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  • Des aides pour les internes et les aides à domicile votées à Digne-les-Bains

    Des aides pour les internes et les aides à domicile votées à Digne-les-Bains

    Pendant le débat sur les orientations budgétaires, les élus départementaux ont évoqué leurs inquiétudes quant à l’avenir des petits collèges ruraux, avec des baisses drastiques d’effectifs. « On les porte à bout de bras », a alerté la présidente du département, Eliane Barreille (DVD). « Si nous étions attachés à nos problématiques budgétaires, ce sont des collèges que nous devrions fermer, mais ce sont des établissements qu’il faut impérativement maintenir », a-t-elle affirmé, citant en exemple les collèges de Seyne, de Banon et d’Annot, ce dernier comptant « moins de 100 élèves », a rappelé Sandra Raponi, vice-présidente (LR) déléguée aux collèges.

    Les élus départementaux ont ensuite voté une aide de 24 000 euros pour neuf étudiants internes en médecine générale, notamment « afin de susciter des projets d’installation à la fin de leurs études », a souligné Patricia Paul, conseillère départementale déléguée à la santé. « On n’a jamais eu autant d’internes en médecine sur le département », s’est réjouie Eliane Barreille. « Depuis deux ans, on est le département de la région où il y a eu le plus d’installations proportionnellement au nombre d’habitants », a ajouté Stéphanie Colombero (LR), vice-présidente déléguée aux affaires sociales et aux solidarités. Cette dernière a ensuite fait voter un programme de soutien à la mobilité des professionnels de l’aide à domicile, « particulièrement impactés par l’inflation des prix du carburant ».

    « Ces ponctions auront

    des conséquences »

    En préambule de la séance, Eliane Barreille a tenu à condamner les « inacceptables violences » du week-end dernier. « Il est temps que la France se réveille, que notre gouvernement prenne en main la défense de notre population et qu’on retrouve une vie normale. Je crains fort que la situation perdure et s’envenime », a-t-elle lancé.

    La présidente a également fait le point sur le congrès des départements, qui a eu lieu la semaine dernière. « Je n’ai jamais vécu un congrès aussi morose que celui-là. Tous les présidents de départements ont manifesté leur colère à l’encontre du gouvernement. Pour couronner le tout, le premier ministre, qui devait conclure ce congrès, n’est pas venu », a-t-elle relaté. Ce dernier « nous avait envoyé un courrier qui semblait prendre en compte les desiderata des départements, mais, dans ce qui a été mis en place dans le programme financier, il revient sur ce qui avait été annoncé », a regretté Eliane Barreille. « Si les moyens des départements diminuent, c’est toutes les réponses apportées aux populations qui seront mises à mal », a-t-elle avancé. « Ces ponctions auront forcément des conséquences sur nos budgets, ce sera des projets reportés, qui ne pourront pas aboutir. »

    Les élus départementaux ont ensuite examiné une motion sur le projet de loi de modernisation de la sécurité civile, déplorant que les départements aient été « tenus à l’écart de l’élaboration de ce texte ». « Ce projet de loi omet tout engagement de financements pluriannuels afin de doter notre pays des moyens adaptés pour faire face aux épisodes climatiques », a regretté Eliane Barreille, faisant part de son « incompréhension quant à l’inaction de l’État qui n’a pas tiré les leçons des incendies de 2022 ».

  • Des internes en médecine accueillis à Manosque

    Des internes en médecine accueillis à Manosque

    L’objectif est de renforcer l’attractivité médicale du territoire, d’améliorer l’accès aux soins et de créer les conditions favorables à leur installation future. « Cette stratégie produit déjà des résultats concrets », selon le maire de Manosque : en l’espace de deux ans, une dizaine de nouveaux professionnels de santé s’y sont installés.

  • Sur les traces des lieux de luttes féministes

    Sur les traces des lieux de luttes féministes

    « Les femmes ont beaucoup agi à Marseille, mais il y a peu d’archives. J’avais donc envie de les faire parler de leur ville, leurs luttes et leur parcours. » C’est ainsi que Margaux Mazellier débute la visite guidée des lieux de luttes féministes marseillais ce dimanche.

    Journaliste et autrice de Marseille trop puissante, qui trace le portrait des Marseillaises qui ont lutté pour leur ville, Margaux Mazellier a créé cette visite avec Lucille Florenza, anthropologue du genre et du travail. « Cette balade, c’est un moyen de faire vivre les archives », affirme la chercheuse.

    C’est devant la librairie « Odeur du temps » que le rendez-vous est donné. Ici, en 1976, Antoinette Fouque du mouvement de libération des femmes (MLF) ouvre l’antenne marseillaise de la librairie des femmes. « Ce lieu devient un endroit hyper important pour toutes les femmes qui militent, explique la journaliste. Mais c’est aussi un espace où certaines militantes ressentent du mépris de la part des militantes parisiennes, qui prennent parfois les Marseillaises de haut », continue-t-elle.

    La visite se poursuit au 81 rue Sénac de Meilhan, où a ouvert en 1974 le centre d’orientation de documentation et d’information des femmes (Codif). « C’était une spécificité marseillaise qui a pu être créée grâce au soutien de la municipalité de gauche de Gaston Defferre », raconte l’une des guides. Ce lieu fut une espace de réunion pour de nombreux groupes féministes et, à travers sa revue Femmes infos Marseille, un endroit de diffusion des informations.

    L’arrêt suivant, devant ce que fut le premier bar lesbien marseillais Douce amère, permet d’évoquer Patricia Guillaume. Lesbienne, elle ne parvient pas à trouver sa place ni dans les groupes de parole féministes, ni dans les lieux homosexuels. Elle décide donc de créer son propre espace avec d’autres lesbiennes en 1982.

    Une visite de deux heures qui laisse entrevoir la richesse des luttes féministes marseillaises, leur diversité et leurs conflits internes.