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  • L’école des sports hippiques de Cabriès dévoile son savoir-faire

    L’école des sports hippiques de Cabriès dévoile son savoir-faire

    Le va-et-vient des minibus rouges de l’Afasec a été incessant, samedi. Les deux véhicules étaient les navettes permettant aux visiteurs des portes ouvertes de découvrir la structure de formation aux métiers de la filière hippique. Avec la découverte des lieux de vie et scolaire. Mais, surtout, le contact avec les chevaux, qui seront au cœur de l’enseignement.

    « Nous avons des chevaux de trot et des chevaux de galop. Pour le galop, il y en a quinze, et ce ne sont pas des chevaux de manège. Ils s’expriment, sautent, mordent et ont leur caractère. C’est pourquoi il faut y aller crescendo avec eux », explique Cindy, éducatrice, à une dizaine de jeunes filles et garçons venus se renseigner sur la filière.

    La jeune femme prévient ceux qui ont en tête de faire un métier lié aux pratiques hippiques. « Ce n’est pas comme dans un centre équestre. Vous ne serez pas dans une activité de loisir. Vous intégrerez une école d’apprentissage dans le but d’apprendre un métier. Et vous serez à la disposition des chevaux, qui dicteront vos contraintes », prévient-elle.

    Si c’est avant tout pour faire un métier passion, se lancer dans la formation nécessite un certain courage et beaucoup d’abnégation. C’est pourquoi les stages, qui suivent les portes ouvertes et précèdent les inscriptions définitives, sont un passage obligé. « Ils permettent au candidat de se faire un avis sur des métiers qui sont très difficiles, car ils nécessitent de l’enthousiasme, de la disponibilité, de travailler le dimanche, se lever très tôt chaque matin. Dans cette période, nous appuyons là où ça fait mal pour voir si les jeunes sont aptes à encaisser les contraintes », insiste Cindy.

    Ces avertissements donnés, elle et son collègue Steeve passent à la phase présentation des chevaux et décrivent « le bonheur intense et indescriptible de voir celui dont vous vous occupez, gagner une course ».

    Monter n’est pas la priorité

    Au côté de sa maman, Naïs prend des notes. « Je ne suis pas forcément attirée par les courses. Mais plus par le métier de palefrenier. M’occuper d’une monture, la chouchouter, c’est ce qui me donne envie de venir ici », confie-t-elle.

    Raphaël est lui déjà sûr de son choix. « Je veux monter ! ». Il faut dire qu’avec deux frères déjà dans la place, le benjamin a de quoi être motivé. « Je suis venu visiter le site pour voir ce qui m’attend. Et cette journée me donne encore plus de motivation pour me lancer dans cette formation. »

    Les visiteurs du jour vont avoir droit à une découverte de fonts en combles des installations sur près de 100 hectares où tout est destiné à la découverte et à la pratique. « Tout est mis en place pour que les élèves en formations évoluent en toute sécurité, avec une montée progressive des niveaux de difficulté et une méthodologie adaptée », détaille Cindy.

    Le but recherché n’est pas de former des champions, « mais de leur faire avoir un état d’esprit, une implication, de la rigueur, de la compréhension et de la motivation ». Au regard des métiers auxquels l’Afasec prépare, c’est une évidence. Il est en effet possible de se former à une douzaine d’activités professionnelles. Si celle de jockey et driver est en quelque sorte la vitrine, le site de l’Arbois permet également de devenir entraîneur, manager d’écurie, responsable de voyage, cavalier d’entraînement de trot, ou de galop, cavalier de débourrage et pré-entraînement, agent d’écurie, responsable d’élevage, assistant d’élevage, personnel d’hippodrome ou encore assistant administratif.

    Le salaire en début de carrière est à 1 800 euros à la sortie de l’école. Mais il ne faut pas compter ses heures, jusqu’à 60 par semaine.

    https://afasec.fr/campus/academie-de-cabries

  • Une formation qui permet de travailler dès la sortie

    Une formation qui permet de travailler dès la sortie

    Nadine Mouelle dirige le centre AFASEC de Cabriès depuis deux ans.

