Tag: Ibrahim M’Zé

  • La future mutuelle municipale annoncée pour janvier

    La future mutuelle municipale annoncée pour janvier

    « En début d’année prochaine, nous pourrons proposer une couverture médicale de qualité pour des Marseillais qui, trop souvent encore, n’ont pas les moyens de se soigner correctement », annonce le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Ce jeudi a été publié par la municipalité l’appel à manifestation d’intérêt qui doit permettre de sélectionner, d’ici le mois de janvier, l’opérateur qui portera la future mutuelle municipale. Un engagement pris lors de la dernière campagne.

    « L’objectif est de chercher une mutuelle capable de proposer une offre pour permettre aux Marseillais, surtout à ceux qui ont des revenus moyens ou modestes, de souscrire à une complémentaire santé de qualité, avec des tarifs négociés », résume le conseiller municipal (PCF) chargé du dossier, Ibrahim M’ze. En négociant à l’échelle de la ville, la municipalité tente ainsi d’obtenir un tarif plus avantageux, tout en garantissant une couverture de qualité, avec trois niveaux de protection proposés. « Les villes qui ont déjà mis en place des mutuelles communales nous parlent d’économies qui peuvent varier entre 200 et 300 euros sur l’année, évoque l’élu communiste. Nous sommes dans un contexte où le coût de la vie pèse sur les budgets, où les gens sont pris à la gorge avec les tarifs de l’essence, du logement de l’alimentation et où le prix d’une complémentaire santé devient rapidement un frein. »

    C’est particulièrement vrai à Marseille. Alors que plus de 200 000 personnes bénéficient déjà d’une complémentaire santé solidaire, un habitant sur cinq n’a aucune complémentaire santé. Soit quelque 181 530 Marseillais, dont plus de 56 000 dans les quartiers Nord et 60 000 dans les cinq premiers arrondissements. Parmi eux, 6 618 ne sont pas couverts alors qu’ils souffrent d’une affectation longue durée, avec les soins nécessaires.

    Accès aux droits

    « La Sécurité sociale est loin de rembourser toutes les dépenses de santé, et ce reste à charge est un puissant frein à l’accès aux soins, aux dépistages, aux activités qui peuvent prévenir le développement des maladies », explique l’adjoint (PCF) à la santé, Anthony Gonçalves. Ainsi, la mutuelle communale cible particulièrement ceux qui ne bénéficient pas de la couverture de leur employeur : retraités, indépendants, privés d’emplois, étudiants. Qu’ils vivent à Marseille ou y travaillent, et sans questionnaire sur leur état de santé qui ferait augmenter les prix en fonction de leur situation. Au-delà du remboursement des soins, le cahier des charges inclut des démarches de prévention, d’activités physiques, de dépistage, « une vision plus large de la santé », résume l’adjoint. Parmi les obligations figure aussi l’accès au droit, pour permettre à ceux qui y ont droit d’accompagner à la complémentaire santé solidaire, mais aussi l’ouverture de permanences au plus près des territoires. « Que cela fasse partie d’un grand élan solidaire pour améliorer la santé publique », résume Anthony Gonçalves.

  • Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Le dimanche pascal s’annonce chargé aux quatre coins de Marseille. Deux semaines après le 2d tour des municipales, une semaine après l’élection de Benoît Payan (DVG) à la mairie centrale, les 303 conseillers d’arrondissements des huit mairies de secteur vont à leur tour élire leur maire. Des votes pour la plupart sans surprise, la prime majoritaire de 50% pour la liste en tête, écrasant les oppositions.

    À gauche, parmi les maires sortant de la majorité du Printemps marseillais (PM), Sophie Camard (GRS), 19 sièges sur les 25 des 1er et 7e arrondissements, Anthony Krehmeier (PS), 21 sièges sur les 27 dans les 2-3, Didier Jau (EELV), 24 élus sur les 33 des 4-5, et Olivia Fortin (Mad Mars), 32 élus sur les 42 du conseil d’arrondissements des 6-8, seront reconduits. L’incertitude concerne les 15-16.

    Dans ce secteur, terre d’élection de Sébastien Delogu (LFI), Samia Ghali, tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, a largement remporté au second tour (46,07%, 25 sièges) la triangulaire qui l’opposait au candidat d’extrême droite, Thibaut Charpentier (RN, 32,30%, 5 sièges) et à l’insoumise Rabyata Boinaheri (21,62%, 3 sièges).

    Sauf que, comme en 2020 dans un contexte certes différent, Samia Ghali a intégré samedi, l’exécutif municipal : 4e adjointe au maire de Marseille, elle dispose à nouveau du titre spécifique de maire-adjointe et un rutilant portefeuille de délégations devrait suivre. Une situation qui ne l’autorise pas à mener l’exécutif du secteur. Qui prendra sa place, rue de Lyon ? Beaucoup de bruits circulent même si pour l’heure, « Samia Ghali reste la maire », rappelle son entourage.

