Tag: Jean-Louis Masson

  • Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Dans un territoire marqué par l’agriculture, sur le littoral comme dans l’arrière-pays, l’agritourisme représente un levier de diversification essentiel pour les exploitations agricoles confrontées à des défis économiques et climatiques croissants. Un enjeu d’autant plus important dans le premier département touristique de France. Déjà doté d’une proportion d’exploitations engagées dans cette activité deux fois supérieure à la moyenne nationale, le Var entend structurer et renforcer cette dynamique.

    Une filière qui incarne « une alternative au tout plage et tout soleil », appuie le président (LR) du Département, Jean-Louis Masson, et qui permet de « faire découvrir le département dans son authenticité et ses spécificités, et représente un complément de revenu intéressant pour les agriculteurs ».

    C’est à cet égard que le Comité de pilotage « Agritourisme dans le Var », créé en 2025 et réunissant l’État, le conseil départemental du Var, la chambre d’agriculture du Var, l’Agence de développement Touristique (ADT) Var tourisme et les représentants des filières, lance un guide d’accompagnement des projets agritouristiques. « Le diagnostic de la chambre d’agriculture montre une volonté de développer l’activité agritouristique. 180 agriculteurs ont émis ce désir », affirme Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Une simplification des lois attendue

    Ce guide, voué à être réactualisé avec les retours d’expérience, affiche une triple vocation : faciliter l’accès aux règles d’urbanisme pour les exploitants, qui ne sont pas forcément spécialistes en la matière ; ériger des règles communes entre élus, chambre d’agriculture et services de l’État pour que les projets soient lus avec les mêmes critères, et enfin, permettre aux exploitants d’identifier l’ensemble des volets à prendre en compte, sur le plan pratique (risques naturels…) comme légal.

    Sur ce dernier aspect, « nous attendons une loi de simplification », milite Sylvain Audemard, président de la chambre d’agriculture du Var, qui joue un rôle de « guichet unique » pour « orienter les exploitants dans leur projet ». Un texte voué à apporter plus de souplesse en matière d’urbanisme et de fiscalité, deux freins à l’expansion de l’activité agritouristique. « Dès lors qu’on est raisonnable sur les objectifs et qu’on ne transforme pas les exploitations agricoles en lieux touristiques, tout est conciliable à travers l’adaptation des textes nationaux », a répondu le préfet Simon Babre, laissant entendre que les services de l’État étaient ouverts à l’idée, mais pas à n’importe quel prix.

  • Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    La loi pour un nouveau pacte ferroviaire, promulguée le 27 juin 2018, permet depuis le 3 décembre 2019 l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des lignes TER dans les régions, à travers des appels d’offres accessibles à des opérateurs autres que SNCF Voyageurs. La Région Sud a fait figure de pionnière en devenant, il y a un an, la première à déléguer l’exploitation d’une ligne ferroviaire, celle reliant Marseille à Nice via Toulon, à l’opérateur Transdev. Liaison plus directe que la ligne Marseille-Hyères, exploitée par SNCF Voyageurs, qui dessert de nombreuses gares intermédiaires.

    Ce premier anniversaire a été célébré mardi à travers – cela se conçoit – un voyage en train entre Marseille et Toulon. Y ont notamment participé le président (Ren) de Région, Renaud Muselier, accompagné de son vice-président délégué aux transports, Jean-Pierre Serrus, ainsi que le président-directeur général de Transdev, Thierry Mallet. Ils ont été accueillis par la maire (SE) de Toulon, Josée Massi, et le président (LR) du Département du Var, Jean-Louis Masson.

    Ce dernier n’a pas manqué de faire remarquer que « le train [était] arrivé avec quatre minutes d’avance, alors que la ligne était la lanterne rouge au niveau national il y a quelques années ». Une pique à peine voilée à l’égard de la SNCF, qui traduisait sa satisfaction : « Nous sommes le 2e Département le plus peuplé de la région et le premier département touristique de France. Nous avons besoin d’une offre de transport au meilleur niveau. Notre maillon faible était le réseau ferroviaire, ce n’est plus le cas. »

    Le billet augmente,

    les abonnements baissent

    Le bilan de cette première année est positif : 5 millions de voyageurs (+45%), une offre doublée avec 18 trains par jour desservant neuf gares, dont quatre dans le Var (Toulon, Carnoules, Les Arcs et Saint-Raphaël), une régularité passée de 96,4% en 2025 à 98,59% en 2026 et un taux de satisfaction estimé à 96%, alors que les premières semaines semblaient dire le contraire. Le tout via 16 trains neufs dotés du wifi et de 350 places assises par rame. Ce qui peut donner aux voyageurs de la ligne Marseille-Hyères, aux rames vieillissantes, l’impression d’un réseau à deux vitesses. « Toutes les rames seront changées ou rénovées », assure Jean-Pierre Serrus.

