les services publics, déterminants dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat, incarnant selon lui l’un des rares leviers communaux. Le candidat propose ainsi, entre autres, la création d’un centre de santé communal : « Les médecins sont plus enclins à devenir salariés. Cela évite aussi la marchandisation de la santé et protège les valeurs fondamentales de la sécu : la santé pour tous et le tiers payant intégral », plaide-t-il.

    Sur l’important sujet de l’eau, il a évoqué sa prise en charge par la communauté d’agglomération, dont « certains candidats ne parlent pas, alors que c’est là que se prennent les décisions », a-t-il fustigé. Il affirme ainsi « envisager le retour à la régie publique, qui coûte moins cher que la DSP », tout en disant espérer que sa liste fera « au moins 15% pour avoir un siège à la communauté d’agglomération ».

    Sur les questions de vie quotidienne, Jean-Pierre Meyer milite en faveur de l’accession sociale à la propriété, du logement social et de la limitation des Airbnb. Avec le logement, la tranquillité publique, remise en cause par le narcotrafic. « S’attaquer aux dealers ne suffit pas, il faut que l’État remplisse sa mission régalienne », martèle-t-il. Un frein au vivre ensemble comme l’est le manque d’accès à la culture, dont « on a laissé croire qu’elle ne pouvait appartenir qu’à des classes sociales élevées », et que celui qui se présente comme un « élu de la minorité, pas de l’opposition » veut avant tout que sa liste soit « utile à l’intérêt commun » comme le proclament ses affiches.

  • Toulon en Commun dénonce la violence politique

    Toulon en Commun dénonce la violence politique

    « Nous sommes choqués et avons porté plainte car nous voulons dénoncer cette agression », explique André De Ubeda (PCF).Et de poursuivre : « Toulon En Commun et Magali Brunel refusent toute dérive dans la campagne électorale. L’intimidation et la violence n’ont pas leur place vis-à-vis d’aucun candidat ou citoyen. Seul le débat d’idées sur la base des programmes, et des visions de ceux qui les défendent doit départager les listes en présence. Nous, nous voulons porter un programme, des valeurs, des principes, un changement par les idées.Le débat, la controverse, oui ! La violence et les insultes, non ! Toulon, comme la France, a besoin de concorde. »

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »

    Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.

    La primauté des élections communautaires

    Jean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.

    Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.

  • Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Le secrétaire de la fédération PCF Pierre Daspre a commencé son allocution en adressant ses meilleurs vœux de santé, mais aussi de paix « dont nous en avons grandement besoin plus que jamais ».

    Avec un terrible constat : « Plus de 60 pays sont en guerre en début janvier, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » Le responsable politique pointant que « la situation internationale s’est détériorée de façon considérable depuis l’arrivée de Trump et son équipe de gangsters au pouvoir ». Mais aussi la place centrale prise par l’extrême droite dans la recomposition des rapports de force mondiaux. Sans compter les barrières qui ne cessent de tomber entre la droite conservatrice et cette extrême droite grimpante.

    Dans ce contexte, dénonce-t-il, le président Macron, a annoncé sa décision de lancer les travaux de réalisation d’un futur porte avion qui est « une impasse stratégique dangereuse, coûtant bien au-delà des 10 milliards d’euros annoncés ». Et de poursuivre : « Le PCF réaffirme son exigence de reconstruire un outil de défense modernisé, sous contrôle de la nation, concentré sur les missions de la défense nationale, au service d’une politique de paix et de respect du droit international. »

    Les candidats aux municipales

    Place a été donnée ensuite aux élections municipales, avec la présentation des candidats communistes du département. Les têtes de liste pour commencer, avec Christine Romano, à Fréjus, Jean-Pierre Meyer, à Sanary et Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr. Ainsi que les apparentés communistes Pascal Cabras à Six-Fours, et Christiane Vincents à Solliès-Pont. Mais aussi tous ceux qui comme André De Ubeda à Toulon (2e place) ou Brigitte Cheinet et Cédric Turco à La Seyne sont des piliers des listes de rassemblement.

