Tag: Hervé Martin

  • Le choix des services publics via une hausse de la taxe foncière de la Métropole de Montpellier

    Le choix des services publics via une hausse de la taxe foncière de la Métropole de Montpellier

    Responsable, juste et protecteur » pour les uns. « Trahissant la parole donnée aux électeurs » pour les autres. Voté mardi 28 avril, le budget 2026 de la Métropole de Montpellier n’a pas fini de faire parler. Pas tant pour son montant (1,7 milliard d’euros) dont 1,26 milliard de dépenses réelles parmi lesquelles des dépenses de personnel (173 millions d’euros ; +2,2%) « plutôt maîtrisées », convient le nouveau maire divers droite (DVD) de Grabels, Pascal Heymes. Pas davantage pour la charge de la dette (130 millions d’euros d’annuité) accrue en raison des 480 ME investis sur la 5e ligne de tramway. Ni même à cause d’investissements ramenés à un niveau jugé « plus soutenable » (371 ME au lieu de 450 ME et avant les 200 ME annoncés pour 2027).

    Non, ce qui a nourri les presque quatre heures de débat, c’est le choix du président Michaël Delafosse (PS), révélé la semaine dernière, d’activer le levier fiscal. Un « tournant », selon l’élu LFI de Montpellier, Antoine Bertrand. « Un mois après les municipales, c’est un déni de démocratie. Il fallait le dire pendant la campagne ! », reproche l’ancien bras droit de René Revol (LFI), battu à Grabels. S’il s’était engagé à ne pas toucher à la fiscalité à l’échelle communale, Michaël Delafosse n’avait rien promis au sujet de l’intercommunalité.

    Son choix surprise concerne uniquement la taxe sur le foncier bâti. Si les taux de la Contribution foncière des entreprises (36,58%), du foncier non bâti (5,69%), de la taxe d’habitation (12,8%), de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (14,62%) ou de la taxe pour la gestion des milieux aquatiques et lutte contre les inondations (+50 euros décidés par l’État) restent stables, le taux de la taxe foncière explose, lui, de 0,167% à 5,8%. Pour les propriétaires, cela représente un surplus estimé entre 50 à 250 euros annuels en fonction des caractéristiques du logement.

    La droite vent debout

    C’est trop selon l’élu pro-Altrad, Salim Jawhari. « Ce n’est pas une stratégie, c’est un renoncement. On demande toujours l’effort aux mêmes, aux classes moyennes et aux entreprises qui auront une double peine fiscale. » Du côté des maires, la pilule ne passe pas à Castelnau-le-Lez où le nouveau maire Julien Miro (DVD) a choisi de « baisser de 20% cette taxe et de stopper les logements sociaux ». À Montferrier-sur-Lez, l’édile Frédéric Gueydan (DVD) ne cautionne pas davantage, de même que Guy Lauret (DVD) à Vendargues (DVD), Roger Caizergues (sans étiquette) à Lavérune ou encore Virginie Martos-Ferrara (DVD) à Villeneuve-lès-Maguelone. « C’est un effort trop brutal, trop rapide. » Avec à peine 25 votes contre et 9 abstentions sur 102, la hausse est toutefois validée.

    Si la plupart des élus s’y sont résolus, c’est en raison d’une situation financière délicate. « L’État a supprimé toutes les recettes dynamiques aux collectivités », déplore Christian Assaf (PS). L’État qui « ne s’attaque pas aux plus riches (ISF +211 milliards d’exonérations fiscales) et démantèle les services publics », fustige Hervé Martin (PCF). Un choix funeste refusé à Montpellier. « Nous ne vendrons pas nos médiathèques, nos crèches, nos piscines ou notre réseau des eaux », insiste le vice-président communiste.