    Le prix du billet à l’unité, en hausse (16,60 euros pour un Marseille-Toulon, quel que soit l’opérateur), alors que l’ouverture à la concurrence laissait imaginer une dynamique inverse, apparaît néanmoins peu incitatif, malgré l’urgence de sobriété énergétique rappelée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui évoque une augmentation de 50% des besoins d’investissement dans le réseau ferroviaire (de 3 à 4,5 milliards d’euros) d’ici 2028 pour adapter le réseau au changement climatique. « On a baissé l’abonnement de 20% », justifie Jean-Pierre Serrus, évoquant le choix de miser sur « un report modal fort », plutôt que sur un usage occasionnel. Le vice-président aux transports souligne par ailleurs que des offres existent pour les bas revenus, jusqu’à -90% pour les quotients inférieurs à 600 euros.

    Le budget de cette ligne est de 50 millions d’euros par an pour la Région, avec des revenus estimés à « 41, 48 et 50 millions d’euros dans les trois prochaines années. Donc on va avoir, pour la première fois, un budget à l’équilibre », se félicite Renaud Muselier. Au détriment des salaires de cheminots qui, eux, ne sont pas à la hauteur.

  • Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le Var est en deuil. Dominique Lain, maire du Luc-en-Provence, est décédé dimanche 14 juin aux alentours de 23 heures, à l’âge de 61 ans. Hospitalisé à l’hôpital de la Timone à Marseille après un infarctus survenu à la fin du mois de mai, il avait été opéré, mais n’a finalement pas survécu. L’annonce a été faite par la mairie sur Facebook.

    « Engagé »

    La semaine dernière, l’élu avait annoncé sa mise en retrait de la vie politique pour quelques mois. Élu maire en 2020 puis reconduit en mars dernier, il était également conseiller départemental depuis 2015, vice-président du conseil départemental du Var chargé de la sécurité et de la prévention des risques, président du Sdis 83 (Service départemental d’incendie et de secours) et de la communauté de communes Cœur du Var.

    Le préfet du Var Simon Babre, dans un communiqué, salue « un élu de terrain, proche de ses concitoyens, engagé pour offrir une ambition à sa commune du Luc-en-Provence et pour la concrétiser ».

    L’émotion est forte dans le département. Le président du conseil départemental, Jean-Louis Masson, a évoqué « une immense tristesse » après la disparition de son « ami fidèle ». Il a salué « un élu d’exception, profondément attaché à son territoire et à ses habitants », soulignant son « courage », sa « loyauté » et sa « profonde bienveillance ». Dans un communiqué, les sapeurs-pompiers du Var décrivent un « président disponible et impliqué ». Les hommages se multiplient également de la part de nombreuses personnalités politiques varoises, tels que Thierry Bongiorno, maire de Gonfaron, ou Yannick Simon, ancien maire de Cabasse et ancien président de Cœur du Var, tous deux proches du disparu.

    Au Luc-en-Provence, un livre de condoléances a été ouvert à l’accueil de la mairie. La première adjointe, Élisabeth Mariottini, devrait assurer l’intérim à la tête de la commune jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal.

  • [Logement] Dans le Var, Jean-Louis Masson dénonce un « passage en force »

    [Logement] Dans le Var, Jean-Louis Masson dénonce un « passage en force »

    Le ton monte. Le préfet du Var a présenté, mercredi, sa stratégie pour augmenter la production de logements dans le département (notre édition du 4/06). Simon Babre a notamment affiché sa fermeté vis-à-vis des maires qui ne respectent pas les objectifs de la loi avec, par exemple, droit de préemption urbain sur les fonciers. Le préfet a annoncé avoir signé un arrêté pour récupérer la compétence de délivrance des permis de construire de Carqueiranne (un peu plus de 9 000 habitants).

