Tag: incivilités

  • À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    De quoi clore les polémiques… Les conclusions de l’audit « Ressources humaines », réalisé par la Ville d’Aubagne au sein de sa police municipale, ont été rendues public, ce jeudi 29 octobre. Et elles sont positives, se félicite la Ville dans un communiqué. Cette démarche avait été entreprise par la majorité de Jean-Pierre Squillari (DVG) suite à un signalement pour harcèlement du Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) lors de la deuxième mandature de Gérard Gazay (LR), en septembre 2025.

    Agir sur la base des faits

    « La municipalité a choisi d’écouter les agents, de regarder la réalité du service et d’agir sur la base des faits », justifie la Ville. Forte d’un taux de participation de 68 agents des pôles et unités de la direction concernée sur 98, soit 70%, elle estime que « la perception du fonctionnement de la police municipale [est] globalement positive », celle-ci étant « décrite comme structurée, organisée et cadrée ». Les agents apprécient le cycle de travail et le climat de « respect, considération et cohésion au sein des équipes ». Mieux, « aucune situation de harcèlement moral, de discrimination ou de management toxique, ni aucun comportement managérial constitutif de tels faits » n’a été « identifié ou signalé ».

    Le directeur de la police municipale, Vincent Gomez, est reconduit dans ses fonctions. Une « continuité », mais pas de « l’immobilisme », tempère la Ville, qui veut donner « une nouvelle impulsion aux actions de proximité et de prévention ». Avec six équipages de jour et deux de nuit, la police municipale assure actuellement la surveillance des écoles, la lutte contre les incivilités, le respect du stationnement, la sécurisation des commerces, la régulation de la circulation et des actions avec la police nationale et la SNCF.

  • À Lunel, Paulette Gougeon en lutte contre les incivilités

    À Lunel, Paulette Gougeon en lutte contre les incivilités

    Pas question d’attendre la loi qui pourrait être votée à l’Assemblée en février 2027 par exemple pour interdire la vente et le transport de protoxyde d’azote. À Lunel, la maire divers droite a décidé d’agir. « Dans cette transition, on ne peut pas rester sans réponse, on se doit d’occuper le terrain. »

    Face à des incivilités qu’elle dit en hausse, Paulette Gougeon va prendre avant la fin de l’année deux arrêtés municipaux pour sensibiliser la population et faciliter les verbalisations en cas d’infractions avérées. Le premier vise à aller plus loin que l’actuelle loi Ripost en interdisant, outre le transport et le détournement du protoxyde d’azote en gaz hilarant, la détention de ce produit dans certains points sensibles de Lunel. À savoir, « les parcs, les abords des écoles, le centre-ville… ». « Il est encore temps de prendre ce sujet en main avant qu’il ne se généralise aux villages », argumente Paulette Gougeon.

    Vidéo-verbalisation

    L’édile évoque une intervention autant à visée « sécuritaire que sanitaire ». Car au-delà des séquelles sur le cerveau, l’usage détourné du protoxyde d’azote génère un risque routier. « On a eu des accidents. Il sera interdit de circuler en état d’ivresse lié au gaz hilarant. » Pour pouvoir verbaliser (500 euros d’amende), les policiers municipaux lunellois sont déjà dotés d’un appareil spécifique qui détecte le protoxyde d’azote. « On est l’une des rares communes à l’avoir. » Le futur arrêté permettra aussi de faire payer aux contrevenants le coût (100 euros pièce) du recyclage des bonbonnes abandonnées.