    S’il consent que « personne ne paye l’impôt avec plaisir », l’écologiste Grégoire Delforge assure « qu’on peut y consentir s’il est transparent, juste, exemplaire et finance une part d’avenir ». C’est le cas selon le premier vice-président, Renaud Calvat (PS), qui promet que « chaque euro dépensé doit l’être utilement ». 350 millions d’euros iront aux mobilités douces (tramway 124 ME, bustram 8 ME, bus 6 ME…), 176 ME à la transition énergétique (déchets 128 ME), 140 ME à la voirie et à l’espace public (nettoiement 47 ME, entretien voirie 19 ME, espaces verts 9 ME, éclairage 5 ME….), 117 ME à la culture (subventions aux associations 20 ME, médiathèques 15 ME…) et au sport (subventions aux clubs sportifs 8,4 ME, piscines 11,7 ME). La solidarité (rénovation urbaine, aide aux communes) sera dotée de 90 ME (aides à la pierre 34 ME), le développement économique de 44 ME (filières 4,7 ME) ou encore la sécurité de 40 ME (Sdis 20,2 ME). Au total, 1 095 euros de dépenses de fonctionnement par habitant au lieu de 595 en moyenne ailleurs. « Nous faisons plus donc nous portons plus de charges, c’est un choix politique du service public », insiste Julie Frêche (PS). « Fermer des piscines, réduire la voirie, personne ne l’a proposé », observe Michaël Delafosse. « L’impôt ne fait jamais plaisir mais il permet de tenir sur la qualité de vie. »

  • Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Mardi 14 avril, le nouveau conseil municipal de Montpellier a adopté (53 voix, 8 LFI contre, 8 abstentions du groupe Altrad), le premier budget de la mandature. Qualifié par le maire Michaël Delafosse (PS) de « responsable, sérieux et volontariste » en dépit d’un « contexte d’incertitudes » sur les recettes fiscales et du « désengagement progressif de l’État » ajoute Julie Frêche (PS), le budget 2026 de la Ville s’élève à 718 millions d’euros (ME). Malgré l’inflation (2,6% attendus en 2026), le « choix fort » a été fait de ne pas augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (52,63%), non bâtie (112,71%) et de la taxe d’habitation (22,49%) sur les résidences secondaires.

    Autre double pari ambitieux : celui des « efforts de gestion sans transiger la qualité des services publics ». Dans une ville à la « solvabilité préservée », « chaque euro dépensé doit être utile », prévient Serge Guiseppin, l’adjoint aux finances. Sous réserves d’ajustements, 240 ME doivent être dépensés en investissement et 396 ME pour le fonctionnement (dont 222 ME en dépenses de personnel).

    Des projets déjà contestés

    Sur les 498 ME affectées aux politiques publiques, l’école (nouveaux groupes scolaires), les crèches et l’alimentaire se taillent la part du lion avec 181 ME. 64ME seront consacrés à l’aménagement (foncier, Zac Montpellier Sud, ravalement des façades…), 53 ME à la sécurité (vidéo-protection, lutte contre les tags…), 44 ME à la solidarité (CCAS, Ehpad, tarifs sociaux dans les cantines…), 38 ME au sport (assos, clubs…) et à la culture (Moco, Pavillon Populaire…) ou encore 32 ME à la transition écologique.

    Parmi les projets emblématiques, figure la future cité de l’alimentation (60 ME) qui en 2028 « produira près du marché gare 16 000 repas bio et locaux pour renforcer notre souveraineté alimentaire », détaille Marie Massart. À l’élu d’opposition LFI Antoine Bertrand qui préférerait « la gratuité des cantines » à la tarification sociale (repas dès 50 centimes), l’écologiste répond. « Ce n’est pas comparable aux transports. Le coût serait élevé (100ME) avec un risque de saturation des cantines ».

    L’écolo Stéphane Jouault a vanté le projet (8,3ME) de la « grande boucle piétonne » du futur « poumon vert » du nord (parc Lunaret, Lavalette, Montmaur) et Serge Guiseppin celui de l’Hôtel des Sécurités (17,8 ME) en devenir à Celleneuve. De quoi agacer Livia Jampy (LFI). « C’est open bar pour le tout répression et des miettes pour répondre à la crise sociale ». Attaque contre laquelle Hervé Martin (PCF) dégainera l’« agence municipale du logement ».