    C’est dans ce contexte que le président du Département du Var, Jean-Louis Masson (LR), publie un communiqué, dimanche, intitulé « Logement : oui. Passage en force : non » : « J’apporte tout mon soutien à Arnaud Latil, maire de Carqueiranne (…). Personne ne conteste la nécessité de construire des logements. Mais cette politique ne peut se faire contre les territoires (…). » Il ajoute : « Les maires (…) doivent être écoutés et respectés, non placés devant le fait accompli. Je défends le principe d’un dialogue fondé sur la concertation et le respect des collectivités locales. L’avenir de nos communes ne se décide pas par injonction, mais par la coopération. »

  • Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Pour faire face au changement climatique, à la pollution et à la densification urbaine, les villes doivent aujourd’hui faire le choix de réintroduire la nature dans leurs espaces publics. Autrement dit : davantage de végétation, d’espaces verts et de biodiversité. Une volonté politique salutaire pour l’environnement, la santé et la qualité de vie des habitants, qui anime Toulon avec ses 85 parcs et jardins intra-muros.

    C’est ce qu’en substance est venue rappeler, mardi matin, la maire sans étiquette de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de l’agrandissement de 10 000 m2 du jardin des Lices.

    Un espace de partage également, puisqu’entre pinède et massifs méditerranéens, les publics peuvent profiter entre autres de jeux inclusifs – dont un tourniquet accessible en fauteuil ou poussette -, d’agrès sportifs et d’une piste cyclable.

    Pour mémoire, la renaturation des lieux a été rendue possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes à la place desquels ont été plantés 390 arbres, 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    À noter également, un parcours d’activité et de découverte de la biodiversité. La première magistrate a d’ailleurs salué les associations engagées dans la démarche : la LPO, Chercheurs en herbe, ainsi que Martinets d’ici et d’ailleurs. Un cheminement initiatique qui ne présente que des vertus, souligne-t-elle, puisqu’« on aime ce qui nous émerveille et on protège ce que l’on aime ».

    Pour une ville

    plus résiliente

    Et de poursuivre : « L’extension des Lices s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un arc vert reliant la gare à la porte d’Italie, une continuité écologique qui structure la ville et améliore durablement notre cadre de vie. » Avec ici, « un parc qui ressemble à Toulon, pour tous, vivant, familial, sportif et où chacun trouve sa place ».

    Aux abords, les parkings ont également été désimperméabilisés pour améliorer l’infiltration des eaux pluviales et un éclairage LED à faible impact sur la faune a été installé.

    « Ce parc est un symbole de la ville que nous voulons construire ensemble. Une ville où la nature infiltre harmonieusement l’urbain », insiste Josée Massi.

    Une réalisation qui s’inscrit dans la dynamique par celle du jardin Alexandre 1er, entièrement repensé dans le cadre du quartier Chalucet en 2020, aujourd’hui labellisé Jardin remarquable. Et le parc de la Loubière, créé, lui, sur une ancienne friche industrielle.

    Josée Massi conclut : « Chers Toulonnais, ce parc est le vôtre. Je vous invite à vous l’approprier, à le faire vivre et à le respecter. Et continuons, ensemble, à construire une ville où la nature a toute sa place. »

    Le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), reconnaît « qu’il y a eu un tournant dans la société ». « Peut-être qu’il y a quelques années on aurait fait des immeubles or, aujourd’hui, on remet en place des espaces verts », ajoute-t-il.

    Pour le secrétaire général de la préfecture, Lucien Guidicelli, cette inauguration illustre l’ambition de Toulon : « Vous voulez rendre votre ville, Madame le maire, plus agréable à vivre, plus résiliente et plus adaptée aux défis climatiques. Et je crois que tout le monde s’accorde à dire que ce nouvel espace de nature est une réalisation exemplaire par la place accordée au végétal, à la biodiversité, aux mobilités douces, aux sports, ainsi qu’à l’inclusion. »

    De quoi donner envie de venir y flâner et rêver à un monde plus juste, plus vert et plus durable, capable de relever le défi de l’adaptation au changement climatique.

  • Le département du Var récompense la recherche et l’innovation

    Le département du Var récompense la recherche et l’innovation

    Lancés fin 2024 par le conseil départemental, les Prix de l’innovation et de la recherche du Var s’inscrivent dans le cadre de la politique « Var, terre d’innovation », qui entend mettre en relation le domaine public, la recherche, la formation et les activités économiques, en promouvant de nouveaux modèles de développement territorial pour les années venir.

