Tag: insultes

  • Delogu dénonce une « campagne de dénigrement »

    Delogu dénonce une « campagne de dénigrement »

    Huit heures de garde à vue plus tard, le député insoumis Sébastien Delogu a tenu à donner sa version des faits. Avant tout, celui-ci dénonce « une campagne médiatique de dénigrement alimentée par des fuites policières mensongères », écrit-il dans un communiqué de presse.

    La garde à vue fait suite à une altercation survenue dans le hall de sa résidence, lundi, alors que des policiers en civil du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun intervenaient dans le cadre d’un vol d’une montre de luxe. Le député a tenu à donner sa version des faits : « Je rentrais chez moi lorsqu’un homme (…) parfaitement inconnu a tenté de pénétrer vigoureusement dans mon immeuble (…). » Le député a demandé à la personne qui elle était à plusieurs reprises, puis fini par s’entendre dire « Je suis de la police », puis de « dégager ». Sébastien Delogu explique son insistance par les menaces reçues à son encontre. Devant le refus de laisser entrer l’agent, la tension est montée de plusieurs crans, jusqu’aux insultes, toujours selon lui, qui aurait été poussé violemment. Les trois agents présents ont porté plainte pour outrage, le député pour « outrage violences volontaires ». Celui-ci est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel de Marseille.

  • Dans l’Hérault, SOS Racisme épingle une boîte de nuit et une plage privée

    Dans l’Hérault, SOS Racisme épingle une boîte de nuit et une plage privée

    Depuis 2024, l’association SOS Racisme applique une technique venue des États-Unis pour mettre en évidence la persistance de pratiques discriminatoires, pourtant prohibées par le droit pénal, dans l’accès aux loisirs.

    Différents groupes d’âges similaires, vêtus de la même manière, se présentent à l’entrée de plages privées ou d’établissements de nuit. Seule différence : leur identification comme personnes noires, blanches ou d’origine maghrébine. Cette année, deux des sept établissements testés à Montpellier, Palavas-les-Flots et La Grande-Motte ont appliqué des différences de traitement discriminatoires au cours de ces opérations : une discothèque à Montpellier et une plage privée à la Grande Motte. « Par exemple dans une boîte de nuit à Montpellier, le groupe perçu comme noir s’est vu refuser l’entrée au motif que l’établissement était complet. Les groupes perçus comme arabe et blanc, arrivés ensuite, ont pourtant été acceptés », précise SOS Racisme dans le compte-rendu de cette opération.

    « Il y a derrière ces testings un objectif de médiatisation de la problématique des discriminations : rappeler aux gens que ça existe encore aujourd’hui », précise Dina El Sayed, militante et chargée de développement au sein de l’association, qui était sur place au moment de ces tests. Malgré la réitération de ces missions et leur médiatisation depuis plusieurs années, la militante confesse que la tendance observée reste malheureusement la même. « À Montpellier, les chiffres qu’on a eus cette année correspondent à peu près à ceux des années précédentes : une plage sur trois et une boîte de nuit sur quatre qui discriminent », affirme-t-elle.

    Une plainte déposée

    Au lendemain de cette vague de tests, une plainte a été déposée par des groupes militants victimes de ces discriminations. « Ils se sont rendus au poste de police et ont reçu un accueil pour le moins questionnable », déplore Dina El Sayed. « Ils ont été accueillis avec une forme d’inversion de la culpabilité, et une tentative des forces de l’ordre de les décourager de porter plainte en affirmant qu’en l’absence d’insultes racistes explicites, les faits ne constituaient pas une infraction pénale. » Bien au fait de leurs droits, les militants ont tout de même réussi à déposer plainte contre les établissements en question et sont en attente des suites de l’enquête.

    Ces opérations menées par SOS Racisme sont pourtant reconnues comme preuve recevable par les cours de justice. Plusieurs paramètres sont en effet appliqués pour ne laisser aucun doute quant à l’exercice d’une pratique discriminatoire : les groupes se présentent tous à la suite, dans un laps de temps très court, sans qu’il n’y ait d’autres entrées ou sorties dans l’établissement testé afin d’éviter qu’il ne soit plaidé une sortie soudaine de visiteurs qui aurait libéré de l’espace. Ces techniques ne laissent que la couleur de peau comme critère de différenciation possible. « C’est pour ça aussi qu’il y a des vidéos qui sont prises en caméra cachée, pour qu’il puisse y avoir ensuite une analyse réalisée par les autorités compétentes », rappelle la militante Dina El Sayed.