    Pas de quoi convaincre Salim Jahwari (pro-Altrad) qui pointe les 468 ME de dette (et 117 ME d’emprunt) ni Nathalie Oziol (LFI). « Ce budget est la mise en œuvre de la feuille de route austéritaire dictée par le gouvernement ». Caricatural pour l’écolo Manu Reynaud qui, face à ce « macronisme fantasmé », invite LFI à « ne pas se tromper de combat ni d’adversaire à la Présidentielle ».

  • [Entretien] Hervé Martin : « Consolider le bouclier social à Montpellier »

    [Entretien] Hervé Martin : « Consolider le bouclier social à Montpellier »

    La Marseillaise : « Montpellier demain » est le nom de la liste conduite par Michaël Delafosse sur laquelle vous êtes à nouveau candidat. Un second mandat permettrait à la gauche de faire quoi pour la 7e ville de France ?

    Hervé Martin : L’important c’est de donner une vision pour l’avenir à la ville. Nous avons l’habitude de dire que nous avons fait deux mandats en un. On a eu aussi beaucoup de rattrapage à faire. L’exemple le plus criant c’est la réalisation de la ligne 5 du tramway qui était attendue et que Philippe Saurel [maire de 2014 à 2020] n’a jamais réalisée. C’est un investissement lourd qu’il a fallu réaliser. Maintenant, il faut redonner une ambition mais adaptée au monde d’aujourd’hui, bien évidemment. Il faut continuer à développer le bouclier social. Pourquoi c’est d’autant plus important ? Parce que nous vivons dans un monde de plus en plus incertain. Parce que les politiques publiques d’État sont soit inexistantes dans certains domaines, soit extrêmement inquiétante pour pouvoir soutenir les classes populaires et les classes moyennes, soit, on le voit, sur la question extrêmement importante du logement. On connaît dans toutes les métropoles les difficultés à se loger et Montpellier ne fait pas exception. Les gens rencontrent des difficultés de pouvoir d’achat de plus en plus criantes la question du logement est devenue encore plus importante qu’avant.

    Vous proposez de créer une agence municipale du logement. À quoi servira-t-elle ?

    H.M. : L’objectif est de pouvoir créer 1 000 logements conventionnés ce qui permettrait aux propriétaires de louer leur logement avec un loyer modéré tout en étant garanti du paiement. On sait que lorsque quelqu’un veut louer un appartement, il doit apporter de telles garanties que c’est juste impossible pour beaucoup. Donc, la mairie pourrait garantir à la place du locataire. C’est aussi la question de la rénovation énergétique : il y a des logements classés F ou E qui nécessitent un travail important pour pouvoir les inclure dans la location car ces logements déclassés ne peuvent plus être loués. Nous allons proposer aussi une assurance universelle car, là aussi, l’assurance est obligatoire mais c’est parfois un frein. Il y a trop de personnes qui n’assurent plus et lorsqu’il y a un dégât, on se retrouve dans des situations inextricables. De la même façon que nous avons créé une assurance communale nous créerons cette assurance habitation communale universelle. Cette agence municipale permettra aussi de regrouper tous les services pour accompagner à la fois les locataires et les propriétaires.

    Y a-t-il des mesures futures auxquelles les candidats communistes* tiennent particulièrement ?

    H.M. : Nous avons une proposition, une mesure acceptée avec beaucoup d’enthousiasme par Michaël Delafosse : la création d’un centre de vacances à l’extérieur de la ville. Quand nous avons proposé cela en assemblée générale des militants, un vieux camarade, instituteur retraité, nous a dit, « il ne doit pas y avoir d’enfants qui entrent en 6e sans avoir de souvenirs de vacances ». Oui, les bonnes vieilles recettes communistes, c’est cela qu’elles peuvent amener et c’est extrêmement important ! On réfléchit à des lieux comme les Cévennes, la Lozère. Pour le proposer à tous les enfants mais aussi aux personnes âgées, aux adultes. C’est fondamental pour le vivre ensemble, pour se faire des souvenirs, pour découvrir autre chose.