    Cette année, plus de 50 candidats, étudiants, associations, chercheurs, acteurs de l’économie sociale et solidaire, entrepreneurs ou collectivités locales ont concouru dans cinq catégories (innovations technologique, sociale et environnementale, prix des collectivités et le prix nouvellement créé « valoriser notre territoire »), auxquelles s’ajoutait le prix « coup de cœur du jury ».

    « Comme en matière de protection de l’environnement, nous avons l’ambition de fédérer l’innovation. Nous avons eu des projets de qualité, compliqués à départager », a salué le président du Département, Jean-Louis Masson.

    Ont ainsi été récompensés, entre autres, le projet Stop Crabe 83 (innovation environnementale), qui vise à limiter la prolifération du crabe bleu par des moyens scientifiques et sociaux, le dispositif Seat Up (innovation sociale) destiné à favoriser l’accueil des personnes à mobilité réduite lors des concerts grâce à des sièges ajustables en hauteur, et le projet de chauffage solaire Sunaero (innovation technologique), qui permet de diffuser un air chauffé jusqu’à +30 °C par rapport à la température extérieure. Chacun d’entre eux a reçu une aide de 10 000 euros. « Et on réfléchit à accompagner les projets pas encore mûrs dans leur progression », note Laetitia Quilici, vice-présidente du Département à la commission numérique, enseignement supérieur, recherche et innovation.

  • Le projet Var Bleu pour sécuriser l’accès eau du territoire est lancé

    Le projet Var Bleu pour sécuriser l’accès eau du territoire est lancé

    Face aux sécheresses répétées et à la pression croissante sur la ressource en eau, la Région Sud, le Département du Var et la Société du canal de Provence (SCP) ont officiellement lancé, jeudi 30 avril à Rians, le programme Var Bleu. Présenté comme « le grand réseau de l’eau » du territoire, ce projet structurant vise à garantir, sur le long terme, l’accès à l’eau potable, l’irrigation agricole et la protection contre les incendies dans un département particulièrement exposé au changement climatique.

    Liaison permienne

    « En Région Sud, nous faisons face à des sécheresses plus fréquentes, plus longues, qui mettent sous tension l’ensemble des usages. Dans ce contexte, agir n’est plus une option : c’est une responsabilité », souligne Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, rappelant que Var Bleu s’inscrit dans la continuité du Plan Or Bleu, lancé par sa collectivité pour préserver la ressource en eau. L’objectif est clair : « Préserver les besoins essentiels, de l’eau potable à l’agriculture, en passant par la protection contre les incendies. »

    Jean-Louis Masson, président (LR) du Conseil départemental du Var, insiste sur la dimension de solidarité territoriale du programme. « J’ai souhaité que les sujets de la gestion et de la préservation de l’eau soient au cœur de l’action de proximité du Département auprès des Varois », rappelle-t-il, évoquant la démarche Var Eau 2050 et le plan Var Eau Solidaire, adopté en 2025. Sa collectivité a d’ores et déjà engagé 20 millions en 2026 et 2027 pour sécuriser les ressources et promouvoir les économies d’eau, avec plus de 500 000 euros attribués depuis janvier à 11 communes et intercommunalités.

    Au cœur de Var Bleu, une nouvelle infrastructure hydraulique majeure : la liaison permienne. Plusieurs solutions d’aménagement sont à l’étude ; le scénario privilégié à ce stade consiste en une adduction de 52 km qui relierait Belgentier à Vidauban, en traversant le sillon permien. Cet ouvrage permettra de transférer une partie des ressources stockées dans les barrages du Verdon vers les territoires varois, via la branche varoise du canal de Provence, en complément – et non en substitution – des ressources locales. « L’objectif n’est pas de remplacer les ressources existantes, mais de les soulager en période de tension forte », précise la SCP, gestionnaire historique du canal de Provence depuis près de 70 ans.

    Enquête publique en 2030

    Sa présidente insiste sur la philosophie générale du projet : « Var Bleu, c’est d’abord une vision, fondée sur la solidarité entre les territoires, la sobriété des usages et la préservation des milieux naturels. » Le programme repose sur trois piliers : une infrastructure de transport d’eau, le déploiement de réseaux multi-usages à l’échelle locale, et des actions concrètes pour économiser la ressource. À terme, près de 60 communes supplémentaires et 15 000 hectares agricoles pourraient être raccordés.

