Tag: insectes

  • [Exclusif] Hervé Menchon sur l’abattage d’arbres à Marseille: « Je suis horrifié. On est à rebours des enjeux du siècle »

    [Exclusif] Hervé Menchon sur l’abattage d’arbres à Marseille: « Je suis horrifié. On est à rebours des enjeux du siècle »

    La Marseillaise : De nombreux Marseillais et militants associatifs sont choqués par la destruction par les services de la Ville d’une quarantaine d’arbres de haute tige dans la pinède du parc Bonneveine. Comment est-ce possible dans un projet qui vise à renaturer un parc public ?

    Hervé Menchon : Je suis triste et très en colère et je comprends et je ressens l’émotion des gens et des associations. C’est très dur aujourd’hui, en période de canicule, avec ce que l’on sait du dérèglement climatique et de ce qui nous attend. Après, je n’ai pas été impliqué dans ce dossier que je n’ai pas piloté. C’est un parc qui est labellisé EcoJardin et qui impliqué dans le programme « Territoires Engagés pour la Nature » et sur lequel j’attendais justement des réponses de mes services. Aujourd’hui, demain, rien ne sera équivalent à la protection et au maintien des arbres matures qui existent. Ce qui s’est passé, ce n’est juste pas possible ! 2050, c’est dans 24 ans. Les arbres qu’on plantera aujourd’hui n’apporteront jamais la même ombre, la même fraîcheur et ne seront jamais le même habitat que ceux qu’on a abattus. On mettra des décennies à récupérer la continuité écologique qu’apportaient ces arbres. On a détruit une canopée et au-delà un stockage carbone qui freine le dérèglement climatique.

    Au-delà du décompte des arbres abattus, c’est aussi la méthodologie de travail au sein d’une mairie à composante écologique qui est questionnée selon vous ?

    H. M. : Un arbre, c’est un monde. Il n’y a pas une espèce protégée et d’autres espèces qu’on pourrait détruire. Pas aujourd’hui, pas au XXIe siècle. On ne peut pas réfléchir comme ça alors qu’on est en train d’essayer de construire une planète vivable en 2050 et que se pose la question de l’habitabilité de la ville de Marseille en 2050. Ce qui s’est passé est digne de la politique agricole du XIXe siècle ou du productivisme du XXe siècle. On est ailleurs là, on est dans l’espace. On ne peut faire du génie contre la nature. Ça n’existe pas ! On doit faire alliance avec la nature, dès aujourd’hui, partout à Marseille, sur terre, en mer, en ville et pas seulement dans les parcs et jardins. La biodiversité, c’est ça. J’ai une «division» biodiversité, mais qui n’est même pas une direction biodiversité, et qui ne s’occupe pas des parcs et jardins. Je ne peux pas travailler avec ces outils-là aujourd’hui.

    En tant qu’écologiste engagé, je me suis battu pour sauver les 16 arbres du square Lévy, pour sauver la pinède du Roy d’Espagne, les jardins Joseph-Aiguier, le parc de la Mathilde. Je viens de là, moi et je ne cautionnerai jamais l’abattage de 30 à 40 arbres ! Il existe d’autres solutions que l’abattage. Même si on a des rapports d’experts, on peut avoir des contre-expertises. Il y a sûrement un génie humain qui est capable de maintenir les arbres. Alors peut-être qu’il était trop tard, qu’il y a la réalité et le temps administratifs. Il y a eu aussi les élections au milieu qui ont fait que chacun prend ses marques.

    Les associations dont FNE13 ont le sentiment qu’on leur a joué un mauvais tour, d’avoir été pris pour des idiots, en abattant précipitamment en pleine discussion. Vous comprenez ?

    Les associations m’ont sollicité. Je n’ai pas répondu parce que ce n’était pas mon dossier. On m’a mis adjoint à la biodiversité mais je ne suis pas la caution des massacres de la biodiversité. Je veux être adjoint à la biodiversité sinon ça ne sert à rien et je vais à nouveau grimper aux arbres. Même sur le tramway des Catalans, je ne suis pas chaud parce qu’il faut couper des arbres. Aujourd’hui, on aura du mal à avoir des arbres. On ne sait pas si les arbres qu’on plante aujourd’hui vont survivre. On n’aura peut-être pas l’eau pour les arroser avec une température de 50 degrés. Un arbre, c’est du vivant, ce n’est pas un meuble ! Ce n’est pas du mobilier urbain. Avec un arbre, il y a des champignons, des insectes utiles à la vie qui nourrissent des espèces protégées justement. Là, franchement, on est à rebours de mes ambitions, à rebours des enjeux du siècle. Je suis horrifié.

    Est-que cela suscite des discussions au sein de la gouvernance municipale ?