    Cette même règle inspirée du principe du « pollueur payeur » sera appliquée pour les dépôts sauvages d’ordures qui eux aussi se multiplient. « En 2024, entre mars et octobre, on avait dressé 65 procès-verbaux, puis 79 en 2025 et 113 l’an passé », calcule P. Gougeon qui veut siffler la fin de la récréation en lançant une « grande campagne contre les incivilités ». « Les mégots de cigarettes et les déjections canines seront aussi verbalisés. »

    La maire prévient que le parc de 96 caméras de vidéosurveillance pourra être utilisé pour confondre les auteurs d’infractions qui s’exposent à des amendes de 50 à 300 euros le m3 (jusqu’à 15 000 euros) pour l’abandon de gravats et de déchets inertes en ville… ou en pleine nature. « On facturera l’intervention des services techniques. » Et la maire de prévenir les petits malins. « On peut installer des caméras mobiles dans la nature ! »

  • À Avignon, l’opposition veut transformer la Maison de la tranquillité en poste de police

    À Avignon, l’opposition veut transformer la Maison de la tranquillité en poste de police

    En plein milieu de la rue de la République, les portes de la maison de la tranquillité publique n’auront pas été ouvertes longtemps. Lancée en juillet 2025 pour « lutter contre les incivilités », elle a été fermée par la nouvelle municipalité en ce début d’été 2026.

    Une fermeture que regrette l’élu municipal d’opposition Fabrice Tocabens (PS). Dans un communiqué de presse, il propose au maire « de faire le seul choix sensé en rouvrant au public cette structure et en la transformant en poste de police municipale », et ce, « pour mieux assurer la présence de nos forces de sécurité en cœur de ville ».

    Tandis que le credo du premier édile, Olivier Galzi, est plutôt de « remettre les agents de la police municipale sur le terrain ». Concernant le local de la rue de la République, fin août, il s’étranglait devant le coût de location : « Elle coûte 8 000 euros par mois de loyer alors qu’on a des locaux vacants qu’on est en train de laisser mourir. Or, on a un bail de 10 ans, soit presque un total d’un million d’euros. C’est d’un niveau de non-gestion et d’irresponsabilité totale. À quel moment, vous et moi, vous allez prendre un appartement ou un local et vous allez accepter qu’on vous dise, même si vous le quittez dans un an, pendant 10 ans, vous le paierez ? »

    Logique de proximité

    Une fermeture qui s’inscrit dans un contexte global de fermetures de points d’accueil des services publics à Avignon. Ce que dénonce également Fabrice Tocabens, qui était adjoint au maire en charge des mobilités sous Cécile Helle. « Il s’agit bien d’une volonté déterminée de M. Galzi de réduire les services publics dus aux habitants. C’est un choix catastrophique qui porte atteinte aux intérêts des habitants les plus fragiles, en particulier les personnes âgées », pointe-t-il. Avant d’estimer que cette « stratégie » doit « absolument s’interrompre », en demandant à « revenir à une logique de proximité et d’écoute ».

    Outre la maison de la tranquillité publique, il y a aussi la fermeture de l’épicerie étudiante l’Agoraé, de la mairie de quartier centre ou encore de la maison des Îles de la Barthelasse. Est aussi annoncée la fermeture de postes de police municipale. Tandis que les bibliothèques et les musées ont vu leurs horaires d’ouverture fortement se réduire, le tout sur fond d’économies.

  • À Carry-le-Rouet, des renforts de gendarmerie pour sécuriser la saison d’été

    À Carry-le-Rouet, des renforts de gendarmerie pour sécuriser la saison d’été

    Le bleu est partout, à Carry-le-Rouet. L’eau turquoise de la Méditerranée, le ciel dénué de nuages et les uniformes des forces de l’ordre. Ce mercredi, à l’occasion de la visite du préfet de région, Jacques Witkowski, le dispositif estival de sécurité a été entièrement déployé dans la petite commune de 6 000 habitants. Deux groupes de gendarmes sont positionnés de part et d’autre du rond point qui mène au parking de la plage du Rouet pour contrôler les automobilistes, tandis que deux hommes patrouillent en civil sur le banc de sable. Du côté du centre-ville, d’autres militaires, associés aux agents la police municipale, sillonnent les rues.

    L’été, 7 réservistes et 12 militaires détachés viennent appuyer l’action des 26 gendarmes de la brigade, dont le périmètre s’étend aux secteurs du Rove, d’Ensuès-la-Redonne et de Sausset-les-Pins. Carry-le-Rouet a beau « ne pas être une cité balnéaire », la population « peut doubler sur une journée », affirme le maire (DVD), René-Francis Carpentier.