    Montpellier est une ville méditerranéenne et donc ouverte. Vous tenez aussi à la création d’un monument pour la paix. Pourquoi ?

    H.M. : La culture de la paix doit être cultivée. Et Montpellier doit cultiver cette idée de la paix. Donc nous aurons un monument, on ne sait pas encore sous quelle forme. Parce que nous avons dit, nous les communistes, dans la période actuelle, on ne peut pas faire comme si la question de la paix ne se posait pas, y compris dans les villes. La diplomatie des villes doit jouer à plein. La paix, ce sont des politiques publiques que l’on met en place comme la culture, le sport. Cela sert à quoi la culture, le sport? Ce sont des lieux d’émancipation, de rencontres et quand on en fait on cultive la paix.

  • À Nîmes et Montpellier, la gauche n’oublie pas les jeunes

    À Nîmes et Montpellier, la gauche n’oublie pas les jeunes

    L’action publique en faveur de la jeunesse relève de plus en plus des politiques locales, décisives. Les programmes progressistes des listes en lice aux élections municipales des 15 et 22 mars accordent ainsi une place cardinale aux besoins des jeunes, dès le plus jeune âge. Dans les deux capitales de l’Hérault et du Gard, Montpellier et Nîmes, les listes de gauche, notamment celles conduites par Vincent Bouget à Nîmes et le maire-candidat, Michaël Delafosse, à Montpellier, en font des piliers de leur programme.

    Que les candidats soient tous deux professeurs d’Histoire et de Géographie n’est sans doute pas étranger à leur attention au développement du service public communal en direction des plus jeunes de leurs concitoyens. Mais au-delà, leurs programmes partent du principe que l’avenir des communes passe par leur jeunesse et la façon dont on la considère, la soutient et l’encourage.

    « Favoriser l’autonomie »

    À Montpellier, la liste de Michaël Delafosse annonce poursuivre « le soutien à l’offre de loisirs proposée aux jeunes dans les maisons pour tous » et ce « en ouvrant de nouveaux centres pour les adolescents à Marcel Pagnol et Albert-Dubout ». Le but ? « Renforcer les activités culturelles, sportives et éducatives, favoriser l’autonomie des ados » et, surtout, « proposer des lieux de rencontre, d’expression et d’épanouissement dans les quartiers », précise le programme. Soulignons que sur l’accès aux activités sportives, la carte Montpellier sport permet déjà à tous les habitants, pour 5 euros par an, d’avoir accès à la pratique de 50 disciplines ; un dispositif piloté par l’adjoint aux sports, Hervé Martin (PCF), numéro trois de la liste pour le scrutin des 15 et 22 mars prochains. Le programme propose également d’accompagner les jeunes dans le financement de leur projet, comme l’obtention du Bafa (animation) ou du BNSSA (brevet de surveillance de baignade et sauvetage), en contrepartie de 25 heures d’activité par an au sein d’une association. Autre engagement de la liste de Michaël Delafosse, confortée Montpellier en tant que « ville universitaire internationale » et ce « dans un contexte de durcissement des politiques migratoires et de remise en cause des droits des étrangers dans le monde ».

    « Réseau nîmois de réussite solidaire »

    À Nîmes, la liste conduite par Vincent Bouget a conçu le programme avec les intéressés et les habitants. Pour le collectif Nîmes en commun, « la réussite des jeunes est l’affaire de tous ». L’engagement pris est de réunir « chaque année des centaines de jeunes, un collectif de parents, de responsables d’associations, d’entreprises et de services de la Ville ». Dans son programme, Nîmes en commun précise que « ce réseau nîmois de réussite solidaire suivra personnellement les jeunes de la ville jusqu’à ce que chacun ait trouvé sa voie ». Et d’expliciter cette volonté politique en ces termes : « Ensemble, nous lutterons contre toutes les formes d’autocensure, de discriminations et libérerons les ambitions et potentiels de la jeunesse ».