    « L’heure est aujourd’hui à la bataille », intervient le président et directeur éditorial de La Marseillaise Léo Purguette, en pointant que « l’extrême droite a décidé de faire des municipales une étape majeure de sa conquête du pouvoir ». Ce qui est particulièrement vrai dans notre département rappelle-t-il, notamment à Toulon, « un comble au regard du désastre financier et démocratique qu’avait été la gestion de cette commune par le FN dans le passé ». Et de poursuivre : « Le monde du travail, ceux qui ressentent durement l’injustice sociale n’ont rien à attendre dans ces municipales de cette force politique qui vient de voter 5 milliards d’euros de baisse des dotations aux collectivités locales... » L’occasion de réaffirmer que dans cette bataille qui s’annonce rude, « tous ceux qui peinent et qui espèrent ont un point d’appui inestimable ici dans ce département, c’est la Marseillaise ».

    C’est de la salle ensuite que sont parties les interventions. De Brigitte Cheinet (La Seyne) : « On a un programme qui est chiffré et aujourd’hui notre combat c’est contre la droite et l’extrême droite. » Puis de Sylvie Vinceneux (Saint-Cyr) : « En 2020, nous avions un certain nombre de difficultés quand on était sur des listes à faire valoir nos idées communistes et nos propositions, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui nos idées impriment. il faut maintenant les traduire en adhésion et en électeurs ».

    Jean-Pierre Meyer (Sanary) insiste à ce sujet sur « l’importance d’avoir des élus communistes, militants parmi les militants » : « C’est un des meilleurs moyens pour créer les conditions du rayonnement de nos idées. » André De Ubeda est revenu, lui, sur « le symbole politique » que représente Toulon. « Nous espérons être en deuxième position au soir du 1er tour pour qu’il y ait un sursaut républicain, et peut-être, ça serait un tremblement de terre, la victoire. C’est une petite fenêtre historique, un trou de souris…» Autant donc se préparer à s’y faufiler.

    Et de laisser la conclusion à Léo Purguette qui a lancé : «Vive le communisme, vive La Marseillaise et vive la Résistance ! »

  • Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Candidat de la gauche aux élections de 2020, ce qui lui avait permis de glaner un poste au conseil municipal, Jean-Pierre Meyer ne va pas tout bouleverser en 2026, mais tout de même apporter quelques retouches à sa liste. Celle-ci, et les 33 colistiers, s’inscrivent dans la continuité de la précédente, tout en s’offrant un vent de fraîcheur nécessaire, et parfois contraint : « C’est une liste renouvelée à plus de 50%. Un certain nombre de personnes qui étaient avec nous en 2020 nous ont quittés, d’autres sont partis. Mais il était évident de prendre appui sur ceux qui, depuis 2020, m’accompagnent dans cette mission. Je ne sais pas s’il faut les citer, mais il y a un noyau dur très diversifié de citoyens encartés ou pas », décrit l’élu de 70 ans.

    Une continuité qui s’exprime également dans les orientations du projet politique, qui « s’appuie sur celui de 2020, qui n’a pas pris une ride. Il est en cours de finalisation. On se donne jusqu’au 19 février, date de la réunion de présentation du programme, pour l’affiner », explique-t-il. Avec une volonté affirmée de favoriser la démocratie de proximité : « Il s’inscrit dans une vision municipale qui associe les citoyens à la vie de la cité. On veut favoriser la participation citoyenne. Nous voulons réconcilier les gens avec la vraie politique, pas celle qui consiste en des intérêts personnels, mais celle qui agit pour concrétiser un slogan qui nous est cher : mieux vivre tous ensemble à Sanary. Il y a également toute une série de propositions qu’on va réactualiser, car certaines de 2020 se réalisent, comme le projet d’accession sociale à la propriété, un sujet sensible notamment pour la jeunesse qui a du mal à rester à Sanary eu égard aux prix des logements. »

    « Rééquilibrage générationnel »

    La jeunesse, un facteur important pour Jean-Pierre Meyer, pour qui ce sera la dernière campagne : « La campagne et le mandat seront ceux de la relève. On doit laisser notre place aux plus jeunes car ils constituent l’avenir. Nous aurons donc une représentation des 35-45 ans. Ce ne sont pas des tout jeunes, ils sont encore en nombre insuffisant, mais nous comptons sur eux pour gagner des personnes de leurs générations et de celles qui les précèdent. Il faut qu’ils soient en situation de prendre de plus en plus la parole pour porter leur vision de la place que doit avoir la jeunesse à Sanary. Ça fait partie de nos objectifs : créer les conditions du rééquilibrage générationnel. On a ce problème à Sanary comme dans beaucoup de stations balnéaires méditerranéennes, à cause des prix et l’insuffisance des infrastructures pour la petite enfance, le manque de transports en commun. L‘échelon municipal nous paraît être le plus évident pour permettre de renouer entre citoyens et politiques, car les communes ont encore assez de pouvoirs pour mettre en place des décisions proches de la volonté populaire », veut croire l’élu.