    Le commandant Jean-Yves Curci reconnaît : « C’est un territoire très préservé. (…) On a une délinquance maîtrisée, avec 1 300 faits de crimes et délits à l’année. » Les deux mois d’été n’en restent pas moins « un moment particulier », puisqu’ils représentent 27% des interventions. « En termes de volume, c’est 60% de plus que le reste de l’année. On a une saisonnalité très marquée avec des phénomènes assez particuliers, parce que l’essentiel du tourisme est local et journalier, avec, par exemple, des vols à la roulotte à proximité des zones de baignade, de la consommation de stupéfiant ou des atteintes à la tranquillité publique. On n’est pas forcément sur de la grande criminalité, mais le volume de faits est plus important que le reste de l’année et nécessite des renforts. »

    Au sein de la population, ces forces de l’ordre supplémentaires sont bien accueillies. « Beaucoup de gens viennent de l’extérieur, on veut que la Côte Bleue reste préservée », confie Anthony, patron d’un salon de coiffure dans le centre-ville. Justine, elle, aurait aimé qu’une attention particulière soit portée aux incivilités aux abords des plages plutôt qu’à la sécurité. « C’est une ville très tranquille, mais les gens sont très stressés. Pour moi, la vraie problématique, c’est plutot les atteintes à l’environnement, les jets de mégots etc… »

    Neuf nouveaux postes

    Le dispositif sécuritaire concerne tout le département. Le général Pierre Baillargeat détaille : « Il s’articule en interne avec des gendarmes qui sont redéployés sur les zones d’affluence touristique. On est également appuyés par 20 gendarmes mobiles et 34 réservistes qui viennent de toute la France. » Au total, 86 militaires supplémentaires sont déployés dans les Bouches-du-Rhône.

    « Ces renforts nous permettent d’ouvrir neuf nouvelles emprises, réparties sur Carry-le-Rouet, Cassis, Ceyreste, Cadolive, la Sainte-Victoire, Eygalières, Saint-Rémy-de-Provence, Les Baux-de-Provence et Les Saintes-Marie-de-la-Mer, poursuit-il. On est logés par les communes ou des établissements scolaires, comme le lycée militaire d’Aix. Ça nous permet d’avoir les bons personnels aux bons endroits, de pouvoir nous adapter aux mouvements de population. »

  • Vaste opération anti-fraude dans les transports

    Vaste opération anti-fraude dans les transports

    Au rond-point du David, à l’arrêt Plage du Prado, les agents de la RTM prennent position dès qu’un bus des lignes 83 ou 19 s’arrête. Les policiers restent en renfort derrière eux. « Et les gars y’en a 3… Un derrière chaque porte ! », lance un agent. Les contrôles s’enchaînent. L’opération, initiée ce mardi par la préfecture de police, concerne tous les transports en commun. Au total, 235 agents sont mobilisés sur 22 points de contrôle dans les Bouches-du-Rhône.

    « Il y a un double objectif, précise Lola Menahem, sous-préfète. Protéger les usagers et les personnels en luttant contre la fraude, les incivilités et la délinquance. Puis envoyer un message clair : “Les transports ne sont pas une zone de non-droit”. »

    La fraude en baisse de 6% dans la cité phocéenne

    Sur le quai, Valérie sort du bus sans titre de transport. « D’habitude j’ai un ticket que je recharge mais je l’ai pas », tente-t-elle devant le contrôleur. Malgré ses explications, elle est verbalisée à hauteur de 100 euros. L’ampleur du dispositif déployé surprend les voyageurs. « On s’attend pas à autant de contrôleurs. Surtout dans les bus, c’est hyper rare », souligne Smaïl, lycéen de 15 ans venu accompagner un de ses amis, verbalisé pour fraude.

    Cette opération complémentaire aux contrôles quotidiens « porte ses fruits, les chiffres le montrent », selon la sous-préfète. Le taux de fraude est passé de 30% à 24% en quatre ans à Marseille. L’occasion pour la RTM de rappeler l’existence d’un nouveau dispositif censé réduire la fraude : un abonnement mensuel à 10 euros par mois en juillet et août pour les moins de 26 ans.