    Dans l’enquête menée par le collectif pendant un an et demi auprès des Nîmois, 49% font de l’éducation et de la jeunesse la priorité, tous quartiers et générations confondus.

  • Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    A deux mois du 1er tour des municipales, dimanche 15 mars, le faux suspense est sur le point de s’achever à Montpellier. Après avoir « pris le temps de la réflexion en famille » durant les fêtes, Michaël Delafosse devrait révéler sa décision dans les tous prochains jours.

    C’est en tout cas le souhait de l’ensemble de ses compagnons de route du mandat qui s’achève ainsi que des nouveaux soutiens fraîchement ralliés. « Nous avons besoin de Michaël Delafosse pour nous mener à bon port. Nous l’appelons à se porter candidat pour un nouveau mandat », déclare, mercredi 14 janvier, l’adjoint Sébastien Cote qui sera son directeur de campagne.

    En réalité, tout est déjà dans les tuyaux. Depuis septembre, pendant que les opposants critiquent une ville en travaux, les partisans du maire distribuent des tracts et peaufinent le futur programme « apaisé » rassurent-ils. Ne manque à l’appel que le capitaine qui devrait s’exprimer en début de semaine.

    D’ici là, tous expliquent pourquoi ils poursuivent l’aventure. Le satisfécit autour du bilan en priorité. 5e ligne de tramway, 50 000 arbres plantés, police des transports et brigade du logement social créées… « Les engagements pris en 2020 ont été tenus », salue la présidente du groupe PS, Julie Frêche. Hervé Martin (PCF) n’oublie pas les mesures du bouclier social : « On a fait la gratuité des transports, la tarification sociale des cantines, le coup de pouces pour les inscriptions sportives et culturelles… C’est la preuve qu’on peut transformer la vie des gens ». Sans oublier la gratuité des 15 premiers m3 d’eau, la création d’une mutuelle communale ou d’une unité mobile pour le dépistage dans les quartiers. « En matière de santé, il y a un avant et un après. Montpellier a encore besoin de Michaël Delafosse », complimente Élodie Brun-Mandon. Issue de la société civile, elle assure que le maire est à l’écoute. « Ça m’horripile d’entendre qu’il déciderait seul ».

    Si les militants Verts ont majoritairement voté pour une liste du député Jean-Louis Roumégas, les élus écolos de la majorité soutiennent toujours Michaël. Delafosse. « Les gens ne veulent pas que les écologistes soient divisés. Ce bilan est une grande fierté. On n’a pas d’ennemi à gauche », affirme Marie Massart. Un temps fâché après le gazage de chauve-souris, Eddine Ariztegui (Parti animaliste) poursuit lui aussi, saluant le financement d’un « hôpital pour la faune sauvage ».

    Une campagne « digne »

    Attaché à la défense de la laïcité et au développement économique, Michel Aslanian (PRG) devrait lui aussi être sur la liste. De même que Radia Tikouk (Génération Écologie) et bien d’autres. Parmi les ralliés récents, Nelly Lacince (GRS) explique avoir été « bluffée par la construction de la ligne 5 en 5 ans ». Membre de l’Engagement d’Arnaud Montebourg, Olivier Andrieu estime que « Michaël Delafosse a une vision pour Montpellier » qui doit être « réindustrialisée ». Quant à Muriel Ressiguier, elle se dit prête à œuvrer pour le logement. L’ex-députée Insoumise, éjectée par Jean-Luc Mélenchon, a tourné la page LFI. « Laissons la haine aux haineux. Dans un monde qui change, essayons de faire de Montpellier une ville qui résiste à l’obscurantisme. On doit résister plutôt que discuter des virgules dans un tract. Je veux parler aux cerveaux et aux cœurs, miser sur l’intelligence et l’humanité ».

    Les listes devant être déposées le vendredi 26 février au plus tard, il reste quelques semaines pour constituer celle de la majorité sortante. « On va trouver un équilibre politique, chacun doit trouver sa juste place », promet Sébastien Cote.

