Tag: Jean-Marc La Piana

  • Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Il l’avait annoncé par voie de presse, c’est désormais au public que Jean-Marc La Piana (DVG), à la tête d’une liste de gauche, a officiellement présenté sa candidature aux élections municipales de 2026. L’élu a choisi la mairie de annexe de Biver, qui se sent souvent oubliée « lorsque l’on parle de Gardanne », rapporte le candidat, pour réitérer l’annonce et en répétant : il n’est « pas un homme seul, il y a des gens autour de moi » et un « homme de gauche » sans être affilié à un parti politique.

    Dans la salle, pleine, citoyens, représentants d’associations et forces de gauche ont répondu présent. « Ce soir, la situation est grave. Vous vous en doutez tous, c’est à partir de la que nous allons travailler, lance Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens. Au-delà des divergences du passé, le temps est à l’action. C’est pour cela qu’on est là ce soir. Voyez, cette action ne pourra pas se faire sans vous. Les partis politiques de gauche, les associations comme le Collectif Citoyen [groupe d’opposition mené par Claude Jorda, PCF], comme Reconstruire ensemble [groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana, DVG], on initie un travail ensemble que l’on souhaite aujourd’hui ouvrir aux citoyens pour qu’ils y participent. Je ne viens pas encore vous demander de voter pour nous, la liste n’est pas encore faite », poursuit le candidat.

    Impliquer le citoyen

    « La demande aujourd’hui est de nous aider à construire un avenir pour Gardanne et Biver (…) le programme, sera fait avec tous ceux qui le souhaitent. » Si la liste de l’équipe La Piana doit encore se préciser, que le programme reste encore à définir, quelques « priorités » ont été égrenées, fil rouge des groupes de travail copilotés par les soutiens de la liste, mis en place et réunis chaque mardi soir, au Cercle de l’Avenir. Sécurité, éducation, tant sur l’enveloppe que sur le contenu, les services publics, l’emploi, la santé ou le développement durable… Le tout motivé par ces « valeurs » : l’intégrité, l’humanisme, la confiance « que nous avons perdue » et la transparence. « Ce sera une équipe municipale qui ne va pas simplement se contenter d’avoir trois ou quatre personnes qui vont décider », glisse Jean-Marc La Piana. « Je vous demande de rejoindre les équipes travail, a finalement conclu le candidat. C’est un appel fort, il n’y a pas de temps à perdre. On a déjà perdu six ans. Notre diversité fera notre force. » « Aujourd’hui, la demande d’intervention des citoyens qui s’engagent est extrêmement forte, les gens veulent intervenir pour proposer, donner des idées, et avoir des moyens d’agir, que nous, politiques, devons leur donner », ajoutera au nom du groupe Anne Mesliand (PCF). Autant de sujets sur lesquels rebondira le public présent, largement préoccupé par des questions de sécurité, de logement, incarnées par le Collectif Veline 1, qui a pu prendre la parole, parmi d’autres.

  • Jean-Marc La Piana candidat à la tête d’une liste d’union de la gauche à Gardanne

    Jean-Marc La Piana candidat à la tête d’une liste d’union de la gauche à Gardanne

    Je ne suis pas un homme seul, vous en êtes la preuve. J’aimerais que ma candidature soit un appel à la population de Gardanne et de Biver pour se rassembler », a répété à plusieurs reprises Jean-Marc La Piana (DVG). Ce mercredi, cet élu d’opposition à la majorité, fondateur de la Maison de Gardanne, a officiellement annoncé sa candidature aux élections municipales 2026, en présence d’une petite foule de soutiens, associations et membres de partis de gauches.

    La course à la mairie est donc lancée avec trois candidats : Jean-Marc La Piana (DVG), le maire sortant Hervé Granier (LR) et Bruno Priouret (RN). Jusque ici, les deux derniers font cavaliers seuls, tandis que l’ensemble des forces de gauche officialisait, en avril dernier, leur alliance en vue des municipales. Exit donc les divergences entre différents partis, notamment entre Claude Jorda (PCF), à la tête du Collectif citoyen Gardanne-Biver, et le candidat aux municipales Jean-Marc La Piana. Issus de la majorité de Roger Meï (maire PCF de la commune de 1977 à 2020), les deux hommes avaient fait liste à part pour le dernier scrutin municipal (voir nos précédentes éditions).

    Un travail « collectif »

    « Je ne suis pas un homme de parti, mais un homme porteur des valeurs de gauche, précise Jean-Marc La Piana. C’est tout naturellement que nous nous sommes rencontrés avec le Collectif citoyen, l’association Reconstruire ensemble et les différents partis politiques de gauche. On me demande si je suis toujours en accord avec le Parti communiste ? Oui. Il y a les socialistes, les communistes, Place publique et les écologistes. Dans le Collectif, il y a des gens qui sont venus travailler avec nous, qui font partie de la France insoumise. LFI ne s’est pas prononcée, mais ces personnes qui travaillent avec nous, à partir du moment où elles sont là dans l’intérêt de la ville pour créer un projet collectif, auront leur place. »

    Depuis plusieurs mois, les composantes de l’alliance travaillent sur un « projet citoyen » qui sera présenté « dans les temps » à la population et une invitation « à nous suivre » est lancée. « Je veux être garant de ce travail. à partir du moment où le projet fait sens pour chacun de nous, l’équipe doit être capable de le porter tout au long du mandat », engage Jean-Marc La Piana.