    J’aurai bientôt une réunion avec Perrine Prigent [ndr : adjointe DVG déléguée aux espaces verts qui pilote le dossier]. Je pense que là, une réunion avec le maire de Marseille s’impose. C’est tout le sens de mon engagement politique qui est remis en question aujourd’hui.

    Recueillis par David Coquille

  • [C’est l’été] La forêt de Janas à La Seyne

    [C’est l’été] La forêt de Janas à La Seyne

    En vélo ou à pieds, cette forêt de 391 hectares, jonchée au sud est du massif du Cap Sicié, offre des possibilités infinies de promenades plus ou moins longues, et de flâneries sous les pins d’Alep, les chênes-lièges, les chênes verts et les eucalyptus, accompagnés d’un bon bouquin ou d’un pique-nique. La faune y est également très variée, entre oiseaux, lézards, petits mammifères et insectes. Si vous vous aventurez en lisière des bois, vous pourrez découvrir de sublimes panoramas sur la Méditerranée, à l’est, au sud et à l’ouest, et de nombreuses plages confidentielles, situées en contrebas des falaises et accessibles via le sentier du littoral.

  • [C’est l’été] Les arthropodes à Aubignan

    [C’est l’été] Les arthropodes à Aubignan

    Dans le cadre des Rendez-vous nature organisés par le département de Vaucluse chaque année, entre les mois de mai et de novembre, pour partir à la découverte de dame nature, petits et grands sont attendus sur la zone humide de Belle-Île, à la découverte de ces petites bébêtes souvent méconnues et mal aimées, seuls invertébrés à posséder des pattes… En compagnie de deux experts des associations Rêve et CEN Paca.

    De 18h à 20h30.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] La nature fait son show à La Celle

    [C’est l’été] La nature fait son show à La Celle

    Ce lundi, zoom sur les insectes pollinisateurs, leur rôle essentiel et leur diversité. Une sortie qui s’inscrit dans une démarche de sciences participatives, en lien avec le programme national SPIPOLL.

    De 9h à 11h.

    10 euros.

  • Abeilles en Seyne, un salon pour sensibiliser sur l’importance de la pollinisation

    Abeilles en Seyne, un salon pour sensibiliser sur l’importance de la pollinisation

    Son rôle au sein de nos écosystèmes est prépondérant. Il l’est aussi pour la pollinisation de nos cultures, dont dépendent près des trois quarts des plantes qui produisent près de 90% de la nourriture mondiale, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep). Pourtant, l’abeille est de plus en plus menacée par l’activité humaine, mais aussi par le changement climatique qui en résulte. Si bien que 9% des espèces d’abeilles sauvages sont menacées en Europe, et que le taux de mortalité des colonies d’abeilles domestiques en France est estimé entre 20 et 30% par an, deux fois plus que la mortalité naturelle.

    Une situation alarmante qui sera à n’en pas douter largement exposée lors de la 5e édition d’Abeilles en Seyne ce samedi, dès 9h, au domaine de Fabregas. Une journée pédagogique destinée aux citoyens de tous âges, animée par de nombreux exposants.

    Marché de producteurs

    et visites thématiques

    Pour les plus jeunes, une chasse au trésor, diverses activités pédagogiques et manuelles, et un atelier maquillage sont prévus. Les plus grands pourront quant à eux, entre autres, découvrir le métier d’écogarde, créer des hôtels à insectes et des nichoirs, se sensibiliser aux enjeux des espèces exotiques envahissantes, ou encore participer, eux aussi, à des activités artistiques et manuelles sur le thème des abeilles.

    L’événement propose aussi un marché des producteurs (végétaux, miel et produits à base de miel), une exposition dédiée à l’apiculture, ou encore plusieurs visites thématiques (inscriptions sur place) au sein du domaine, pour en apprendre davantage sur la pollinisation et les plantes mellifères.

    De 9h à 17h30, programme
    sur la-seyne.fr

  • De nombreux nids inquiètent dans les Alpes

    De nombreux nids inquiètent dans les Alpes

    « Rien que chez moi, aux Mées, j’ai recensé 17 nids actifs », alerte Alexandre Voutat, gérant de l’entreprise Alpes Guêpes Frelons, qui s’occupe notamment de détruire les nids de frelons asiatiques dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Ces insectes « commencent à se répandre dangereusement » dans les Alpes du Sud, constate-t-il. Son entreprise intervient par exemple pour détruire des nids à Annot, à Savines-le-Lac (Hautes-Alpes), à Sisteron ou encore à Malijai. « Ici, les gens ne sont pas très sensibles parce qu’il n’y a pas eu de gros problèmes, d’accidents, comme dans d’autres régions. C’est dommage », explique-t-il.