    Enfin, la liste revendique une vertu, sa transparence : « Comme en 2020, nous avons opté pour une liste de rassemblement de citoyens et de citoyennes adhérents ou pas à un parti politique, mais soutenus par le PCF, les Écologistes et le PS, et qui ont le même idéal progressiste et écologique. Et nous avons tous considéré qu’il était primordial de dire aux électeurs qui nous sommes et qui nous soutient. Contrairement aux six listes qui risquent de se présenter en face, qui sont soit DVD, soit sans étiquette. Nous, on fait le choix de marcher à visage découvert, c’est la moindre honnêteté qu’on doit aux électeurs », conclut la tête de liste de Renouveau pour Sanary.

  • La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    Seul représentant de la gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer repart pour un tour. L’élu communiste de 70 ans, tête de liste de « Renouveau pour Sanary », compte poursuivre son projet progressiste d’union, dans la continuité du précédent, avec des bases solides : « Nous avions une liste de citoyens pas forcément engagés, mais qui avaient le cœur à gauche, et l’engagement des Écologistes, du PS et du PCF. Nous avions la ferme volonté de ne pas partir masqués, car c’est un élément d’efficacité et de démocratie. Nous avons besoin des partis, de lieux où les gens peuvent réfléchir ensemble. Nous avons en partage un projet humaniste », soutient-il.

    Projet participatif

    Un projet dont chaque composante se veut marquée du même sceau : celui de la démocratie, qui a montré ses défaillances au niveau local, notamment sur la question de l’eau et la cession polémique de la compétence par la communauté de communes Sud-Sainte-Baume à deux Délégations de service public (DSP) tenues par Veolia et Suez : « Les gens ont découvert le passage en DSP à la lecture de leur facture. Il aurait été si simple de les prévenir. Il faut que les citoyens puissent s’exprimer à tout moment. C’est pour cela que nous sommes attachés au référendum d’initiative citoyenne », annonce Jean-Pierre Meyer.

    Cette question de l’eau sera l’un des enjeux centraux de la future mandature, alors que les DSP courent jusqu’en 2031 : « Les profits de ces entreprises leur permettent de donner des dividendes aux actionnaires. Et c’est vous qui payez des services qui sont plus chers », fustige-t-il, remettant en cause les raisons invoquées par les responsables politiques : « On a justifié cela par le manque de compétences et de moyens. 28% de l’eau est distribuée par des régies publiques en France. De nombreuses collectivités y reviennent. Avec ce format, il n’y a pas à payer d’actionnaires. En 2026, on va élire des conseillers communautaires qui auront à se prononcer sur l’avenir de la DSP. Veut-on continuer à payer des actionnaires ou prendre nos responsabilités d’élus, pour le meilleur au meilleur prix, sur un produit qui va devenir de plus en plus rare ? »

    La question du logement a également été abordée, dans une commune où « plus de la moitié de la population a 60 ans et plus. Le marché immobilier est très élevé, la jeunesse ne peut pas rester. Ça nous pousse à mettre l’accent sur le locatif et le logement social, où on n’est qu’à 7%. Il faut retrouver un équilibre générationnel », avance le communiste, mettant également en avant le concept « d’accession sociale à la propriété, sur des terrains qui appartiennent à la municipalité, ce qui permet de vendre des appartements 30 à 40% moins chers. Nous avons permis de faire voter cela en 2024, avec un élu sur 33. Il faut que cela soit mis en œuvre désormais. »

    Attirer la jeunesse

    Mais aussi, toujours dans l’optique d’attirer la jeunesse, « une offre de mobilité plus importante, en réfléchissant à la gratuité comme le fait Toulon en commun » et « une crèche municipale. On n’a que des crèches associatives tenues par des bénévoles, qui passent leur temps à courir après les subventions. »

    Enfin, l’écologie n’est pas en reste, « ne serait-ce que par rapport aux inondations. Il ne suffira pas de rehausser les quais. Et de lister : l’isolation, des dispositifs prenant en compte les changements de conditions climatiques, l’utilisation de certains matériaux, la création d’espaces pour produire de l’énergie renouvelable… Tout une somme de petites mesures mises bout à bout qui peuvent changer les choses », conclut Jean-Pierre Meyer. Et d’inviter les personnes partageant son projet à le rejoindre, il reste des places sur la liste !