Tag: indépendants

  • [Le coin BD] François Ruffin, député et toujours reporter au chevet du pays

    [Le coin BD] François Ruffin, député et toujours reporter au chevet du pays

    Angry black woman » contre « white savior » … C’est à partir de ces concepts américains qu’ils ne se donnent même pas la peine de traduire en français que, sur les réseaux sociaux et dans les médias, d’anciens amis politiques de François Ruffin, des insoumis, l’attaquent allant jusqu’à le qualifier de raciste. Ces militants anticoloniaux ou décoloniaux ne se rendent même pas compte que leur imaginaire et leur conception politique sont eux-mêmes totalement colonisés par une pensée venue des USA et de l’idéologie libérale de ses campus, issue d’une société héritière de la ségrégation raciale alors que la France a, elle, été une puissance coloniale, avec d’autres tares et crimes à dénoncer. Oubliant l’approche de classes marxiste, tout aussi obsédés par la couleur de peau des gens que l’extrême droite qu’ils prétendent combattre, les auteurs de ces attaques en meute ne se donnent même pas la peine de regarder ce que dit cette BD et confondent les constats que dresse François Ruffin dans cette suite d’histoire prise sur le vif et les propres opinions de celui qui s’annonce aujourd’hui comme un futur candidat à l’élection présidentielle. Venu du journalisme indépendants, élu et réélu député de la Somme face à un Rassemblement National qui l’emporte partout autour, défenseur des travailleurs sous-payés du soin et du service, François Ruffin donne sans juger la parole à de nombreuses personnes dans cette BD et affiche son objectif : réparer une France atomisée afin que tous puissent vivre ensemble. Face aux attaques qui déchirent une gauche qui n’en a pas besoin, cette BD sous-titrée « Les aventures de François Ruffin député-reporter » est à lire pour faire sa propre opinion, positive ou négative, lui-même reconnaissant quelques erreurs.

  • L’œnotourisme, une priorité pour les Vignerons Indépendants

    L’œnotourisme, une priorité pour les Vignerons Indépendants

    Pour son assemblée générale, la Fédération des Vignerons indépendants Var Alpes Corse avait l’embarras du choix parmi les sublimes domaines viticoles qui jalonnent ses départements d’appartenance (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Corse-du-Sud, Haute-Corse et Var). Elle a choisi celui de Bunan, jonché dans les premières pentes de la Sainte-Baume, à la Cadière-d’Azur.

    Créée en 1979 au niveau national, la Fédération accompagne au quotidien ses 7 000 vignerons-adhérents dans la défense de leur métier, en tant qu’organisation syndicale, s’appuyant à cet égard sur 33 fédérations départementales, et fait remonter leurs demandes au niveau national. Elle contribue à améliorer les compétences des vignerons dans tous les aspects de leur activité à travers de nombreux services : conseils, notamment juridiques, conditions d’achats privilégiées, formations, informations… Elle constitue un relais entre l’adhérent et la Confédération nationale, les douanes, les fraudes, la Chambre d’Agriculture, l’interprofession, les Organismes de défense et de gestion (ODG), et de manière générale tous les organismes professionnels agricoles et institutions publiques.

    À l’heure de dresser le bilan 2025, un petit contraste apparaît de prime abord : malgré un chiffre d’affaires en hausse (+8,3%, de 625 000 à 677 000 euros), la Fédération des Vignerons indépendants Var Alpes Corse enregistre un déficit de 73 000 euros. « Il était budgété », rassure son trésorier Pierre Boyer, qui avance une trésorerie de plus de 400 000 euros et des capitaux dépassant les 1,1 million d’euros.

    Entre communication

    et simplification

    En cause : l’augmentation du budget communication (+78 000 euros). « La communication devient importante par la force des choses. Exister ne suffit pas, il faut le faire savoir », martèle Ludovic Walbaum, secrétaire général de la Fédération des Vignerons indépendants de France, qui avait fait le déplacement. Cela passe par le développement des packagings, mais surtout, de l’œnotourisme, « un aspect économique important », alors qu’il « paraissait inconcevable de faire payer les visites de nos exploitations il y a quelques années », soutient Ludovic Walbaum. Dans cette optique, la Fédération locale a lancé la plateforme « Passez au domaine », une sorte d’appli de rencontres avec les domaines viticoles, basé sur un faux questionnaire de personnalité, qui fonctionne en réalité par géolocalisation pour drainer de potentiels clients chez le vigneron le plus proche d’eux. Celle-ci recense plus de 3 000 visites depuis son lancement l’été dernier.