  • L’ex-chef de la police municipale de Trets contestait sa révocation

    L’ex-chef de la police municipale de Trets contestait sa révocation

    Le tribunal administratif a jugé conforme la révocation, en 2024, du chef de la police municipale de la commune de Trets-en-Provence. L’affaire tranche avec l’image d’une commune de près de 12 000 habitants ardente à lutter contre l’insécurité et les incivilités. Alors qu’elle se dotait d’un centre de supervision urbaine flambant neuf pour agréger les flux de ses 98 caméras de vidéosurveillance, sa police municipale se délitait dans un climat délétère, conduisant le maire à révoquer deux autres agents et à faire face à des départs volontaires.

    Par arrêté du 12 novembre 2024, le maire (DVD) de Trets, Pascal Chauvin (réélu en mars 2026 avec près de 60% des suffrages au premier tour), radiait des cadres le chef de sa police municipale pour des faits de harcèlement sexuel, de harcèlement moral et de manquements à la dignité et l’exemplarité de sa fonction. Il avait été recruté en juin 2019, par son prédécesseur, pour diriger une équipe de six policiers, de trois agents de surveillance de voie publique et d’une secrétaire.

    En mai 2024, cette dernière déposait plainte, lasse de subir les blagounettes sexuelles du chef et ses propos allusifs sur son désir de relations sexuelles avec elle. L’agent territorial aux 26 années de carrière a reconnu, devant le conseil de discipline, des propos dégradants à connotation sexuelle lorsqu’il lui faisait des remarques sur son travail, mais aussi avoir mis ses mains sur ses épaules et « attrapé ses cheveux » contre sa volonté.

    Des faits d’une « particulière gravité »

    La disgrâce du chef colérique et graveleux était aussi motivée par son « management dénigrant et rabaissant », traitant ses subordonnés d’« incompétents » et de « bons à rien », se livrant à des brimades, des invectives. L’arrêté pointait aussi sa présentation générale négligée, son langage grossier et sexiste. Le chef de service a admis « ne pas se raser », « parfois sortir des toilettes sans que sa ceinture soit remise en place » ou encore avoir lancé devant ses subordonnés « qu’il était dommage qu’il n’ait pas réussi à devenir homosexuel, sous-entendant ainsi que la fréquentation des femmes ne constituait qu’une source d’ennuis », rapporte le jugement du 27 mai 2026.

    Pour sa défense, le requérant objectait n’avoir fait l’objet d’aucune poursuite pénale, ni même d’avertissement, avoir au contraire été promu par le maire au grade de chef de service de police municipale principal de première classe, au 1er janvier 2023. De ce tableau général peu reluisant, le tribunal a conclu que les seuls faits de harcèlement sexuel et les manquements au devoir de dignité présentaient « un caractère d’une particulière gravité » et étaient « de nature à porter atteinte à l’image et au bon fonctionnement du service de la police municipale de Trets », de sorte que sa révocation est « proportionnée à la gravité des fautes commises et à la nature des fonctions exercées ».

  • À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    C’est quand on parle des rats qu’on en voit la queue. C’est en tout cas ce que suggère la question écrite des élus de l’opposition de gauche marignanaise à l’attention du maire d’extrême droite (RPR) Éric Le Dissès, publiée ce jeudi.

    « Depuis plusieurs années, les habitants constatent une présence croissante de rats dans l’ensemble de la commune » affirme Ariane Lombardi, conseillère municipale PCF dans cette lettre. « La présence massive de rats dans l’espace urbain soulève des inquiétudes légitimes en matière d’hygiène, de salubrité et de risques sanitaires » selon l’élue, qui demande à l’édile de justifier ses mesures.

    Cette interpellation fait suite à l’alerte du PCF l’année dernière sur le même sujet, à partir d’une pétition signée par plus de 500 habitants et remise en mairie en février 2025. La réponse de la Ville, à l’époque, parlait de « désinformation » et affichait une « priorité municipale » dans la lutte contre les dépôts sauvages.