    « Je viens, je traite le nid, et je repasse 24, 48 ou 72 heures après pour enlever la coque. Après, c’est détruit dans un centre de déchets », détaille Alexandre Voutat. « Les frelons peuvent se nicher de partout : dans des niches de chien, dans des barbecues qui ne sont pas utilisés, dans des toitures… », explique-t-il. « Pour le moment, je pense que ce n’est pas pris au sérieux comme ça devrait l’être. C’est vraiment un fléau. Il y a un danger. Je vois des frelons partout, cachés dans le sol, dans des endroits très surprenants. J’ai traité des nids de 60 cm de diamètre à hauteur des genoux », alerte-t-il. À l’automne, il avait recensé « une quinzaine de nids visibles », sur l’autoroute entre les Mées et Aix-en-Provence.

    Le Vaucluse en vigilance

    Les pièges à frelons sont en train d’être retirés dans les communes vauclusiennes. Les reines des colonies pondent actuellement et ces dispositifs risquent désormais de piéger d’autres insectes, attirés par le sucre utilisé dans les installations. Pour l’heure, contrairement aux départements du Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes, aucun frelon oriental, reconnaissable à sa couleur rouge brun, n’a été détecté en Vaucluse, d’après le syndicat local des apiculteurs. La vigilance reste de mise.

    Mack Salman

  • [Entretien] Jean-Sébastien Gros, président du GDSA 83 : « Le Plan Frelon, ce n’est que de la communication »

    [Entretien] Jean-Sébastien Gros, président du GDSA 83 : « Le Plan Frelon, ce n’est que de la communication »

    La Marseillaise : En quoi le frelon asiatique nuit-il à votre activité ?

    Jean-Sébastien Gros : Je veux d’abord dire que c’est un problème général, pas celui des apiculteurs. C’est comme le Covid : au départ, on nous disait de ne pas nous inquiéter, qu’il allait se réguler seul. Aujourd’hui, ce frelon décime la moitié des insectes du pays. Les apiculteurs sont les seuls à avoir porté l’alerte, alors qu’il se nourrit à 30% d’abeilles domestiques contre 70% de faune sauvage. Un seul individu peut manger 13 kg d’insectes en un an. Il y a des zones où ne peut plus travailler. J’ai installé des ruches dans l’Ain et l’Isère car, dans le sud, ça devient compliqué, mais le problème arrive aussi là-bas. On est capable de reconstituer nos cheptels, on multiplie les ruches. Mais on va en avoir 600 ou 700 pour produire la quantité de miel qu’on faisait avec 400. Pour nous, c’est comme le loup. Sauf que les éleveurs ont des aides, nous non.

    Observez-vous une recrudescence ?

    J.-S.G. : On parle de progression de sa zone géographique d’implantation. Je n’en ai pas plus que les autres années, mais c’est devenu invivable. On a eu un hiver très doux, donc la pression arrive plus tôt. Il y a cinq ans, on n’en avait que sur la côte. J’ai des ruchers à Canjuers, à 1 200m d’altitude, où il est désormais en permanence. Il est également très bien implanté à Gap et Sisteron. Ça commence dans l’Isère et l’Ain. Petit à petit, il va coloniser toute la France. Il est capable de monter à 2 500m d’altitude dans sa région d’origine.

    Les abeilles sont-elles capables
    de se défendre par elles-mêmes
     ?

    J.-S.G. : S’il y a un seul frelon, ça ne fait pas trop de dégâts. Elles peuvent le tuer, mais c’est anecdotique, et dès qu’il y en a plusieurs, ce n’est plus possible. Le problème, ce n’est pas que le frelon mange des abeilles, c’est qu’il empêche les abeilles de rentrer et sortir de la ruche. Ça les confine, elles ne peuvent plus aller chercher à manger, la reine arrête de pondre et la ruche s’effondre.

    Comment luttez-vous ?

    J.-S.G. : Le seul moyen efficace et légal, c’est de déplacer sa ruche ailleurs. Les moyens techniques ne donnent rien de flagrant. Le piégeage ne marche pas. La destruction de nids si, la pression baisse pendant un temps, mais d’autres frelons reprennent le territoire. Les harpes électriques, qu’on teste depuis deux ans, fonctionnent s’il y en a beaucoup. Mais on n’a aucune info sur le déplacement du frelon et on ne sait pas s’il ne va pas revenir quand les harpes ne seront plus là. Le frelon est très malin et s’adapte vite au problème.

    Êtes-vous en relation avec les pouvoirs publics à ce sujet ?