    « On est fort d’un bilan »

    En charge des négociations avec les partenaires, le Christian Assaf se dit enthousiaste. « Cela n’a jamais été aussi simple, on est fort d’un bilan ». L’élu socialiste espère juste ne pas revivre les coups bas de 2020 lors de la campagne « la plus folle » de France. « On voit avec la colère des conchyliculteurs dirigés par le RN que le désordre du monde est aussi à Montpellier. L’heure n’est pas à la revanche ». Et S. Cote de souhaiter une campagne « digne ». « En 2020, Michaël Delafosse avait dû aller voter sous escorte policière. »

  • Les propositions très sociales des communistes de Montpellier

    Les propositions très sociales des communistes de Montpellier

    C’est place Albert 1er, alors que le tramway de la nouvelle ligne 5 fait ses essais « à blanc » (sans passagers) avant sa mise en service, le 20 décembre (lire aussi page 14), que les communistes de Montpellier ont rendu publiques lundi 8 décembre leurs propositions pour les élections municipales de mars 2026.

    « Les élections municipales se déroulent dans un contexte national très compliqué et particulier avec la contradiction des 211 milliards d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni social et écologique et dans le même temps des collectivités à qui on va demander encore 8 milliards d’économies », introduit Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente de la Métropole Montpellier Méditerranée.

    Cela posé, la détermination reste de mise et Hervé Martin, adjoint aux sports, souligne la qualité du bilan municipal de la majorité du maire Michaël Delafosse (PS) à laquelle les communistes participent. « On coche toutes les cases du projet que l’on avait proposé aux Montpelliérains en 2020 », résume Hervé Martin. « D’abord, des gros investissements avec la ligne 5 de tramway, la prolongation de la ligne 1, la gratuité des transports. Tout le bouclier social qui avait été promis aux Montpelliérains, au-delà des gros investissements, a été réalisé », appuie l’adjoint aux sports. Il rappelle que pour une famille, la gratuité des transports représente l’équivalent d’un 13e mois de salaire. Le bilan « c’est aussi la mutuelle communale, les premiers m3 d’eau gratuits, le coup de pouce pour inscrire un enfant dans un club de sport ou une association culturelle. C’est l’encadrement des loyers… »

    Pour poursuivre cette dynamique, les communistes ont des propositions nouvelles à mettre en débat pour construire le prochain projet municipal. La première est plus que symbolique : « Nous faisons la proposition qu’il y ait quelque part à Montpellier sur une place, dans un lieu emblématique un monument pour la paix », quelle que soit sa forme : « Une statue, une grande fresque. On fera appel à des artistes pour réfléchir à ce sujet pour nous absolument fondamental », insiste Hervé Martin. La deuxième grande proposition est la création d’une agence municipale du logement. « C’est un vrai sujet, particulièrement à Montpellier avec des ménages qui peinent de plus en plus à se loger avec un secteur privé qui spécule », explique Clara Gimenez. Après l’encadrement des loyers, le permis de louer « on a besoin de passer un nouveau cap et c’est dans ce contexte que l’on propose la création de cette agence municipale du logement qui permette de regrouper tous les dispositifs existants et de nouveaux. Que les gens aient un lieu unique pour poser leurs questions, connaître leurs droits. »

    « Nous souhaitons continuer à travailler

    avec cette équipe »

    La troisième grande proposition des communistes montpelliérains est l’accès aux vacances. « Pas un enfant ne doit entrer en classe de 6e sans souvenirs de vacances », annonce Hervé Martin. « On propose que la Ville de Montpellier achète un centre de vacances, que cela soit à la mer, à la montagne, peu importe, de façon à pouvoir accueillir tous les enfants de Montpellier qui ne peuvent pas partir en vacances. C’est absolument fondamental. »

    Alors que le maire Michaël Delafosse n’a pas encore déclaré sa candidature pour un deuxième mandat (il prendra sa décision en début d’année), les communistes précisent : « Pour nous, les discussions commencent de parti à parti pour s’entendre sur les contenus. Il est bien évident que si l’équipe a bien fonctionné pendant six ans, c’est aussi parce qu’elle avait un capitaine qui savait faire fonctionner l’équipe. Bien entendu nous souhaitons pouvoir continuer à travailler dans cette équipe élargie avec le même capitaine », précise Hervé Martin.