    Avant le lancement des travaux, Var Bleu prévoit une large concertation : une phase préalable s’ouvre en 2026 et 2027 pour la liaison permienne, une enquête publique en 2030, et un dialogue continu avec les collectivités pour les réseaux de proximité. Le coût global du programme est estimé à 335 millions d’euros, dont 140 millions pour l’infrastructure principale. Un investissement d’ampleur, présenté par les élus comme indispensable pour « préparer l’avenir » d’un département confronté, dès aujourd’hui, aux limites de la ressource en eau.

  • Le tourisme varois veut s’étendre et diversifier sa clientèle

    Le tourisme varois veut s’étendre et diversifier sa clientèle

    C’était une première amenée à devenir un rendez-vous annuel. Les Assises du tourisme du Var se sont tenues jeudi à l’hôtel du Département, à l’initiative de l’agence Var Tourisme. Environ 230 acteurs locaux et nationaux, issus des collectivités et du domaine touristique, se sont donné rendez-vous pour une journée organisée autour de quatre tables rondes thématiques.

    Celles-ci ont permis de rappeler les priorités et d’ouvrir les perspectives à venir. Et une volonté revient souvent : « aller plus loin ». Notamment dans le développement d’une clientèle quatre saisons, pour laquelle Var Tourisme a mis en place « une stratégie depuis 2023, qui paye sur le printemps et l’automne », développe Guillaume Décard, son président, qui indique que ce résultat est lié « à la clientèle internationale, qui a plus de pouvoir d’achat que la clientèle française ».

    « Les Varois savent qu’en été, on prête le Var »

    Et Var Tourisme ne compte pas s’arrêter là : après être parvenu à consolider la clientèle européenne de proximité (Italie, Grande-Bretagne, Autriche et Pologne plus récemment), elle s’attaque désormais à la Scandinavie et aux États-Unis, dans un élan « d’augmentation considérable du tourisme américain dans le Var », ajoute Guillaume Décard.

    Et ce développement passe par la diversification de l’offre. Pour ce faire, l’accent doit être mis sur « le Var des terres », où « l’authenticité est beaucoup plus forte ». Dans cette optique, le tourisme mémoriel a notamment été usité dans le cadre des 80 ans du débarquement de Provence, et l’agritourisme apparaît désormais comme la perspective d’avenir. « En un an et demi, nous sommes devenus département pilote auprès d’Atout France [agence de développement touristique nationale, Ndlr] », souligne le président de Var Tourisme. Un domaine vecteur d’emplois et « intégré dans le dispositif Var insertion emploi », ajoute Jean-Louis Masson, qui certifie que « l’offre dépasse même la demande ». Et pour loger les saisonniers, question mise sur la table par plusieurs candidats aux élections municipales, le président du conseil départemental propose de généraliser la mise à disposition des résidences étudiantes durant l’été. Une solution qui paraît limitée, puisque seuls les bassins toulonnais et fréjusiens disposent de telles infrastructures.

    Et le tourisme engendre aussi une augmentation des prix, et parfois des situations difficiles à vivre pour les locaux. « Nous sommes la première destination de France à avoir mené une étude anthropologique pour abolir les croyances limitantes sur le tourisme », indique Martine Felio, directrice générale de Var Tourisme, qui affirme que « les entretiens montrent que les Varois savent qu’en été, on prête le Var ». Un panier de consommation témoin est par ailleurs utilisé pour surveiller l’augmentation des prix dans un contexte déjà inflationniste.

  • La maire sortante Hélène Arnaud-Bill réélue à La Garde

    La maire sortante Hélène Arnaud-Bill réélue à La Garde

    Après avoir pris la suite de Jean-Louis Masson en 2022 lorsque celui-ci est devenu président du conseil départemental, Hélène Arnaud-Bill rempile. Et cette fois, les rôles sont inversés, puisqu’elle comptera comme premier adjoint l’ancien édile (2001-2017 ; 2020-2022), très impliqué dans la campagne de celle qui fut son bras droit. La maire (LR) de La Garde, en tête au premier tour, l’emporte dans une configuration quasi similaire au second tour : 38,33% des suffrages (24 élus), contre 33,55% pour le RN Nicolas Salsou, qui fait son entrée au conseil municipale avec 6 élus, et 28,12% pour la liste sans étiquette Unis pour la Garde conduite par Julia Peironet-Brémond (5 élus).

