Tag: halloween

  • Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Une nouvelle fois, Marseille s’annonce comme être l’épicentre de la colère sociale, dans la région, pour ce samedi et « l’acte III » du mouvement social de la jeunesse. De nombreux appels à la manifestation sont relayés sur les réseaux sociaux et font état de plusieurs rendez-vous dans la cité phocéenne, notamment à 14h aux Réformés. Le comité de lutte des étudiants d’Aix-Marseille université, tout comme l’assemblée générale des étudiants ou encore la coordination des Gilets jaunes, partagent le rendez-vous. La fédération des Bouches-du-Rhône du PCF donne rendez-vous à 14h sur les escaliers de la gare Saint-Charles et appelle « les communistes à se retrouver pour un rassemblement en point fixe, dans une zone non concernée par l’interdiction préfectorale ».

    Halloween oblige, certains mots d’ordre tournent autour des déguisements et autres appels nocturnes comme à la Plaine… De quoi faire craindre le pire du côté des forces de l’ordre (lire article ci-contre).

    À la différence du samedi précédent, cette fois, les syndicats locaux ne sont pas organisateurs de la manifestation marseillaise et n’ont pas non plus attaqué l’arrêté préfectoral devant la justice. L’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône ne communique pas sur l’événement. Mais plusieurs organisations de la CGT, comme les Unions locales Marseille Sud, de la Joliette ou encore celle du centre-ville appellent tout de même à la mobilisation. Quand la FSU 13 dénonce un « arrêté liberticide » et appelle à « poursuivre et amplifier les mobilisations », notamment en vue de la grève interprofessionnelle et intersyndicale du 5 novembre. Le syndicat Solidaires 13 adopte la même position que la semaine passée, « en grève et dans la rue », pour cette date.

    Les syndicats présents

    en Vaucluse et dans le Var

    Notons enfin qu’un autre appel à la manifestation est relayé par plusieurs organisations syndicales et progressistes, dont le PCF, pour Aix-en-Provence.

    Dans le Var comme en Vaucluse, les syndicats sont à l’initiative des mobilisations du samedi. Pour le premier département, c’est une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires qui a déposé un parcours de manifestation, validé en préfecture et qui s’élancera depuis la Bourse du travail de Toulon (notre article du 30/10). L’intersyndicale étant soucieuse « de ne pas reproduire » la situation de la semaine précédente où la mobilisation avait été ballottée entre interdiction préfectorale et autorisation à la dernière minute après une contestation en justice. Cette fois, et malgré les arrêtés d’interdiction, les Varois pourront bien battre le pavé sereinement.

    En Vaucluse, l’Union départementale CGT, avec Solidaires et FO, appelle à la mobilisation à Avignon, notamment pour faire « face à la criminalisation du mouvement social ». Sur fond de bras de fer avec la préfecture puisque cette dernière juge « cette manifestation illégale » à la suite de la prise d’arrêtés d’interdiction. Et ce malgré la déclaration de la manifestation et des discussions qui n’ont pas pu aboutir à un compromis sur le trajet. « Aucun accord sur un parcours alternatif n’a pu être trouvé », justifie la préfecture. Pas de quoi refroidir les représentants du monde du travail, qui maintiennent bien l’appel à la mobilisation devant la préfecture à 10h et déposent un recours contre ledit arrêté. Plus que ça : une large intersyndicale, avec l’Unsa, la CFDT, la FSU et la LDH dénonce la situation dans un communiqué commun, ce vendredi. Rappelons que la manifestation du 24 octobre s’était globalement déroulée dans le calme pour la Cité des Papes.

    Multiples rassemblements dans les Alpes du Sud

    Du côté des départements des Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes, pas de gros point de rendez-vous, mais une multiplication de mobilisations et pas d’interdiction de manifester. On recense au moins quatre appels aux rassemblements pour le premier département, mais une seule manifestation est déclarée : à Barcelonnette par la CGT, FSU et Solidaires. Plusieurs ronds-points sont ciblés comme à Digne-les-Bains et Forcalquier ou la place de la République de Sisteron, dès le matin. Principe similaire pour les Hautes-Alpes avec deux appels à la mobilisation, à Gap et Briançon, à 14h.

  • La direction de Haribo reste intraitable, la grève reconduite

    La direction de Haribo reste intraitable, la grève reconduite

    « On lâche rien, on monte dans les bureaux ! » De bon matin devant l’usine Haribo, boulevard Capitaine-Gèze (14e), les salariés sont de nouveau mobilisés, ce lundi 20 juillet. Au cœur de leurs revendications depuis près d’un mois, des augmentations de salaire de 100 euros brut mensuels pour suivre l’inflation dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires) et être raccord avec les résultats de l’entreprise. À savoir un chiffre d’affaires établi à 388 millions d’euros, pour un résultat net de 32 millions en 2024.

    Une rencontre prévue ce jour-là avec la direction a motivé les troupes. Le délégué syndical central CGT chez Haribo, Guillaume Brante, a fait le déplacement depuis Uzès dans le Gard, le deuxième site du fabricant de bonbons en France. À l’appel de l’Union départementale CGT 13, des employés CGT de la boulangerie, des retraités de La Poste ou encore des membres de l’Union locale CGT de la Joliette ont fait le déplacement en soutien. « C’est inacceptable ! », s’indignent Martine, Danielle et Corinne, retraitées des services postaux, « les bonbons ça marche à fond, il n’y a pas de raison de ne pas prendre sur les bénéfices pour payer les salaires, d’autant que Haribo a besoin des travailleurs ».