    Boulainseur, Mze,

    Coppola ou Jibrayel ?

    En 2020, Nadia Boulainseur (DVG) avait relevé le défi avec beaucoup d’à-propos. Six ans plus tard, les choses semblent pourtant moins évidentes. Contactée, celle qui apparaissait en 3e position sur la liste du PM sur le secteur, n’a pas répondu à notre sollicitation. Sur Facebook, un compte à tendance insoumise a même lancé un appel à venir soutenir la « boss lady » devant la mairie, dimanche.

    Derrière elle, les choix ne sont pas légion. Une situation qui rappelle celle des 6-8 en 2020, lorsqu’il s’était agi de trouver un remplaçant à Olivia Fortin qui avait consacré le début de son mandat à la réforme de l’administration municipale. Sur les huit premiers de la liste, trois ont accompagné Samia Ghali dans l’exécutif municipal : Hedi Ramdane, Josette Furace et Hanifa Taguelmint. Restent les communistes Jean-Marc Coppola et Ibrahim Mze, et le socialiste Sébastien Jibrayel.

    Adjoint à la culture de 2020 à 2026, le premier assure se destiner à d’autres ambitions en mairie centrale. Ibrahim Mze, fait, lui, ses premiers pas au conseil municipal. Et Sébastien Jibrayel, ex-adjoint aux sports, ne fait pas l’unanimité au Printemps marseillais depuis sa condamnation pour « violences en réunion » en 2025. Sa présence sur la liste avait d’ailleurs fait des remous. « C’est en interne », observe une membre de la liste, « mais ce n’est pas le plus important. La mairie de secteur est un outil à disposition de la mairie centrale, donc peu importe, ce qui compte c’est que la personne agisse en proximité et dans l’intérêt des habitants du secteur ».

    Dans le VIIe secteur voisin, à la mairie de Saint-Joseph, les choses sont plus claires. Après un mandat avec Stéphane Ravier et sa nièce (RN), puis six années de gestion de droite, la gauche revient aux commandes des 13-14 et aligne enfin le secteur sur la mairie centrale. Une situation qui n’était plus arrivée depuis 1986. Tina Biard-Sansonetti (DVG), dans ce secteur le plus peuplé de la ville disposera de 41 sièges sur les 53 du conseil d’arrondissements.

  • Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Au pied des tours de la Solidarité, à l’extrémité du 15e arrondissement de Marseille, la pluie a contraint les militants à s’abriter. « C’est vous qui nous donnez envie de continuer », les applaudit le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, venu soutenir ce samedi matin sa tête de liste pour les 15-16, la maire adjointe Samia Ghali, dans ce quartier au cœur des opérations de renouvellement urbain.

    « On a commencé à faire des choses, mais on a hérité d’une situation difficile », reconnaît-il au milieu de la foule. Refusant que ces quartiers soient une fois de plus oubliés. « Ça n’existe plus, ça n’existera pas », lance-t-il. Avant d’interpeller : « Pour la première fois dans l’histoire de notre ville, c’est ou le RN et les fachos, ou nous. » Les applaudissements ne laissent aucun doute sur le choix des personnes présentes. « Nous avons une histoire particulière, douloureuse, avec le FN dans les quartiers Nord », explique le chef de file des communistes dans le secteur, Ibrahim Mzé, évoquant l’assassinat d’Ibrahim Ali en 1995 par des colleurs d’affiches du parti lepéniste. « Ils ont changé une lettre, mais les idées restent les mêmes. »

    Vaincre l’abstention

    Les insoumis de leur côté avaient obtenu la moitié des suffrages lors des européennes. Mais dans ce scrutin local, les soutiens de Sébastien Delogu se font moins ressentir, assurent les personnes présentes. « Comment quand on se dit de gauche, on peut ne pas avoir un mot à dire sur le RN, sur le Département pour le social, sur la Métropole pour les transports… Pour lui, le problème c’est nous. C’est une méconnaissance de l’histoire qui peut s’avérer dramatique », s’irrite Benoît Payan.

    Mais l’abstention surtout est en ligne de mire. « Pourquoi ils ne vont pas voter ? Mais c’est parce qu’ils ont été déçus, déçus du gouvernement », interpelle une femme venue visiter sa mère. « Pendant six ans, les élus ont été au quotidien auprès des habitants », répond-on dans l’entourage de Samia Ghali. Et de désigner la crèche et le centre social sauvés de la fermeture, les chantiers qui vont commencer pour la mosquée, pour la maison intergénérationnelle. « Bien sûr qu’il reste des choses à faire, finir ce qu’on a entamé, continuer encore », admet la maire adjointe. Le désamiantage a commencé avant la démolition de la barre G de Kallisté, les travaux vont commencer pour l’école. « Il y a des choses positives qui commencent à se voir, il faut amplifier ce mouvement pour que les habitants aient accès à l’éducation, à la santé, aux transports en commun », appuie Ibrahim Mzé, bataillant pour le prolongement du métro à l’hôpital Nord.