    SOS Racisme a, cette année, testé 23 plages entre Nice, Marseille et Montpellier, mettant en évidence des pratiques récurrentes de discriminations. L’association continue d’appeler les pouvoirs publics à réagir.

  • Les menaces de mort contre Chloé Ridel prises au sérieux

    Les menaces de mort contre Chloé Ridel prises au sérieux

    Planqués derrière leur écran, les haineux qui ont déversé ces derniers jours sur internet un torrent d’insultes et de menaces contre l’eurodéputée gardoise Chloé Ridel font probablement moins les malins désormais.

    Mardi 28 juillet, l’enquête qui était jusque-là menée par le Parquet de Nîmes a été confiée à celui de Paris « en raison de la nature sensible des faits et leur ampleur », a indiqué Cécile Gensac, la procureure de Nîmes. Ce dossier sensible a été transmis au pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne. C’est dire si la Justice prend très aux sérieux les tentatives d’intimidation contre la jeune élue socialiste harcelée et menacée de mort.

    Soutien du PS et du PCF

    Suite à sa prise de position dans Objectif Gard (aux côtés de deux associations), consécutive à un départ de feu (500 ha brûlés) le 5 juillet à proximité du circuit de Lédenon (visiblement sans lien avec le circuit), sur la nécessité de fermer ce circuit les jours de risques incendies, Chloé Ridel a subi la bêtise crasse et la haine de certains internautes. Notamment sur la plateforme de discussion du magazine Auto-moto.

    Des posts plus abjects les uns que les autres appelaient à mettre la conseillère municipale nîmoise « dans le viseur comme en Corse », à la « traîner derrière une voiture » ou encore à faire « exploser le domicile de ses parents ». Chloé Ridel a aussitôt porté plainte et obtenu du magazine via une demande de la procureure de Nîmes, le blocage et l’empêchement des commentaires insultants et menaçants. « Pour avoir simplement demandé que les règles de prévention soient les mêmes pour tous et que le circuit prenne sa part, j’ai reçu de nombreuses menaces sur les réseaux sociaux comme par message privé (…). Je ne me laisserai pas intimider par ces menaces. »

    Plusieurs messages de soutien ont immédiatement afflué. Notamment du maire de Nîmes Vincent Bouget, des sections PS et PCF du Gard et de l’Hérault. Mercredi 29 juillet, le conseil municipal de Lédenon s’est réuni pour permettre à l’ONF de vendre le bois des arbres suite au feu du 5 juillet. Si le maire Christophe Zaragoza (SE) condamne les attaques contre Chloé Ridel, il a confié à Objectif Gard ne pas partager sa position et défendre le circuit. « Le circuit n’est pas le problème, c’est l’humain (…). Sur le fond, il faut raison garder. »

  • À Avignon, six mois de prison ferme pour insultes racistes et violences

    À Avignon, six mois de prison ferme pour insultes racistes et violences

    Christian G., 23 ans, a été condamné par le tribunal d’Avignon à six mois de prison ferme pour violences aggravées par deux circonstances suivies d’une incapacité n’excédant pas huit jours, violences suivies d’une incapacité supérieure à huit jours commises avec une circonstance aggravante et en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion, ainsi que violences sur un mineur de 15 ans sans incapacité. De nationalité italienne, il a également été condamné à une interdiction du territoire français pendant cinq ans à l’issue de sa peine.

    Le mercredi 27 mai dernier, deux mères de famille, cousines, font leurs courses dans un Carrefour d’Avignon. Alors qu’elles rangent leurs achats, elles autorisent leurs trois filles, âgées de 8 à 11 ans, à aller observer les animaux du cirque installé à proximité. Selon le dossier, en passant devant une caravane, les enfants sont insultées à plusieurs reprises de « sales nègres » par un homme. Paniquées, elles retournent auprès de leurs mères, qui décident d’aller confronter Christian G. Toujours selon le dossier, alors qu’elles demandent des explications, l’homme s’emporte et pousse d’abord l’une d’elles au sol, puis frappe les deux mères de famille avec ses poings et ses pieds, tout en réitérant ses insultes racistes. Un coup de chaise est même porté à la tête de l’une des deux femmes, engendrant une blessure qui a valu dix jours d’ITT. « C’était tellement violent. Les filles doivent voir un psy, car elles ne comprennent pas pourquoi on leur dit des choses comme ça », lâche, en pleurs, l’une des deux mamans à la barre.