    Encore une réunion

    qui achoppe

    Juliette, vendeuse à Decathlon Bouc-Bel-Air, syndiquée CGT, n’a pas hésité non plus à faire le déplacement avant d’aller travailler. « La question du pouvoir d’achat et des salaires qui ne suivent pas, on sait bien ce que c’est », explique-t-elle. La jeune femme s’était mobilisée, début juin, pour dénoncer une situation identique, avec un employeur qui engrange les bénéfices, reversant près d’un milliard d’euros de dividendes, fin 2024, aux 1 000 membres de la famille Mulliez, propriétaire du groupe. Sa présence ici, c’est aussi « prendre la mesure de notre force collective » dont elle rendra compte à ses collègues dans la foulée.

    Mais après une heure et demie de réunion, c’est la douche froide. « On nous a dit que les NAO étaient terminées, ils sont arrivés sans proposition et nous ont donné rendez-vous le 28 septembre », racontent Marc Mansano, délégué syndical CGT sur le site de Marseille, et Guillaume Brante. « On passe à la phase 3, qu’ils s’expliquent devant les salariés maintenant », exhorte Thierry Cambola, délégué syndical FO. Concrètement, les grévistes ont investi l’administration. La direction organisera finalement une réunion convoquant tous les salariés présents dans l’usine, à la cantine, sans convaincre. « On va adapter notre stratégie », promet le délégué central CGT. La reconduite de la grève sera votée à l’unanimité dans l’après-midi. Il faut dire que le moment est crucial : c’est en juillet et août qu’est lancée la production des bonbons pour Halloween.

    Contactée, la direction d’Haribo n’a pu donner suite à nos sollicitations.

  • Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Installées sur des courges, deux araignées géantes accueillent les clients d’Olympic primeur. À l’intérieur, des fantômes et des sorcières au nez crochu surplombent les étalages colorés. Près de la sortie, des citrouilles creusées et peintes sont disposées sur une table qui fait face à la caisse. Pour la dixième édition de la fête d’Halloween, organisée conjointement par la Ville et l’association de commerçants les Vitrines martégales le 31 octobre, le magasin situé boulevard du 14-juillet met la main à la pâte en organisant son traditionnel concours de citrouilles. Les participants sont appelés à aller chercher une courge et à la ramener avant le 27 octobre. Les votes se feront ensuite sur la page Facebook d’Olympic primeur.

    Le 31, des animations entièrement gratuites seront proposées sur la place Jean Jaurès, comme des parades d’Halloween, des défilés de mascottes, un stand de maquillage, des jeux en bois, des jeux gonflables ou encore une distribution de bonbons. « C’est devenu un événement incontournable du quartier de Ferrières, affirme Justine Follet, qui tient l’enseigne familiale avec sa mère. Ça n’a pas vraiment d’impact économique pour les commerces, mais c’est hyperimportant d’animer le centre-ville. »

    Multiplier les initiatives

    Car depuis un an, la clientèle se fait plus timide. « Notre chiffre a chuté de 15% », confie-t-elle. « C’est une tendance nationale, les habitudes ont changé, les gens préfèrent aller dans les zones commerciales où c’est plus simple de se garer. Et puis il y a l’image tenace que les commerces de centre-ville sont plus chers que les grandes surfaces. » La propriétaire d’Alain Boutique, un commerce historique du boulevard situé quelques mètres plus loin, y voit aussi les conséquences de l’instabilité politique et de la baisse du pouvoir d’achat. « Les gens sont plus frileux », constate-t-elle.

    Alors, les commerçants redoublent d’efforts pour mettre en avant leur plus-value. « On fait en sorte que ce soit un plaisir de faire ses courses pour nos clients, on les fait venir pour un moment de partage et de plaisir », développe Justine Follet. Une attention que salue une habituée. « Elles tiennent leur magasin avec amour, elles sont tout le temps en train de le décorer, que ce soit pour Halloween, Noël ou la Saint-Valentin ! »

    Chez Optique Mézard, Sahra Ketata multiplie aussi les initiatives. Pour la Fête de la citrouille, elle a redécoré sa vitrine en partenariat avec une tatoueuse et illustratrice de Martigues sur le thème Alice au pays des ténèbres. À l’intérieur, un jeu de pistes attend les enfants. « En tant que commerçants, notre rôle ne se limite pas à la vente, assure-t-elle. C’est aussi à nous de faire vivre le quartier. »

    Pour la Saint-Valentin, la jeune femme avait donné la possibilité aux Martégales et aux Martégaux de gagner un panier garni, en collaboration avec d’autres commerces du coin. « Il fallait simplement prendre la photo la plus originale devant la vitrine, raconte-t-elle. Ça a pris tellement d’ampleur que le soir du vote, on a dû fermer boutique avant l’heure pour pouvoir départager les plus de 1 000 participants ! »

    Sahra Ketata constate aussi une légère baisse de clientèle, mais elle ne baisse pas les bras. « Vivre Martigues et consommer Martigues, je suis sûre que c’est possible. Moi, c’est ce que je fais. Il faut simplement créer cette dynamique. »