Tag: intermarché

  • À Forcalquier, le mouvement mise sur l’intersyndicale

    À Forcalquier, le mouvement mise sur l’intersyndicale

    Mobilisés sur le rond-point d’Intermarché samedi, de nombreux manifestants se réjouissaient de l’appel à la mobilisation intersyndicale du 5 novembre, espérant qu’il donne davantage de puissance à leur mouvement, plutôt affaibli dans les Alpes-de-Haute-Provence, où environ 80 personnes ont manifesté à Forcalquier et une petite centaine à Digne.

    Lucie, 16 ans, présente à toutes les manifestations lycéennes, était à Forcalquier. « C’est super important d’être là pour le 5 novembre. Cela va être une énorme grève. Avec mes potes, on est toujours prêts, on se met au courant de toutes les manifestations. On voudrait que le mouvement continue et ne s’essouffle pas », explique celle qui est scolarisée au lycée Esclangon, à Manosque.

    Une centaine à Digne

    L’adolescente se réjouit de la présence des syndicats : « Ils ont de l’expérience, ils savent les risques, ce qu’il faut faire si on se retrouve en garde à vue. On se sent protégés quand ils sont là ». « L’intersyndicale, c’est hyper important. Cela nous donnera plus de puissance, c’est évident », abonde Cécile Ahmed Abdi, enseignante à Sainte-Tulle et militante féministe engagée dans diverses associations. Elle sera mobilisée jeudi. « Jeudi, le monde du travail vient s’intégrer dans le mouvement », se réjouit Dylan, militant LFI.

    Lou Terrasson, 27 ans, intermittente du spectacle habitant Forcalquier, manifestait « pour la culture et contre les coupes budgétaires ». « Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres et je suis dans la catégorie des moins riches », regrette celle qui est particulièrement impactée par la hausse des prix du carburant, travaillant pour une compagnie de théâtre marseillaise, Peanuts. « Tout le monde est d’accord pour faire grève à la compagnie. » « Dès le 5, on ne consomme pas ! », lance Nelly, Gilet jaune de Forcalquier.

  • Supermarché Auchan : dans le Vaucluse, le passage en franchise inquiète

    Supermarché Auchan : dans le Vaucluse, le passage en franchise inquiète

    Quand Guillaume Darasse [directeur général d’Auchan Retail, Ndlr.] dit que les emplois ne sont pas menacés, je n’ai pas peur de dire que c’est un menteur », lance d’emblée David Romagnani, délégué syndical Force Ouvrière. Il fait référence à la décision de basculer 300 supermarchés en franchise sous bannière Intermarché ou Netto, fin 2026, dont cinq dans le secteur d’Avignon (Le Pontet et Apt en Vaucluse, mais aussi Sénas, Tarascon et Saint-Laurent-des-Arbres en Bouches-du-Rhône). « C’est un projet de développement et de croissance », indique le directeur général.

    « Cadeau de Noël »

    Avec environ 50 salariés par magasin, près de 250 personnes seraient concernées par ce changement. Une entité juridique dédiée va être créée pour ces établissements, qui restent la propriété d’Auchan. Mais, pour David Romagnani, « c’est un plan social déguisé », rien ne garantissant le maintien des emplois. Notamment du côté des plateformes logistiques dédiées au groupe Auchan, qui approvisionnent les magasins. D’après le responsable syndical, 2 600 personnes sont concernées dans l’Hexagone.

    Ce n’est pas la première annonce du directeur général, arrivé en 2024, qui fait grincer des dents les salariés d’Auchan. « Il ne doit pas aimer les fêtes de Noël », ironise David Romagnani, encore marqué par le PSE de novembre dernier. Un tiers de la surface de vente de l’hypermarché du Pontet avait été supprimé, ainsi que 50 postes dans le département. « Donc, quand il parle de dialogue social, mes poils s’hérissent, car aucun syndicat n’est d’accord avec eux », poursuit le syndicaliste. Notamment en écho à la promesse de replacer les emplois supprimés dans le groupe Mulliez, « mais il n’y en a pas eu un », conclut-il.