    Deux témoins présents ce jour-là, qui n’ont aucun lien avec les deux mamans, vont dans le sens du récit des victimes. De son côté, le prévenu, toujours détenu depuis les faits, a affirmé depuis le box qu’il « n’est pas coupable ». Il soutient ensuite que ce sont les deux femmes qui l’auraient insulté de « sale gitan ». « Si je les avais vraiment tapées, elles seraient dans le coma », assure-t-il, en rappelant qu’il pèse 115 kg.

    « Pas dans ces sphères »

    L’avocat des victimes, Maître Paul-Roger Gontard, pointe notamment les conséquences pour les mères de famille, tel que « devoir accompagner les filles face à un cauchemar, une peur, qui n’est que la conséquence de ce qui s’est passé ce jour-là ». Rappelant l’histoire du terme « nègre », qui « n’a pas été inventé à Avignon en 2026 », l’avocat a souligné qu’il s’inscrivait dans une longue histoire d’oppression. « Si on ne fait rien face à ce genre de propos, on risque de glisser vers des actes racistes étatiques. On se dirigerait vers des heures sombres », poursuit maître Véronique Marcel, avocate des parties civiles, pour la Ligue des droits de l’Homme. « Le mot “nègre” renvoie à la suprématie blanche, à la négation du statut de l’autre », rappelle la procureure, Sandrine Fabre.

    La défense de Christian G., Maître Jalil Amr, glisse qu’il pense effectivement que l’homme de 23 ans a bien prononcé les insultes à caractère raciste. L’avocat tente toutefois de tempérer en assurant que son client « n’est pas dans ces sphères-là » et que ce « n’est rien d’élaboré ». « Ce monsieur s’insulte lui-même dans ses propos. Il n’a jamais été éduqué », ajoute-t-il. Christian G. a en effet très peu fréquenté l’école au cours de sa vie et n’a jamais entrepris de démarches pour trouver un emploi.

  • Droit d’alerte à l’accueil des Finances publiques du Prado

    Droit d’alerte à l’accueil des Finances publiques du Prado

    « Injures, insultes, menaces ou encore agressions verbales et comportementales. » Dans un communiqué de presse diffusé ce dimanche, la CGT des Finances publiques des Bouches-du-Rhône tire la sonnette d’alarme à propos de la situation subie par les agents de l’accueil du service impôts des particuliers (SIP) du Prado à Marseille. Communiqué qui fait suite à l’exercice d’un « droit d’alerte auprès de la direction régionale des Finances publiques », le 17 avril dernier.

    Une alerte pas anodine puisque la CGT évoque des agents « en état de vulnérabilité ». « Un risque psychosocial sévère induit par l’absence de prise en compte de la conflictualité, une charge mentale de plus en plus difficile à supporter : menaces de mort, insultes [et] une exposition aux risques d’agression physique », développe le syndicat dans le courrier faisant état du droit d’alerte. La raison de cette hausse de tension sur l’accueil du SIP provient, selon l’organisation syndicale, du « choix opéré par la direction régionale de fermer l’accueil généraliste de la Trésorerie amendes ».

    Un choix qui fait effet boule de neige : « Les redevables d’amendes s’adressent aux seuls services des Finances publiques ouverts au public, les SIP », explique la CGT. « Sur les trois premiers mois de 2026, le nombre de signalements effectués par les agents du service, c’est déjà la totalité des signalements pour l’année 2024. » Si la direction avait pris quelques mesures, le 2 avril dernier, dont l’arrivée d’un 3e vigile, la CGT revendique une réouverture de l’accès physique à la Trésorerie amendes de manière permanente, de même que plus de mesures de protection pour les agents.

  • [Rétro 2025] Drapeau palestinien hissé : Revol et André menacés

    [Rétro 2025] Drapeau palestinien hissé : Revol et André menacés

    Fin septembre, les gestes de soutien de plusieurs maires envers le peuple palestinien massacré ont suscité un déferlement de haine.

    A l’instar du maire LFI de Grabels, René Revol, ou de son homologue communiste de Cendras, Sylvain André, le drapeau palestinien a été hissé sur le fronton des mairies le 22 septembre, jour de la reconnaissance par la France de la Palestine.

    Un geste de solidarité aussitôt amalgamé par certains au Hamas et au terrorisme. Certes, de manière incompréhensible, les préfets de l’Hérault et du Gard avaient au préalable interdit cette symbolique. « On avait déjà mis le drapeau ukrainien et la banderole Ensemble pour la paix quand la guerre en Ukraine a commencé », s’étonnait Sylvain André.

    La seule provocation sera celle d’Alexandre Allegret-Pilot. Le député UDR s’est octroyé le pouvoir d’aller dans la nuit retirer le drapeau de la mairie de Cendras. Il n’a pas été inquiété depuis.

