Tag: Intégration sociale

  • Hautes-Alpes : des dispositifs variés pour les jeunes étrangers

    Hautes-Alpes : des dispositifs variés pour les jeunes étrangers

    La semaine de l’intégration a été lancée. L’évènement national, qui se déroule du 3 au 9 octobre, se focalise cette année sur la jeunesse. À Gap, les services de l’état ont commencé ce lundi par une rencontre avec les différents acteurs de l’intégration des personnes étrangères du territoire, pour mettre en avant les dispositifs mis en place notamment dans l’accompagnement des jeunes vers l’autonomie, la formation et l’emploi.

    « Cette année dans les Hautes-Alpes, 168 personnes ont signé un contrat d’intégration républicaine au 31 août, ce qui représente près de 4% des signataires de la direction territoriale de Marseille », a souligné une représentante du dispositif. Il s’agit d’un engagement obligatoire pour les étrangers primo-arrivants non européens, qui dispense des formations linguistiques et civiques. Le programme Agir, piloté localement par France Terre d’Asile, accompagne, lui, les réfugiés vers le logement et l’emploi. En 2026, après six mois d’accompagnement, le « taux de sortie positive » (avec emploi et logement) s’établit à 54%, contre 30% en Paca et 26% au niveau national : « La petite taille de notre département est l’une des raisons pour lesquelles on arrive à de bons résultats, car on peut travailler en réseau ». Certains peuvent bénéficier des foyers habitat jeunes à Gap ou à L‘Argentière : « 30% des jeunes sont titulaires d’un titre de séjour, ce qui favorise l’interculturalité », a indiqué Charlotte Mathieu de l’association Bâtir. Enfin, le Conseil départemental prend en charge les mineurs isolés : « Du fait de la proximité avec l’Italie, on a un flux assez important ». Actuellement, cela concerne 58 mineurs non accompagnés et 33 jeunes majeurs.

  • Le CIDFF des Alpes de Haute Provence poursuit son action pour les femmes étrangères

    Le CIDFF des Alpes de Haute Provence poursuit son action pour les femmes étrangères

    Dans le cadre de la semaine de l’intégration, organisée de lundi à vendredi par la préfecture et le ministère de l’Intérieur, le CIDFF espère donner de la visibilité à ses actions pour les femmes étrangères, peu identifiées par leur public cible. « Le CIDFF n’est pas forcément identifié sur ce public-là. On nous identifie souvent sur le droit des femmes, mais on accompagne aussi les personnes primo-arrivantes ou étrangères », explique Wided Halaoua, directrice du CIDFF 04.

    Le CIDFF tient par exemple une permanence juridique en droit des étrangers pour les victimes de violences, et accompagne les femmes primo-arrivantes pour leur insertion professionnelle. « On a un dispositif qui s’appelle Opération’elles, qui soutient les femmes étrangères et primo-arrivantes à travers des journées d’ateliers collectifs qui permettent de travailler la confiance en soi, la connaissance des droits en France, la valorisation des compétences, l’interculturalité, la déconstruction des stéréotypes de genre… Donc c’est accompagner les femmes vers l’emploi, mais plus généralement, lever les freins qu’elles peuvent rencontrer », précise la directrice. Le CIDFF intervient également au Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada).

    Les femmes primo-arrivantes ont souvent quitté leur pays à cause de violences, ou en ont subi pendant leur parcours migratoire. Le CIDFF 04 est ainsi amené à accompagner des situations dans lesquelles les violences peuvent être directement liées au parcours ou au contexte d’origine : mariage forcé, excision, violences subies au cours du parcours migratoire…

  • Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Délaissés, stigmatisés, victimes de violences symboliques : le parcours d’intégration des mineurs non accompagnés (MNA, mineurs réfugiés présents sur le territoire sans autorité parentale) est bien souvent semé d’embûches, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation des non-francophones. C’est pourquoi l’Éducation nationale a mis en place, dans les années 1970, les Classes d’initiation pour non francophones (Clin), puis les classes d’accueil, regroupées en classes d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en 2012.

    Dans le Var, ce dispositif a été renforcé en 1996 au niveau 3e, avec des classes « passerelles », soutenues par l’Éducation nationale, l’ASE et les associations, intégrées au sein des lycées Cisson et Claret, pour offrir un cadre adapté à leur maturité aux bénéficiaires, âgés de 16 à 18 ans. Il prévoit des cours renforcés de français (18 heures par semaine) et donne accès à des diplômes (brevet des collèges, certifications de langue…), en vue d’une insertion dans une filière classique.

    Un concours et une expo pour valoriser les talents

    Cette année, un nouveau dispositif voit le jour : le Projet mérite nouveauté ambition « Parcours d’excellence pour les MNA ». Porté par deux associations (Femme dans la cité et En chemin), il permet, à travers des évaluations individuelles, des programmes de formation adaptés à leurs intérêts, du conseil à l’image et des partenariats avec des structures culturelles, sportives et éducatives, ou de bénéficier d’opportunités pour développer compétences et confiance en soi. Le projet prévoit également la valorisation de leurs réalisations, via une exposition, et l’organisation d’un concours annuel, permettant de récompenser et de favoriser l’insertion des meilleurs talents.

    Celle-ci est accessible à tous les élèves MNA du département, qui auront droit, pendant 3 heures chaque mercredi après-midi, au sein du lycée Bonaparte, à des séances d’aide pour approfondir leurs projets professionnels. « Cette idée a été inspirée par un jeune, qui a un projet dans le milieu de la couture. Il y a l’école, mais aussi d’autres talents à développer », conclut Jean-Marie Beitz, enseignant UPE2A au lycée Cisson et référent de l’association En chemin, et Samira Harmel, enseignante UPE2A au lycée Claret et référente Femmes dans la cité.

  • Le Cria met à l’honneur des parcours d’exilés avec une réussite à la clé

    Le Cria met à l’honneur des parcours d’exilés avec une réussite à la clé

    Jalonnés d’embûches, les parcours migratoires peuvent aussi déboucher sur de beaux projets de vie. « On parle beaucoup des difficultés, mais une fois surmontées, elles révèlent des trésors d’initiatives. Nous avons voulu aborder cette semaine nationale sous un angle positif », explique Marion Crôle, présidente du Cria Paca.

    C’est une entrée à plusieurs portes dans l’univers du déracinement que proposait le Cria à ses partenaires, lors de cette journée dédiée à l’intégration. Une exposition photographique pour retracer différents parcours de ceux que la vie, la guerre, la crise économique ou politique a poussés à s’expatrier, des podcasts à écouter dans un combiné téléphonique, des vidéos et des témoignages sensibles.

    Une médecin afghane qui poursuit les démarches pour faire reconnaître son diplôme, tout en s’engageant bénévolement comme assistante sociale auprès de Médecins du Monde et comme secouriste à la Croix-Rouge, une psychologue ukrainienne qui poursuit ses études pour reconstruire sa vie à Marseille, une Marocaine qui a puisé dans son savoir-faire culinaire de quoi monter un restaurant aussi généreux en sourire qu’en saveurs, un jeune guinéen ayant bravé la Méditerranée devenu président d’une association culturelle œuvrant pour l’alphabétisation et l’accompagnement administratif…

    En puisant dans leurs ressources personnelles et en combinant leur héritage culturel aux apprentissages du pays d’accueil, les exilés ne se contentent pas de trouver leur place dans la société : ils l’enrichissent.