    Autre cheval de bataille pour l’œnotourisme : la simplification. « Nous vivons une crise profonde marquée par des charges toujours plus lourdes », déplore Nathalie Roubaud, présidente des Vignerons indépendants Var Alpes Corse. « Et il n’y a toujours pas d’assouplissement des règles, ni de clarification fiscale. » Un certain nombre de freins sont relevés : règles d’urbanisme inadaptées, cadre fiscal, délais de traitement… Des obstacles que la mission interministérielle sur l’agritourisme, à laquelle a participé la Fédération, et dont le rapport a été déposé fin mars, doit participer à assouplir, bien qu’aucune mesure n’ait encore vu le jour. « Mais désormais, les mondes de l’agriculture et du tourisme se parlent », positive Ludovic Walbaum. Toujours dans une visée de simplification, ce dernier milite pour la création d’un guichet unique européen des droits d’accises (impôts indirects frappant certains produits, dont le vin), pour faciliter la vente aux particuliers européens, qui demeure bien souvent un casse-tête fiscal.

  • L’Urssaf Paca pousse la lutte contre le travail dissimulé

    L’Urssaf Paca pousse la lutte contre le travail dissimulé

    « La lutte contre le travail dissimulé et toutes formes de fraude est la condition même du maintien de la pérennité de notre modèle social », rappelle Franck Barbe, directeur de l’Urssaf Paca à l’occasion de la présentation du bilan 2025.

    L’année a été particulièrement réussie avec un nouveau montant record de redressement. « Les résultats prouvent notre haut niveau de performance. Sur le travail dissimulé, on a atteint plus de 95 millions d’euros de redressement en Paca sur un total national de 1,5 milliard d’euros », expose Karine Mos, directrice juridique et contrôle. Pour rappel, l’Urssaf Paca a encaissé 38,37 milliards d’euros en 2025 de cotisations auprès de 762 756 usagers.

    « Nous avons renforcé nos ciblages en continuant à nous appuyer sur l’intelligence artificielle qui croise des masses de données et permet de mieux scorer les entreprises les plus à risques pour cibler nos contrôles », développe Karine Mos. « Les procédures de recouvrement des créances frauduleuses sont elles aussi optimisées pour éviter de laisser ces usagers organiser leur insolvabilité et récupérer au maximum les sommes puisque la mission principale de l’Urssaf est de financer le système de sécurité sociale français. »

    156 inspecteurs aidés

    de 30 contrôleurs

    C’est ainsi qu’en Paca, 156 inspecteurs spécialisés traquent la fraude, appuyés par 30 contrôleurs qui épluchent les documents. Parallèlement aux outils IA, le système s’appuie aussi sur un plan de contrôle aléatoire « de manière à respecter l’équité de traitement sur la totalité du territoire ». En 2025, 3 726 actions de lutte contre le travail dissimulé ont été engagées en Paca. 707 portaient sur des objectifs ciblés (367 employeurs et 340 travailleurs indépendants). 87% ont donné lieu à un redressement avec transmission au parquet et dépôt de plainte. On y trouve surtout les secteurs du BTP, de la sécurité privée et des métiers de bouche. 102 actions ont ensuite été exploitées par des officiers de police judiciaire et des inspecteurs du travail. 2 917 actions ont donné lieu à de la prévention et de la pédagogie.

    Les méthodes de fraude ne cessent d’évoluer. Il faut s’adapter aux plateformes numériques d’intermédiation et d’économie participative (meublés touristiques, aide à domicile, etc.). « Des procédures de fiabilisation sont engagées auprès des auto-entrepreneurs et des travailleurs indépendants. On croise les fichiers en comparant les chiffres d’affaires et les recettes déclarées à l’Urssaf et au fisc », détaille Pierre Donadey, directeur des relations usagers. Depuis 2023, 135 millions d’euros ont ainsi été récupérés via le guichet de régularisation.