    Celle qui a fait de la formation, l’insertion et le devenir des jeunes, son but se donne à fond dans sa mission, entourée d’une équipe dont l’objectif « est d’intégrer au mieux les candidats aux métiers liés aux pratiques hippiques en les aidant à acquérir compétence et savoir-être ».

    Pas besoin d’être un crac en équitation pour intégrer son centre de formation. « Nous avons plusieurs filières, notamment celle de palefrenier – soigneur qui permet de vivre au plus près des chevaux. »

    Un travail d’équipe

    En proposant des journées portes ouverts, et des stages de formation à ceux qui souhaitent entamer la formation, sa structure est l’occasion de dévoiler « la face cachée de la carte postale, et tous les métiers qui composent le milieu des courses hippiques ».

    Ces stages sont très importants pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. « C’est une première étape qui permet de repérer ceux qui ont les capacités pour faire un de nos métiers. C’est un moyen de s’habituer à la vie en internat et à la vie en communauté, aux contraintes dictées par le bien-être des chevaux, qui est la priorité », insiste Nadine Mouelle.

    Avec 35 heures de cours hebdomadaire, qui s’ajoutent aux incontournables soins à apporter aux chevaux, cette école « est destinée à faire l’apprentissage de la rigueur, dans un contexte de formation professionnelle où le stagiaire, puis l’élève, apprend un métier. Avec ses contraintes, ses aléas et ses habitudes qui ne sont pas celles d’une colonie de vacances ».

    Le quotidien du centre, c’est être auprès des chevaux au petit matin, à savoir 6h30 pour les débutants. Apprendre à gérer le stress, être à l’écoute et travailler en équipe autour d’un animal. « Pas tout le monde deviendra jockey, mais chaque élève qui va au bout aura un emploi dans la filière, en étant bien souvent sollicité avant la fin de leur formation, car il y a une pénurie de cavaliers d’entraînement », insiste la directrice.

  • Dix-sept pur-sang vont se battre pour un titre mondial

    Dix-sept pur-sang vont se battre pour un titre mondial

    Les dix-sept meilleurs chevaux pur-sang de la planète : la Française Aventure, l’Irlandais Los Angeles ou encore le Japonais Byzantine Dream vont s’affronter ce dimanche dans le Prix de l’Arc de Triomphe sur l’hippodrome de Paris-Longchamp pour un titre de champion du monde. Cette course intergénération, parrainée par le Qatar, offre 5 millions d’euros d’allocation, dont plus de 2,8 millions au vainqueur. Pour décrocher le Graal du galop, ces athlètes à la robe soyeuse et au port de tête altier devront faire preuve d’endurance sur le parcours classique de 2 400 mètres mais aussi de vitesse lancés à plus de 60 km/h. Qui va succéder à l’Anglaise Bluestocking au palmarès de l’épreuve ?

    Aventure, âgée de 4 ans, entraînée à Chantilly (Oise) par Christophe Ferland, partira favorite en raison de sa facile victoire dans le Prix Vermeille, une course préparatoire à l’Arc. « Sa victoire dans le Prix Vermeille est un soulagement et concrétise une saison de courses avec d’autres objectifs », a déclaré Christophe Ferland lors d’une visioconférence. « Depuis, elle a bien récupéré, est en parfaite santé. On la prépare pour l’Arc avec sérénité », a-t-il ajouté. « Son modèle est peu impressionnant mais elle a forci et gagné en maturité. »

    Elle sera montée par Maxime Guyon, le jockey maison de la famille Wertheimer. Françis-Henri Graffard, l’entraîneur numéro 1 en France, peut accrocher un premier Arc à son palmarès avec Gezora, lauréate du Prix de Diane au printemps mais aussi avec Quisisana ou encore Daryz.