    J.-S.G. : Oui, mais le Plan Frelon [lancé par le ministère de la Transition écologique début 2026, Ndlr.], sur lequel on a travaillé depuis trois ou quatre ans, n’est doté d’aucun moyen. C’est de la com’ [sic]. On plaide pour un fonds de recherche, afin de trouver des solutions. Le problème, c’est que chacun bosse dans son coin. Par exemple, l’Inra [Institut national de la recherche agronomique], qui travaille sur de la détection de nids par drone, refuse d’échanger avec des sociétés liées à la défense avec qui on est en contact et qui ont des solutions plus performantes. Ce qui importe, c’est leur brevet. On a besoin de concertation et de moyens. On fait 25 fois les mêmes choses et rien n’avance.

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    L’occasion également de croiser des insectes moins connus ainsi que diverses espèces d’oiseaux, tout en en apprenant davantage sur leur rôle essentiel dans l’évolution de la biodiversité régionale.

    Réputé pour ses quatre promenades thématiques et balisées, le massif vous emmène en voyage au cœur de la Méditerranée. La flore locale et le patrimoine agro-pastoral y témoignent des activités ancestrales, avec notamment la présence de bories, de bergeries et de bancaus.

    Découvrez tous
    leurs secrets

    Aux côtés de Gérard, entomologue, vous partirez pour une matinée d’observation sur un parcours d’environ deux kilomètres, entre champs en jachère et vignes abandonnées. Une découverte à mi-chemin entre garrigue et forêt méditerranéenne naissante, le spécialiste dévoilera ses connaissances et ses secrets.

    Vous apprendrez notamment à identifier les caractères morphologiques importants à observer, ainsi que les différents comportements des espèces rencontrées. Les échanges porteront également sur leurs habitudes alimentaires, leur mode de développement et de reproduction. Ces discussions permettront notamment d’aborder le rôle fondamental des insectes dans l’évolution de la biodiversité, à l’échelle globale, comme locale.

    Des bases de données naturalistes

    Bien que l’objectif de cette balade soit de préserver les populations naturelles, les participants seront équipés de filets à papillons, de cages d’élevage et de boîtes transparentes.

    Ces outils permettront de capturer temporairement, et uniquement si nécessaire, les spécimens trop mobiles pour être observés, photographiés ou identifiés avec précision. Les données recueillies lors de cet inventaire seront ensuite transmises aux bases de données naturalistes.

    Le retour est prévu entre 12h30 et 13h. Toutefois, les personnes qui le souhaitent pourront prolonger cette expérience en apportant leur pique-nique. Une seconde balade d’environ un kilomètre sera proposée dans l’après-midi, en direction du nord, jusqu’à 16h.

    Pour rappel, cette balade naturaliste est gratuite, ouverte au grand public et accessible à tous. Il est possible d’apporter son propre matériel d’observation le jour J.

    événement gratuit. Informations et réservation
    via l’adresse mail pays.salonais@lpo.fr
    ou au 06.27.89.15.15.

  • Une campagne pour piéger les frelons

    Une campagne pour piéger les frelons

    Des aides financières pour la destruction des nids à destination des particuliers mais aussi des communes. C’est ce que propose le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le frelon envahissant. Deux espèces sont dans le collimateur : le célèbre frelon asiatique à pattes jaunes, arrivé voilà plus de 20 ans et bien installé mais aussi son homologue, le frelon oriental.

    Des insectes qui présentent une « triple menace » indique le Département. Pour l’apiculture puisqu’ils sont à l’origine d’une surmortalité des abeilles, pour la préservation de la biodiversité car « ce sont des prédateurs des pollinisateurs sauvages locaux » et également pour « la santé et la sécurité des personnes » car leurs piqûres sont dangereuses.

    Autant de raisons d’engager un « piégeage de printemps » pour limiter la formation des nouvelles colonies, quand une seule reine frelon peut « en une année produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines » précise le Département. La collectivité s’engage à financer les dispositifs pour les communes et regroupement de communes de moins de 200 000 habitants à hauteur de 70%.

    Des résultats

    « encourageants »

    Des pièges qui peuvent aussi être mis à disposition des particuliers, apiculteurs, agriculteurs ou entreprises. Pour les particuliers, une aide de 50%, plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nids est aussi mise en place. Depuis le lancement de ce plan en 2025, 69 municipalités et un groupement de 13 communes, Terre de Provence Agglomération, ont signé une charte de bonne pratique. Un référent communal a été nommé pour animer le réseau des piégeurs et alimenter un recensement national. Les premiers résultats sont « extrêmement encourageants » estime Didier Réault, vice-président du Conseil départemental délégué à l’Agenda 2030, affirmant que « les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le département le plus actif au plan national » en matière de piégeage de printemps.

    Un dispositif qui a permis l’année dernière de capturer plus de 15 000 reines fondatrices de frelon asiatique à pattes jaunes sur un total de 35 865 bestioles attrapées en France. Pas moins de 15 reines fondatrices de frelon oriental ont aussi été prises sur un total de 115 dans le pays.