  • Des policiers dans l’hôpital à Marseille pour recueillir les plaintes

    Des policiers dans l’hôpital à Marseille pour recueillir les plaintes

    Des plaintes prises directement sur site… L’AP-HM et la police nationale ont signé ce vendredi 19 décembre une convention de partenariat. De quoi finaliser la présence, début janvier, d’effectifs de police pour assurer le dépôt des plaintes des agents éventuellement agressés au travail mais aussi des femmes victimes de violences conjugales accueillies au sein de la Maison des femmes Marseille Provence, avec une permanence assurée une fois par semaine.

    Le résultat d’un processus démarré sous l’égide de l’ex-préfète de police, Frédérique Camilleri, raconte Wanda Wrona, directrice de la sécurité de l’AP-HM et ex-commissaire de police. Avec près d’un million de personnes accueillies chaque année « la violence à l’hôpital fait partie du quotidien », témoigne-t-elle, « l’idée était de simplifier les démarches ». Une centaine d’agents sont victimes de violences physiques par an, 500 de violences psychologiques avec par exemple des insultes, précise François Crémieux, directeur général de l’AP-HM.

    Le début de la réparation

    Une situation « inacceptable et qui prend de l’ampleur » à laquelle il fallait réagir, avec de la formation pour désamorcer les crises, des aménagements dans les salles d’attente aussi, le tout financé par l’Agence régionale de santé à hauteur de « plusieurs millions d’euros », et une meilleure prise en charge de l’équipe, résume-t-il.

    Avec plus de 400 nouvelles femmes qui se sont présentées entre janvier et septembre à la Maison des femmes, une permanence, à l’image de celle installée à Saint-Denis, était aussi nécessaire pour convaincre celles qui « par crainte, par manque d’accompagnement », n’ont pas poussé la porte d’un commissariat, estime Wanda Wrona. Et ce malgré l’intervention du bureau d’aide aux victimes, de la permanence avocats. « La plus grosse des difficultés, c’est aussi la confrontation, il faudrait voir comment les protéger » ajoute le Pr Florence Bretelle, cheffe de service de la Maison et responsable du service obstétrique de la Conception.

    Le dépôt de plainte est « très important, c’est le début d’une réparation morale pour la victime », ajoute Christophe Allain, directeur zonal de la police nationale. Il insiste sur le recours aux réservistes pour assurer ce dispositif. « Une force supplétive » qui devrait passer de 2 500 sur la zone aujourd’hui à 8 000 en 2030, constituée de policiers à la retraite mais aussi de citoyens volontaires complète Cédric Esson, directeur interdépartemental de la police nationale des Bouches-du-Rhône.

    Côté justice, Sylvie Odier, procureure de la République adjointe, a assuré d’une réponse pénale « ferme et systématique », se félicitant de cette prise en charge « pluridisciplinaire » de la victime.

  • La violence gangrène le football amateur

    La violence gangrène le football amateur

    Agressions entre joueurs, bagarres entre supporters, menaces envers un arbitre… Les violences et les incivilités sont devenues monnaie courante dans le monde du football amateur.

    Pas plus tard que le 26 octobre dernier, où la rencontre du 6e tour de Coupe de France entre Aubagne Air Bel (National) et le FC Avignon (Régional 2) a été interrompue à la 72e minute après des incidents entre supporters en tribune. Une affiche qui devait déjà se disputer la veille, mais qui a été décalée au lendemain en raison de craintes liées à la sécurité, notamment concernant le déplacement des supporters vauclusiens. La mère d’un joueur avignonnais, touchée lors des affrontements entre supporters et forces de l’ordre, a porté plainte contre le Sporting club Aubagne Air-Bel et la Ligue Méditerranée pour manquement à la sécurité.

    Chaque année, plus de 10 000 actes de violences sont enregistrés sur les terrains amateurs, selon l’Observatoire des comportements de la Fédération française de football. La barre des 12 000 a même été franchie pour la première fois l’an passé, soit une moyenne de 230 incidents chaque week-end. Ces débordements peuvent conduire jusqu’au retrait de l’agrément d’un club, synonyme d’arrêt des activités de l’association, comme l’a vécu celui d’Orange FC, dans le Vaucluse, au mois de janvier.

    « Depuis la saison sportive 2022-2023 (…), de nombreuses rencontres impliquant le club, ses supporteurs ou ses encadrants ont conduit à des actes de violence contre des équipes adverses ou des officiels », précisait le communiqué du préfet. Depuis, des dizaines d’enfants, passionnés par le ballon rond, se retrouvent punis et privés de leur sport favori. Entre temps, la Ville d’Orange a permis au Rugby Club Orangeois de récupérer le stade Marcel-Clapier.