    Sus aux dépôts sauvages

    La question est globale. « Les dépôts sauvages se multiplient et concernent l’ensemble de la commune et favorisent la prolifération des rats. Quelles mesures pour lutter contre ces incivilités ? » demande Ariane Lombardi, arguant d’un besoin de sensibilisation sur les risques sanitaires et des moyens de se débarrasser de ses encombrants. Mais aussi, de savoir « quels moyens sont consacrés à la police de l’environnement et quel est son bilan » dans le domaine. La réponse est attendue au conseil municipal du mardi 30 juin à 17h à l’Espace Saint-Exupéry.

  • Lamanon : grande opération de nettoyage des routes départementales

    Lamanon : grande opération de nettoyage des routes départementales

    Plus de 200 agents ont été mobilisés. Chaque année, 2 000 tonnes de déchets sont collectées. « Chacun doit adopter un comportement responsable », appelle Marie-Pierre Callet, vice-présidente du Département déléguée aux routes.

  • À Carpentras, Serge Andrieu s’emploie face au risque RN

    À Carpentras, Serge Andrieu s’emploie face au risque RN

    S’il nous a donné rendez-vous devant le cimetière de Carpentras pour faire du porte-à-porte, l’espoir de se faire réélire n’est pas mort pour le maire sortant Serge Andrieu (DVG) ce jeudi 19 mars. « On n’a pas perdu encore ! » lance-t-il ainsi à une dame venue se recueillir et qui en profite pour le saluer et qui s’inquiétait d’une éventuelle prise de la mairie par le RN.

    Car pour l’heure, les chiffres du premier tour ne vont pas dans le sens d’un deuxième mandat consécutif pour Serge Andrieu. Hervé de Lépinau (RN) est arrivé premier avec 26,71% devant l’actuel premier édile avec 25,17%. Suit Francis Adolphe (DVG), maire de 2008 à 2018 qui a dû quitter ses fonctions après une condamnation pour violences conjugales, avec 24,29% et qui, après plusieurs revirements, n’a pas souhaité fusionner sa liste avec celui qui le devançait de peu. Mais surtout, la fusion de la liste du candidat RN avec celle de Bertrand de la Chesnais (EXD) et ses 14,33%, ainsi que le soutien affiché du dernier arrivé Christian Richaud Simoni et ses 9,51%, ne font que creuser l’écart sur le papier et augmenter le risque d’une vague brune sur la capitale du Comtat Venaissin. « On doit chercher des électeurs de Francis Adolphe, mais surtout parmi les 9 000 abstentionnistes », pointe Serge Andrieu.

    Donc, à quelques dizaines de minutes de la cérémonie d’anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie dans ce même cimetière, Serge Andrieu en a profité pour, avec son colistier Patrick Botella Mondet, faire du porte-à-porte dans le quartier environnant. Et c’est souvent ce dernier qui, lorsque la porte et le portail s’ouvrent, entame l’échange avec un cinglant : « Nous sommes ici pour le second tour des élections municipales et nous sommes les seuls à pouvoir battre le RN. » « C’est un vrai danger pour les associations, le vivre-ensemble et le bien-vivre. Il ne faut pas se monter les uns contre les autres », embraye-t-il.

    « Demandez aux députés »

    Et pendant un peu plus d’une heure, les échanges se multiplient, la plupart du temps sans adversité particulière. L’un, un médecin retraité, glisse qu’il a « bien peur que le RN passe » et ne comprend pas pourquoi « Francis Adolphe s’est présenté avec ses casseroles et se maintient », car « là, c’est dangereux ». « On a fait tout ce qui était légalement possible, mais on nous demandait trop de choses », souffle le candidat.