    Cette dernière misait sur la mobilisation des 9 000 abstentionnistes du premier tour pour prendre les rênes de la huitième ville du Var, se présentant comme la seule alternative « au système clientéliste de la majorité et au RN ». Pari malheureusement perdant, la participation n’ayant pas connu de sursaut manifeste (58,15%, 57,22 au premier tour). L’ancienne candidate NFP aux élections législatives 2024 dans la 3e circonscription du Var continuera donc son travail dans l’opposition, débuté il y a 6 ans, en 2020, lorsqu’elle figurait sur la liste de Michel Durbano (DVG).

  • Unis pour La Garde veut sortir la ville de la mainmise de la droite

    Unis pour La Garde veut sortir la ville de la mainmise de la droite

    Gouvernée par la gauche pendant la quasi-totalité du XXe siècle, La Garde a basculé à droite en 2001. Fief du président du département Jean-Louis Masson (LR), qui en a été le maire de de 2001 à 2017 puis de 2020 à 2022 (démissionnant par deux fois pour devenir député, puis pour prendre la tête du conseil départemental), la commune de 26 000 habitants n’en reste pas moins partagée en matière d’influences politiques et de valeurs.

    Les résultats des dernières élections l’ont montré : en 2020 (sur 7 000 votants, dans le contexte du Covid-19), il y avait moins de 600 voix d’écart entre la liste divers gauche de François Durbano et celle de Jean-Louis Masson. Cette année, au premier tour, un peu moins de 800 voix (et 7 points, sur 11 567 suffrages exprimés) séparent la liste d’Hélène Arnaud-Bill (sur laquelle Jean-Louis Masson est en deuxième position), la maire sortante, ancienne première adjointe qui a pris les rênes de la mairie en 2022, et Julia Peironet-Brémond, qui mène une liste progressiste sans étiquette. Si elle n’avait pas passé le premier tour des élections législatives en 2024, elle était tout de même arrivée en deuxième position sur la commune (23,89%).

    Une dynamique en laquelle veut croire la candidate, qui réfute le classement divers gauche que lui a accolé la préfecture « malgré les demandes qui n’ont pas été écoutées », sa liste « démocrate et républicaine » étant composée « de personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés ».

    Le candidat RN a travaillé avec Hélène Arnaud-Bill

    Car au-delà des questions idéologiques, son principal combat cible « le système clientéliste, affiché sur des tracts menaçant implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », martèle l’infirmière libérale de 44 ans, qui se présente comme « la seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par [ses] soins, sans parti politique ».

    Un mode de fonctionnement qui a, selon elle, imprégné les velléités des habitants : « Pour voter pour nous, certains veulent des emplois, des appartements. Je ne fais aucune promesse, je reste droite dans mes bottes. Mais voilà ce qui se fait. » Et qu’elle l’affiche clairement dans ses tracts, mentionnant la condamnation de Jean-Louis Masson à 15 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêts en novembre, à laquelle l’élue d’opposition (depuis 2020) se félicite d’avoir participé, précisant qu’il y a également « une autre plainte au tribunal administratif concernant 20 000 euros de frais de représentation par an jamais justifiés accordés au maire depuis 2020. C’est un peu plus que Madame Hidalgo a Paris ». Également affichés, les déclarations de la maire sortante répétant qu’elle se retirerait à la fin de mon mandat, et le fait que la Garde possède le taux de taxe foncière le plus élevé du Var (49,8%).

    En réponse, un programme basé sur « la transparence, la proximité, l’exigence budgétaire », à travers la démocratie participative, l’écologie municipale au service de l’alimentation, la protection de l’environnement, l’éducation, le logement accessible, l’urbanisme à taille humaine, les mobilités, la culture, la tranquillité publique et le vivre ensemble. Tout cela sous le prisme du développement durable.

    Face à elle se dresse également le candidat du RN (parti arrivé en tête à La Garde aux législatives 2024), Nicolas Salsou, qui ne la devance que d’une centaine de voix. Un argument dont a tenté de se servir la majorité sortante : « Ils nous ont demandé de nous désister pour vaincre le RN, alors que le candidat vient de chez eux », explique ironiquement Julia Peironet-Brémond, rappelant que Nicolas Salsou n’est autre que l’ancien directeur de cabinet d’Hélène Arnaud-Bill.