    Mardi soir, rapporte le candidat, une trentaine de personnes se sont réunies pour travailler la thématique du service public, dont « l’abandon » à l’échelle gardannaise et biveroise, illustrée par « des employés municipaux maltraités », est l’un des moteurs de la « colère » de Jean-Marc La Piana. S’y ajoutent, pour le candidat, l’abandon du centre de culture scientifique remplacé par la Smart City, des promesses d’investissement pour l’éducation abandonnés, le « budget insincère » pointé par la Chambre régionale des comptes et l’absence de consultation dans l’élaboration de projets. « Qui peut croire que le programme [municipal] a été rempli à 80% ?, interroge Jean-Marc La Piana. Dans ma colère, il n’y a pas que la question des projets, mais aussi celle des pertes de valeurs. Porter l’éducation au plus haut, la sécurité, les services publics, c’est porter le bien vivre ensemble ». Objectif, donc, « redonner confiance à la population », via les consultations publiques, en s’appuyant sur un « tissu de partis et d’associations ».

    Pas encore établie, la liste sera « le fruit d’un travail collectif », promet Jean-Marc La Piana. Le 6 novembre prochain, une réunion publique doit permettre d’évaluer et rendre public « l’état d’avancement du travail. L’objectif sera d’informer, donner envie aux gens de nous rejoindre. Il n’y aura pas la présentation du programme préétabli, mais des pistes sur lequel le travail a déjà été fait », assure le candidat.

  • Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma des 3 Casinos ne rouvrira finalement pas ses portes à temps pour le Festival cinématographique d’automne, inscrit à l’agenda culturel pour octobre. Dossier culturel épineux depuis près de dix ans, totalement fermé depuis novembre 2022, l’actuelle majorité avait assuré, lors de sa campagne en 2020, prendre à bras-le-corps les rénovations du lieu.

    En conseil municipal, jeudi 25 septembre, le dossier a de nouveau été mis sur la table après une question posée par Jean-Marc La Piana (SE), chef de file d’un des deux groupes d’opposition de gauche : « Est-ce qu’on pourrait avoir un état des lieux sur le cinéma ? ». Dossier d’huissier à l’appui, projeté face à la salle de conseil, le premier adjoint, Antonio Mujica, s’est appliqué à détailler les raisons de ce retard, sur cet « ouvrage ancien » pour lequel il existe une « part d’aléas conséquents, d’un autre type de nature », selon l’élu.

    Première surprise, la présence d’amiante a été découverte lors des premiers travaux de diagnostic. Après désamiantage des zones, l’entreprise chargée d’une dépose découvre « des dizaines et dizaines de mètres cubes de gravats dissimulés sous la scène [fermée en 2013, Ndlr], visiblement issus du chantier de 2011. Le plus grave étant que la majeure partie des déchets étaient constitutifs de déchets amiantés », poursuit Antonio Mujica. Devant la gravité de la situation, nous avons rapidement fait réaliser un constat d’huissier. Ces aléas ne révèlent pas d’un aléa technique classique, mais d’un aléa d’un autre registre que nous vous laissons apprécier. Tant sur le suivi de cette opération que sur la gestion du domaine public », assène le premier adjoint, sans pointer explicitement l’ancienne municipalité. Des défaillances dans la structure ont également été soulignées dans la présentation.

    Ouverture fin décembre

    « Quand vous voyez comment étaient montés les murs, on se demande comment ça a pu tenir autant de temps sans qu’il n’y ait un drame (…) la mise en danger d’autrui se fait à double titre », conclut le premier adjoint. « On ne va pas commencer à faire le procès de l’ancienne mairie, intervient Hervé Granier, maire (LR) de la commune. Les entreprises mandatées par l’ancienne mairie sont, elles, les responsables. Soyons factuels et honnêtes (…), on se retrouve aujourd’hui avec une structure fragilisée. » «  On a l’habitude qu’on dise que c’est de notre faute », intervient de son côté, Jean-Marc La Piana, élu d’opposition de gauche et ancien adjoint à la culture sous Roger Meï (PCF). Ce n’est pas la question, pour Hervé Granier. « On peut juste se dire : tant mieux qu’il n’y ait pas eu d’accident. Je veux juste que les gens comprennent pourquoi on est en retard (…) Par contre, (ces surprises) auraient pu impliquer la responsabilité pénale de M. Meï s’il y avait eu un accident », conclut le maire. La volonté de la municipalité est que ce cinéma sorte rapidement. (…) On a des délais fin décembre, début janvier. Honnêtement, que ce soit ouvert avant ou après les élections, on s’en fiche. »

    En attendant, une salle provisoire reste ouverte en face du chantier toujours en cours.