  • Municipales : les communistes de Montpellier « dans la dynamique » avec des propositions sociales fortes

    Municipales : les communistes de Montpellier « dans la dynamique » avec des propositions sociales fortes

    C’est Place Albert 1er, alors que le tramway de la nouvelle ligne 5 fait ses essais « à blanc» (sans passagers) avant sa mise en service, le 20 décembre, que les communistes de Montpellier ont rendu publiques ce lundi 8 décembre leurs propositions pour les élections municipales de mars 2026.

    « Les élections municipales se déroulent dans un contexte national très compliqué et particulier avec la contradiction des 211 milliards d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni social et écologique et dans le même temps des collectivités à qui on va demander encore 8 milliards d’économies», introduit Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente de la Métropole Montpellier Méditerranée. Cela posé, la détermination reste de mise et Hervé Martin, adjoint aux sports, souligne la qualité du bilan municipal de la majorité du maire Mickaël Delafosse (PS) à laquelle les communistes participent. « On coche toutes les cases du projet que l’on avait proposé aux Montpelliérains en 2020.» résume Hervé Martin. « D’abord, des gros investissements avec la ligne 5 de tramway, la prolongation de la ligne 1, la gratuité des transports. Tout le bouclier social qui avait été promis aux Montpelliérains, au-delà des gros investissements, a été réalisé », appuie l’adjoint aux sports. Hervé Martin rappelle que pour une famille, la gratuité des transports représente l’équivalent d’un 13e mois de salaire. Le bilan « c’est aussi la mutuelle communale, les premiers m3 d’eau gratuits, le coup de pouce pour inscrire un enfant dans un club de sport ou une association culturelle. C’est l’encadrement des loyers…»

    Pour poursuivre cette dynamique, les communistes de Montpellier ont des propositions nouvelles à mettre en débat pour construire le projet municipal de la prochaine mandature. La première est plus que symbolique : « Nous faisons la proposition qu’il y ait quelque part à Montpellier sur une place, dans un lieu emblématique un monument pour la paix», quelle que soit sa forme : «une statue, une grande fresque. On fera appel à des artistes pour réfléchir à ce sujet pour nous absolument fondamental», insiste Hervé Martin.

    la deuxième grande proposition est la création d’une agence municipale du logement. « C’est un vrai sujet, particulièrement à Montpellier avec des ménages qui peinent de plus en plus à se loger avec un secteur privé qui spécule», explique Clara Gimenez. Après l’encadrement des loyers, le permis de louer «on a besoin de passer un nouveau cap et c’est dans ce contexte que l’on propose la création de cette agence municipale du logement qui permette de regrouper tous les dispositifs existants et de nouveaux. Que les gens aient un lieu unique pour poser leurs questions, connaître leurs droits».

    La troisième grande proposition des communistes montpelliérains est l’accès aux vacances. «Pas un enfant ne doit entrer en classe de 6e sans souvenirs de vacances» annonce Hervé Martin. « On propose que la ville de Montpellier achète un centre de vacances, que cela soit à la mer, à la montagne, peu importe, de façon à pouvoir accueillir tous les enfants de Montpellier qui ne peuvent pas partir en vacances. C’est absolument fondamental».

    Alors que le maire sortant Mickaël Delafosse n’a pas encore déclaré sa candidature pour un deuxième mandat (il prendra sa décision en début d’année), les communistes de Montpellier précise : « Pour nous, les discussions commencent de parti à parti pour s’entendre sur les contenus. Il est bien évident que si l’équipe a bien fonctionné pendant six ans, c’est aussi parce qu’elle avait un capitaine qui savait faire fonctionner l’équipe. Bien entendu nous souhaitons pouvoir continuer à travailler dans cette équipe élargie avec le même capitaine», précise Hervé Martin.