    Menacés de mort

    De nouveaux dispositifs pour lutter contre ce phénomène vont être proposés, a annoncé la Ligue Méditerranée, le week-end dernier (lire ci-dessous).

    Parmi les acteurs victimes de ces violences et de ces incivilités, les arbitres sont de plus en plus pris pour cible sur les terrains. Plus de 100 agressions – insultes, menaces, intimidations, voire violences physiques – ont été signalées, à l’échelle nationale, après un mois de compétition seulement en début de saison 2024-2025.

    « Au-delà de ce qu’ils peuvent subir sur les terrains, on constate que de plus en plus d’arbitres sont pris à partie sur les réseaux sociaux, où ils sont critiqués après un match, avec des insultes à tout va et jusqu’à même recevoir des menaces de mort », déplore Lionel D’Antonio, président de la Commission départementale de l’arbitrage au District de Provence.

    « ça n’a jamais été simple, mais c’est devenu très compliqué d’arbitrer, parce qu’au-delà de la petite indemnité que chacun perçoit, il y va quand même des fois de notre intégrité physique. Il faut être fort mentalement pour continuer. » D’où la nécessité d’un nouvel arsenal dissuasif et préventif.

    « Il y va quand même des fois de notre intégrité physique »

  • Drapeau palestinien : Sylvain André et René Revol menacés

    Drapeau palestinien : Sylvain André et René Revol menacés

    Vendredi 26 septembre, René Revol, maire insoumis de Grabels, excédé par la haine dont il est victime, a partagé une partie des messages et commentaires reçus depuis qu’il a accroché le drapeau palestinien sur la façade de sa mairie pour que « chacun puisse en être juge ». « Sale fdp anti France, que le karma te rattrape petite m…, honte à toi sale débris », « un petit accident mortel pour Tous ces maires pro Hamas ce serait pas mal », « guignol » ou encore « terroriste », peut-on lire parmi ces messages.

    « J’ai décidé de porter plainte. La violence verbale et la haine n’ont pas leur place dans notre vie démocratique. Notre commune doit rester fidèle à ce qui fait sa force : la solidarité, les valeurs d’humanité et l’ouverture internationale », a prévenu le maire insoumis, qui a reçu de nombreux soutiens à l’image du maire de Montpellier Michaël Delafosse (PS).

    Braun-Pivet interpellée

    Du côté de Cendras dans le Gard, Sylvain André (PCF) a bloqué les commentaires sur ses comptes personnels mais il a tout de même vu passer de nombreux messages haineux dans les commentaires d’articles de presse. « Il y en a un qui a dit : “Qu’on le brûle !” Je ne sais pas s’il parlait du drapeau ou du maire… J’ai aussi appelé Ici Gard Lozère pour leur faire retirer un commentaire menaçant », témoigne-t-il. L’affaire a pris de l’ampleur lorsque le député d’extrême droite (UDR) Alexandre Allegret-Pilot s’est filmé en pleine nuit enlevant le drapeau. « J’ai constaté que cet acte avait désinhibé les gens qui se sentent tout permis. J’ai même eu des attaques sur mon physique », ajoute Sylvain André.

    Depuis, le maire de Cendras qui est également le président de l’association des maires ruraux du Gard, a reçu de nombreux messages de soutien. « À travers cet acte illégal, l’extrême droite et ses alliés, de par leurs actions diverses, se rangent du côté d’une politique génocidaire. Nous dénonçons cette action et nous apportons tout notre soutien à la mairie de Cendras, ainsi qu’à son maire, qui subit depuis une déferlante de haine et de racisme sur les réseaux », a par exemple réagi le Collectif alésien de solidarité avec la Palestine.

    Les députés du groupe de la gauche démocrate et républicaine se sont également fendus d’un communiqué pour s’indigner « suite au comportement délictueux d’un député d’extrême droite ». « Un député ne peut se substituer à l’autorité publique ni encourager à commettre des actions illégales […]. En agissant ainsi, le député Alexandre Allegret Pilot s’est substitué à l’autorité compétente et a créé un trouble à l’ordre public en s’octroyant un pouvoir qui ne lui appartient pas », ajoutent-ils. Ils annoncent aussi avoir écrit à la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet pour lui demander que le Bureau soit « très rapidement saisi de cette affaire afin d’examiner la réponse appropriée à apporter à ce comportement grave et dangereux ». De son côté, Sylvain André a déposé un signalement au procureur de la République.