    Quelques dizaines de mètres plus loin, c’est encore un accueil chaleureux pour celui qui est adjoint depuis 2008 et le premier mandat de celui qui est devenu son adversaire aujourd’hui. « On va voter pour vous », assure une dame. « Je suis de votre côté. Mais c’est dommage d’avoir affiché tous ces échanges avec monsieur Adolphe sur les réseaux », ajoute plus loin un autre administré. Ce à quoi Serge Andrieu répond qu’il n’a fait que se défendre. Avant un long échange avec une habitante de l’avenue Victor-Hugo qui veut des travaux pour refaire les trottoirs devant chez elle et glisse qu’elle « ne sait pas si elle va rester à Carpentras avec les incivilités ». « Ce sont les députés qu’il faut aller voir. Mais quand on les sollicite, ils ne font rien », répond Serge Andrieu, sans évoquer que l’un d’eux est aussi son adversaire ce dimanche 22 mars, Hervé de Lépinau.

  • Chasse aux voitures-ventouses au Charrel

    Chasse aux voitures-ventouses au Charrel

    S’il y a une égratignure à ma voiture, je fais le oaï », rugit un homme. Il est un peu plus de 10h, jeudi, sur un parking de la résidence du Charrel, et l’équipe chargée d’enlever la Peugeot de couleur sombre, qui ne compte que trois roues, l’autre étant déboîtée, fixe des câbles à la voiture-ventouse. L’énervement du propriétaire du véhicule va crescendo. « Il est où le PV ?… », gueule-t-il. Alors que le ton monte, il est maîtrisé par les policiers, puis embarqué, menottes aux mains. Remplie jusqu’à la gueule d’objets, la Peugeot « était là depuis un an », selon un habitant. « Le mec en avait fait sa cave », commente Vincent Rusconi, l’adjoint à la sécurité. Il y a peu, relate le maire (LR) Gérard Gazay, présent pour le coup d’envoi de l’opération, « lorsque nous sommes venus avec la préfète à l’égalité des chances faire un tour au Charrel, ce problème nous a été remonté comme étant la première préoccupation des gens. Les gens sont inquiets car, à cause des voitures-ventouses, les véhicules se garent en double, voire triple file, et s’il y avait un incendie, les sapeurs-pompiers ne pourraient pas intervenir… ».

    400 euros par voiture

    Dans ce quartier de plus de 2 000 habitants touché par la précarité, Erilia « a identifié 60 voitures non roulantes, et 40 roulantes. Car nous avons appris qu’il y avait ici des négociants en véhicules qui se servent du parking de la résidence pour les stocker… La semaine dernière, après que nous ayons averti de l’opération, une dizaine d’entre eux ont été spontanément enlevés », éclaire l’adjoint à la sécurité. Parce que, au Charrel, « on est sur une voie privée ouverte à la circulation publique, on est sur le domaine d’action du maire, et donc la Ville peut intervenir ». Ce qui n’est pas le cas de la résidence des Arpèges à Aubagne, où une quarantaine de véhicules à demeure empêchent les résidents de se garer. « Aux Arpèges, nous sommes sur le domaine de la police nationale. Elle est prête à faire l’opération, mais il faut que quelqu’un règle l’addition », intervient le maire. « Faire retirer une voiture coûte 400 euros. Pour faire cela ici au Charrel, chacun paie un tiers, le bailleur, la Ville, et l’État », précise l’élu. Une trentaine de ces véhicules vont être enlevés d’ici un mois.

    Parmi les voitures-ventouses non roulantes, « il y a celles, en partie volées, qui font l’objet de trafic de pièces détachées, et quand on a pris tout ce qu’on voulait, on lui met le feu », détaille Vincent Rusconi. Autre cas de figure, « acheter une voiture pas cher, mais lorsqu’elle tombe en panne, le propriétaire n’a pas les moyens de la faire réparer, et il s’en sert de remise ».

    Croisé dans le quartier, un trentenaire lance : « Il y a le maire qui se fait remarquer pour dire qu’il a enlevé les épaves… ». Une résidente de 56 ans réagit : « Ces voitures, c’est un vrai problème. Pas loin, il y a une Golf noire remplie de poubelles, près d’un immeuble. Si jamais elle prenait feu, c’est ça qui fait peur… ». La Golf a le pare-brise défoncé. Sur le capot et les portières, une main a gravé : « Brûlez-moi »…